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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 08:28

Mercredi 14 septembre 2016

Fessenheim : la CGT à fond contre la fermeture !

 

Aujourd’hui, journée d’action à la FNME contre la fermeture de Fessenheim annoncée par le gouvernement. Enfin, annoncée si on veut. Parce que le principe de Hollande c’est quand même de se « hâter lentement » pour que ça passe gentiment aux oubliettes après les présidentielles…. Les politiciens nous dégoûtent.

 

Bon, cela dit du côté CGT c’est quand même trash dans la défense inconditionnelle du nucléaire.

Aujourd’hui, il n’y a même plus les précautions de style de l’après Fukushima sur les risques éventuels, tout a disparu, la fameuse trilogie Three Miles Island – Tchernobyl – Fukushima. Non, manifestement çà, c’est plus la peine d’en parler. Le maintien de la centrale et rien d’autre.

Le vieillissement de la centrale, en service commercial depuis 1978 ? Pas un problème pour dix ans de  plus (en attendant bien sûr les dix suivants…), il y a la maintenance, les « grands carénages » et tant pis pour les sous-traitants qui vont se manger les doses croissantes…

Les sujets qui fâchent non résolus comme les déchets stockés sur des dizaines de milliers d’années et les manifestations hostiles à l’enfouissement à Bure, pas un mot non plus, alors que la mobilisation se développe sur place, y compris chez les effroyables gauchistes que sont les retraités CGT de Chaumont.

Bien sûr pas un mot non plus sur le pillage impérialiste de l’uranium du Niger qui fait que la notion d’indépendance énergétique de la France est juste un gag pour ignorants crasse. D’ailleurs pour les syndicats d’AREVA, il s’agit de « leurs » mines, n’est-ce pas ? (lire « Les syndicats d’AREVA sont inquiets pour leurs mines »).

 

Non rien de tout cela, pas un mot, le tract de la FNME est un peu flippant même (voir ci-contre). Juste la défense de Fessenheim et du nucléaire en mode « force brute », je veux rien savoir…

Un discours de capitaliste vulgaire, de rentabilité (contestable d’ailleurs puisque justement le coût du démantèlement des centrales obsolètes n’est pas compté). Pas un mot sur les risques. Pas un mot sur le vieillissement. Pas un mot sur les déchets. Pas un mot sur le pillage de l’uranium.

Il faut dire que la position confédérale est sans ambiguïtés pro-nucléaire, Hollande s’est fait huer lors de sa visite de la centrale en 2012 (« Hollande hué par la CGT de Fessenheim ») et nous renvoyons nos lecteurs à un autre article de ce blog un peu plus détaillé pour ce qui est de l’analyse de fond.

« Un an après Fukushima, la CGT et le nucléaire »

 

Alors le chemin des opposants est encore long et difficile, surtout dans la CGT face à une orientation productiviste sans aucune réflexion, au service de l’impérialisme français. Quelques syndicats osent élever la voix, comme le syndicat de l’Equipement de l’Alsace, mais ils sont encore trop peu nombreux.

Mais comme pour l’aéroport Notre Dame des Landes, la réflexion fait son chemin y compris dans nos rangs (heureusement, encore !). Alors n’hésitons pas à être à contre-courant, à participer aux mobilisations contre le nucléaire - comme la mobilisation à Flamanville le 1er octobre, pour la fermeture de Fessenheim, contre l’enfouissement des déchets à Bure ! Et il faut le faire savoir dans la CGT !

 

Il faut sortir du nucléaire !

Il faut en finir avec ces conceptions réactionnaires au sein de la CGT !

 

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Publié par Où va la CGT ? - dans Nucléaire Ecologie
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