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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 10:32

Samedi 6 décembre 2014

Des Thierry Lepaon, il y en a des centaines à débarquer à la CGT, l'exemple d'Eurodisney !

 

Dans nos deux articles précédents (« 120 m2 avec vue sur le MEDEF ? », et « Affaires Lepaon : mais où va la CGT ? ») nous affirmons que Thierry Lepaon n’est qu’un exemple particulièrement médiatique de la corruption et de la dérive parmi certains responsables CGT, sous couvert de paritarisme et gestion des œuvres sociales.
Nous livrons aujourd’hui à nos lecteurs un cas qui commence à défrayer la chronique, celui d’Amadou N’Diaye, ancien secrétaire CGT du CE d’Eurodisney. Qui vient d’être élu en toute connaissance de cause et malgré toutes les alertes à la CE Fédérale du Commerce lors du Congrès qui s'est tenu fin novembre.

 

Ce cher homme, représente une CGT d’entreprise qui n’existe plus, démembrée par la corruption et la décadence, incapable de résister un minimum aux pressions « amicales » du patron…
Déjà condamné pour harcèlement moral fin 2013 (voir le jugement ICI), il est sous le coup d’une enquête approfondie pour détournement des fonds du CE et enrichissement personnel pour une somme de l’ordre de 300 000 €. Thierry Lepaon joue petit pied… Et il est déjà condamné définitivement en appel à l’interdiction de sortie du territoire national, à remettre son passeport dans le cadre d’un contrôle judiciaire et à ne pas se rendre dans les locaux du CE d’eurodisney (voir également le jugement ICI).

C’est dire que tout le monde attend avec intérêt et une certaine impatience le jugement de fond sur les détournements de fond du CE Eurodisney…
Tout ceci est connu, validé en justice.


Le syndicat CGT Pullman Montparnasse et la CGT HPË en ont fait une intervention au Congrès du Commerce à l’annonce de la candidature du personnage à la direction fédérale… On trouvera cette intervention ci-dessous, en constatant de manière un peu désolée qu’il y a quand même du chemin à faire dans la CGT, puisque, quoique désavoué, Amadou N’Diaye a quand même été élu

Mise à jour 14 avril 2015

Suite à la publication de cet article en décembre dernier, nous avons reçu le 2 avril dernier (via la plateforme Over-blog) un courrier de Me Cyril Gosset, avocat d'Amadou N'Diaye, en forme de droit de réponse.

Notre collègue et ami Cyril Lazaro avait reçu la même sommation précédemment. Nous nous faisons un plaisir de publier ce "droit de réponse" et d'en informer à nouveau nos lecteurs.

La rédaction du blog "Où va la CGT ?"

 

« Nous faisons suite, par le présent droit de réponse, à la diffusion par vos soins le 6 décembre dernier d'un article concernant directement Monsieur N'DIA YE et causant préjudice à son honneur et sa considération à travers des interprétations erronées de décisions de justice le concernant.

Il convient désormais indispensable de rétablir la vérité procédurale.

Tout d'abord, le jugement rendu par le Tribunal des affaires de sécurité sociale de MELUN le 20 décembre 2013 n'est pas, contrairement à ce que vous publiez, un jugement de condamnation. Le tribunal dans un litige opposant une salariée du Comité d'entreprise de Disney à une Caisse Primaire d'Assurance Maladie, devait se prononcer sur la réalité d'un accident du travail et non sur l'existence de faits de harcèlement moral, ce qui par ailleurs ne relève pas de sa compétence. Monsieur N'DIA YE n'a donc jamais été condamné dans cette procédure.

Par ailleurs, l'article fait état d'une condamnation définitive en appel de Monsieur N'DIAYE à l'interdiction de sortie du territoire national. Il s'agit à nouveau d'une interprétation erronée d'un arrêt rendu par Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris le 13 décembre 2013.

A titre liminaire, nous regrettons par essence la diffusion de cet arrêt pris en Chambre du conseil, c'est-à-dire au cours d'une audience non publique. Il s'agit d'informations soumises au secret de l'instruction qui ne sont pas supposées faire l'objet de diffusion publique répétée, et ce dans le but de préserver la présomption d'innocence des mis en examen.

En effet, Monsieur N'DIA YE, s'il fait l'objet d'une mise en examen, n'en demeure pas moins présumé innocent. L'arrêt de la Chambre de l'instruction ne prononce aucune condamnation mais se contente de reprendre les termes de l'accusation, sans se prononcer sur le fond du dossier. Monsieur N'DIAYE n'a aucunement été condamné définitivement. Il s'agit d'une décision portant sur les obligations jugées nécessaires à la bonne continuation de l'instruction.

Pour l'information de vos lecteurs, Monsieur N'DIA YE rappelle qu'il est présumé innocent et qu'il se battra jusqu 'au bout pour défendre son honneur.»

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