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31 août 2006 4 31 /08 /août /2006 12:21
Jeudi 31 Août 2006

Le bilan de la Fédération de la Chimie

Nous publions ci-dessous le bilan réalisé en juin par la Fédération de la Chimie, et publié récemment dans la Voix des Industries Chimiques N°460, également téléchargeable ici.

Ce bilan est assez tristounet, en tous les cas très en retrait de ce qu'on pouvait attendre d'une Fédération qui avait porté (publiquement)
nombres de critiques à l'orientation confédérale. Aucun retour sur le fond, accent principal sur ce qu'en ont dit les médias (alors qu'il s'agit d'un article de la presse fédérale, qui s'adresse donc d'abord aux militants, au fait des débats), et l'impression fâcheuse d'un recul en s'excusant d'être "différents" et en quémandant le droit de continuer à l'être...
Bref, l'attitude assez classique d'opposants un peu craintifs, qui n'osent pas assumer clairement la contradiction et ses conséquences.
Pourtant, nous n'en sommes vraiment plus à l'époque des "interrogations" et des "doutes" ! L'évolution de la CGT dans la collaboration de classe s'accentue, et l'heure est à la construction en son sein d'une opposition syndicale de classe, c'est en tous les cas
notre bilan. Pas un mot durant tout l'été sur les expulsions des sans-papiers, qu'il s'agisse des jeunes scolarisés ou des adultes... vous appelez cela comment ?

La Fédération de la Chimie va devoir choisir son camp, et elle aurait tout intérêt à méditer l'évolution passée de la CFDT et de l'attentisme, 27 ans durant (!!!) des prétendus opposants, qui ne se sont réveillés qu'une fois trop tard.


48ème Congrès :
les interrogations demeurent !
Ca y est, le 48ème Congrès de la CGT s'est tenu du 24 au 28 avril dernier.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que celui-ci n’a laissé personne indifférent dans et hors du Palais des Congrès de Lille.
Les médias s’en sont donnés à coeur joie pendant toute la semaine attendant le scoop, le flop ou le clash… le sensationnel devenant de plus en plus la priorité au détriment de l’analyse de fond.

Mais la "victoire du CPE" s’étant quelques jours auparavant invitée au Congrès, les médias ont dû se replier sur "les sifflets à Chérèque" ou le "Thibault fait son show" !

Globalement selon les "spécialistes", ce 48e Congrès aurait pébliscité la "ligne Thibault" et les "contestataires" auraient été laminés !

A décevoir les dits spécialistes, ce Congrès n’a été ni l’un, ni l’autre car sur le fond, il ne s’agissait d’aucun choix d’homme mais bien de définir la CGT, son orientation, ses structures, ses moyens, ses dirigeants au regard de la société dans laquelle nous vivons et ses exigences, des espoirs qu’elle soulève.

Bien sûr, chaque acteur ou spectateur de ce congrès (au travers du site internet de la CGT), a son point de vue sur le déroulement de ce Congrès et il ne s’agit pas de tomber dans la caricature comme s’y complaisent certains.

Le 48e Congrès avait tout d’abord à juger de l’activité de la direction confédérale sortante. Si le rapport d’activité a été voté, les débats ont mis en évidence de fortes divergences sur le positionnement concernant le traité constitutionnel européen, les mobilisations sur les retraites et l’assurance maladie, etc.

Concernant le document d’orientation et les 25 décisions qui le structuraient, les débats ont surtout porté sur la nature de notre syndicalisme au regard de la société dans laquelle nous vivons et les perspectives à ouvrir aux salariés pour d’autres réponses que celles du libéralisme, de la mondialisation capitaliste.

Certains "spécialistes" y ont vu un affrontement entre les "durs" ou "conservateurs" et les "réformistes" ou "modernes", alors qu’il s’agissait de débats de fond de militants attachés à leur CGT.
De ces débats, ne retenir que le résultat du vote, non seulement serait réducteur mais dirigerait tout droit notre organisation vers la "pensée unique" et aux antipodes du syndicalisme rassemblé si cher à la direction confédérale.

Comme prévu, la question des structures et du circuit de reversement des cotisations syndicales a engendré des séances du Congrès agitées et bruyantes. Là encore, il convient au-delà du vote, d’avoir en permanence à l’esprit les enjeux politiques que soulèvent les choix opérés et les déviances qu’ils peuvent engendrées au niveau de notre fonctionnement.

L’élection de la Direction Confédérale, au-delà de la réélection de Bernard Thibault comme secrétaire général, est passée inaperçue mais pour notre fédération, le rejet, pour la 2e fois consécutive, de notre candidature pose des questions et doit engendrer une réflexion collective des suites à donner.

Bien sûr, cet article n’a pas vocation à être un compte rendu du Congrès (résumer une semaine en une page serait prétentieux !), mais relève de la volonté de mettre en évidence que des interrogations, des doutes, sont aussi présents dans les têtes et qu’il n’y a rien d’anormal à cela.

Mais mettre le couvercle, taire ses interrogations et ses doutes, serait une grave erreur et surtout contraire à nos conceptions.

Affirmer que notre richesse c’est aussi nos différences ne peut suffire, il convient aussi de les faire vivre !

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