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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 07:27
Jeudi 14 janvier 2010
Rassemblement à Amiens en soutien aux Contis

Conti1301 1700 à, 1000 ouvriers étaient venus crier leur colère et affirmer leur solidarité avec le 6 de Conti devant le tribunal d’Amiens. Réclamer leur relaxe. Des délégations de la métallurgie du Nord, de Renault Douai, de Goodyear et de Dunlop Amiens, de PSA Aulnay, de Renault Cléon, de Sanofi Aventis de Vitry, des Hôpitaux de Paris. Quelques travailleurs sans papiers en lutte. Des syndicats CGT de la localité mais aussi de la région parisienne. Les Suds étaient nombreux : Sud Rail, Sud PTT, Sud Chimie.. la CNT aussi. Enfin une délégation de travailleurs de Continental Dortmund en Allemagne apportaient aussi leur soutien.

Un rassemblement de classe, car tous les travailleurs présents étaient conscients (ce que reprendront tous la plupart des intervenants) que la mobilisation autour des 6 de Conti était un enjeu pour tous les travailleurs. En sanctionnant les 6 de Conti, pour avoir exprimé leur colère leur refus voir leurs vies saccagées, l’Etat voulait faire un exemple qui ferme la gueule à tous.  Soutenir les Conti, c’était donc bien se battre pour soi, pour tous, face à l’Etat et à ses menaces. C’est ce que reprendra X Mathieu dans son intervention.
Les absences étaient donc bien significatives. Si les politiques parlementaires de gauche étaient nombreux (élections oblige sans doute, mais ils étaient là) de LO au PS en passant par MG Buffet du PCF, Maxime Gremetz, le Parti de Gauche, sans oublier Besancenot du NPA, il n’y avait aucun représentant de la direction de la CGT. Evidemment, il faisait un peu froid, mais ce n’est certainement pas cela la raison. Tous les militants présents, la plupart des délégués ou des responsables de base, auraient certainement fait un accueil assez chaud, à celui qu’ils considèrent ne plus appartenir à leur camp, malgré le communiqué quelque part obligé de la Confédération.

Les intervenants, la liste est longue, ont tous dénoncé le scandale de l’inculpation d’ouvriers luttant pour leur dignité et la complaisance de l’Etat avec « les patrons voyous ». Beaucoup d’illusions sur l’appui des partis de gauche, applaudis vigoureusement dans l’ensemble. Benoît Hamon du PS seul recueillant quelques applaudissements et beaucoup de ouh, ouh… Notable toutefois l’intervention du secrétaire de la fédération de la chimie qui souligna parmi les luttes actuelles des travailleurs celle des ouvriers sans papiers pour leur régularisation.

Vive la solidarité ouvrière internationale… Relaxe pour les Conti !

Conti1301 2

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Publié par Où va la CGT ? - dans Répression
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Courrier Picard 03/06/2010 07:17


COMPIEGNE 1 280 € pour le saccage de la sous-préfecture

Six anciens ouvriers de l'usine Continental de Clairoix, ont été condamnés mercredi à verser solidairement à l'Etat 1 280,53 euros de dommages et intérêts pour le saccage de la sous-préfecture de
Compiègne en avril 2009.

Les anciens salariés du manufacturier allemand de pneumatiques ont également été condamnés par le tribunal de grande instance de Compiègne à verser 1 000 euros à l'Etat au titre des frais de
justice.

Une fois la décision connue, le leader des «Conti» Xavier Mathieu, le poing levé, a rejoint 200 à 300 ex-salariés qui l'ont acclamé, à proximité du tribunal.
« C'était bien de la vengeance»

L'épilogue pour les «Conti» ? «Oui et non», a répondu le délégué CGT, qui le jour de l'audience au civil le 7 avril, avait refusé un prélèvement ADN à la suite de sa condamnation au pénal, et est
par conséquent susceptible d'être poursuivi. Les cinq coprévenus avaient quant à eux accepté ce prélèvement. «On verra si l'Etat continue à s'acharner contre nous», a-t-il déclaré.

«C'était bien de la vengeance. On a été condamnés beaucoup plus pour le geste que pour ce que ça a coûté», a-t-il poursuivi.

Me Marie-Laure Dufresne-Castets, avocate des ouvriers a quant à elle estimé que la décision du tribunal pouvait être interprétée comme un «signe d'apaisement», tout en dénonçant une «condamnation
de pur principe», même si le montant des dommages et intérêts, qui sera réglé par la «solidarité ouvrière», est «tout à fait modeste», si ce n'est «dérisoire».
L'Etat réclamait «le montant résiduel»

L'avocate de l'Etat avait demandé près de 12 000 euros, car si les dégâts étaient estimés au total à 52 662 euros, l'Etat avait été indemnisé par les assurances à hauteur de plus de 40 000 euros,
et ne réclamait que «le montant résiduel».

