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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 09:02
Samedi 11 Octobre 2008
Où en est le Forum pour un syndicalisme de Classe et de Masse ?

Nos lecteurs savent que depuis deux ans, nous avons participé activement à l'organisation et la tenue de forums pour un syndicalisme de classe et de masse, à l'initiative de plusieurs collectifs et syndicats de classe :
Un certain nombre d'initiatives ont eu lieu en 2007 et 2008 : premier forum national en mai 2007, suivi de la publication d'un premier bulletin, une rencontre lors de la grève des Cheminots à l'automne 2007, un deuxième forum national en janvier 2008, accompagné d'un deuxième bulletin, d'un forum régional du Sud-ouest le 14 juin 2008, et depuis, plus rien.
Le travail accompli est important, l'unité réalisée est certaine même si chacun sait qu'elle est très relative, que les désaccords ont été délibérément laissés de côté pour construire en commun. Il faut noter que tout cela a été mené dans un esprit d'ouverture, sans sectarisme avec pourtant des militants d'horizons assez différents. Si l'on reprend le contenu des deux bulletins, réunissant un peu le travail réalisé ensemble, c'est franchement positif et c'est un premier jalon dans la construction d'un syndicalisme de classe.

Pourtant depuis le deuxième forum, les collectifs à l'origine du projet n'ont pas réussi à se voir, et on a même franchement l'impression que l'affaire est enterrée. Comme il n'est pas dans nos habitudes de masquer la réalité et la vérité, quelles qu'elles soient, nous mettons les pieds dans le plat et rendons public l'état des lieux.

Il semble bel et bien que pour la plupart des participants, ce Forum ne soit plus une priorité, voire même pour certains un obstacle à leurs propres objectifs.
  • Le CGT-E, on le sait, est dans une situation difficile, dont nous avons encore récemment parlé à propos du procès en Prud'hommes d'Evelyne Gaillet, soumis à une pression constante et épuisante de l'alliance entre la direction et les syndicats corrompus, pression doublée d'une multitude de procès en justice qui pèsent lourdement sur l'activité syndicale. Ces camarades pourtant pour une large part à l'origine du projet, n'ont manifestement pas réussi à se donner les moyens et les priorités de le poursuivre, sans doute d'autant plus qu'ils se retrouvent désormais à SUD avec une logique et des contraintes qui peuvent être différentes. Leur présence était toujours problématique entre les différentes échéances, ces derniers mois elle s'est considérablement diluée.
  • La FSE, syndicat étudiant, ne peut pas jouer un rôle moteur dans ce projet, et il n'y a aucun reproche à lui faire. Il faut qu'il y ait une présence effective du syndicalisme du monde du travail, pour que des étudiants puissent se positionner par rapport à leur avenir de classe, par rapport à la classe ouvrière et aux travailleurs exploités. Si les syndicalistes de classe sont absents, ils ne peuvent pas de fait soutenir une coquille vide.
  • Le Comité Unitaire pour Un Front Syndical de Classe a disparu, pour concentrer ensuite son activité autour de la Lettre ouverte aux directions syndicales, avec à la clé des rencontres régionales (dont celle de Douai du 27 septembre) et perspective de rencontre nationale, de préparation du 49ème congrès de la CGT. Nous avons dit ce que nous pensions de cet appel, très en retrait des positions du Forum. Manifestement les camarades ont choisi d'élargir la base d'unité, d'abandonner une forme de radicalité pour, comme on dit « ratisser plus large ». C'est un choix que nous ne partageons pas,  même si l'initiative de la lettre ouverte attire de nombreux militants qui ne supportent plus l'attentisme des directions syndicales. Le problème, escamoté, c'est la question de l'orientation, de la collaboration de classe, de caresser dans le sens du poil un certain nombre de camarades de l'appareil qui ont du mal à digérer une critique incisive de la Direction confédérale. Par ailleurs, le CUFSC n'a même pas eu la correction la plus élémentaire d'informer les autres participants du Forum de ses initiatives, alors que nous avons quand même presque deux ans de travail en commun... Il semble en tous les cas bien que ces camarades aient de fait abandonné le forum.
  • Le Collectif « Continuer la CGT » s'est désengagé sans explication claire (sinon d'obscures raisons internes) dès la fin du deuxième forum, et depuis n'a plus donné signe de vie, y compris pour informer de son activité, que nous connaissons par ailleurs dans le collectif lyonnais. Nous découvrons par hasard sa volonté d’organiser conjointement avec le Collectif Métallurgie du Nord Pas de Calais un meeting de lutte, dont le contenu semble être encore  plus en retrait que l’initiative de la Lettre ouverte, en particulier plus un soupçon de critique à la direction de la CGT, et appel seulement à l’unité des luttes, ainsi qu’à la remise en cause de l’accord sur la représentativité. Nous aurons bien sûr l’occasion d’en reparler. Bien entendu, et c’est sans surprise, nous avons été soigneusement laissés de côtés de cette nouvelle proposition, comme de celle de la Lettre Ouverte, car nous portons une autre orientation syndicale de classe : celle de caractériser ouvertement et directement les directions syndicales comme des ennemis qui se cachent et pas des amis qui se trompent, celle de mener le débat ouvertement et explicitement comme nous l’avons fait pour la journée de l’indécence. Cette opposition frontale et ouverte ne plait manifestement pas à tout le monde…
  • Enfin le Collectif Intersyndical de lutte de classe anti-bureaucratique a été présent jusqu'à la dernière rencontre (avortée) mais n'a pas depuis manifesté d'initiatives spéciales pour relancer le forum, aux plans régionaux comme national, ses militants étant (par ailleurs) très investis dans la polémique autour de la constitution du NPA
Quant à nous, nous avons tenté (avec nos moyens limités) de suivre le chemin initié par le Forum national. Nous avons été parmi les principaux organisateurs du forum régional du Sud-ouest, qui a été un beau succès, nous participons à des tentatives de regroupement lyonnais qui vit difficilement du fait de problèmes locaux, et bien entendu nous continuons à faire vivre le blog dont l'audience ne se dément pas, comme nous avons pu le constater autour de la journée de l’indécence, du soutien aux Goodyear, comme à Evelyne Gaillet à Caen.

