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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 09:52

Lundi 5 novembre 2012

PSA Aulnay : nouvelle étape le 8 novembre

 

Le combat continue à PSA et en particulier à Aulnay, contre la fermeture de l'usine et le maintien des emplois.

Après les mobilisations du 9 octobre (voir "Après les manifestations du 29 septembre et 9 octobre"), la lutte se poursuit sur un terrain plus institutionnel, celui des rencontres avec le gouvernement et la direction.

 

Il y a d'abord eu le CCE et la rencontre tripartite avec Montebourg le même jour, jeudi 25 octobre. 200 salariés présentes devant les portes du siège (voir les articles et les vidéos sur le site de la CGT), aucune annonce tranchée contrairement aux craintes qu'on pouvait avoir, mais on sent que la procédure se poursuit sournoisement, en jouant l'usure. D'autant que le gouvernement, Montebourg en tête, est déjà dans l'optique et la fermeture du site, puisqu'il en est à rechercher des emplois de substitution.

Finalement, le plus positif de la journée aura été le déplacement d'une soixantaine de camarades à Faurecia Méru (Oise) où ils ont envahi l'usine équipementier de PSA. Grosse ambiance, accueil enthousiaste par les ouvrières lors de cette rencontre, qui montre le potentiel de solidarité qui pourrait exister si des objectifs clairs, combatifs et communs étaient portés au premier plan.

 

declaration-UD-PSA-8nov2012-Tripartite.jpgDepuis, la nouvelle échéance est celle de ce Jeudi 8 novembre, une autre réunion tripartite, au plan local cette fois de l'usine d'Aulnay, à la préfecture de Bobigny.

A cette occasion, la CGT départementale appelle à un rassemblement de solidarité à 10h, devant la Bourse du Travail départementale pour rejoindre les camarades de PSA en préfecture (voir l'appel ci-joint).

On notera qu'après la réunion tripartite centrale du 25 octobre, le syndicat SUD n'était à nouveau pas convoqué le 8 novembre, alors qu'il est bien représentatif dans l'usine. Erreur technique ou volonté de laisser de côté un syndicat qui avance toujours la nécessité du combat contre la fermeture ? On verra la réponse du préfet à la  lettre du syndicat (voir  ICI), et on espère que la CGT locale appuiera cette demande simplement évidente.

 

Cela dit, qu'attendre de telles réunions ?

  • Le maintien de l'usine et de tous les emplois ? On peut rêver... on n'a encore jamais vu des exploiteurs renoncer à leurs projets de restructurations lors de telles tables rondes.
  • Négocier les conditions de la fermeture ? C'est l'objectif des patrons, des ministères et de tous les syndicats réformistes. Au nom du réalisme dans la guerre économique mondialisée, il faut accepter les sacrifices et tenter de lettre quelques garde-fous et de limiter les dégâts. Ce n'est pas l'objectif des syndicalistes de classe, qui n'ont que faire d'une guerre qui n'est pas la nôtre.
  • Faire traîner la procédure et gagner du temps ? Là, cela peut valoir le coup. Mais encore faut-il savoir quoi faire de ce temps gagné... C'est là que le bât blesse.

Depuis septembre, on voit le syndicat CGT adopter une attitude ambigue, entre combativité déclarée, et prudence dans la mobilisation réelle. On voit la CGT privilégier l'alliance avec le SIA, syndicat peut-être majoritaire à Aulnay mais ultra-réformiste, anciennement syndicat jaune, au détriment de l'alliance avec SUD, certes moins important, mais influent auprès des secteurs les plus combatifs, et qui maintient l'objectif de lutter contre la fermeture.

Car hormis ce syndicat, cette revendication est bel et bien en train de disparaître des déclarations syndicales, par exemple lors du CCE du 25 octobre.

Comme si, face à un combat difficile et une mobilisation encore insuffisante, il fallait abandonner ses ambitions, et recentrer la lutte sur des contreparties, des revendications de rechange supposées plus acceptables que la lutte contre la fermeture. Et c'est bien ce chemin que semble prendre la CGT de l'usine alliée au SIA.

 

La journée du jeudi 8 novembre ne sera pas une journée décisive. Simplement une étape de plus dans le combat pour l'emploi des camarades d'Aulnay. Nous n'attendons pas grand'chose de la réunion, sinon des somnifères et du baratin.

Tout se joue dans l'usine même, la capacité ou pas à développer la mobilisation, la vitalité du Comité de Lutte (un peu léthargique en ce moment), la détermination des militants les plus combatifs à organiser la lutte et la solidarité dans le groupe PSA et au niveau départemental...

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Publié par Où va la CGT ? - dans Emploi
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