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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 06:29

Mardi 14 septembre 2010

Retraites : alors, on fait quoi maintenant ?

 

Voilà un débat intéressant qui se déroule sur ce blog, par commentaires interposés.

Débat qui n'a pas de réponse évidente, mais qui mérite d'être posé en tant que tel, car c'est la question qui agite et perturbe tous les camarades qui savent que les directions nous mènent à l'impasse et à l'échec, que ce sont des "ennemis qui se cachent", comme nous disons de notre côté.

 

Faisons le point, ou du moins, essayons d'y voir clair.

 

1.jpgIl faut des mots d'ordre ouvriers, qui nous défendent réellement. C'est vrai, revendiquer par exemple 37,5 ans de cotisations ne concerne qu'une minorité d'ouvriers. Nous avons proposé la retraite à 55 ans, sans aucune condition de trimestre accompagné d'autres mots d'ordre sur la pénibilité, le montant des pensions - dont un plafonnement.

55 ans ? Parce que c'est l'âge où le capital nous jette hors de la production, parce que nous ne sommes plus "rentables" pour l'exploitation. Sans condition de trimestre, car nous n'avons pas à rentrer dans le système de gestion, financier, plus ou  moins de ci ou de ça, nous voulons que toutes et tous, avec ou sans papiers, hommes ou femmes, quelles que soient les situations ou les cas particuliers puissent en bénéficier.

Nous définissons nos exigences, non pas par rapport au fonctionnement du capital, mais par rapport à nos besoins, dans le contexte actuel.

 

2.jpgFaut-il se battre pour la "grève générale" ? C'est le socle des secteurs combatifs, le point minimum de retrouvailles de celles et ceux qui prétendent radicaliser la lutte. Un projet d'appel en ce sens regroupant des syndicats SUD et CGT circule largement ces jours ci, ou encore la déclaration des camarades de Philips à Dreux.

Personne n'est bien sur contre la grève générale. La question c'est pour quoi faire, pour quel contenu. Quand il n'y a pas de revendication claire, pas d'appréciation de l'attitude des directions syndicales, c'est qu'on leur laisse le champ libre, au final.

C'est encore la vieille illusion de croire que l'on peut déborder les réformistes par la lutte, et qui fait chaque fois long feu... Que reste-t-il de la mobilisation autour du CPE ? De la manifestation ouvrière exceptionnelle à la Bourse le 17 septembre dernier ? Ca a été tellement facilement récupéré...

L'affaire prend de l'ampleur, parce que tout le monde en a tellement ras le bol de prendre des coups du gouvernement Sarkozy/Parisot, que rien que l'idée de le faire plier est attirante, d'une certaine manière quel qu'en soit le contenu.

 

Mais ne soyons pas dupes. Quand nous disons qu'il faut que nous gagnions notre indépendance, c'est qu'il faut que nous soyons capables de construire un projet, et un réseau organisé solide par nous mêmes, sans que nous soyons à la remorque de ceux qui nous entraînent à notre perte. Faute de quoi, la grève générale sera sans lendemain.

 

3.jpgSommes-nous "impuissants", et comment apprécier l'attitude des camarades de Goodyear ?

La question est compliquée, et nous nous garderons bien d'une réponse péremptoire. Car, comme l'a fait remarquer un commentaire, nos forces sont faibles, et nous mêmes, sur ce blog pourtant très largement connu, lu et commenté, nous avons été incapables de construire, d'organiser (nous l'avons dit à plusieurs reprises). "Combien de divisions ?" Et bien pour l'instant, zéro.

C'est le constat.Mais ce n'est pas l'impuissance.

Par contre, il existe des camarades éparpillés, le plus souvent individuellement, parfois des petites équipes syndicales, rarement plus. Des camarades qui s'interrogent, qui cherchent à comprendre dans la confusion ambiante, qui ne se satisfont pas des réponses toutes faites ("défense des 60 ans, retour aux 37,5 ans", par exemple). Des camarades qui viennent visiter ce blog. Elles et ils sont isolé(e)s, dispersé(e)s, et notre objectif (peut-être illusoire) est d'avancer pour les regrouper, de tracer des perspectives.

Dans ce cadre, les secteurs les plus avancés de la classe ouvrière sont forcément des moteurs. C'est le cas des camarades de Goodyear, quand ils ont proposé en juin dernier de bloquer les centres de production. C'était une excellente initiative, qui d'ailleurs a été largement relayée. Mais si elle n'a pas débouché avant l'été (selon nous, et sans aucune leçon à donner de notre part) ce n'est pas une raison pour ne pas poursuivre en ce sens, non pas pour convaincre Bernard Thibault (c'était à lui que les camarades de Goodyear s'adressaient, et il s'en contrefiche évidemment) mais pour convaincre les secteurs les plus combatifs, en toute indépendance - justement ! La question de la rupture avec le réformisme syndical est toujours à l'ordre du jour.

Nous attendons donc, nous espérons qu'un secteur ouvrier viendra tirer en avant le mouvement gréviste dans la bonne direction !

 

Pour autant, un autre lecteur retournait la balle : "Mais nous aussi ne sommes-nous pas impuissants ?". Pas faux car nos capacités d'interventions (à nous tous !) sont faibles, et il ne sert à rien de se cacher derrière son petit doigt.

La réponse (pour ce qui est du  mouvement gréviste en cours) est bien dans les AG interprofessionnelles de grévistes, rappelées par un autre lecteur, pour leur donner une orientation et une direction ouvrière, partout où c'est possible, dans le travail d'explication dans nos syndicats, dans toutes les initiatives que nous sommes capables de prendre pour construire notre indépendance de classe.

