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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 09:38

Lundi 25 juillet 2011

Droit de réponse de la direction de l'UDEVE

 

De retour après quelques jours de congés, nous trouvons un droit de réponse, accusé de réception et cabinet d'avocat à la clé (on a les moyens ou on ne les a pas !) pour le texte que l'on trouvera ci-dessous.

Quelques éclaircissements pour nos lecteurs. Depuis sa création, le blog "Où va la CGT ?" s'est défini comme un outil d'information, sur une orientation claire (puisqu'il est animé par des militants politiques), mais ouvert voire contradictoire (1700 commentaires publiés à ce jour). Nous avons acquis une (petite) notoriété parmi les camarades de la CGT qui s'interrogent sur l'orientation de leur confédération. Nous avons donc été menacés, attaqués, à plusieurs reprises et nous avons toujours répondu que nous faisions un travail d'information et de contre-information. Et qu'à ce titre, les seules lois qui  pouvaient (éventuellement) nous être applicables étaient les lois sur la presse, écrite ou numérique (quoiqu'on en pense par ailleurs).

Le droit de réponse est un de ces éléments. Nous notons par ailleurs que nos articles sont ouverts aux commentaires (ce n'est pas le cas partout...), et que nous n'avons censuré que les parasites et malfaisants, et que nous avons déjà publié à plusieurs reprises des commentaires insultants, de patrons ou de réformistes syndicaux qui n'appréciaient pas du tout nos publications.

 

Après quelques péripéties que nous passons à nos lecteurs, nous recevons donc un courrier d'un cabinet d'avocat représentant une direction patronale (ce qui n'est pas banal pour notre blog !) nous sommant donc de publier un droit de réponse à un article datant du 17 mai intitulé "Polar sordide à Maubeuge : il faut soutenir les camarades de la CGT de l'UDEVE", article que l'on trouvera  ICI.

Nous allons d'autant moins contester ce droit de réponse que chacun(e) peut en comparer les termes avec l'article original et en mesurer l'importance... Si nous étions perfides, nous pourrions ajouter que tout ce qui n'est pas abordé dans ce droit de réponse n'est pas contesté ??? Par ailleurs, et pour bien comprendre ce texte, "le tract" est celui de la CGT de l'UDEVE et de l'UL que nous avons reproduit dans l'article contesté, car sur le fond il ne s'agit pas d'un droit de réponse à l'article du blog, mais à ce tract publié en pièce jointe...

Aux lecteurs de juger !!!


Droit de réponse de la direction de l'UDEVE

 

La direction rappelle que son éthique et ses principes prônent la démocratie mais ne tolère pas les accusations mensongères.

 

Un droit de réponse s'impose :

 

1/- Contrairement à ce qui est indiqué dans le tract, la direction ne s'oppose pas aux élections puisqu'elle a décidé de les organiser alors qu'elle n'y sera juridiquement contrainte qu'en août prochain (seuil de 11 et de 50 pendant douze mois)

 

2/- Contrairement à ce qui est indiqué dans le tract, les procédures engagées auprès du Tribunal d'Instance ont toutes conclu à l'annulation des désignations de Madame LEROY; les procédures étaient donc justifiées en droit puisqu'aucun recours en contestation n'a été initié par la CGT. A noter que la dernière décision a condamné la CGT à verser une indemnité à l'UDEVE !

 

3/- Contrairement à ce qui est indiqué dans le tract, les raisons qui ont contraint l'UDEVE à saisir à nouveau le Tribunal d'Instance pour demander l'annulation du premier tour des élections, sont toutes juridiques et objectives :

 

- en droit, un même syndicat ne peut présenter deux listes lors des élections professionnelles; or la CGT a présenté deux listes.

- les "deux CGT" ont été alertées aimablement par la direction sur cet état de fait en leur demandant de se mettre d'accord et ne  présenter qu'une seule liste; en effet, la direction n'a pas le pouvoir de supprimer une liste et toute démarche tant aimable que contentieuse ne permet pas de suspendre la procédure d'élection.

- les résultats d'une élection peuvent être contestées dans les 15 jours par tout syndicat ou tout salarié ou l'employeur; la procédure s'imposait car, dans l'avenir, la désignation d'un délégué syndical ou d'un RSS, la représentativité des syndicats et les thèmes de négociation pouvaient faire l'objet de critiques.

 

Toutes les désignations de représantants syndicaux qui seront illégales seront contestées par la Direction, quel que soit le syndicat auteur de la démarche.

 

4/- Contrairement à ce qui est indiqué dans le tract, les résultats des élections contestées sont les suivants :

CGT UL : 32,66% et non 41%

CFDT : 26,53%

FO : 10,20%

CGT Fédération : 10,20%

Toutes pouvaient s'estimer représentatives ayant obtenu 10% minimum.

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Publié par Où va la CGT ? - dans Les structures
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