Mais nous ne pouvons (et ne voulons pas) faire vivre une structure artificiellement. Nous enregistrons donc la situation qui existe de fait et ne proposerons pas d'initiatives de relance tant que d'autres camarades ou collectifs ne s'engageront pas sérieusement dans le processus.
Nous continuerons à travailler au plan local, dans les collectifs régionaux que nous impulserons chaque fois que cela est possible et nous alerterons nos lecteurs sur notre disponibilité à y participer. Nous proposerons  localement des réunions de lecteurs du blog pour se rencontrer et discuter. Un des acquis du forum reste bel et bien le développement des liens entre des  militants lutte de classe longtemps isolés.

En forme de bilan, l'échec (nous espérons provisoire) du Forum montre que nous n'en sommes qu'au début, comme en témoigne les différentes initiatives depuis deux ans. Dernière en date, la rencontre  appelée par le collectif des métallos du Nord,  le 29 novembre à Paris (premier rendez-vous donné par eux depuis le meeting à l'occasion du 48ème Congrès), à laquelle nous participerons même si nous trouvons que l'appel escamote encore une fois le vrai débat.

Cela renforce notre opinion sur la situation du syndicalisme de classe dans notre pays dans la période actuelle : le principal frein n'est pas l'éparpillement des luttes auquel le « Tous ensemble » serait une sorte de recette miracle. Le principal frein n'est pas le sectarisme puisque pendant deux ans des collectifs d'orientation différente ont réussi à travailler ensemble.
Le principal frein est la confusion politique, la tentation permanente de reproduire les positions du syndicalisme du passé, avec toutes ses erreurs qui l'ont mené à l'échec : défense des nationalisations, du service public, de l'état, nationalisme, sous-estimation de la question de classe et du rôle des ouvriers, défense (plus exactement silence dans la critique) des structures de cogestion du capitalisme que sont la Sécu, les organismes de retraite, de formation professionnelle, ces structures  qui sont le nid permanent de création de la bureaucratie de cogestion et de collaboration de classe.

