Mardi 20 janvier 2026
Répression syndicale à Mecachrome en Tunisie !
Depuis hier, les 600 ouvrier.e.s de l’usine Mecachrome, en Tunisie sur la zone industrielle de Fouchana sont en grève contre l’autoritarisme de la direction et l’expulsion de toute la direction syndicale de l’UGTT de l’usine, ainsi que d’autres travailleurs. Le tout suite à la constitution d’un syndicat en novembre et à deux jours de grève mi-décembre.
On lira ci-contre le préavis de grève de l’UGTT appelant à trois jours de grève totale contre l’arbitraire patronal.
Depuis, le syndicat a appris la convocation par la police criminelle de 7 salarié.e.s lundi 19 janvier, ce qui ne fait que prouver, une fois de plus la collusion de l’Etat avec le patron et l’entreprise française.
Mecachrome, c’est un gros groupe sous-traitant de l’aéronautique, qui se présente comme un leader mondial de la mécanique de précision et de la chaudronnerie aéronautique et qui travaille pour Airbus, Dassault, Safran, Bombardier, Embraer etc. Un exploiteur qui se gargarise comme d’habitude de « valeurs d’excellence, d’innovation et de coopération » dans ses vœux de 2026. Une vingtaine de sites en France, au Maroc, en Tunisie, au Portugal, et une direction de choc aux bottes des donneurs d’ordre. Ce qui a amené la délocalisation d’une partie de la production en particulier au Maghreb dans les années 2000, bien entendu pour réduire les coûts en profitant d’une main d’œuvre moins bien payée et moins organisée. Ainsi le site de Fouchana est un pôle de regroupement d’entreprises sous-traitantes, dont SEA Latécoère, dont nous avons déjà parlé (« Solidarité avec les ouvrières en grève de SEA Latécoère ») en 2021, comme en 2012-2013 où là encore des déléguées ouvrières combatives avaient été licenciées par la direction.
Car qui dit oppression, exploitation dit résistance, révolte. C’est ce qui se passe également en Tunisie, en plus dans cette zone industrielle concentrée, où la classe ouvrière, hommes et femmes, a une tradition combative.
Les liens entre les camarades tunisiens et les usines en France sont anciens via Latécoère, et sont aujourd’hui portés par la CGT de Mecachrome de Toulouse, qui a fait connaître la répression de leur exploiteur commun et organise aujourd’hui la solidarité internationale.
Ils ont publié un tract de soutien, diffusé largement (également ci-contre) et appellent aujourd’hui à une large campagne de photos de camarades ou de collectifs en France, en portant une affichette de soutien aux grévistes de Mecachrome Tunisie (voir ci-dessous), comme cela avait été fait pour Latécoère dans le passé.
Nous invitons tous nos lecteurs à s’investir dans cette campagne, à faire et transmettre ces photos de soutien, à rentrer en contact avec la CGT de Mecachrome (cgt.mecachrome.tlse@proton.me) ou via leur page FB (@cgtMecachrome).
Non à la répression à Mecachrome Tunisie, levée de toutes les sanctions !
Participez à la campagne de soutien !
Vive la solidarité internationale des prolétaires contre les exploiteurs communs !
A bas l’impérialisme français, en France comme en Tunisie !

