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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 07:03
Vendredi 8 janvier 2010
Mise sous tutelle du syndicat CGT de la mairie et du CCAS d'Avignon

Nous avons reçu le courrier suivant, que nous publions dans la foulée des autres informations du même genre, qui commencent quand même drôlement à s'accumuler... Affrontement entre un syndicat qui laboure le terrain, syndique, construit des bases tout en ne mâchant pas ses mots à l'égard des journées bidon de la confédération, un syndicat qui refuse de se soumettre aux dirigeants réformistes, et est pris en étau dans de sombres manoeuvres politiciennes locales (le trio infernal UMP/PS/PC) face auxquelles les territoriaux sont évidemment en première ligne.
La CGT n'a que le mot démocratie à la bouche. Comme le fait remarquer la camarade, nous n'avons manifestement pas la même conception du mot !
Les camarades d'Avignon ont bien entendu notre soutien, et nous reparlerons bien sûr des péripéties qui ne manqueront pas d'avoir lieu ! Quoiqu'il en soit, une première leçon : dès qu'un affrontement se dessine avec les dirigeants réformistes, il faut "blinder" les questions d'organisation : trésorerie, archives, locaux et ne pas se laisser surprendre par les coups de force qui ne manquent pas d'arriver !


Depuis le 21 décembre 2009, le syndicat CGT mairie d'Avignon et CCAS est mis sous tutelle par la fédération CGT des services publics, par courrier adressé en recommandé avec AR par Michèle Kauffer, secrétaire fédérale, à Marie-Josée Roig, député et maire UMP d'Avignon, Présidente de la Communauté d'Aglomération du Grand Avignon...

J'ai reçu exactement le même courrier. Vous pourrez y lire le motif de la mise sous tutelle, à savoir que notre direction syndicale ne s'est pas rendue à Montreuil le 8 décembre 2009 à 13h30 pour entendre les griefs qui lui étaient reprochés. Sauf que le courrier fédéral était daté du 3 décembre mais qu'il est arrivé au service du courrier en mairie d'Avignon le 7 décembre, l'accusé de réception en fait foi...

Mais tout cela avait pour seul but de nous empêcher de tenir notre congrès, car nous sommes dans le colimateur du secrétaire de l'UD du Vaucluse depuis qu'il a été élu et il ne veut absolument pas que nous soyons à nouveau reconduits.
Donc, le 11 décembre, date de le tenue de notre congrès, nous avons vu débarquer 4 représentants de notre fédé, 4 représentants de l'UD 84 et une ribambelle de militants de l'UL d'Avignon accompagnés d'un huissier de justice pour nous obliger à les laisser participer au congrès. Alors que rien n'en fait obligation dans nos statuts, nous avons accepté pour faire cesser toute poémique.
Grosse erreur, une fois dans la place, ils n'ont pas cessé de nous interrompre, à tel point qu'une heure après, le bureau du congrès n'était toujours pas élu ce qui nous a conduit à l'annulation du congrès. En sortant de la salle, la secrétaire fédérale furieuse nous a bien précisé que "nous ne faisions plus partie de la CGT".

Dès le lendemain, nous avons reconvoqué notre congrès pour le 28 janvier 2010.
Le 21 décembre 2009 la  tutelle tombait. Joyeux noël !
Nous venions de gagner par la lutte (98% de grévistes) et en intersyndicale une augmentation de l'Indemnité Admnistrative de Technicité des agents de la Police Municipale qui est passée du coef  0.39 à 4, soit en gros 100 euros d'augmentation mensuelle, pas rien quand même !
Le 24 décembre, Gilbert Colomb qui n'est plus syndiqué aux territoriaux d'Avignon depuis 7 ans, (ce qui n'a pas empêché la fédé de le désigner pour remplacer notre trésorière), récupérait  tous les courriers adressés au syndicat, avant même qu'une consigne soit donnée par l'administration. Le 24 décembre la fédé expédiait un courrier au Crédit Mutuel pour nous retirer les signatures bancaires sans même nous prévenir.
Le 6 janvier, l'administration faisait ouvrir le local syndical pour que G. Colomb en prenne possession. Son  premier travail a été de faire annuler le congrès du 28 janvier. Son deuxième, d'intervenir auprès des élus pour le retrait des heures syndicales dont je bénéficie en tant que permanente. Heureusement, je suis la seule dans cette situation.

Actuellement, dans la CGT, nous n'avons manifestement pas tous la même façon de concevoir la démocratie syndicale !
Notre Direction syndicale est composée de camarades militants depuis 10, 15,  voire pour un, 30 ans. Nous siégeons en  Commissions paritaires, en Commissions sociale, en Comité de suivi ARTT... Nous tenons nos permanences, nous accompagnons nos syndiqués (140), les agents qui nous interpellent... Pour ma part,  je suis mandatée par le syndicat pour coordonner la CSD 84 depuis 2 mandats...
Bref, tout cela pour expliquer que nous menons une activité syndicale assidue, sans compter nos heures...et pour des salaires de merde. Nous représentons le renouvelement, malgré nos cinquantaines et ce sont les militants qui nous ont précédé qui sont remis en place aujourd'hui en faisant l'économie de leur élection.
Evidemment, eux sont dans les bonnes grâces du Secrétaire Général de l'UD 84, qui lui est dans les bonnes grâces de la confédération. Il est aussi très lié avec le vice président PC du Conseil Général de Vaucluse,  André Castelli, qui est aussi élu d'opposition en mairie d'Avignon, ce qui lui a permis d'intervenir auprès du maire UMP Marie-Josée Roig, pour nous empêcher de récupérer un plein temps de mise à disposition d'un militant à l'UD 84, que le SG de l'UD a choisi sans même nous demander notre avis.
Nous avons mis 9 mois pour faire rectifier la situation, mais le secrétaire de l'UD n'a jamais voulu signer la convention de Mise à Disposition. De ce fait, nous perdions un 100%, voir l'article de presse "grande purge à la CGT d'Avignon" (tiré du journal "Le Ravi" de janvier)..

Pour conclure, notre direction syndicale a assigné la fédération CGT des services publics en référé. Nous serons fixés la semaine prochaine.

Salutations syndicalistes.
La secrétaire générale  "suspendue"
Martine Larrosa

Avignon

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Publié par Où va la CGT ? - dans Les structures
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