C’est vers le renforcement de cette institutionnalisation que la direction confédérale se dirige, avec des représentants légitimés périodiquement par des élections professionnelles ou prud'homales, et un financement (autre sujet épineux qu’il faudra bien aborder) garanti par des fonds publics plutôt que basé sur des cotisations et donc la nécessité d’un travail de terrain et d’organisation des travailleurs.
C’est déjà clairement inscrit dans la réforme de la représentativité, dont nous n'avons pas encore tiré toutes les conséquences, qui se feront réellement sentir d'ici un ou deux ans, mais qui va concrètement renforcer le syndicalisme de cogestion en faisant dépendre l’activité syndicale des élus d’entreprises ce qui aura aussi des répercutions sur le travail interpro et d’UL.
Il faudra bien comprendre pourquoi la CGT l'a signé, et face au durcissement de l'exploitation mené par Sarkozy, la direction confédérale a clairement fait ses choix.

A ce propos, il est intéressant de relever le point de vue de la bourgeoisie sur la question, par la bouche d'Entreprise & personnel (structure de conseil au patronat réunissant les DRH de grosses entreprises françaises), c'est édifiant.
« La CGT a changé et s'oriente vers un syndicalisme de négociation, mais toutes ses composantes sont loin d'être acquises à cette "révolution". Il n'y a plus une CGT, mais des CGT. Pour décrire le positionnement actuel des organisations syndicales, cinq critères peuvent être retenus, dépassant l'opposition traditionnelle entre "réformisme" et "syndicalisme de classe" : le rapport à l'économie de marché, la vision du rôle de l'Etat et la place du contrat, l'approche de la négociation collective, les modes d'action privilégiés, l'intégration dans le mouvement syndical international. »

Ils n’ont pas perdu de temps à tirer les enseignements de l’accélération des changements intervenus ces dernières années dans le paysage syndical ! C’est bien un choix de syndicalisme qui est en jeu, qui ne peut se calquer sur une réalité du passé, aussi il y a urgence à s’emparer de la question jusqu’au bout.

Depuis l'origine, nous disons que la priorité est politique, c'est d'ailleurs pour cette raison que nous n'avons jamais voulu créer une structure syndicale qui n'aurait été que bidon et que ce blog est explicitement animé par les militants politiques de Voie Prolétarienne, même si c'est sans sectarisme et de manière très ouverte.

Si le Forum national pour un syndicalisme de classe et de masse est pour l’instant retombé en sommeil, les autres initiatives qui ont lieu méritent notre attention. Elles ne font que poser avec plus d’acuité les questions politiques essentielles de la période. Les objectifs du blog « Où va la CGT ? » (qui existait d’ailleurs avant le forum) sont plus que jamais d’actualité,  nous invitons nos lecteurs à poursuivre le débat soit en ligne soit en prenant contact.

Ceux et celles qui sont intéressés peuvent d’ores et déjà lire :
•    L’extrait sur le travail syndical issu du dernier congrès des militants qui animent ce blog
•    Le manifeste pour un syndicalisme de classe
•    Les textes de l’histoire sur le syndicalisme de classe, en particulier ceux d’Alexander Losovsky

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Publié par Où va la CGT ? - dans Syndicalisme de classe
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commentaires