Les six ouvriers avaient été condamnés au pénal en janvier à de simples amendes de 2 000 à 4 000 euros par la cour d'appel d'Amiens, échappant aux peines de prison avec sursis prononcées en
première instance.

L'usine, qui employait 1 120 salariés, a été fermée début 2010. Après plusieurs mois de lutte, les ouvriers avaient décroché 50 000 euros d'indemnités extra-légales.


CGT 05/02/2010 18:33


Les sanctions judiciaires prononcées par la cours d'appel d'Amiens, condamnant 6 salariés de l'Usine Continental de Clairoix à des peines allant de 2000 à 4000 € d'amende pour « dégradation de
biens destinés à l'utilité publique », sont en retrait par rapport à celles prononcées par le tribunal correctionnel.

Même atténuées par rapport au jugement en 1ère instance, ces condamnations contre des salariés luttant pour l'emploi et l'avenir industriel ne sont pas acceptables pour la CGT.

Dans l'esprit qui a présidé à ce jugement d'appel, la CGT demande que les pouvoirs publics abandonnent toutes autres poursuites à l'encontre des salariés.

Montreuil, le 5 février 2010


Les Contis en lutte 05/02/2010 15:46


La cour d'appel d'Amiens s'est montrée clémente avec les six ouvriers de l'usine Continental. Les six accusés ont été condamnés à de la prison avec sursis en première instance pourle saccage de la
sous-préfecture de Compiègne (Oise) en avril 2009.

La cour d'appel d'Amiens n'a prononcé aucune peine de prison contrairement aux réquisitions, mais des amendes allant de 2000 à 4000 euros. Condamnés à des peines avec sursis en première instance,
les six ouvriers de l'usine Continental espéraient la relaxe en appel. Le 13 janvier, des peines de deux à cinq mois de prison avec sursis, quasi-équivalentes à celles prononcées en première
instance, avaient été requises en appel


Clode 16/01/2010 10:29


Tu peux rajouter 3 ouvriers CGT d'Airbus Nantes présents devant le Palais de justice d'Amiens. Nous sommes venu de notre initiative. Ni L'UD 44, ni notre syndicats CGT d'Airbus Nantes n'ont appelé
ou organisé une délégation.


Michèle 14/01/2010 22:15


J'ai lu sur Pajol un communiqué de soutien aux Contis émanant du "Ministère de la régularisation" (Beaudelique) et de plusieurs collectifs de sans-papiers de la région parisienne. Ca me paraît bien
important. D'autant plus à quinze jours d'un autre procès : celui des sans-papiers qu'on appelle les inculpés de Vincennes, 10 sans-papiers qui seront jugés les 25, 26 et 27 janvier prochain au TGI
de Paris (13h30) pour la révolte qui a conduit à l'incendie du centre de rétention de Vincennes. Qui soulignera, aux yeux de la classe ouvrière toute entière, aux yeux de celles et ceux qui sont
venus manifester à Amiens pour les Contis, le parallèle évident qu'il faut faire entre l'inculpation des Contis et la façon dont les 10 de Vincennes ont été choisis, emprisonnés pendant des mois,
traînés devant les tribunaux pour servir d'exemples et tenter de museler les révoltes à venir ? Dommage, même le communiqué de Beaudelique et des CSP ne parle pas du procès des 10 inculpés de
Vincennes... La logique de la lutte de classes aujoud'hui voudrait que les Contis et ceux qui ont manifesté à leur côtés soient aussi présents aux côtés des 10 inculpés de Vincennes les 25, 26 et
27 janvier.


Contis 14/01/2010 08:49


Jugement mis en délibéré au 5 février

Le procès en appel des salariés de Continental, condamnés en septembre 2009 à des peines de trois à cinq mois de prison avec sursis pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne, s'est tenu
mercredi après-midi devant la cour d'appel d'Amiens. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 5 février à 9h, a précisé leur avocate, Me Marie-Laure Dufresne. Le ministère public a requis de
deux à cinq mois avec sursis contre les "Contis".

Le délégué CGT et leader de la fronde des "Contis", Xavier Mathieu, a indiqué à l'Associated Press que le ministère public avait fait preuve de "clémence" à leur égard, laissant entendre que les
peines avec sursis pourraient être commuées en travaux d'intérêt général. Evoquant les dégâts, il s'est étonné que la partie civile, qui les avait chiffrés en première instance à 63.000 euros,
avait indiqué mercredi qu'elle n'était pas en mesure de donner de chiffres.