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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 06:54
Mercredi 11 février 2009
Non, la lutte des sans-papiers n'est pas terminée !

Depuis un fameux communiqué du 12 décembre ("Une importante étape est franchie dans les régularisations"), la Confédération considère que la lutte des sans-papiers est close et ne donne donc depuis plus aucun signe de vie.
Or c'est tout à fait faux. Certes, on n'est plus dans la phase haute de la lutte du printemps dernier. Mais les conflits se poursuivent.

Les Griallet ont obtenu une victoire éclatante. Les camarades de Viry Chatillon ont obtenu leurs papiers. Les camarades de Alfa Service à La Courneuve (93) viennent d'obtenir 22 régularisations sur 30 et poursuivent la lutte, avec un très fort soutien local (plus de 200 personnes au barbecue le 3 février dernier).
En Bretagne, la lutte continue. A Vitry (94 - affiche ci-contre), la mobilisation ne faiblit pas et regroupe chaque fois plus de sans-papiers et de soutien. A la Bourse du travail de Paris, après plus de 280 jours d'occupation, les sans-papiers du CSP75 poursuivent la lutte.

En fait, la Confédération tente de désamorcer les mouvements restants, au cas par cas, en négociant le plus discrètement possible avec les autorités, et en échange de la garantie que c'est bel et bien fini. Une réunion a par exemple eu lieu confidentiellement le 22 janvier à Montreuil, où tout le monde n'était évidemment pas invité (bien sur pas la CSP75, ni la CNSP, ce qui a provoqué une réaction courroucée des camarades - à juste titre !).

La Direction confédérale tente d'en finir. Mais l'exemple est donné. Des centaines de sans-papiers ont gagné leur régularisation dans la lutte des classes, dans des conflits durs, des semaines, des mois de combat, de solidarité, avec une participation notable de structures syndicales et de militants CGT combatifs. Ils ont fait l'expérience de la lutte, mais aussi des impasses du réformisme.
D'autres conflits viendront, en s'appuyant sur l'expérience des premiers, avec ou sans les dirigeants réformistes. Tout simplement parce que l'oppression entraîne la révolte, et que la révolte mène à la lutte et à l'organisation.
C'est inéluctable.

Vive la classe ouvrière internationale !
Ouvriers français et immigés, une seule classe ouvrière !
Régularisation sans condition de tous les sans-papiers !

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Publié par Où va la CGT ? - dans Sans-papiers
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