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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 06:21
Jeudi 11 janvier 2010
Retraites : penser plus loin que le bout de son nez...

print-pdf.gifC'est le sujet brûlant qui va nous tomber dessus.
Le sommet social de la semaine prochaine va aborder la question avec Sarkozy, et on annonce une loi votée dès le mois de Juillet (évidemment, pendant les vacances, les mauvais coups...)

Avant de se lancer dans une bataille, il faut prendre le temps de réfléchir. Savoir ce qu'on défend, et pourquoi. Ne pas se lancer n'importe comment dans la lutte.
Et malheureusement, les prétendues évidences sur la retraite ne sont pas aussi claires qu'on le laisse entendre, y compris dans notre camp... Alors, réfléchissons un peu, et nous aurons bien sûr (on l'imagine sans mal !) l'occasion d'y revenir dans les semaines qui viennent.

Et d'abord, pour commencer, ça sort d'où la retraite ?
Et bien la première évidence, c'est que la retraite apparaît avec l'exploitation capitaliste, et même avec le stade impérialiste du capitalisme, celui où le capital envahit tous les domaines de la vie.
Pendant des siècles, on ne parlait pas de retraite, mais d'activité toute sa vie, et le parfait exemple encore vivant est celui du monde paysan. Simplement, à partir d'un certain âge, du déclin des capacités physiques, les activités (productives et autres) allaient en réduisant jusqu'à la mort. Il y avait continuité dans la vie sociale, qu'il s'agisse du travail ou de toutes les autres activités.
La rupture de la retraite est apparue avec l'intensification du travail capitaliste, de la destruction physique et intellectuelle amenée par l'exploitation. Tout simplement, à partir d'un certain âge, la force de travail n'était plus assez efficace, performante, compétitive dans la guerre économique et la course aux profits, et il fallait se débarrasser des vieux.
D'ailleurs, dans un  premier temps, on se débarrassait des vieux, mais la retraite n'existait pas encore. Les anciens se retrouvaient soit dans la misère pour mourir très vite, soit à la charge de leurs familles. Mais qui dit "charge", dit coût de reproduction de la force de travail, et donc problème pour les jeunes.
La retraite est donc apparue (vers 1910) comme la solution sociale et collective pour prendre en charge, par l'Etat, des exclus du système productif (comme des chômeurs, c'est exactement la même chose).

Mais sur le fond, la notion même de retraite, de coupure brutale avec le travail, est liée au capitalisme et à la manière dont il traite la force de travail : une source de plus value jetable quand elle n'est plus rentable. La retraite n'est un "progrès social" qu'au sens où elle atténue les effets de ce rejet.

L'accentuation du "problème" des anciens
"Problème", pour les exploiteurs, bien sûr.
Tout s'aggrave avec les restructurations, la crise, les licenciements. Avec la concurrence accentuée, l'intensification du travail s'accroît, les cadences augmentent, les rythmes de travail deviennent de plus en plus fous, le travail posté et de nuit se généralisent. Le corps et l'esprit se fatiguent beaucoup plus vite avec cette productivité qui augmente. A 55 ans, un ouvrier ne vaut plus rien, n'arrive plus à suivre. La force de travail s'use plus vite.
Alors, on le sortait de la chaîne, il y avait des emplois annexes, au magasinage, à la manutention, au gardiennage, à la maintenance. Mais là encore le talon de fer du capital est passé par là. Tout a été sous-traité, délocalisé, restructuré, ces postes ont disparu.
Ensuite, sont apparus dans les années 70 les FNE, la possibilité de partir en "pré-retraite" pour les ouvriers les plus âgés, 57 ans et 3 mois, 55 ans, moins parfois  lors de luttes dures menées contre les licenciements.
La retraite, et l'avancée de son âge, ne sont que la manifestation de la crise capitaliste et de la multiplication des restructurations violentes, de l'intensification de l'exploitation. C'est parfaitement net dans les statistiques de l'INSEE, où l'on voit le taux d'activité des hommes de plus de 55 ans s'effondrer de 70% à 55% entre 1979 et 1983, précisément lors de la première vague de restructurations...
Toutes les velléités des bourgeois de prétendre allonger la durée du travail se heurtent à cette réalité incontournable, et c'est pour cela que ce n'est que l'apparence du débat.

