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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 15:12
Jeudi 8 octobre 2009
Bon alors, ce Congrès, on en est où ?

Petite tentative de faire le point...

La Direction Confédérale a ouvert un site spécial pour le 49ème congrès, supposé être un lieu de débat... Pour celles et ceux qui sont vraiment motivés, c'est ICI

En fait, le Congrès n'intéresse vraiment pas beaucoup, et c'est une différence notable avec 2006. Un peu le sentiment qu'on est tellement loin de nos préoccupations que ça ne vaut pas la peine d'en parler, que de toutes les façons tout est plié d'avance avec des délégués qu'on ne connaît même pas, et que quand bien même on s'intéresse à la discussion, on ne voit pas très bien comment notre avis sera pris en compte...
Et puis il y a dans les têtes le bilan des protestations sur la représentativité, sur les journées d'action bidon, les dizaines de courriers envoyés à Montreuil et qui n'ont même pas eu de réponse... Alors pourquoi se casser la tête ?
Et comme en ce moment tous les secteurs les plus combatifs, et donc les plus critiques à l'égard du réformisme confédéral sont mobilisés contre les licenciements et autour de la défense de l'emploi, pour coordonner, établir des liens, des réseaux, des interventions communes (comme le 17 septembre à la Bourse, et on l'espère le 22 octobre...) ils ont autre chose à faire...
Cela dit, relativisons. Des syndicats discutent, s' intéressent (voir ci-dessous). Des rencontres ont lieu en région où le débat et la critique sont vives, et peut-être que cela va prendre un peu d'ampleur dans les semaines qui viennent.

Quand fin août, nous avons suggéré que les opposants se retrouvent sur une plateforme minimale à débattre, nous l'avons largement fait connaître à plus de 80 syndicats et camarades. Et bien, mis à part un camarade et le collectif "Tous ensemble" de Lyon, nous n'avons eu aucune réponse. Et en parallèle, il n'y a eu aucune autre initiative.
Nous ne pouvons imaginer que l'esprit de boutique soit à ce point répandu qu'on ne juge pas utile de nous répondre, soit par rejet de nos positions, soit parce qu'on nous juge non autorisés à faire cette démarche.
Mais dans ce cas, où est la préparation d'une intervention coordonnée et solide contre la direction confédérale ??? Le Front Syndical de Classe avait annoncé une réunion pour fin septembre, elle ne s'est apparement pas tenue. La Métallurgie Nord Pas de Calais avait annoncé un meeting le 24 octobre, c'est dans deux semaines à peine et aucune nouvelle...
Pour notre part, nous regrettons cette situation, nous sommes à deux mois du Congrès et rien n'est fait... Cela dit, s'il sort encore des propositions, elles mériteront discussion et nous nous en ferons l'écho.

On peut comprendre tous ces camarades et tous ces sentiments. C'est vrai que le Congrès est plié. Mais on ne peut pas abandonner le débat de fond, d'orientation, pour se contenter de la coordination des luttes. Ce qui est écrit dans le document d'orientation est grave et consternant, une accentuation de plus du réformisme qui gangrène la CGT depuis des décennies, l'accompagnement sans nuance du capitalisme.
Alors à défaut de peser sur un Congrès joué d'avance, il faut mener le débat. Il faut faire connaître le document et sa critique (elle est disponible en version papier pour diffusion sur l'article en lien). Car ce dont il s'agit, c'est bien du syndicalisme de lutte de classe, de son programme, de son orientation, de sa plateforme et du bilan qu'il fait du syndicalisme d'accompagnement et de cogestion. Ce dont il s'agit c'est de préparer les conditions de nous regrouper, de nous retrouver, non seulement dans les luttes, mais sur un  projet commun. Sinon, et bien nous serons battus chacun de notre côté, les uns après les autres...
Rappelons nous le Manifeste inaugural de Marx à l'Association Internationale des Travailleurs : "Le nombre ne pèse dans la balance que s'il est uni par l'association et guidé par le savoir".

Nous publions donc en  parallèle deux déclarations intéressantes :
La première est celle de la CGT Michelin à Blavozy (43), qui reprend tous les sujets chauds de ces derniers mois, de la répresentativité à la défense des syndicats d'entreprise, en passant par la critique des journées bidon.
La deuxième est celle de la CGT Saint-Gobain SEVA à Châlons (71) qui soulève un problème de fond, celui de la lutte contre les licenciements menée par les ouvriers en lutte, et de la contradiction avec la défense de l'emploi industriel cher à la CGT... Un texte intéressant, qui mérite large diffusion !

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