Sachant qu'à l'heure où nous écrivons, il n'y a d'exemple que d'assemblées d'enseignants...

Nous verrons ce qu'il en sera dans les jours à venir, mais c'est bien la voie à suivre dès à présent dans nos syndicats et il faut tout faire pour impulser de telles assemblées. Nous invitons tous nos lecteurs à intervenir dans le même sens.

 

4.jpgEnfin, d'autres commentaires soulignent l'enjeu de la clarification politique pour déboucher au niveau de la lutte des classes. Nous sommes d'accord, d'ailleurs les animateurs de ce blog sont eux-mêmes des militants politiques dont l'activité ne se limite évidemment pas au syndicalisme. Mais ce blog a une limite, celui du débat sur le terrain syndical et de ses enjeux politiques directs.

Il y a d'autres lieux, forums, sites etc. pour des débats plus au fond, d'orientation, théoriques, historiques ou généraux pour celles et ceux qui le souhaitent, qui nous intéressent ou non. Pour ce qui est de ce blog, nous avons été, sommes et serons attentifs à rester dans le cadre que nous avons fixé, cadre qui n'est d'ailleurs pas en débat. Libre à chacun(e) d'ouvrir un autre lieu de débat si celui-ci ne plait pas ou semble trop étriqué.

C'est également parce que nos lecteurs (200 à 300 visites par jour, en ce moment), pour l'essentiel sont justement ces militants syndicalistes qui s'interrogent, et sont encore loin des enjeux politiques fondamentaux des questions syndicales que nous voulons limiter le cadre du débat.

Car l'objectif de ce blog est de décrypter l'actualité et les enjeux syndicaux, pour permettre à toutes et tous d'avancer au delà de la lutte immédiate et justement de sortir de la confusion politique actuelle.

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Publié par Où va la CGT ? - dans Retraites
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commentaires

oppong 25/09/2010 11:53


@ Aut'Op'3-1: C'est certainement pas moi qui vais te dire le contraire, et c'est pourquoi nous avons un forum politique. VP est dans une autre optique, ils ont un blog syndical, donc je viens y
contribuer...
Quant aux rapports entre CGT et PCF, je sais pas ce qu'était le meilleur, mais je n'ai connu que le pire depuis que je suis né. Je sais pas si le courant Delannoy est une étape mais j'ai pas
forcément envie de voir vers quoi. J'ai plus l'impression que c'est un soubresaut de tout ce camp réformiste, chauvin (pour rester poli) qui était au pouvoir à l'époque, et qui voudrait simplement
retrouver sa place dans l'orga. J'ai du mal à voir quelque syndicalisme de classe que ce soit dans cette mouvance, même si nombre d'ouvriers (plus ou moins conscients) ont bien des illusions à leur
égard (plus ou moins contraints aussi faute de "concurrence alternative")
Ce que je propose: j'ai strictement rien à proposer au niveau syndical. J'ai aucune autre recette que ce qui a déjà marché dans le passé: le regroupement de l'avant-garde au sein d'un parti
communiste, à majorité et à direction ouvrière. Mais pour en arriver là encore faut-il donner une perspective. Partant du principe que les projets anarchiste et socialiste par les urnes sont de
belles utopies sur le papier mais qui n'ont jamais abouti en plus d'un siècle, la révolution que je prône est de type bolchevique, et la dictature du prolétariat. C'est pas tant une conviction
idéologique que du pragmatisme, je préfère me revendiquer d'une expérience qui a abouti plutôt que d'un projet maintes fois avorté dans l'oeuf. Sauf que contrairement à tous les révolutionnaires
qui vomissent l'URSS époque Staline, ça ne me viendrait pas à l'idée de colporter des saloperies, en partie basées sur des écrits d'anciens SS, pour démolir les projets révolutionnaires
alternatifs/utopistes. Quant on voit que nombre d'anarchistes traitent les membres du PCF de stals, ça situe le niveau du discours politique...


Eugène 25/09/2010 19:03



Pour ce qui est du bilan de l'URSS, le débat est clos sur ce blog, s'il vous plaît. Voir les blogs politiques, dont celui de VP - car VP n'a pas qu'un blog syndical, mais aussi un site politique.


Pour ce qui du courant syndical d'opposition, peut-être nous trompons-nous dans l'appréciation de tel ou tel courant. Mais ce qui est sur c'est que le désaccord n'est pas là dessus mais porte sur
savoir s'il est nécessaire ou pas de mener un travail syndical de classe (c'est à dire en rupture et opposition au syndicalisme collabo) dans la classe ouvrière.


Nous disons Oui, le camarade affirme que Non. Bon, voilà... La nature et les objectifs du blog ne sont pas en débat, je le répète. Après, il va falloir arrêter ce débat général, ça fatigue les
lecteurs ordinaires et c'est un blog, pas un forum.


Si les camarades veulent se prendre le chou entre eux, il y a un forum, pour l'instant assez désert, mais nous l'avons créé pour cela ! Alors please, ras le bol, je vais retourner à mes ciseaux !