Activité libre et activité contrainte

Sortons de cette vision. Essayons de réfléchir "autrement", d'imaginer le monde que nous voulons, de remettre à l'endroit nos idées, comme les camarades de Philips l'ont fait dans leur conflit sur l'emploi.
Au fond, si on réfléchit bien, on est contre l'idée même de la retraite. Si on doit imaginer un avenir, c'est celui des activités libres, toute la vie, "de chacun ses capacités". Activités qui comportent bien sûr le travail (activité productive), mais aussi toute l'activité citoyenne et sociale, l'épanouissement individuel. Activités qui tiennent compte des capacités techniques, physiques (âge), familiales de chacun.
De ce point de vue, avec cette vision du monde, il n'y a pas de retraite qui compte. L'activité se réduit alors progressivement au fil des ans, jusqu'à la mort, en fonction de la capacité de chacun, selon les contextes... Les capacités changent, il n'y a plus de rupture dans la vie sociale, et par exemple c'est la transmission de l'expérience et de la mémoire des anciens qui est mise au premier plan.
Cette "activité libre" s'oppose frontalement à l'activité contrainte matérialisée par l'exploitation. Exploitation qui détruit physiquement et intellectuellement, qui appauvrit et déssèche l'expérience de chacun(e), qui laisse de côté quand il n'y a pas besoin (chômeurs) et qui jette le citron quand il est pressé (retraite). Activité qui divise le travail et le pouvoir entre décideurs et exécutants, intellectuels et manuels, dirigeants et dirigés...

Mais alors, sur quoi se battre ?
Et oui, c'est vrai cela, si sur le fond on est contre la retraite, il faut laisser passer les mesures, ne rien faire ?
Evidemment, non. Simplement cela éclaire bien le contexte, et donc la manière de se battre. Car l'aspiration la plus immédiate et la plus forte des anciens, c'est de fuir le plus vite possible le monde de l'exploitation pour se reposer, tenter de profiter un peu du temps libre qui leur reste à vivre - temps libre qui d'ailleurs ne veut pas forcément dire activité libre, tant le capital sait se soumettre tous les volets de la société. Et nous savons que beaucoup d'anciens se retrouvent seuls à la retraite, et meurent sans plus aucune vie et utilité sociale.
Partir le plus vite possible, fuir l'exploitation, c'est légitime, c'est la situation actuelle que nous imposent nos exploiteurs... Et en plus, on n'est jamais en retraite pour le militantisme, voilà du temps libéré rendu vraiment utile !
Alors, partir, et dans quelles conditions ?

PuceUsnRg.gifFaut-il parler années de cotisation ? Par exemple, "retour aux 37,5 années de cotisations", enjeux de multiples discussions encore au Congrès ? Au risque de heurter certains lecteurs, nous disons NON. On n'a pas à rentrer dans un débat pourri, qui lie notre départ à l'exploitation... Et les sans-papiers ? Et ceux qui ont travaillé tard ? Et les mères de famille qui se sont arrêtées ? Ce n'est pas notre débat.
Le capital nous jette parce que notre force de travail n'est plus assez rentable ? Soit, mais alors, ce doit être quel que soit le nombre d'années cotisées. Ce n'est pas à chacun de justifier sa place dans la société, c'est à celle-ci de donner à chacun la possibilité de la servir ! On notera que la Confédération va également dans ce sens, et sur ce volet elle n'a pas complètement tort quand elle écrit : « Une carrière de salarié sera considérée comme complète dès lors qu'elle ne comportera, à compter de l'âge de dix-huit ans et jusqu'à l'âge de soixante ans, que des périodes de formation – validées par un diplôme ou une attestation en bonne et due forme – des périodes d'activité, c'est-à-dire d'exercice d'un travail salarié ou des périodes d'inactivité forcée : maladie, inaptitude temporaire au travail, invalidité, recherche d'un premier emploi, chômage indemnisé ou non, de courte ou de longue durée. » Au détail bien sur des "validations" et autres "bonne et due forme", qui excluent de fait bien des jeunes et moins jeunes...

EsperanceViePuceUsnRg.gifA quel âge ? Est-ce une histoire de démographie, d'allongement de la durée de vie, d'emploi des seniors ou on ne sait quoi ? Pas du tout. Parce que quelle que soit la durée de la vie, l'intensification de l'exploitation empêche le maintien au travail des anciens. Alors, quoi défendre ?
Et bien, c'est le capitalisme qui nous répond.

