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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 09:15

Lundi 10 septembre 2012

Xavier Mathieu à propos de PSA : c'est la guerre !

 

Il est temps de publier une réaction de Xavier Mathieu à l'annonce des licenciements à PSA au milieu du mois de Juillet, réaction de colère sur Europe N°1 le 14 juillet.

 

 

Face au fatalisme ambiant, qui s'exclue pas la révolte et la colère, face à l'attente d'une solution magique du gouvernement ou des syndicats, il faut répéter ce que dit notre camarade : la fermeture d'une usine, c'est une catastrophe sociale, le RAS, des divorces, des suicides, l'alcoolisme et la délinquance...

Et quand il affirme, c'est la guerre, il n'y a pas d'autre chemin, il a raison, c'est la seule réaction possible, la seule voie à suivre pour les camrades de PSA et ailleurs. "On a raison de se révolter !"

 

Par contre, il ne faut pas rester scotché sur la famille Peugeot, comme si la cause de nos malheurs était là.

Notre camarade dit :

"Moi j’aimerais bien qu’une bonne fois pour toutes les dirigeants et les patrons de chez Peugeot, qu’on nationalise cette entreprise et qu’on leur confisque leurs biens ; parce que de toute façon toute cette famille, ils sont tous barrés je ne sais où dans les paradis fiscaux, ils ne payent pas d’impôts en France !
Alors il est temps qu’un jour les entreprises françaises, les entreprises, qu’on en refasse des lieux de biens publics et plus des objets de spéculation ! Ils ont tout aujourd’hui !"

Quand Xavier dit cela, à la fois il exprime la colère face à nos exploiteurs, et en même temps il répète les niaiseries que tous les réformistes nous enfoncent en boucle dans le cerveau...

  • Non, la nationalisation de changera rien à l'exploitation des ouvriers - qu'on se rappelle le sort des entreprises nationalisées, la fermeture de Renault Billancourt et la vie des ouvriers en leur sein. Déjà en 2007 par rapport à Airbus ou EdF nous dénoncions l'illusion des nationalisations dans la société capitaliste, C'est toujours vrai : "Nationalisations d'Airbus (sous contrôle ouvrier) ?"
  • Oui, la famille Peugeot est très probablement barrée dans les paradis fiscaux, mais ils font tous cela, c'est la concurrence mondialisée y compris en termes de fiscalité et d'impôts. Et si par miracle la famille Peugeot devenait vertueuse et payait rubis sur l'ongle, jusqu'au dernier centime, ses impôts en France, ça ne changerait absolument rien à la guerre économique mondiale, aux restructurations massives en cours dans le secteur de l'automobile en Europe et ailleurs. Et donc aux licenciements annoncés.
  • Non, c'est impossible de "refaire des entreprises des lieux de biens publics", d'ailleurs pourquoi "REfaire", ça voudrait dire qu'elles l'ont été un jour ? Une entreprise n'est pas au service du peuple et de l'intérêt général, elle est construite avec le seul et unique but du profit, au gré de la rentabilité, toujours par l'exploitation de la classe ouvrière.
  • Non, les entreprises ne sont pas seulement des lieux de spéculation financière, ceci est faux. La finance et la production sont liées et si PSA veut licencier 8000 ouvriers, ce n'est pas pour "spéculer", sous-entendu s'en mettre plein les poches, c'est pour restructurer face aux concurrents, contraint par la situation de crise généralisée.

Tout ce que dit notre camarade sur la défense de l'emploi, sa rage, sa colère, son appel à la guerre sociale, nous le partageons, et nous voulons nous appuyer dessus pour surmonter le fatalisme ambiant.

Mais nous sommes sans aucune illusion sur la société dans laquelle nous vivons : nous ne pouvons RIEN en attendre, aucune solution, aucune réforme, aucune alternative. Nous avons la force de notre nombre et de notre place dans la production, c'est nous qui créons les richesses (ce que dit Xavier).

Alors maintenant, oui, c'est la guerre pour l'emploi, sans concession, pour NOS intérêts de prolétaires et rien d'autre. L'économie, l'industrie, la crise, ce sont les leurs, celles du capitalisme et de l'exploitation.

 

Aujourd'hui, nos mots d'ordre sont

Le capitalisme fait faillite, à PSA comme ailleurs, cette crise n'est pas la nôtre !

Pas un seul licenciement, ni de fixes, ni de précaires !

Réduction du temps de travail et des cadences !

Travailler tous, moins et autrement, une autre vie dans une autre société !

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Publié par Où va la CGT ? - dans Emploi
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