sohn frederic-ouvrier 16/05/2011 18:02


CGT, CFDT, CFTC, FO, etc, pour qui roule-t-il vraiment ? Croyez-vous que les syndicats ont un moment ou à un autre, défendue les intérêts du monde du travail en France ? Moi je dis que non. En
réalité le syndicalisme a fortement contribué depuis à peut-près 30 à 40 ans, a dégradé la situation de la classe ouvrière en n’accompagnent les différent traité européen mis en place par nos
politique, de Pompidou à Sarkozy. Il faut rappeler que le pourcentage de syndiqué en France, et à peine de 7 à 8 %, donc les patrons syndicaux ne représente quasiment personne, pourtant il parle et
signe pour tout le monde. Cela veut dire aussi que 92 % ne sont pas représenté, la réalité et tout simplement que le système syndical, et une véritable machine à empêcher les revendications du
monde du travail. Normalement le rôle des syndicats, et de représenté le monde du travail, représenté les travailleurs, veut dire, parler pour eut, mais avant de parler pour les travailleurs il
faut interroger les travailleurs. Dieu sait que ce ne sont pas les revendications qui manquent à la classe ouvrière, mais que pour des raisons bien précises, elles sont étouffer par le syndicalisme
lui-même. Ce qui fait peur aux patrons syndicaux, et à la classe politique UMPS, ce ne sont pas tant les revendications propre au s’usine, surtout tant que les revendications sont séparées. Le vrai
rôle de l’ensemble des différente organisations syndicale, et surtout de neutralisé l’ensemble du monde du travail, en les divisent autant que possible. Exemple, la CGT-FO représente plutôt les
ouvriers, et la CFE-CGC plutôt les cadre, quand a la CFTD-CFTC ont les trouve un peu partout. On ne peut pas défendre l’intérêt du monde du travail, et ce référé au droit européen. L’exemple des
patrons syndicaux, qui se réfère tous au droit européen, alors qu’ils savent très bien que la commission européenne, n’a aucune légitimité pour prendre quelque décision que ce soit. En réalité les
patrons syndicaux ne font que suivre la classe politique UMPS, qui ont ratifié le traité de Lisbonne, alors même, que la grande majorité des français avait voté non en 2005. La CGT fait partie de
la confédération européenne des syndicats (CES), ce qui explique beaucoup de chose quand au comportement de Bernard Thibault, et à la médiatisation de la CGT, qui passe souvent pour le syndicat le
plus active. En ce qui concerne les organisations syndicales, qui ne représente que 7 à 8 % du monde du travail en France, ils ont lue et approuvez le code du travail écrie par le MEDEF et la
commission européenne, qui et même devenue la bible de la médecine du travail. En réalité le code du travail et une véritable protection pour le patronat, aussi bien en ce qui concerne la sécurité,
les accidents du travail, ou bien devant les prud’hommes.


ouvrier Métallos 27/11/2008 23:01

A propos de l’initiative du 29 novembre et les raisons d’une « désertion »

Le blog où va la CGT à écrit dans l'article qu'il consacre à cet événement de routine: « Et voilà maintenant une nouvelle initiative, à l'appel cette fois de syndicalistes CGT et à l'initiative de la métallurgie du Nord Pas de Calais »
Ce renvoi pose problème, sauf à me tromper ! de où le blog où va la CGT tiens cette information que l’USTM NPC (union syndicale des travailleurs de la métallurgie Nord pas de calais) serait a l’initiative de cet appel du 29) ? Comme semble l'indiqué ce renvoi dans tout les cas rien dans l’appel ne nous l’indique !

Quoi qu’il en soit, cette initiative des « »Métallos« » du nord oppositionnels à la direction confédérale collaborationniste de classe, (qui pour information, n'est pas par ailleurs sans poser soucis et dissensions internes, à cette même opposition) reste la démonstration de la toute puissance de l'idéologie réformiste, y compris dans les milieux se réclament de la lutte des classes, de part la présence dans la multitude des regroupements politiques cryto-trokistes quelle autorise et qui s'apprêtent à accrocher ce wagon à leur locomotive dans le but ultime, certainement sans avoir trop à forcer, de la menée sur les voies de garages du parlementarisme nouvelle manière NPA.
Tout ceci reste la démonstration que l’on ne se débarrasse pas comme cela de siècle d’influence réformiste y compris dans la classe ouvrière quelle que soit les masques derrière lesquels elle se dissimule. Le coté positif de cette démarche, est quelle pousse à l’aiguisement des contradictions qui même traverse la classe ouvrière, obligeant à se découvrirent agents conscients ou inconscients de la bourgeoisie ceux qui en son sein, quant bien même sortent-ils vêtus des plus beau apparats de lutte de classe ne rêvent que de succéder dans leurs sinécures aux instances dirigeantes syndicales reconnues.

Notre ennemi est chez nous !
La lutte idéologique contre tous les déviationnismes continue !

cgt.fennec 26/11/2008 08:35

cher(e)s camarades
le syndicat CGT le fennec à Maubeuge http://lefenneccgt.unblog.fr apporte son soutien à ou va la cgt? comment peut-on participer à vos actions nous serons présent au meeting du 29 nvembre 2008

Bruno SINAGOGA Le CGT-E 12/10/2008 13:26

Petite précision sur notre commentaire.

chers Camarades,

Nous avons été interpellés par certains Camarades et il semble que la phrase soit l’objet d’une légère ambiguïté bien involontaire.
Nous précisons ici notre pensée :
Bien entendu, l’exclusive de venir nous soutenir n’est pas donnée qu’à des militants de la CGT, mais bien à tous les militants qui défendent les valeurs de lutte de classe et de masse.
Dans notre esprit, nous pensons peut être à tort que « est mieux à même de sentir la trahison de classe engagée par la CGT DALKIA et FD construction (pour ne citer qu’elles dans le cas présent), un militant de lutte de classe et encore plus de sa propre organisation la CGT ».