L'espérance de vie d'un ouvrier est de cinq ans inférieure à celle d'un cadre, tout le monde le sait et c'est une injustice absolument insupportable pour nous tous...
Aujourd'hui, le taux d'emploi général des plus de 55 ans est de 38% toutes catégories confondues (chiffre INSEE), bien plus faible évidemment pour les prolétaires (25% ? 15% ? nous sommes en train de chercher le chiffre...). C'est à dire que, dès à présent, la très très grande majorité d'entre nous ne travaille plus après cet âge.

Voilà la réalité qui nous est imposée. Alors nous exigeons, tout simplement, le droit à la retraite à 55 ans, quel que soit le nombre d'annuités. D'autant, et nous en reparlerons, que non seulement les ouvriers meurent plus jeunes que les cadres, mais en plus leur retraite est bien plus marquée par toutes les formes d'incapacité...
La Confédération a abandonné cette vieille revendication ouvrière, on se demande bien sur quelle base... Ou plus exactement, dans l'incapacité totale de justifier le maintien du départ à 60 ans, on comprend qu'il ne s'agit bel et bien que d'une question de financement... on en reparlera !
Pour ce qui est des cadres (ou autres), qui vivent leur fonction sociale de façon positive et sont bien moins usés par le travail, ce n'est pas notre problème dans l'immédiat : nous nous plaçons du point de vue des plus exploités, des ouvriers, des prolétaires et c'est à partir de cela que nous déterminons nos exigences.

PuceUsnRg.gifOui, mais quelle pension, alors ? Car le fin fond de l'histoire du gouvernement, ce que tout le monde sait très bien mais que personne ne dit, c'est que personne ne travaillera en fait plus longtemps, surtout pas les ouvriers et les prolétaires, usés par le travail, mais qu'ils partiront au même âge qu'avant, simplement avec une retraite amputée, réduite. C'est cela l'objectif caché...
Donc, que revendiquons-nous ? La revendication syndicale, c'est 75% du dernier salaire complet (et pas d'un quelconque salaire de "référence" - aujourd'hui sur 25 ans dans le privé...). Déjà, on se demande pourquoi, mais bon, on peut imaginer que les enfants sont casés, qu'il y a moins de besoins. Mais cette revendication doit être assortie d'un plancher, et aussi d'un plafond.
Un mini à 1600 euros net, et un maxi, mettons à 3500 euros nets.
Et bien sur en parallèle l'élargissement de ce minimum social aux étudiants, aux handicapés pour éviter de faire reposer sur les anciens la prise en charge que la société doit assurer.
Et puis un plafond, un maximum. Bien sûr ! Il est indécent d'imaginer un cadre supérieur toucher 7500 euros de retraite.  Il faut en finir avec les retraites "chapeau" des grands dirigeants, comme il faut en finir avec leurs salaires astronomiques et leurs parachutes dorés... Aucun argument ne peut justifier de tel montants, et certainement pas celui des cotisations, puisque celles-ci ne servent pas à accumuler sa retraite, mais à financer par solidarité les pensions des retraités actuels... Déjà les ouvriers financent la retraite des cadres du fait de la différence d'espérance de vie...

La retraite, mais le reste aussi
On la vu, la question de la retraite, c'est celle de l'utilité de la force de travail pour les capitalistes.
Nous ne pouvons pas séparer le combat de celui sur l'intensification, la pénibilité, la réduction des cadences, l'interdiction du travail à la chaîne et du travail posté, de toutes ces revendications sur les conditions de travail que nous subissons au quotidien. Il ne s'agit alors pas seulement de gagner quelques années, comme le proposent les syndicats CGT en tête, mais de mener au concret ce combat dans les entreprises.

La question du financement...
On allait presque oublier le seul sujet dont tout le monde parle... Ah, oui, c'est que nous, sur ce blog, on se place du point de vue du travailleur, des prolétaires, sans rentrer dans la gestion de la société capitaliste.
Les richesses, elles existent, c'est plus criant que jamais. Des inégalités aux profits, des productions parasitaires et inutiles (des exemples ? la publicité, les emballages empilés, l'armement...) aux aides aux capitalistes et aux banques, de tous côtés on saurait trouver les financements, si on le voulait bien - c'est ce que fait un autre article publié sur ce blog. Sans parler des milliards d'exonérations au patronat, c'est à dire d'une baisse brutale du salaire global, puisque les cotisations ne sont que du salaire indirect...
Le fond du problème, et le seul, c'est de savoir le choix politique et social que l'on fait des richesses
ainsi créées, quelles priorités on retient. Ce sont toujours les contemporains qui financeront la retraites des anciens, et c'est bien une question de société.
On voit aujourd'hui les priorités du capital. Il faudra imposer les nôtres.

