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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 16:27
Mercredi 21 novembre 2007
Réunion syndicale de classe le samedi 24 novembre, 14h30 à Paris !

Au coeur des grèves, des négociations, des tentatives de trahison comme de la résistance des cheminots, prenons le temps d'en débattre à l'appel de plusieurs collectifs syndicaux investis dans l'organisation des Forum du syndicalisme de classe et de masse. La réunion aura lieu 9 rue du Château Landon 75010 PARIS (métro Château Landon ou Gare de l'Est).
Par ailleurs notez déjà  la tenue du deuxième Forum syndical de classe et de masse, qui aura lieu le samedi 12 janvier, au même endroit que le premier (CICP 21ter rue Voltaire - 75011 Paris
Ci-dessous, un tract réalisé par ces collectifs pour la manifestation du 20 novembre et appelant à la rencontre du 24 novembre.print-pdf.gif

[MàJ 28 novembre] Très bref compte rendu de la réunion
Soyons honnêtes, c'est un échec. 22 personnes au maximum sont passées. Malgré la mobilisation des grévistes, malgré la trahison encore chaude de la direction de la CGT, les syndicalistes ne sont pas venus, seuls une poignée de militants actifs des divers collectifs.
Une petite discussion, rien de très nouveau sinon qu'on a vu que l'ambiance était très différente d'un dépôt à l'autre, d'une AG à l'autre. La reprise s'est faite sans vague à SNCF Paris Montparnasse, dans la colère et l'amertume à SNCF Paris-Saint-Lazare, comme une nécessité (effritement des grévistes) au dépôt RATP d'Aubervilliers. Par ailleurs, il a été souligné l'isolement des AG entre elles, (avec des tentatives de coordination à la RATP), l'absence de comités de grève (et pourtant, SUD-Rail en a accepté le principe lors de son congrès).

Mais la question essentielle, c'est pourquoi personne n'est-il venu ? Il y a une sympahie réelle pour le syndicalisme de classe, une écoute pour le débat et nos arguments, souvent un accord assez profond avec la dénonciation des directions syndicales réformistes, bref un courant d'opinion, mais pas encore de mobilisation, de regroupement, d'organisation, d'engagement réel.
Bref, encore du chemin à faire,  mais c'est dans ce sens qu'il faut continuer, avec obstination, sans découragement !


PAR LA GRÈVE INTERPRO, NOUS POUVONS VAINCRE SARKO !
Appel de syndicats et collectifs de syndicalistes de lutte de classe

Un mois après la puissante journée de grève et de manifestations interprofessionnelles du 18 octobre, trois semaines après le début de la grève et du blocage des universités, une semaine après le début de l’exemplaire grève reconductible des cheminots et des travailleurs de la RATP…, ce 20 novembre peut être le point de départ d’une mobilisation générale contre Sarkozy et le MEDEF. Pour y parvenir, les syndicats et collectifs syndicaux de lutte de classe signataires du présent appel proposent une orientation claire :

1) La politique de Sarkozy est cohérente : c’est la casse de tous les acquis sociaux et démocratiques au profit du grand patronat qui accumule profits, aides publiques et magouilles en toute impunité.
-    L’attaque contre les régimes spéciaux concerne l’ensemble des travailleurs : Sarkozy veut faire sauter le dernier verrou avant d’imposer une augmentation générale de la durée de cotisation à 41, puis 42 annuités. Il veut aussi vaincre les secteurs les plus combatifs des dernières années.
-    La loi LRU contre l’Université concerne à la fois les étudiants et les travailleurs : la privatisation des facultés ne sert que les intérêts du patronat et la liquidation des diplômes nationaux relève d’une politique de déqualifications de la force de travail.
-    La question vitale des salaires, des franchises médicales et de la privatisation de la santé concerne tout le monde : alors que les richesses produites par les travailleurs n’ont jamais été aussi grandes, tous ensemble, public, privé, nous pouvons imposer le retour au remboursement de tous les soins, aux frais du patronat, et les 300 euros d’augmentation pour tous (mot d’ordre popularisé cette année par les salariés du privé, de la grève de PSA-Aulnay à celle de Sevelnord.
-    La suppression des postes de fonctionnaires et les attaques contre les statuts vise à liquider les services publics utiles à la population et à leur substituer des services privés réservés aux riches.