Deuxièmement il ne fallait pas lire, « Ou va la CGT qui sera présente à l’audience au coté de notre patron » comme le Blog « Ou va la CGT » qui vient encore de nous apporter sa plus grande solidarité, mais bien comprendre jusqu’ou pourra aller cette CGT là , celle de chez Dalkia, celle de quelques embourgeoisés membres permanents fédéraux ou confédéraux, etc…..
Mais cela tous les lecteurs de ce blog, l’auront bien compris.

avec nos salutations de classe
le CGT-E

Eugène 12/10/2008 14:23


Tout cela était tellement clair pour nous qu'il n'y avait absolument aucune ambiguité d'aucune sorte ! Notre soutien est total au CGT-E Dalkia, et nous ne nous sentons pas du tout concernés par les
attaques contre notre direction confédérale... Deux attitudes, deux points de vue, deux camps !


oppong 12/10/2008 12:14

Ce sont malheureusement toujours les mêmes questions qui se posent, celle de l'engagement syndical dans des structures (nationales et parfois locales) ouvertement réformistes, celle des priorités (entre travail syndical et travail politique)...

Peut-on sauver les syndicats existants de l'intérieur? C'est aussi utopique que ceux qui restent au PCF...

A chaque fois que j'entends parler du CGT-E de Dalkia, c'est (malheureusement) parce qu'un de ses membres est menacé par la direction ou la CGT. Donc je pose la question, est-ce-que tout cela en vaut la peine? Tant d'énergie dépensée, des militants broyés par le système, est-ce-que les résultats en valent la peine?

De manière plus générale, quelle est la marge d'action des syndicats ajd? Ils ont pu obtenir des acquis sociaux, certes par la lutte mais aussi parce que l'impérialisme français était florissant. Maintenant que celui-ci est à la dérive (au détriment de l'impérialisme chinois essentiellement), il serait illusoire d'entretenir l'espoir qu'on puisse obtenir quoi que ce soit syndicalement. C'est une réflexion que doivent mener tous ceux qui privilégient le travail syndical, au détriment du travail politique. Je reconnais que c'est plus facile à dire pour moi qui bosse dans un secteur où tous les syndicats (au niveau national comme local) sont réformistes, et où on assiste même à une entente entre les 2 majoritaires (SUD et CGT) avec des tracts communs fréquents. Les acteurs d'un syndicalisme de classe doivent donc sérieusement se poser la question, comme c'est évoqué dans le texte de l'orientation qu'ils souhaitent donner à leur lutte, personnellement je considère qu'ajd le combat syndical est un combat d'arrière garde.