Mais le problème, alors là pour le coup le vrai problème, c'est qu'on va commencer à toucher ainsi au capital, et à la répartition des richesses. Là, se pose la question de société, de pouvoir politique, de sens du monde que nous voulons construire.
Nous n'en sommes pas là concrètement, même si c'est dans ce sens que nous voulons aller. Alors, la meilleure manière d'avancer, c'est de défendre nos intérêts et rien d'autre, et de les imposer à nos exploiteurs, charge à eux de régler la question, puisque c'est eux, encore pour un temps, qui ont le pouvoir !

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Publié par Où va la CGT ? - dans Retraites
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commentaires

Tophe 13/04/2010 21:37


Tenez, voici l'intervention de Jean-Christophe Le Duigou à Europe 1 qui devrait donner matière à un article sur votre site.

Le Lien: http://www.dailymotion.com/video/xcxp0f_quot-le-choc-de-la-crise-est-bruta_news


Poursa 01/03/2010 07:03


Avez-vous bien reçu le commentaire qui n'est pas sorti sur les retraites ,je confirme votre texte est très bon mais très vaste ,il faut peut être un an de conseil syndical pour l'exploiter à fond
.

Quelle articulation entre lutte syndicale et politique ,car on va tout de suite sur la politique avec un texte aussi vaste qui pose TOUS LES PROBLÈMES de la condition prolétaire au sens de Marx pas
tel que vous semblez l'entendre

Quand je dis que 3500€ çà ne passe pas c'est seulement deux ou trois discussions individuelles sur le PRINCIPE DU PLAFOND QUI RENVOIE A UN PRINCIPE PLAFOND DE L EXPLOITATION QUE VOUS SOUS
ENTENDEZ

Encore je ne suis pas un donneur de leçon ,je ne suis pas représentatif d'une enquête de masse reflétant un vrai pt de vue collectif.

Le problème posé c'est le rapport AUSSI avec une lutte sur une longue période historique .

Quand je parle de bilan c'est de bilan comptable capitaliste et sa conversion marxiste.

En terme concrets je dis bien concret Marx dit "libre association des travailleurs" comment vous le traduisez car on ne se choisit pas dans le boulot dans une entreprise capitaliste alors sous le
socialisme c'est sous quels critère qu'on fait les équipes de production ?

Cette dernière question n'est abordée que dans des conversations individuelles pour ceux qui ne se ferment pas à l'idée d'un système socialiste et çà c'est hyper minoritaire EN DEHORS du conseil
syndical. Car impossible de parler de çà ouvertement dans le conseil syndical

La question c'est si on se choisit pour produire sous le socialisme entre choisi et pas choisi qui est privilégié ou exclut, productivité, intelligence, innovation etc et les autres ?

Comment lutter sous le socialisme contre les tire au flanc s'il n'y a pas de marché qui sanctionne ? Question qu'on me pose souvent. ET JE SAIS PAS RÉPONDRE par rapport au socialisme.

Fraternellement.