AutOp3-1 24/09/2010 20:50


Tiens, vous êtes pour la Charte d'Amiens maintenant ? :D :D :D La distinctions politique syndicale est ridicule, vous le savez très bien. La lutte de classe est politique, c tout.
La CGT c'était le PC, elle a suivi la ligne de ce parti pour le meilleur et (surtout) pour le pire. Aujourd'hui c'est un syndicat réformiste. Mais ça craque un peu partout, et du coup sa se
répercutte au nivo de la direction, avec un courant "dur" Delanoix. mais ce courant il vient de la pression à la base ! C'est une étape.
C marrant que moi qui suis sensé vouloir tout pété et le "communisme immédiat", je doive vous apprendre ça.
Parceque oui, admettons, le syndicalisme de classe c'est tout pourri et tout... mais tu propose quoi ? C la question qui tue je sais.


oppong 24/09/2010 17:34


@ Aut'Op'3-1: notre forum est politique, ce blog est syndical, tu saisis la nuance? J'ai des divergences politiques profondes avec VP (notamment sur l'URSS), et j'ai pas attendu ce blog pour en
discuter avec certains militants. Au niveau syndical leur discours me paraît plus responsable, d'autant plus que j'ai l'impression qu'il a évolué dans le bon sens ces derniers mois. En revanche on
reste en désaccord sur tout ce pan syndical qu'ils considèrent "de classe" alors que pour moi (nous) la plupart appartiennent à un courant réformiste déjà à l'oeuvre en 1968 et qui ne s'est pas
bonifié avec le temps (tendance chauvine de plus en plus marquée, voir le FSC qui s'acoquine avec les nationalistes de l'"Arc Républicain de Progrès")


Eugène 24/09/2010 19:14



Merci pour la nuance. Cela dit, nous savons parfaitement ce qui est écrit de nous sur le dit forum, cela nous indiffère.


Pour ce qui est du FSC en tant que tel [c'est à dire l'équipe dirigeante totalement verrouillée], nous partageons le point de vue de Oppong et avons déjà eu l'occasion de nous exprimer à
plusieurs reprises à ce propos, soit directement, soit sur le contenu (Mai 68, nationalisme et chauvinisme etc.).


Pour ce qui est de ce blog et du travail syndical de classe, nous souhaitons que le débat soit le plus ouvert possible, tant qu'il reste correct et constructif. Il y a eu, là aussi, des progrès.
Dont acte. Si les quelques (sur le total) militants chevronnés qui interviennent dans les commentaires cherchaient à le transformer en fond de publicité pour leur boutique, sans souci du niveau
général des lecteurs - et bien nous prendrions des mesures.


Pour l'instant, ça va, et contrairement à une certaine volonté systématique de faire apparaître des désaccords supposés, nous pouvons partager telle ou telle appréciation, ici ou là. Et de plus
pour ce qui est de l'analyse concrète de la situation concrète, de l'état d'esprit de la classe en ce moment (et pas en général), nous avons tout à gagner à partager - au moins sur ce tout petit
volet - nos expériences.


Car c'est la vérité, les syndicalistes de classe ne sont pas si nombreux !



Aut'Op'3-1 24/09/2010 00:40


Marrant, "arrière-garde" pseudo-ouvrière pseudo-communiste : ils font les tous gentils ici, alors qu'ils n'arrête pas de pourir VP sur leur forum de momies stal's. Comme quoi, même en virtuel ils
n'ont pas le courage de dire les choses en face...
Il va sans dire que, même n'étant pas spécialement "ML", entre VP et ces espèces de fossiles du passé pour moi y'a pas photo

Continuez Où va la CGT, ce que vous faites est super !


Albert 36 21/09/2010 16:19


Un appel de syndicalistes trouvé sur www.syndicalistesunitaires.org
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Pour le retrait du projet de loi sur les retraites et pour nos revendications

Syndicalistes pour la grève générale



Syndicats de la CGT, de la FSU, de Solidaires, de la CNT, de la CDMT, de la CTU, du STC, …

Ensemble, nous construisons la grève générale pour le retrait du projet de loi sur les retraites !

Ensemble, pour un syndicalisme de lutte plus fort et plus efficace.



Le projet de loi sur les retraites est encore une preuve que la lutte des classes existe, et que la classe sociale qui n’est pas la nôtre la mène activement. Les annonces catastrophistes à coup de
milliards qui manqueraient pour nos retraites ont pour seul but de masquer la réalité : patrons et gouvernement veulent nous faire travailler plus longtemps et nous payer moins, pour dégager encore
plus de profits sur notre travail.



Pourtant, de l’argent il y en a … dans les poches du patronat et des actionnaires.

Sur seulement 3 ans, de 2007 à 2009 (année de crise !), les entreprises françaises du CAC 40 ont fait 212 milliards de bénéfice. En 2009, ces mêmes entreprises ont distribué 39 milliards d’euros à
leurs actionnaires. Les « niches fiscales » réservées aux 1% les plus riches représentent 3 milliards par an, les cadeaux au patronat sous forme d’exonérations de charges sociales, 15 milliards
chaque année.

Largement plus que les sommes, parfois fantaisistes, qu’on nous dit nécessaires dans 40 ans !



˜ Avant la fin du travail des enfants, les patrons expliquaient « ce n’est pas supportable économiquement, on ne peut pas ! ».

˜ Avant la journée de 8 heures, les patrons expliquaient « ce n’est pas supportable économiquement, on ne peut pas ! ».

˜ Avant les 40 heures, les patrons expliquaient « ce n’est pas supportable économiquement, on ne peut pas ! ».

˜ Avant les 35 heures, les patrons expliquaient « ce n’est pas supportable économiquement, on ne peut pas ! ».

˜ Avant la retraite à 65 ans, les patrons expliquaient « ce n’est pas supportable économiquement, on ne peut pas ! ».