Le problème c'est qu'on est bien loin de partager tous la même analyse politique. Je sais que les membres d'ouvalacgt, en tant que militants VP partagent le même constat que moi sur le capitalisme, mais pour 1 partisan du socialisme, combien de partisans, au sein même de ces syndicats de lutte, se font berner par les discours lénifiants (et anti-léninistes) d'une possibilité de réformer le capitalisme, de l'aménager, de prendre le pouvoir par les urnes, et tout ceci bien sûr sans tenir compte du fonctionnement de l'impérialisme au niveau mondial. Et quand bien même prend-on conscience de la nécessité de combattre le capitalisme, combien souhaitent réellement le remplacer par le socialisme? Et au sein même de cette minorité combien de groupuscules se réclamant du marxime-léninisme, et pourtant avec des divergences apparemment insurmontables (ainsi nombreux parmi nous ne comprennent absolument pas la position de VP sur l'URSS après 1924 et leur appréciation simili-trotskiste de l'oeuvre de Staline, ni leur position lors des élections, présidentielles notamment). Bien sûr on arrive toujours à se retrouver pour des meetings communs (celui du 3 novembre par exemple), mais pour quoi faire, chacun se pointe, lit sa contribution et tout le monde repart dans son coin à la fin. A quoi ça sert? C'est évident que ce n'est pas en évoquant 1917 que nos divergences vont apparaître... Plus aucune orga ne veut s'engager dans des discussions contradictoires, l'auto-critique est un concept passé aux oubliettes, pourtant force est de constater que militer chacun dans son coin n'a rien apporté sur ses 30 dernières années, va-t-on continuer longtemps sur cette voie? Une tentative de regroupement d'orgas communistes a vu le jour en 2006, avec l'espoir (pour une partie des militants seulement) de fonder un parti communiste en France (le CNU-MCF, voir http://www.communisme-bolchevisme.net/CNU.htm ). Vu le nombre, et vu le positionnement idéologique de certaines orgas, l'entreprise était vouée à l'échec. Pour autant cela a permis des rencontres, des discussions entre militants de différentes orgas, et si les directions de certaines orgas n'avaient pas volontairement et malhonnetement tenu leurs militants à l'égard des discussions, nul doute que cela aurait beaucoup mieux fonctionné. Bref, ce qu'il reste du CNU est ouvert à la discussion avec d'autres groupes ML, ou des militants isolés, qu'ils partagent ou non les statuts (enfin un minimum quand même, et à condition que chacun joue le jeu de l'auto-critique, avec des discussions constructives et non les affrontements stériles de ces 30 dernières années, il est important de connaître exactement les fondements des idéologies de chaque orga pour que la discussion aboutisse à une position commune)

Voilà, perso je suis ouvert à la discussion, dans les limites de mon temps libre, et j'autorise le webmaster d'ouvalacgt à donner mon e-mail à tous ceux qui le désirent.

Salutations ML

PS: je précise que je ne suis pas moi-même membre du CNU, en tant qu'élément inorganisé, et suis seulement en contact avec les orgas les plus motivées du CNU. Ce qui est dit sur cette structure n'engage donc que moi.

Bruno SINAGOGA le CGT-E 11/10/2008 15:58

Mes chers Camarades,
C’est au nom du CGT-E Dalkia que je tiens à apporter certaines précisions dénuées de toute polémique.
Le constat de la « mise en sommeil » du Forum ne peut être contesté, elle est évidente, nous laissons cependant le blog Ou va la CGT à ses analyses sur les causes.
Certaines peuvent être partagées par nous, d’autres nous paraissent un peu trop affirmatives et pour le moins empreintes d’une critique excessive.
Gageons que chaque organisation prendra le temps d’alimenter ce débat en apportant sa position, voire ses explications y compris son auto critique.
Pour ce qui est du CGT-E Dalkia qu’il soit de Sud Energie ou pas, cela a peu d’importance, il demeure le CGT-E Dalkia syndicat de lutte de classe, de masse et porteur de valeurs de solidarité internationaliste avec tous les travailleurs exploités, d’abolition du capitalisme et son l’exploitation pour aller vers une transformation profonde de la société.
Oui Camarades, les coups sont particulièrement durs en ce moment, le blog Ou va la CGT cite à juste titre le cas d’Evelyne, mais malheureusement ce n’est que l’arbre qui cache la foret.
Il convient en effet de citer aussi Yvon 53 ans (dont 35 chez Dalkia et ses filiales) militant du CGT-E licencié il y a trois semaines pour une faute grave inventée de toutes pièces par une direction revancharde.
Il faut citer Gilbert qui vient d’être relaxé par la cour d’appel de Metz, des accusations de détournements de fonds au profit du CGT-E.
Il avait été condamné en première instance à trois mois de prison et des milliers d’euros de dommages et intérêts, sur une plainte déposée par la CGT Dalkia et un de ses retraités (avec le soutien de l’UL de Metz ?- ils pourrons s’expliquer ou démentir nos propos sur ce blog) et bien sur de la FD Construction.
Il faut citer Aimé, élu du CGT-E qui a subit une cabale orientée par la direction et mené par un collègue avec plainte en correctionnelle et double tentative de licenciement suivant une mise à pied disciplinaire de plusieurs semaines. Aimé a été relaxé, les licenciements refusés par les autorités.
Que dire de MOMI, adhérente du CGT-E licenciée pour une soit disant absence injustifiée.
Momi était enceinte de quatre mois et a justifié de ses visites concernant son état maternel. Nous menons le combat maintenant dehors puisque licenciée avec toutes les conséquences sociales et humaines qui s’en suivent.
Que dire de Mehdi, élu du CGT-E licencié pour « port de panta-court » alors qu’aucune obligation professionnelle liée à son emploi ne lui était faite de tenu de travail.
Là aussi, nous menons le combat en dehors et Mehdi …….est au chômage.












