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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 11:04
Samedi 5 juillet 2008
Le syndicalisme de classe, pour quoi, et comment ?

Ce blog existe depuis deux ans et demi, et son audience ne cesse de  progresser (plus de 200 visites par jour depuis plusieurs mois). Des lecteurs en font la publicité un peu partout, d'autres nous envoient des contributions à publier (par exemple les divers compte-rendus de congrès, récemment), ou des documents et informations intéressantes.
Il est apprécié - du moins dans le camp des syndicalistes de classe (ailleurs, il fait grincer quelques dents...) ! Et il continuera à se développer et s'enrichir au fil des mois et des échéances syndicales.

Ce blog a une caractéristique, que chacune et chacun a pu remarquer. Il ne se contente pas de diffuser des informations confidentielles, il porte un point de vue. Il affirme une position, il s'oppose à d'autres, tout en acceptant largement  le débat. Car pour les militants qui animent ce blog, un point de vue se construit à partir d'une orientation, de la confrontation des idées, de la polémique (dans le bon sens du terme).
Nous avons toujours refusé la facilité de diffuser des documents sans commentaire, sans pointer leurs qualités, leurs limites, les critiques que nous pouvions y porter. Pour une double raison : on ne construit rien de solide par l'empilage de positions accumulées à gauche et à droite, et parce que nous sommes des militants politiques, dont  les positions syndicales sont l'illustration de notre vision du monde.

Aussi, aujourd'hui, nous livrons à nos lecteurs un texte d'analyse (ou plus exactement des extraits d'un document plus général) issu du dernier Congrès de Voie Prolétarienne sur la question syndicale, qui explique en particulier le sens qu'a pour nous le blog, et la manière dont il est construit.
Ce texte développe d'une part sur la nature profonde de ce qu'est le syndicalisme, et sa contradiction interne, structurelle, entre la défense des intérêts immédiats des travailleurs qu'il représente, et son intégration de plus en plus poussée à l'Etat capitaliste comme instrument de cogestion. Contradiction complexe et permanente, à tous les niveaux des syndicats.
D'autre part, il présente l'analyse que nous faisons aujourd'hui de l'état des forces syndicales, dans la France de 2008. Anayse qui bien entendu débouche sur des conséquences dans l'intervention et la tactique.

Il s'agit d'un texte d'une organisation politique, mais son contenu devrait intéresser tous les syndicalistes de classe. Comme il est un peu long (6 pages), nous renvoyons nos lecteurs à une version imprimable plus facile à lire...
Et n'hésitez pas à réagir !



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Publié par Où va la CGT ? - dans Syndicalisme de classe
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commentaires

Eric Blaise 02/03/2015 18:54

Bon article, et merci bien de l'avoir partagé. C'est en fait la CGT qui m'avait conduit ici, j'en connais pas grand-chose sur le sujet, mais la CGT d'après ce que je comprendrai et dans les journaux depuis un certain moment. Maintenant, vous êtes l'un de mes pages préférés sur tout ce qui est syndicalisme.

fabrice preux 14/05/2011 11:03


http://cgtmaubeugeenvirons.unblog.fr/2011/05/13/udeve-cgt/


Eugène 14/05/2011 11:29



En lien ICI


 


Deux listes CGT dans une entreprise du social, l'une soutenue par l'UL de Maubeuge, unanime, et majoritaire dans l'entreprise, l'autre soutenue par la Fédé.


A nouveau, conflit entre deux conceptions du syndicalisme...



poursa 12/12/2009 20:08


Interessant votre texte Xuan c'est le type même de débat que devrait s'approprier le coeur ,le centre ,du prolétariat industriel .

Seul un intellectuel collectif prolétarien peut le démêler .

Modestement il faut faire une différence entre exploitation et pauvreté .Y compris sur la plateforme revendicative syndicale .Mais aussi politique .

La France pays impérialiste a la productivité ouvrière au sens bourgeois la plus élevée du monde ,donc c'est la plus value la plus élevée du monde ,par ouvrier .

Alors que la faim ,la misère sont beaucoup développées dans le tiers monde où les ouvriers sont moins exploités selon les critères de Marx dans le Capital cf chapitre sur la plus value absolue et
relative .

D'autre part ,dans la 1er AIT il dit que :"le but c'est la libération économique de la classe ouvrière auquel doit se subordonner comme moyen tout mouvement politique"

Il y a une énorme sous estimation de l'exploitation du prolétariat dans les pays impérialistes .Il y a une méconnaissance de la position de Marx dans misère de la philosophie où il dit que "de tous
les facteurs de production c'est la clase ouvrière le plus révolutionnaire ,le plus décisif "

Quand on voit le ca annuel produit/salarié ,résultat brut d'exploitation (la plus value pour faire coutt)le bénéfice ,on ne comprend pas la modestie revendicative ,si ce n'est par la domination non
plus des réformistes mais des réaccionnaires qui dominent les syndicats ?


poursa 12/12/2009 19:45


Quand on parle de spontané pour le critiquer ce qui est difficile à comprendre c'est que l'on ne met jamais entre les mains des militants :
1) que pour Marx "le mouvement communiste c'est le mvt spontané de l'immense majorité au profit de l'immense majorité
2)que le débat sur la conscience extérieure au prolétariat n'est pas un débat qui appartient à Marx
3)ce débat a eu lieu entre Lénine et Kautsky où Lénine sur ce pt a pris le parti de Kautsky qui lui estimait que la conscience était extérieure au prolétariat
4)le contexte de ce débat c'est la sté russe où le prolétariat était 4 millions par rapport à une sté de 140 millions d'hab .
5)On comprend mieux alors que le prolétariat était presque extérieure à cette sté qui en 1860 comprenat encore du féodalisme .Il s'en suit qu'il était le prolétariat presuqe extériere à cette sté
.
6)ce phénomène d'extériorité expliquerait cette déformation des positions de Marx .