˜ Avant la retraite à 60 ans, les patrons expliquaient « ce n’est pas supportable économiquement, on ne peut pas ! ».


Aujourd’hui, c’est pareil ! Mais le rapport de forces entre classes sociales étant ce qu’il est, gouvernement et patrons ne luttent plus contre la réduction du temps de travail mais pour le
rallonger.



2 ans de plus pour avoir droit à la retraite, c’est comme nous reprendre 24 années de congés payés, comme s’il fallait les rembourser avant de partir en retraite !



Il faut arrêter ça ! Retrait du projet de loi, annulation des contre-réformes des retraites qui se succèdent depuis 1993, prise en compte des revendications syndicales sur les travaux pénibles et
dangereux, l’égalité professionnelle entre femmes et hommes, etc. Soyons à l’offensive ! Nous sommes légitimes à vouloir récupérer le fruit de notre travail, à vouloir en décider l’utilisation pour
le bien être collectif.



Les journées de grève et manifestations interprofessionnelles de ces derniers mois, et aussi plusieurs luttes sectorielles, confirment que les travailleurs et travailleuses veulent se battre.
L’expérience montre que face à des enjeux comme le projet de loi sur les retraites ou pour obtenir satisfaction sur nos revendications, la répétition de journées isolées ne permet pas de
gagner.



En 2009, la grève générale a débouché sur des acquis en Guadeloupe et en Martinique.

En France, la même année, les journées d’action de janvier, mars, avril, mai n’ont rien donné et se sont terminées par une mobilisation affaiblie en juin. Tirons le bilan de nos expériences, ne
recommençons pas la même chose en 2010. Mars, mai, juin, septembre, nous étions des millions dans la rue ; cela crée un rapport de forces, mais il faut maintenant l’utiliser, assumer l’affrontement
social … c’est ce qui nous permettra de gagner.



Nos collectifs syndicaux CGT, FSU, Solidaires, CNT, CDMT, CTU, STC déclarent travailler ensemble à construire un mouvement d’ampleur, la grève générale pour le retrait de ce projet de loi sur les
retraites et pour la satisfaction de nos revendications !



Au-delà de cet important enjeu, nos sections syndicales, syndicats, unions interprofessionnelles, fédérations, réfléchissent ensemble aux moyens à mettre en œuvre pour renforcer le syndicalisme de
lutte : réunissons-nous à la base, dans les entreprises, les services, les villes … opposons-nous solidairement aux méfaits du patronat … échangeons sur nos pratiques … travaillons ensemble nos
revendications … dégageons des axes revendicatifs précis et unifiants … faisons connaître les luttes …

Maintenant, il faut agir !



C’est au nom de « la crise » que gouvernement et patronat veulent nous imposer de nombreux reculs sociaux. Le projet de loi sur les retraites est l’attaque frontale et générale ; mais l’offensive
patronale se traduit aussi par les licenciements, la précarité, les salaires bloqués, des conditions de travail exécrables, etc.



Mais cette crise, c’est celle de leur système économique : le capitalisme qui repose sur l’exploitation de la grande majorité (salarié-e-s en activité, au chômage, en retraite, en formation) par
une minorité (patrons et actionnaires).Cette crise, c’est celle de leur système politique. Celui des services rendus contre quelques légions d’honneur, celui des conseils aux milliardaires pour se
soustraire à la loi pendant qu’est prônée la « tolérance zéro » contre la délinquance, celui qui nie le droit à l’autodétermination des peuples, qui attise le racisme, les discriminations. Celui où
la démocratie est remplacée par l’élection de politicien-ne-s professionnel-le-s qui considèrent n’avoir aucun compte à rendre de leur mandat.



Patronat, banques, institutions internationales (FMI, Banque mondiale, …) sont autant de relais du capitalisme engagé dans une offensive globale contre la classe ouvrière : destruction des services
publics, gel ou baisse de salaires, démantèlement des garanties sociales, répression antisyndicale … les recettes du capitalisme sont internationales. Le syndicalisme doit aussi répondre à ce
niveau, avec une détermination bien plus grande que cela ne se fait actuellement.



Syndicalistes, nous pensons que c’est l’action directe et collective des travailleurs et des travailleuses qui fait changer les choses. Notre démarche n’est pas proclamatoire mais soucieuse de
construire la grève générale nécessaire. Il ne s’agit pas d’exiger des structures syndicales nationales d’agir en dehors des mandats décidés dans le cadre de leur fonctionnement interne.



Nous voulons :

ð Rassembler, coordonner, les nombreux collectifs syndicaux de lutte. Pour cela nous appelons toutes les structures, tous les syndicalistes qui se reconnaissent dans cet appel à provoquer des
réunions locales afin d’en faire l’outil d’un débat syndical renouvelé à la base.

ð Unir nos efforts, entre sections syndicales, syndicats, unions interprofessionnelles, fédérations,

ð Construire un réseau syndical utile à toutes celles et tous ceux qui veulent défendre et pratiquer un syndicalisme de lutte, un syndicalisme qui affirme que nos intérêts sont opposés à ceux de
nos exploiteurs.

ð Gagner sur les retraites !



Syndicats de la CGT, de la FSU, de Solidaires, de la CNT, de la CDMT, de la CTU, du STC, …

Ensemble, nous construisons la grève générale pour le retrait du projet de loi sur les retraites !

Ensemble, pour un syndicalisme de lutte plus fort et plus efficace.



