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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 17:53

Vendredi 8 octobre 2010

UD 94 : après le coup de force, un licenciement ?

 

cgt94.jpgIl y a exactement un an, nous avions publié sur ce blog un article relatant les conflits au sein de l'Union Départementale du Val de Marne, ce qui nous avait valu une volée de bois vert de plusieurs responsables impliqués dans ces conflits. Depuis, la chape du silence s'était réinstallée, et tout semblait redevenu normal...

Aujourd'hui, nous trouvons sur ce blog un très long commentaire, signé par plusieurs responsables départementaux et que nous reprenons en article vu son importance, dans la foulée du précédent. Il ne s'agit plus là de contradictions et d'affrontements, mais du licenciement d'une camarade... rien que cela !

Pour ce qui est des méthodes employées, nous les connaissons hélas trop bien, vues et revues à l'oeuvre dans un certain nombre d'occasions...

 

Comme lors du clash de l'an dernier, on a du mal à mesurer la nature profonde des contradictions entre militants. Car nous le savons bien : derrière les problèmes de démocratie interne se cachent souvent, soit des querelles de clans et de pouvoir, soit des désaccords de fond et d'orientation, soit les deux réunis...

Aux syndicalistes de classe de faire le tri, de maîtriser les enjeux dans le département pour défendre une orientation de classe dans le combat contre le capital.


 

A la Commission Exécutive de l’UD CGT 94,
Aux Unions Locales du Val-de-Marne
Aux Unions Syndicales du Val-de-Marne
Aux Syndicats du Val-de-Marne
Au Bureau Confédéral
Au référent confédéral

Créteil, le 07 octobre 2010.

 

La coordination de l’UD du Val-de-Marne évoque le licenciement d’une salariée.

 

Les syndicats du Val-de-Marne ont été trompés.
Triste constat quelques mois après le congrès extraordinaire de l’UD. La guerre des places que nous dénoncions a bien eu lieu et les dommages n’en finissent plus pour les syndicats et syndiqué-e-s du Val-de-Marne, pour les salarié-e-s qui en luttant contre les attaques incessantes du gouvernement et du patronat n’ont aujourd’hui plus d’outil CGT départemental pour les aider au quotidien dans leur activité.

En réunion de coordination, sans que la commission exécutive en soit informée lors de la réunion mardi 5 octobre 2010, il est décidé de licencier notre camarade FANNY COMITI.

C’est inacceptable, injuste et revanchard vis-à-vis de Fanny, c’est pourquoi nous demandons expressément la tenue d’une Commission Exécutive extraordinaire. Nous appelons les structures de la CGT qui au quotidien refusent les licenciements abusifs à adresser leur soutien à Fanny (fannycomiti@gmail.com) et à exiger de la coordination de l’UD CGT 94 à revenir sur cette décision qui n’a rien à envier aux pratiques patronales que nous combattons quotidiennement.

Les masques tombent…

 

Depuis le congrès extraordinaire de l’Union départementale du Val-de-Marne, la démocratie est bafouée, les décisions collectives piétinées ou contournées ; le mensonge est permanent, pis le cartel de la coordination n’en finit plus de briser les repères collectifs de la CGT en Val-de-Marne.

Après le putsch au congrès qui a poussé la nouvelle Commission Exécutive à élire en totale contradiction des décisions du congrès une secrétaire générale et une administratrice elles-mêmes secrétaires générales d’unions locales, les tromperies se suivent et reflètent à notre grand regret la manipulation dont ont été l’objet les syndicats de notre département.

Ceux-là même qui pendant des mois, ont oeuvré à un climat malsain et délétère dans nos organisations CGT du département, ceux là même qui jetaient au feu la double responsabilité de Frédérique Dupont ont élu une secrétaire générale d’UD toujours secrétaire générale de l’UL d’Ivry présente au mieux deux jours par semaine à l’UD, une administratrice également secrétaire générale de l’UL de Fontenay et présente occasionnellement. Ces mêmes qui s’appuyant un jour sur les statuts les bafouent le lendemain méprisant la démocratie, base de notre démarche syndicale. Ces mêmes qui hurlaient à tort leurs licenciements sont aujourd’hui les licencieurs.

Aujourd’hui, ces mêmes font diriger la maison UD par des collaborateurs que les syndicats n’ont pas élus à cette responsabilité. Ces mêmes qui ont jeté aux loups notre ancienne secrétaire générale jettent à la rue une jeune salariée, une camarade, jeune femme mère célibataire, militante de notre organisation collective en Val-de-Marne, adhérente à jour de ses cotisations. C’est une honte et c’est injustifié.

Un résultat désastreux !