A l'autre bout on fait sortir du prolétariat pas simplement sa conscience .On fait sortir des quanttés importantes d'indidividus du prolétariat .Comme si son rétrécissement était un gage contre le
révisionisme .

Ce faisant ,sans jamais bien sûr critiquer les positions de Marx .Sans jamais les qualifier de révisionistes .

Pourquoi ?


Xuan 05/12/2009 22:55


Deux remarques sur votre texte intéressant : vous parlez du réformisme spontané qui serait le fondement de la collaboration de classe et de la tendance à la révolte.
C’est vrai que la classe ouvrière aspire spontanément à obtenir des réformes qui soulagent son propre sort, et non à renverser le système ce qui exigerait de grands sacrifices.
Mais il faut davantage partir de la situation matérielle des ouvriers et des salariés.
Le fondement de la collaboration de classe réside dans la situation matérielle de l’aristocratie ouvrière, dans certaines entreprises nationalisées, dans des postes d’ouvriers hautement qualifiés,
de surveillants de process en salle de contrôle, etc. qui la rapproche des catégories intermédiaires et de l’encadrement.
A l’inverse, l’esprit de révolte est issu de l’exploitation des ouvriers les moins qualifiés et les plus précaires.
Je ne vous apprends rien bien entendu, mais cette observation devrait avoir des conséquences dans la plate-forme revendicative et les objectifs de syndicalisation d’un futur syndicat unique de
lutte de classe : défendre en priorité les intérêts des plus exploités.

Vous dites aussi que « Cet objectif s'articule avec notre perspective de construction du parti communiste. La victoire sur le réformisme ne peut en effet qu'être le résultat de batailles politiques
bien plus vastes que le strict champ syndical. Ce sont les avancées politiques dans la construction du parti qui conditionneront l'avancée dans la construction d'un syndicalisme de classe et pas
l'inverse. »
Entièrement d’accord aussi, mais il faut appeler un chat un chat.
On sait l’origine politique « congénitale » du réformisme dans la CFDT, ainsi que dans FO. Quant à la CGT, l’orientation de lutte de classe ou de collaboration de classe est aussi le fruit de
l’histoire du PCF, avec ses hauts et ses bas.
Chacun aura pu observer que la ligne politique électoraliste du P « C »F s’est opposée au printemps révolutionnaire de mai 68 dans le cadre de la CGT, en refusant l'unité entre les ouvriers et les
étudiants.
De même l’aboutissement en 1981 de l’Union de la Gauche voulue par le P « C »F a marqué nettement le reflux des luttes syndicales, la baisse des salaires par rapport aux profits, la destruction
massive des emplois et l’augmentation de la productivité, la suppression de tous nos acquis poursuivie et approfondie sans discontinuer jusqu’à aujourd’hui.
Plus le parti révisionniste et les socialos se sont compromis dans l’électoralisme et la cogestion du capitalisme au niveau national ou régional, plus les centrales syndicales ont été entraînées à
leur suite dans la collaboration ouverte avec le patronat, afin de défendre les mêmes objectifs.
Il est notoire que le parti révisionniste vient se coller comme un morpion aux grévistes pour faire signer des pétitions de soutien à ses candidats au Conseil Régional ou à sa politique européenne,
défendre la « production française » et préconiser le financement des entreprises en faillite par les contribuables, à travers les aides de la région.
Par conséquent, la destruction des centrales collabos et leur remplacement par un syndicat unique de lutte de classe sont liés et conditionnés à la construction d’un nouveau parti révolutionnaire
communiste, comme vous l’indiquez.
Et ce parti ne peut surgir que des cendres des partis sociaux-démocrates et du parti révisionniste, c’est-à-dire de leur rejet définitif par la masse des ouvriers.

Meilleures salutations.


DEBLONDE 06/03/2009 08:40

Salarié d'un comité d'entreprise j'aimerai savoir pourquoi je n'ai recu aucune aide du delegue CGT est-ce normal, sa reponse je ne veux pas avoir des problemes avec la direction, je devrai passer cadre prochainement
catherine

Eugène 06/03/2009 11:26


Et bien voilà... quand des syndicalistes deviennent gestionnaires, et "patrons", qu'il s'agisse d'un CE ou d'une cantine, ils ont de plus en plus tendance à se comporter comme tel... Des camarades
des CE SNCF en ont fait la dure expérience !
Ces syndicalistes n'ont plus de syndicalisme que le nom, lié pieds et poings à la logique gestionnaire, qui n'est que celle du captialisme !
La seule solution, difficile, c'est de s'organiser collectivement, pour résister au patron syndical !


SUD Chimie 06/10/2008 14:19

Salut à tous. J'ai dans ma liste de favoris des adresses d'horizons multiples. "Ou va la cgt" en fait partie depuis longtemps, même si l'on n'est pas de la même étiquette (preuve qu'il y a encore des gens intelligents dans les syndicats). J'ai beaucoup apprécié cette analyse. La loi sur la représentativité vient de sonner le glas du syndicalisme. Certains responsable (irresponsables)ont tiré le bouchon au fond de cette barque devenue si fragile. Entre nous "quelle bande de cons!". La base, ils ne la connaissent plus depuis longtemps. Enfin nous non plus on ne sera pas de la fête de "l'indécense" (ça commence à cailler!).
Continuez comme celà, les gars, vous êtes dans une bonne voix, une vrai voix du syndicalisme.
Patrick.