Premiers signataires :

Jean-Marc Angèle, secrétaire générale du syndicat unitaire du commerce CTU ;

Ali Bendris, délégué syndical SUD Energie CGT-E Dalkia ;

Didier Bernard, délégué syndical CGT et comité de lutte Continental Clairoix ;

Georges Berry, secrétaire général du Syndicat des Douanes CTU ;

Patycia Bogard, déléguée SUD Téléperformance Le Mans ;

Jean-Claude Briart, secrétaire syndicat CGT Bâtiment du Douaisis ;

Jean Brignole, secrétaire général STC ;

Marc Brunet membre de la CA du SNES-FSU Aix-Marseille (Emancipation) ;

Sébastien Chatillon, délégué syndical SUD-Rail Paris Sud-Est;

Jacques Chibaudel, secrétaire STC Chemins de Fer Corses ;

Quentin Dauphiné, membre du Conseil National du SNES-FSU (Emancipation) ;

Jean Pierre Delannoy, secrétaire régional CGT Métallurgie Nord Pas de Calais ;

Nadine Déon, délégué départementale Solidaires Doubs ;

Etienne Deschamps, juriste de la CNT nettoyage de la région parisienne ;

Pascal Devernay, délégué départemental Solidaires Seine maritime ;

Martine Donio, déléguée syndicale SUD PTT Solidaires Puy de dôme ;

Jean Luc Dupriez secrétaire Union Locale CGT Nérac ;

Vincent Duse, militant CGT Peugeot Mulhouse ;

Michel Fabre, dél�


Eugène 21/09/2010 20:12



Va être publié sous peu (quelques minutes, une ou deux heures...) sur ce blog !



Tof 21/09/2010 13:27


Le traître Thibault a encore frappé : A propos d'une grève générale : "Pas d'appels incantatoires, comme d'autres l'ont lancé, ou comme ils le diffusent parfois dans certaines entreprises, où ils
ne sont même plus représentatifs."

http://www-2010.rtl.fr/actualites/article/bernard-thibault-halte-aux-slogans-incantatoires-a-la-greve-5951746520


Anissa 21/09/2010 11:18


Dans le Monde aujourd'hui, un exemple encourageant des territoriaux de Chambéry ! "Retraites : des militants bloquent un dépôt pétrolier Total en Savoie"
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/09/21/retraites-des-militants-bloquent-un-depot-petrolier-total-en-savoie_1413866_3224.html#xtor=AL-32280184


LB80 19/09/2010 12:11


Est-ce que la CGT cheminots évolue sur la question de la grève reconductible ou campe sur sa position?
Est ce que la circulaire de la CGT Chimie a rencontré un échos?


Metallo 17/09/2010 10:40


Jean a écrit : « Alors, la grève générale pfff... il faut une détermination et une énergie bien au dessus ! Ca me semble des belles formules un peu ronflantes, mais un peu coupées de la réalité !
Ils sont où les secteurs prêts à y aller pour entraîner les autres ?
Ça ne veut pas dire qu'on est impuissants (comme le dit l'article), et puis ça en veut pas dire que je suis contre la grève générale, mais qu'on a encore du boulot à faire dans nos syndicats (et en
dehors), auprès des travailleurs. »


« Faute de grive on mange du merle », semble dire jean sauf que dans l’histoire qui nous préoccupe je ne sens pas le tendeur* lui-même très motivé. Et dans le genre, excusez moi si je viens pourrir
l’ambiance ! et bien Jean, là il fourni un effort (sûrement involontaire) particulier.

Je suis sur qu’ici et parmi les observateurs de nos discussions, il se trouve un certain nombre de travailleur porteur de mandats syndicaux ou de représentants du personnel, qui savent pertinemment
bien que l’humeur des troupes dépendent le plus souvent de celle de leur « guide » (j’en parle en connaissance de cause) et que l’attitude des uns et des autres conditionne pour un grande part le
moral des « troupes ».

Alors souvent, il est fait le reproche aux plus motivés de marcher trop à l’avant de celle-ci, de ne pas être conscients des réalités et qu’obligation nous est faite de nous y adapter. Dit comme
cela, effectivement la position semble judicieuse et de grande responsabilité, « digne des meilleurs interlocuteurs sociaux comme savent les apprécier les patrons ». Seulement, nous savons tous que
rien ne vient de rien, et que des décennies de luttes placées entre les mains des dirigeants réformistes adaptant volontairement leur mode de lutte à leur conception du syndicalisme, étouffant les
voix contestataires, ont abouti à l’ambiance de défaitisme que l’on connaît aujourd’hui, même si ici ou la commence à monter la colère des plus déterminés souvent obligés de lutter seuls dans leur
coin.

Préparé la grève générale aujourd’hui suppose préalablement beaucoup de remise en question, à commencer par celle qui consiste à démobiliser les travailleurs pour ensuite venir se plaindre que
ceux-ci sont jamais prêt.
Je pense que dans son propos Jean adopte un peu cette attitude en prenant les problèmes à l’envers ! « D’abord il crée l’ambiance délétère en semant le scepticisme ensuite, comme pour se dédouaner,
il se pose en partisan de la radicalité des luttes, mais pour se plaindre que les troupe ne sont pas prêtes » Effectivement à ce compte sa va devenir compliqué.

Et encore il nous écrit : « Je ne prends pas le commentaire de Tof pour une position corporatiste, comme le pense peut-être Obrero, mais la description de l'état d'esprit autour de nous, et bien
que travaillant dans l'industrie privée je retrouve des choses que je connais. »

Là-dessus je voudrais juste apporter une petite précision.
- il n’y a pas une formulation de revendication qui échappe aux situations de difficultés de vie particulières aux uns et aux autres ;
- il n’y a pas une formulation des revendications qui échappe à l’influence de l’idéologie que l’on véhicule.

