Dimanche 18 janvier 2026
Mercredi 21 janvier, contre la précarité et pour les salaires, tous à Bercy
Mercredi 21 janvier, la FNIC CGT (Fédération de la Chimie) appelle à un rassemblement à 10h30 devant le ministère de l’économie et des finances, 139 rue de Bercy, 75012 Paris.
La base de ce rassemblement est l’appel du tract ci-contre (accessible en cliquant dessus), une base de classe importante dans la période actuelle, que ne nous fera pas oublier le chaos mondial qui se généralise sous l’effet de la compétition inter-impérialiste, Trump en tête.
C’est l’autre face de la pièce : d’un côté la préparation de la guerre à venir, la militarisation de l’économie, de la finance, des médias et des esprits. De l’autre, l’austérité et l’exploitation renforcée sous couvert d’efforts de guerre et de prétendue unité nationale.
Dans les entreprises, le patronat et leur gouvernement ont installé la routine d’un calendrier cogestionnaire avec des syndicats qui en acceptent le jeu : les fameuses NAO, une fois par an, souvent en début d’année, un petit coup de colère, quelques heures de grève, et l’accord salarial, avec ou sans signature.
Il faut rompre avec cette logique mortifère, il faut que la classe ouvrière et plus largement les travailleurs reprennent le contrôle de leurs volontés, de leurs revendications, de leur mobilisation.
La FNIC insiste à juste raison sur la précarité, la précarité de l’emploi, la précarité salariale qui entraîne les prolétaires dans l’instabilité et la misère.
Ce sont encore des centaines de milliers d’emplois qui sont menacés, les plus emblématiques à l’instant étant ceux de l’usine Arc International, dans le Nord ou de Stellantis à Poissy.
La réponse ouvrière, c’est « la défense de l’intérêt ouvrier, et rien d’autre », un point de vue de classe clairement indépendant de celui du patron, du gouvernement ou d’un prétendu intérêt national qui n’est qu’un rideau de fumée pour masquer la défense d’un capitalisme à visage humain – comme si cela pouvait exister…
Ainsi, nous ne pouvons que regretter le contenu de l’appel au même rassemblement du Comité Régional 59-62 de la CGT (voir à droite), assez différent de celui de la FNIC, mais sur les thèmes de des nationalisations, de l’interdiction des licenciements ou des délocalisations.
Nous avons déjà longuement débattu de la question (voir la section sur le sujet « Défendre l’emploi, mais pas n’importe comment ») qui aborde la question de l’interdiction des licenciements boursiers ou l’illusion de la « bonne loi » pour interdire les licenciements.
La lutte pour l’emploi est absolument vitale pour les ouvrier.e.s, c’est une question de survie.
Le combat, c’est pour « zéro licenciement », personne sur le carreau, en mobilisant de manière radicale les travailleurs concernés comme les populations des environs.
Aussi difficile soit ce combat – et personne ne le nie, les camarades de ce blog en ont aussi fait les frais, c’est la seule issue, la seule manière de gagner. Nous y reviendrons.
Dans l’immédiat, nous appelons à être le plus nombreux possible devant Bercy le 21 janvier, 10h30
Comme le conclut l’appel de la FNIC :
« C’est ensemble dans la solidarité et l’organisation de la lutte que nous imposerons la fin des contrats jetables, la sécurité de l’emploi, des salaires décents, et les victoires ! »
