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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 07:55

Lundi 7 février 2010

Plan social dans l'éducation nationale

 

CGTEduc1002Jeudi, journée d'action contre les suppressions de postes dans l'Education Nationale. Des milliers de suppressions de postes d'enseignants, et les départements populaires, comme le 93, les plus durement touchés, alors que les effectifs d'élèves augmentent.

Une journée d'action de plus, sans doute, avec l'efficacité qu'on leur connaît. Mais une journée à laquelle les enseignants se doivent de participer, non pas seulement pour défendre leurs conditions de travail et leur bifsteack, mais pour défendre le droit à une éducation de qualité pour les jeunes.

 

Pas la défense d'un prétendu "service public" illusoire, le système éducatif a toujours servi de système sélectif pour former les compétences nécessaires à la production capitaliste, qu'il s'agisse des élites (futurs bourgeois ou alliés) ou des exécutants (futurs prolétaires exploités dont on a besoin de la force de travail, plus ou moins qualifiée).

Selon les époques, selon les conditions de la guerre économique et de la mondialisation, selon les secteurs et les contextes, les exigences du capital ne sont pas les mêmes. On n'est plus aujourd'hui dans la révolution industrielle de Jules Ferry ou dans la période de reconstruction de l'après guerre.

Aujourd'hui, en pleine phase de restructuration mondiale, de délocalisations et de restructurations, on restructure l'éducation comme on restructure les usines, ou comme le système de santé d'ailleurs. Les plus faibles sont définitivement abandonnés, le système élitiste se renforce. La pressison s'accroit sur les enseignants dès le primaire pour évaluer, sélectionner, trier, ficher, le tout très officiellement. Plus besoin de pédagogie dans leur formation, juste de la technique et du management !

Tant pis pour les loosers chez les enfants ! Pour eux, il y a les compagnies de CRS que le gouvernement sait ménager...

 

JeuneGalere.jpgIl n'y a pas de réponse syndicale simple, "plus de postes, des gommes et des crayons". Le système éducatif est à la croisée de la formation générale, de la formation politique et citoyenne, du système économique et donc de l'exploitation.

"Une autre école, une autre société" titrait une affiche de SUD Education. C'est la question centrale.

Aujourd'hui, il faut se battre pour conserver le maximum de moyens pour favoriser l'éducation générale, la formation à l'esprit critique, l'éducation politique et citoyenne, pour favoriser la formation de futurs combattants contre l'exploitation. Bien avant tout pour les plus défavorisés, les jeunes des secteurs ouvriers et populaires, celles et ceux aujourd'hui abandonnés dans un monde barbare et sans avenir... "Les jeunes dans la galère, de cette société là, on n'en veut pas !".

Il faut refuser tous les critères de tri et de sélection, de fichage et d'évaluation. Il faut lier le combat de l'éducation à celui du système économique auquel il prépare.

 

Plus que jamais les enseignants doivent lier leur sort aux secteurs ouvriers en lutte, comme on l'a vu dans le mouvement sur les retraites, il n'y a pas d'autre avenir que la convergence des luttes pour mettre à bas cette société d'exploitation capitaliste, pour construire un monde nouveau. Et là, c'est bien de projet politique qu'il s'agit...

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