Ce qui veut dire en gros ! Que toutes les catégories de travailleurs ont leur revendications spécifiquement établies en regard de leurs conditions de vie et de travail, les représentants armés des
mentalités qui vont avec. Et que dans le débat qui nous préoccupe actuellement sur la question des retraites, Il y a d’abord ceux que le maintien d’une situation antérieure pourrait suffire à
satisfaire sans le souci de son voisin ; puis il y à ceux dont les conditions de vie et d’exploitation ne permettent pas qu’ils s’y retrouvent dans le catalogue de revendications des premiers, et
leurs formes de luttes que ceux-ci ont adoptées.

Prenons l’‘exemple de la reformes des retraites : Il est certain que revenir à la position antérieur pourrait suffire à satisfaire ceux qui remplissent les conditions ou qui sont sur qu’ils
arriverons à se maintenir dans les conditions de percevoir une retraite a « taux plein ».
Puis il y a l’immense majorité de ceux que la situation antérieure même, était un pis aller… vers la misère, et deviner qui majoritairement ont a retrouvé derrière les banderoles et soutenant les
revendications des réformistes ?

Alors tout cela me fais dire que le gros des troupes dans ces manifs « étaient tout simplement ceux acquis à la cause des réformistes » pensant peut-être que les profits exorbitants des entreprises
du CAC 40 pouvaient bien servir pour une part à financer le maintien du départ à la retraite a 60 ans, mais que ça devenait plus compliqué pour le départ à 55 ans sans conditions d’établissement
d’un plancher de cotisation,etc.

Aussi pour ma part, je pense qu’Obrero a vu juste, Cheminot lui-même il est quant même le mieux placé pour apprécier le point de vu d’un autre cheminot,( quoi que là encore il y cheminot et
cheminot comme il semble le laisser supposé…)
Effectivement il s’agit bien d’une position corporatiste parce que Tof argumentait principalement autour de la situation des salariés de la SNCF. Notre autre camarade cheminot a bien saisi tout le
sens de cette vision des choses, aussi il aurait pu l’étendre à toute une classe du salariat la moins en souffrance se retrouvant unis sur les mêmes bases revendicatives.

Pour conclure, parce que j’en ai encore des tonnes sous la plume. Dans nos échanges il ressort qu’un authentique rapport de force reste à construire, et que cela ne se fera pas sans heurts. Le
débat continue.

Justement à propos de l’organisation de la démobilisation. Un autre intervenant ici le CD Zuan, ouvrier lui-même et représentant du personnel dans sa boite a poster une information intéressante sur
un autre Forum qu’il anime avec d’autre et où la discussion continue sur ces questions (cliquez sur non pseudo) concernant les effets de la démobilisation organisée. Je le cite

« En parlant des revendications, il me revient la 5e proposition de la CGT :
" 5. Au bout du compte, les salariés pourraient consentir une hausse de leurs cotisations pour permettre l’équilibre des régimes et sécuriser le droit à la retraite pour tous".
On comprends que le malaise soit grand et qu'on puise lire ici ou là : Le N° 1072 du Travailleur du Pas-de-Calais...annonce une perte des effectifs de la CGT de l'ordre de 2 000 membres sur le
Pas-de-Calais et de 504 rien que sur la ville de Calais »

Le débat continue. Et justement parce ce qu’il reste de première nécessité, il serait bien, par exemple que sur ce forum il demeure en première place des préoccupations de tous et quant l’on vient
lui rendre visite que celui-ci reste le premier article mis en observation, cela même si je sais bien que l’actualité sociale apporte régulièrement son lot de justes raisons de la commenter.


* Chasseur (ou braco) qui pose les pièges à grive


Jean 16/09/2010 18:48


Je ne prends pas le commentaire de Tof pour une position corporatiste, comme le pense peut-être Obrero, mais la description de l'état d'esprit autour de nous, et bien que travaillant dans
l'industrie privée je retrouve des choses que je connais.

Je trouve la situation assez étrange, j'arrive pas bien à expliquer. A la fois, il y a un vrai rejet des projets Sarkozy/Fillon, à la fois il y a une certaine mobilisation, mais pas le début de
commencement d'un débat, d'une idée. Même pas la volonté d'en débattre, une sorte de fatalisme, on réagit mais sans vraiment se donner les moyens...
Alors après, c'est pas étonnant que dans la propagande officielle des syndicats (la CGT - pour la défense des 60 ans) comme des prétendus radicaux (vive la grève générale), il n'y ait rien d'autre,
pas de vrai mot d'ordre, pas de réflexion sur le travail, la pénibilité etc.

Ce matin à la boîte, il y avait une heure d'info syndicale (heure conventionnelle payée, pas une grève, hein !). D'habitude il y a du monde, raisonnablement, la CGT est plutôt bien vue. Ce matin, à
peine le tiers de d'habitude, à peine plus que le nombre de grévistes le 7 (mais c'était pas les mêmes). Pour une heure payée, c'était carrément ridicule !

Alors on a bien discuté, sur la pénibilité, les années, l'exploitation et le travail, mais, bon... presque personne ! Et pourtant, je suis presque sur que le 23 il y aura plus de monde que le 7
!
Et à écouter des potes ici ou là, ça a l'air pareil ailleurs. Et il n'y avait pas dans la manif du 7 la pêche par exemple de la manif du 29 janvier, l'an dernier !