Comment passer sous silence la plainte pénale déposée contre Ali que chacun connait comme un des nombreux membres fondateur du CGT-E et militant de tous les instants.
Il est accusé par la CGT dalkia et FD, peut être même une UD, juste de détournement de fonds, faux et usages de faux, escroquerie, passons en et des meilleures.
La liste est encore longue de procès, de calomnies, de diffamations publiques, etc…ma pudeur militante ne m’autorisant pas à parler de mon propre cas.
Nous connaissons tous Camarades, la criminalisation de l’activité syndicale portée comme une sacro sainte valeur du patronat réactionnaire.
Force est de constater preuves irréfutables à l’appui qu’il faut y rajouter pour notre cas au moins depuis notre création il y a 4 ans, la criminalisation de l’activité syndicale de lutte, portée haut et fort par une certaine CGT ( il n’est pas question de généraliser et nous réaffirmons toute notre solidarité à tout les militants, adhérents, de la CGT qui se battent pour porter haut et fort nos valeurs communes.)
Nous reconnaissons volontiers avoir privilégier contraints et forcés que nous sommes l’activité en entreprise (restructurations, amiante, harcèlement, salaires et conditions de travail), au détriment faute de temps et d’énergie, du/des Forums. Les travailleurs exploités y compris de notre entreprise comme les Camarades sans papiers que nous aidons modestement, ont besoin de nous, et étant déjà coupés en deux il nous est difficile de nous couper en quatre, du moins pour l’instant.
Nous profitons, de ce post pour adresser un message.
Le CGT-E Dalkia n’est pas mort, il est bel et bien vivant, debout et continuera d’avancer.
Il est aussi fier d’avoir le soutien des nombreux Camarades, particulièrement mais pas exclusivement de ce blog.
patrons qui comme le notre peut être lisez ce blog, dites vous bien une bonne fois pour toute, que vous n’empêcherez jamais les travailleurs de s’organiser, et à vous qui nous avez traité de ouvertement de « guérilleros ( ce qui pour nous est un honneur) » nous adressons en réponse cette phrase tiré du fameux chant des partisans,
« Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place. »
Dont acte.


En aparté nous laçons un appel solennel aux Camarades, et demandons à ce blog de le relayer et de contacter ses réseaux dans l’urgence.
Nous sommes convoqués MARDI 14 OCTOBRE 2008 au Tribunal d’Instance de LILLE avenue du Peuple Belge Salle B
C’est la tente troisième plainte ou dalkia en difficulté a, une trente troisième fois appelé au secours la CGT ( FD CONSTRUCTION et syndicat d’entreprise) qui s’est empressée de répondre présent pour casser du CGT-E et au passage demander à nous faire condamner à 5000 euros de dommages et intérêts pour procédure abusive (SIC).
Ce n’est pas tant le CGT-E que la coalition d’union sacrée Dalkia/Véolia/CGT veut atteindre, mais bien un bastion du syndicalisme de lutte de classe et de masse qui tient depuis quatre ans face à la plus féroce répression car seul contre tous (patron et syndicats – particulièrement la CGT).
Nous espérons la présence d’un grand nombre de Camarades surtout de la CGT, et l’audience étant publique, ils pourront ainsi constater (et pourquoi pas chahuter ne vous gênez surtout pas) par eux même jusqu’OU VA LA CGT qui sera présente à l’audience au coté du patron.
Nous ne demandons pas le soutien du CGT-E, qu’importe encore une fois le sigle, mais bien la solidarité avec un syndicat de lutte de classe et de masse.
En m’excusant d’avoir été un peu long,
Je vous adresse mes salutations militantes de classe en finissant par une citation de José MARTI connu de vous tous.
« La liberté coûte très cher et il faut, ou se résigner à vivre sans elle, ou se décider à la payer son prix. »

Bruno SINAGOGA.
Secrétaire Général du CGT-E Dalkia