poursa 20/02/2010 20:00


Un très bon document qui mobilise et aussi ouvre plein de débats .A la fois le blog s'interroge du peu de participation des lecteurs et en même temps j'ai le sentiment que si on tente d'ouvrir un
débat de fond ,tranché par vous selon votre ligne ,on nne nous répond pas .
Je prends un ex concret ,votre texte parle de prolétariat .Or manifestement vous n'êtes pas d'accord ni avec Marx ,ni avec Engels sur ce point .
Or vous n'osez pas le dire .Cà c'est de l'opportunisme en fait de ne pas être d'accord tout en le cachant aux lecteurs .
C'est pourtant une question déterminante de savoir qui est prolétaire ,qui fait partie du lunpenprolétariat ,qui sont nos amis ,qui sont nos ennemis .
Par ailleurs vous ne parlez jamais de l'emprise qui subsiste encore chez psa par ex des syndicats fascistes ex cft .Vous ne parlez pas de ce poson de l'impérialisme dans le mvt ouvrier où lepen
fait ou a fait des 25/35% de voix dans des quartiers ouvriers .
Pourquoi des prolétaires croient-ils plus au patron ,à l'impérialisme qu'à sa contestation ?
Il faut revenir à un travail de base ,de masse ,que ne font plus les syndicats depuis des décénies .
Je sais que ce que je dis ne vole pas haut mais on en est là dans beaucoup d'endroits ,il n'y a plus aucune culture marxiste prolétarienne .
C'est pourquoi au lieu de se gargariser sur les 3millions qui descendent dans la rue quand il y a une mobilisation forte .Il faut penser avant tout aux 26 millions de la population active dont 92%
sont salariés .
C'est votre droit de ne pas être communiste ,mais Marx dit dans le manifeste que le mvt communiste c'est le mouvement spontané de l'immense majorité au profit de l'immense majorité .Mao applique
cela en appliquant la ligne de masse .Marx dit que l'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes ...Je voudrais savoir en quoi c'est faux ?En quoi la définition de qui
produit la plus-value est fausse dans le Capital ?En quoi est-elle révisioniste ou réformiste ?Dîtes-le ,on ne sait pas et pourtant le journal s'intitule marxiste ...
Or votre très bon texte syndical en parlant des retraites touche à ces questions .Il faut en parler à moins que ce soit tabou .
Le "marxisme" n'est pas une religion ,si il dit une erreur il faut en parler .
Quand vous dîtes qu'il faut limiter la retraite à 3500€ et que le personnel de Caterpillar génère un ca annuel/salarié de 300 000 € pourquoi SUR LE PRINCIPE faut-il laisser autant aupatron
,pourquoi faut-il cette limite alors que si chaque salarié était propriétaire dans un cadre collectif il serait propriétaire individuellement de 150 000 valeur 2007 .Vous sous estimez
l'exploitation .Ou est-ce parce que vous avez l'intention d'en gardez une partie pour vous plus tard qu'il faut minimiser maintenant ce qu'on demande sur le principe .La misère prolétaire n'est pas
seulement dans la paye qui ne permet pas de vivre elle est dans la différence entre ce qu'on produit et ce qui nous reste .Et là vous êtes complètement à côté de la plaque .
Si vous ne rectifier pas cela vous serez dans une logique de ceux qui disaient aux républicains espagnols qui sortaient de Mathausen ,"la grève c'est l'arme des trusts " "retroussez-vos manches"
désarmer les milices patriotiques" ,mettez la lutte de classe au frigidaire ...
Car l'extorsion de la plus value ce ne sont pas que les profits ,c'est toute la différence entre salaire et ca pour faire simple .
Je dis c'est un scandale quand on voit le niveau de l'exploitation et la limite que vous fixez ,c'est une honte quand on pense à honorer la mémoire de ceux qui a 35 000 ont pris d'assaut presque
les mains nus les casernes à Barcelone en 36 ,on ne peut pas laisser passer cela .
Je parle du plafond que vous avez fixé ,car quand je montre les bilans comptables du fric qu'ils se font les capitalistes et votre plafond de principe à 3500€ çà vous discrédite .Car Marx dit dans
les statuts de l'ait :"le but du c'est la libération économique du prolétariat auquel doit se subordonner tout mvt politique " Et là vous êts loin du compte à moins que pour vous le socialisme et
donc les revendications qui doivent exprimer aussi le niveau de conscience de l'exploitation çà soit de nous donner un os à ronger pour vous garder le reste .
Tout cela doit faire partie d'une saine polémique ,fraternelle ,"que les bouches s'ouvrent ,que cent fleurs s'épanouissent" .
Je vous demande aussi pour l'anniversaire de la mort de Pierre Overney ces jours-ci de lui rendre hommage sur votre blog ,de mettre sa photo à demeure sur votre site ,car lui de retraite il en a
pas eu et c'est pour nous ,pour nous tous qu'il est mort ,pour notre libération .
Si mon intervention est censurée ,je vous demande au moins d'honorer sa mémoire .
Et la dessus quelle est la position de Delannoy ?A-t-il fait sonautocritique sur la cgt de l'époque ?Comptez-vous l'associer à cet hommage à Overney ?Sur quelles bases ?Ou avez vous déjà pris votre
retraite sur ce sujet ?J'estime néanmoins que vous avez eu raison de soutenir sa cndidature .Car son succès et c'en est un a déterminé le social-faschiste Thibaut agent de l'impérialisme à au moins
dire qu'il défendrait la retraite à 60 ans .
Fraternellement .


patrice bardet 11/02/2010 22:49


excellent article, qui pose le problème de fond : l'exploitation capitaliste, et ses limites

Je rediffuse dans le syndicat