Alors, la grève générale pfff... il faut une détermination et une énergie bien au dessus ! Ca me semble des belles formules un peu ronflantes, mais un peu coupées de la réalité ! Ils sont où les
secteurs prêts à y aller pour entraîner les autres ?
Ca ne veut pas dire qu'on est impuissants (comme le dit l'article), et puis ça en veut pas dire que je suis contre la grève générale, mais qu'on a encore du boulot à faire dans nos syndicats (et en
dehors), auprès des travailleurs.


Metallo 15/09/2010 13:03


Il faut être clair, l’air de ne pas y toucher les syndicats ont refilés le bébé aux politiques. Maintenant les dates des mobilisations retenues, sont celles des passages de la réformes où du
traitement de ses volets spécifiques (ex : pénibilité) devant les institutions du parlementarisme bourgeois. Tout indique aujourd’hui, y compris par les attitudes de certain politicien de droite en
rupture de banc avec le sarkozyme, c’est-à-dire dans le camp même de la bourgeoisie, que se prépare l’alternance à gauche pour 2012.

C’est pas compliqué à comprendre, les réformes qui font payer la crise à l’ensemble du salariat soit les politiciens bourgeois de droite arrivent à les mettre en place sans trop de difficultés pour
la bourgeoisie… soit c’est sa fraction de politicien gauche qui s’en charge, nanti du soutien populaire que leur auront fait regagner les dirigeant des organisations syndicales de collaboration de
classe.

Au cd de CGT Philips egp Dreux
Beaucoup de chose juste, une petite question n’est-ce pas excessif toute cette volonté d’aller à une mobilisation générale par la grève reconductible pour simplement exiger du gouvernement qu’il
retire sa réforme des retraite?.

Parvenir à rassembler autour de l’idée de la nécessité de la grève générale cela passe d’abord par l’établissement d’une plateforme revendicative où les intérêts des plus opprimés ne sont pas
relégués en fin de rubrique.

Tof a écrits « Vous parlez comme si les travailleurs étaient unis sur des revendications communes, ce qui dans les faits, n'est pas la réalité. »

C’est bien là le problème ! parce que, si je veux bien comprendre le point de vue du cheminot, celui-ci doit aussi comprendre que l’unité des travailleurs ne se réalisera jamais dans les querelles
de catégories ; un catalogue qui reprendrait les revendications spécifiques de toutes, c’est la porte ouverte à toutes les manœuvres dans la lutte. Il suffirait au pouvoir d’isoler d’elle ou telle
en favorisant les négociations par branches et une brèche serait ouverte pour faire voler en éclat l’unité nécessaire pour durer. Soit on gagne tous ensemble, soit on se « prend la carotte » chacun
de notre coté


Obrero (du rail) 15/09/2010 12:30


Je viens de voir le commentaire de "tof" et en tant qu'ouvrier du rail je vois dans son propos quelque chose qui me fatigue à savoir le corporatisme!
Il serait temps de ne pas penser qu'à soi et d'arrêter de faire le jeu de la bourgeoisie et de ses relais syndicaux en en rajoutant sur les divisions artificielles!
Monsieur "tof" je m'interroge sur votre place dans la division du travail...


CGT PHILIPS EGP DREUX 15/09/2010 00:07


CGT PHILIPS EGP DREUX: Contre-réforme des retraites

RIEN À NÉGOCIER : RETRAIT PUR ET SIMPLE DU PROJET !

POUR GAGNER : LA GRÈVE GÉNÉRALE !

Avec 3 millions de travailleurs dans la rue, la journée de grève et de manifestations du 07/09 a prouvé que la classe ouvrière est prête à combattre pour mettre en échec la contre-réforme de
Sarkozy-Fillon-Woerth.

Le gouvernement est de plus en plus impopulaire et discrédité par l’affaire Woerth-Bettencourt, qui démontre ses liens étroits et corrompus avec les patrons milliardaires. Pour tenter de sortir de
cette crise politique et faire passer en force sa contre-réforme, Sarkozy essaie de diviser les travailleurs en s’attaquant aux plus fragiles : les sans-papiers, les Rroms, les gens d’origine
maghrébine ou africaine…

Les vrais responsables de la misère et de la crise, ce sont les patrons qui continuent à faire des profits gigantesques sur notre dos ! Et ils en veulent toujours plus : ils veulent allonger à 62
ans l’âge légal de départ à la retraite, augmenter encore la durée de cotisations et nous faire travailler jusqu’à 67 ans pour toucher une retraite à taux plein. De même, ils continuent de bloquer
nos salaires, de fermer nos usines, de licencier et de supprimer des centaines de milliers de postes… Tout est lié !

Mais les travailleurs résistent. Des centaines de grèves ont eu lieu l’an dernier. À Philips Dreux, notre syndicat CGT a combattu le plan de 217 licenciements, a refusé de le négocier et a
convaincu les travailleurs de mettre en place un contrôle ouvrier sur la production, prouvant que l’on pouvait sauver les emplois et se passer des patrons ; mais la lutte a été réprimée par les
patrons et trahie par FO sur place.


Assez de journées d’action sans perspective ! Les syndicats doivent appeler à la grève générale !


Il n’y a rien à négocier dans la contre-réforme des retraites ! Au niveau national, les directions de FO et de Solidaires appellent au retrait, mais celles de la CGT et de la FSU s’y refusent et
veulent négocier une nouvelle fois avec le gouvernement, tandis que la CFDT propose carrément des amendements à la loi.