2) Il n’y a rien à négocier dans les mesures de Sarkozy ! La politique réactionnaire ne se négocie pas, elle se combat : seule la mobilisation unie de tous les travailleurs et des jeunes peut la mettre en échec.
Ensemble, nous pouvons gagner, séparément nous perdrons les uns après les autres. Pour gagner, les travailleurs, qui affrontent un pouvoir disposant de tous les leviers, doivent faire la lumière sur les agissements des directions syndicales qui contournent les revendications de la base et refusent de construire la convergence des luttes. Il faut bien sûr condamner la politique de la CFDT, qui réclame ouvertement l’alignement de tous à 40 annuités et appelle à suspendre la grève. Mais il faut condamner aussi la ligne capitulatrice et collaboratrice des directions confédérales de FO et de la CGT. La direction de la CGT refuse d’exiger le retour aux 37,5 pour tous et a offert dès la veille de la grève reconductible une « sortie de crise » au gouvernement en acceptant de « négocier » entreprise par entreprise et « dans un délai d’un mois », ce qui signifiait son ralliement aux exigences gouvernementales : acceptation du principe de la « réforme » et division par entreprise des travailleurs concernés ! Bref, c’est ouvertement de la collaboration de classe. Enfin, la direction confédérale de FO refuse de construire la convergence des luttes, en prétendant, à la suite de Chérèque (CFDT) et de Le Reste (CGT-Cheminots) que « la jonction n’est pas à l’ordre du jour entre cheminots et secteurs en lutte le 20 novembre ».

3) Pour vaincre Sarkozy, il n’y a pas d’autre solution que de renouer avec les principes gagnants du syndicalisme de classe et de masse :
Les travailleurs et étudiants mobilisés, avec l’aide des syndicats et collectifs de lutte, ont la capacité de construire la grève dans le public comme dans le privé, depuis la base jusqu’au niveau national, de la reconduire et de l’étendre partout, au moyen des Assemblées générales de secteurs et interprofessionnelles. C’est la seule façon pour qu’ils contrôlent eux-mêmes leur mobilisation et pour qu’ils aient la force de contrer l’orientation honteuse des directions syndicales. C’est aussi la seule façon d’exercer la pression maximale sur les syndicats et cadres syndicaux hésitants pour qu’ils participent à la construction de la grève, contre la politique de leurs dirigeants nationaux.

Pour discuter de la situation des luttes et du syndicalisme ainsi que des perspectives, nous vous invitons à une

RÉUNION DE SYNDICALISTES DE CLASSE POUR LA MOBILISATION
SAMEDI 24 NOVEMBRE À 14h 30
9 rue du Château Landon - 75010 PARIS

C’est dans  cet esprit que les signataires participent à la préparation du Deuxième Forum du syndicalisme de classe et de masse qui aura lieu le samedi 12 janvier, de 9h 30 à 18 h, à Paris au CICP (21 ter, rue Voltaire, Paris 11e).

• Blog Où va la CGT ?
Collectif Général des Travailleurs (CGT-E) Dalkia. Tél. : 01 74 61 19 51
Collectif Unitaire pour un Front Syndical de Lutte de classe (CUFSC). Tél. : 02 37 36 44 61
Comité pour un Courant Intersyndical Lutte de Classe Anti-bureaucratique (CILCA). Tél. : 06 66 25 16 65
Fédération Syndicale Étudiante (FSE)-Paris. Tél. : 01 44 07 86 92


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Publié par Où va la CGT ? - dans Syndicalisme de classe
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