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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 17:29
Vendredi 31 octobre 2008
34ème procès pour le CGT-E Dalkia

Après le procès aux Prud'hommes de Evelyne Gaillet, les camarades se retrouvent une nouvelle fois au tribunal après un renvoi du 14 octobre, pour cette fois la contestation de la nomination des délégués syndicaux. Et une nouvelle fois, les camarades trouvent en face d'eux la sainte alliance de la direction de Dalkia avec la CGT officielle, réunis main dans la main, autour d'un seul objet, faire taire le syndicalisme de classe. Ceux qui en douteraient trouveront ICI une des premières pages de l'assignation prouvant par A + B la collusion du syndicat collabo et de la direction.
Nous reproduisons ci-dessous le tract réalisé par les camarades à l'occasion de cette nouvelle procédure, et bien sur nous invitons tous nos lecteurs à participer massivement à l'audience du mardi 4 novembre, à 14h au TGI de Lille pour les soutenir, comme ils ont soutenu nos camarades de
l'Union Locale de Douai ! Une victoire en appelle une autre !

Tribunal

Et ça continue ! Dalkia conteste les mandats nationaux du CGT-E

Après tout ce n’est que le 34ème procès que la direction et ses fidèles soutiens de la CGT (Dalkia et Fédération de la Construction) intentent au CGT-E.

Au front les vassaux !

Décidément, en ces temps de crise aigue dont l’onde de choc n’épargnera ni les pauvres, ni la classe moyenne, la direction de Dalkia et ses élus supplétifs de la CGT, de FO et du SLEC, se sont une nouvelle fois unis pour contester les mandats nationaux du CGT-E devant le Tribunal d’Instance de Lille (audience du 14 octobre renvoyée au 4 novembre 2008).

En effet, alors que la nouvelle loi portant sur la « Rénovation de la démocratie sociale » supprime la représentativité automatique (irréfragable) aux syndicats CGT, FO, CFDT, CGC et CFTC, la direction envoie au front ses bataillons de vassaux de la CGT Dalkia Nord et de FO (national).    

Un spectacle pitoyable

Pendant que l’avocate de Dalkia tentait d’imposer (en vain) à la Juge d’instance son propre calendrier, les gueux de service ont littéralement fait corps autour de la DRH nationale, toutes griffes dehors.   

Pour une page de pub… et un billet d’avion

Rien de surprenant ! La CGT Dalkia n’a pas failli à son rôle de nervi dans lequel elle se complait depuis  novembre 2005.. Son délégué central (celui-là même qui profite de son poste de secrétaire du CE pour consacrer une grande partie du budget de fonctionnement au remboursement de ses frais kilométriques et de ses frais de bouche…) témoigne contre le CGT-E, sur la base d’un rapport d’huissier gracieusement mis à sa disposition par la société.
La FD CGT de la Construction, pourtant étrangère à l’entreprise, n’en finit pas de vendre son âme au diable… pour une page de publicité dans l’Aplomb, son journal insipide que personne ne lit, pour la modique somme de 7000€ / page, payée par Dalkia.
Quant au délégué FO, il est venu en avion, de Toulouse à Lille, pour apporter le soutien de son syndicat à la cause de la direction.

Les tangueurs

Ainsi donc, les faits ont la vertu de faire tomber les masques, et c’est dans le malheur et à l’étroit que se dévoilent l’ami et l’adversaire. Mais il y a cette morale des moyens (dispense partielle ou totale d’activité, voiture à disposition, remboursement de frais, coup de main électoral…) qui, en échange d’une complaisance ou d’un accompagnement syndical, pérennise l’aristocratie d’élus et mandatés, englués jusqu’au cou dans «le dialogue social», si cher aux gros actionnaires de l’entreprise. C’est ce statut putride que ces gens là hissent en étendard, à l’abri, pensent-ils, de toute turpitude économique et sociale.

Hier comme aujourd’hui, alors que la récession inquiète les salariés, alors que les pyromanes s’organisent pour protéger leurs propres intérêts en faisant payer aux travailleurs le prix de leur propre faillite, il est plus facile, et sans doute plus rentable, pour ces aristocrates tangueurs de «caillasser» le CGT-E que de s’émanciper de leurs maîtres.

Pour la direction, le but est d’empêcher, coûte que coûte, la renaissance du syndicalisme de lutte, indépendant d’elle., comme l’exige la situation de plus en plus dégradée de la majorité des salariés

L’imposture est d’autant plus douloureuse que le syndicalisme auquel se réfère cette aristocratie, défie ouvertement les salariés qui n’en finissent plus de comptabiliser les échecs  et les reculs: salaires et carrières bloqués, pouvoir d’achat en berne, compétence et expérience dévalorisées, conditions de travail dégradées, heures supplémentaires non reconnues et non payées, convention collective contournée, etc. A qui profite le crime ?

De visu…

A celles et ceux qui doutent de cette situation, le CGT-E les invite à venir assister à l’audience publique du 4 novembre 2008 au Tribunal d’Instance de Lille 14 heures. Ils verront de visu… qui est qui !
Le CGT-E  c/o 
bendris@gmail.com – tél. -  fax 01 46 62 92 04

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Publié par Où va la CGT ? - dans Syndicalisme de classe
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