De plus, les dirigeants syndicaux se contentent de nous appeler à des « journées d’action » sans perspective. Après les 23/03, 27/05, 24/06 et 07/09, ils nous appellent à une nouvelle « journée
d’action » le 23/09. Ils avaient déjà mis en œuvre cette tactique suicidaire au printemps 2009, jusqu’à ce que les travailleurs soient découragés et écœurés. Il faut tirer les leçons de nos
défaites et suivre l’exemple des travailleurs de Guadeloupe qui, eux, avaient réussi à emporter une victoire revendicative en faisant une grève générale de six semaines à l’appel des syndicats et
de partis politiques (le LKP).

Si les directions syndicales veulent vraiment mobiliser les travailleurs, elles doivent être conséquentes en lançant immédiatement un appel à la grève générale jusqu’au retrait à partir du 23/09,
et en la préparant dans tout le pays ! Nul doute que nous répondrons par millions, que nous bloquerons le pays et que Sarkozy devra céder, car ce sont les travailleurs qui font tourner l’économie
!

Imposons nos exigences dans nos syndicats, organisons-nous par des AG et des coordinations !

Nous devons faire monter nos exigences de la base au sommet. D’ores et déjà, de nombreux syndicats de base, notamment de la CGT, critiquent la stratégie des directions syndicales, exigent le
retrait et une mobilisation beaucoup plus forte. Des AG de travailleurs, de nombreux syndicats SUD, mais aussi des syndicats CGT, dont la fédération de la Chimie, appellent à la grève reconductible
à partir du 23.

Pour gagner, nous devons nous organiser tous ensemble, syndiqués et non-syndiqués. Nous devons nous réunir en Assemblée générale et préparer ensemble, immédiatement, la grève du 23/09 et la
reconductible à partir du 24 partout où ce sera possible. Nous devons mettre en place des comités de grève pour assurer la continuité de la mobilisation, en élisant des délégués mandatés et
révocables. Nous devons aller à la rencontre des travailleurs des entreprises et des villes voisines et mettre en place des coordinations interprofessionnelles. Il s’agit de dresser toute la classe
ouvrière pour vaincre Sarkozy !


Tof 14/09/2010 20:40


La bataille pour la défense des retraites est en train de prendre une direction voulue par les bureaucratie syndicale (de la CGT à FO en passant par Sud).

A la fédération des cheminots CGT, le message est clair: il n'y aura pas de mouvement prolongé si cela ne s'organise pas à l'inter-professsionnel (dixit Didier Le Reste. Donc, comme il n'y aura
aucun appel au niveau confédéral pour une grève reconductible dans le pays, la FD des cheminots se place volontairement en retrait et empêche toute initiative de la base en la démobilisant en lui
disant clairement : "Il en a marre que ce soit toujours à nous de rentrer dans les conflits durs. Que font les autres?". Et je constate malheureusement que sur le terrain, ça marche dans pas mal
d'endroit.

Alors il reste bien évidemment me direz vous que les militants "authentiquement" ouvrier fasse le boulot pour que la base s'organise soit en faisant monter les syndicats de base au créneau, soit
par la création de coordinations (ce que n'aime pas particulièrement la bureaucratie). On peut le faire. Je l'ai déjà fait un nombre incalculable de fois mais voilà, comme le contenu politique (et
oui, il faut en parler) est de faible, à parfois très faible, on s'oriente en général vers l'implosion de ces structures.

Alors on nous dit: "Le 23 septembre, un mouvement plus fort que le 7". Et puis après? Grève reconductible dans certains secteurs? Vers quel objectif? le maintien du départ à la retraite à 60 ans et
aucune augmentation de la durée de cotisation? Oui, mais voila (je vais parler corporatisme), chez le cheminot, il a eut une réforme en 2007 qui a mis fin au départ à la retraite à 50 ans (pour les
agents de conduites) et 55 ans (pour les sédentaires) par un allongement progressif du nombre de trimestre pour avoir le droit à un départ à taux plein.

Vous parlez comme si les travailleurs étaient unis sur des revendications communes, ce qui dans les faits, n'est pas la réalité.


Metallo 14/09/2010 11:01


Oui la grève générale est nécessaire au sens où elle est pour nous l’occasion d’entraîner de nouveau notre classe dans la lutte, en n’oubliant pas que celle-ci ne se sentira concernée que si les
revendications avancées, pour lesquelles elle doit lutter, apportent effectivement une solution à ses difficultés de vie immédiates.
Par ailleurs, si le recours à la grève générale reconductible devient la voie à suivre, elle doit impérativement sortir du cadre de sa conduite par les représentant des organisations syndicales,
plus que majoritairement dominés par des couches du salariat (qui doivent y trouver leur place mais rien que leur place) affichant leur corporatisme, comme nous l’avons observé avec la persistance
à maintenir le revendication du maintien du départ à la retraite à 60 ans avec 37 ½ d’annuités et le maintien du système de calcul. Je rappel que le taux de actuel pour une retraite avec la
complément et minimum de trimestre de cotisation requit est aujourd’hui a « 75% » du SMIC, reproduisant en les aggravants les inégalités sociales, etc.

Maintenant, il et bien que les animateurs de ce blog rappel leur identité politique ; pour ma part qu’il me soit autorisé de renvoyer sur le lien qui suit où mon organisation, à direction politique
authentiquement ouvrière, montre quel avait depuis longtemps réfléchie à cette question. http://ouvrier.communiste.free.fr/spip.php?article42