Pourquoi la coordination de l’UD ne s’interroge-t-elle pas plutôt sur l’énorme retard en FNI et cotisations syndicales, mais consacre son temps pour trouver les moyens d’acheter un véhicule neuf à la secrétaire générale alors même que deux véhicules sont déjà à disposition à l’UD ?
Pourquoi la coordination de la CE de l’UD, en plein mouvement sur les retraites ne s’interroge-telle pas plutôt sur les raisons et les causes de l’absence de participation des syndicats et militants aux assemblées générales et autres initiatives initiées par l’union départementale, alors que ces mêmes syndicats et militants répondent en masse aux initiatives et manifestations à l’appel de la Confédération ?
Que dire de la démocratie ? Les inscrits pour la conférence régionale de l’URIF CGT n’ont fait l’objet d’aucun débat en commission exécutive. La liste des participants n’est pas validée. Elle ne représente pas les syndicats de notre département. La commission exécutive élue par les syndicats au congrès extraordinaire est contournée par la coordination et par la secrétaire générale de l’UD.
Plus grave encore, seuls les participants recevront les documents préparatoires pour ne citer que cet exemple.

 

Oui les syndicats du Val-de-Marne ont été trompés et aujourd’hui c’est notre camarade Fanny qui en paie le prix.

Nos informations nous laissent entendre que d’autres sont dans les tuyaux. Après l’avoir isolée dans son travail pour tenter de la faire craquer, elle se voit licenciée. Pour nous c’est hors de question d’autant que l’absence de responsabilité et de travail de la coordination fait reposer sur certaines secrétaires administratives de la maison UD le travail quotidien.
L’ensemble de ces enjeux et questions fondamentales doivent être à l’ordre du jour du comité général de décembre 2010 auquel la participation de la Confédération est indispensable. Nous rappelons que seul la Confédération est en mesure de proposer que notre UD soit suivie par un référent. Plus que jamais le congrès de l’UD CGT Val-de-Marne doit se tenir dans le respect des statuts : mars 2011. Les syndicats du Val de Marne doivent reprendre la direction et l’animation de l’UD !

NE LAISSONS PAS FAIRE !
Fanny est une camarade militante de la CGT.

LISTE DES PREMIERS SIGNATAIRES

Alexandre BOYER, SG syndicat cheminots Villeneuve-St-Georges, membre de la CE de l’UD
Pascal LAVESQUE, SG syndicat métaux bassin villeneuvois, membre de la CE de l’UD
Eliane VINET, membre de la CE de l’UD, bureau de l’USR 94
Elise LEGROS, SG syndicat Luxury, SG USTM 94, membre de la CE de l’UD, membre du CEF Métallurgie
Barthélémy PIERA, SG syndicat territoriaux Villeneuve-le-Roi, membre CSD
Serge VINET, SG UL bassin villeneuvois
Sylvie FOULLOY, bureau du syndicat du CG94
Odette FERRAO, trésorière syndicat territoriaux Villeneuve-St-Georges
Sylvie ANDRE, bureau de l’UL de Créteil, membre de la CE de l’UD
Laurence VIALLEFONT, SG UL Champigny, membre de la CE de l’UD
Médéric FESSARD, syndicat CG94
Josua MARIE, trésorier syndicat CG94
Gilbert MAITRE, Comité National des Privés d’Emploi
Josiane BOUCHENEZ, SG de l’UL d’Alfortville
Louis COMITI, SG de l’UL de Créteil, membre de la CFC
Christian PALLATIER, SG de l’UL de Vincennes
Alain AUBRY, SG de l’UL de Vitry
Lionel GOULETTE, trésorier USTM
Didier LOURDEZ, DS Le Monde Ivry, membre de la CE de l’UD
Dominique GUISTI, membre de la CFC, syndiquée de l’HNSM

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Publié par Où va la CGT ? - dans Les structures
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commentaires

Syndiqué dégouté 22/01/2016 09:58

Syndiqué depuis plusieurs années, j'ai déchiré ma carte de la CGT pour les raisons suivantes:
- la seule fois ou j'ai eu besoin de mon syndicat CGT d'une ville du Val de Marne, elle m'a tourné le dos
-Je ne regrette pas mon départ et je sais maintenant ou vont mes cotisations (voiture de fonction, bureau, etc) mais surement pas pour défendre les salariés bafoués.
Un camarade CGT qui comme beaucoup d'autres vont partir

delbos 10/10/2010 19:05


Il serait bien de vérifier l'information avant de la publier : il n'y pas de eu et il n'y aura pas de licenciement dans la Val de Marne. Ceux qui colporte cette calmnie, sont les mêmes qui dans
notre département se battent pour défendre les positions confédérales. ils ne sont pas, par exemple, sur la revendication "retrait du projet de réforme des retraites" contrairement au vote des
syndicats de l'UD le 22 juin 2010 lors du Comité général.
A l'avenir, renseignez-vous avant !


Eugène 10/10/2010 19:17



Nous avons publié cette information car elle nous semble importante et crédible.


S'il y a des éléments d'information complémentaires, nous nous ferons un devoir de les faire connaître.



patrice bardet 10/10/2010 13:07


depuis quand est-il concevable à la CGT de régler des différents politiques par un licenciement ?

Cela rappelle les méthodes des PATRONS VOYOUS ( euphémisme)

C'est absolument inacceptable !


Clode 08/10/2010 19:56


Ils emploient les mêmes méthodes que les patrons qu'ils dénoncent. Et ils parlent de démocratie ?!