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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 15:07
Mercredi 4 novembre 2009
Le Duigou et Dumas ne seront pas à la CEC

Ce sont "Les Echos" qui nous l'apprennent, surprenant, Non ? En fait pas tant que cela pour qui connaît les relations privilégiées de Le Duigou avec le journal (économique) patronal depuis des années... La confédration se contente de son côté d'un communiqué d'une platitude et d'un flou bien traditionnels.
Quant à la démocratie dans la CGT et au rôle véritable des délégués au delà de la figuration, c'est le vrai débat qui nous est posé. On peut ricaner sur le caractère "anti-statutaire" de la candidature de classe de JP Delannoy, mais dans ce cas, il faut s'interroger sur la prétendue démocratie d'un congrès plié d'avance en petit comité et dont les résultats sont publiés à l'avance dans la presse du capital... Les beaux discours, on les évite, d'accord ?
Dumas et Le Duigou quittent définitivement la direction de la CGT

[ 04/11/09 ] Le comité confédéral national de la CGT a travaillé hier sur la direction de la centrale qui sera désignée au prochain congrès. Le bureau confédéral va être réduit. Cela n’exclut pas que Bernard Thibault y fasse monter un successeur potentiel.

Le secrétaire général de la CGT s’y était engagé fin août auprès de ses troupes. Après l’émoi créé en interne par sa volonté de revoir l’organisation de la direction de la centrale, Bernard Thibault a précisé hier ses intentions. Il s’exprimait à l’occasion de la dernière réunion du comité confédéral national avant la tenue, du 7 au 11 décembre, du 49e Congrès de la centrale, à Nantes.

Le leader syndical, qui y sera confirmé pour un quatrième mandat, a réservé une petite surprise aux membres de cette instance, qui est en quelque sorte le « parlement » de l’organisation. On savait déjà que les deux poids lourds de son équipe, Jean-Christophe Le Duigou et Maryse Dumas, quitteraient le bureau confédéral. Mais ils devaient rester à la direction de la centrale puisqu’ils devaient continuer à siéger à sa commission exécutive (« Les Echos » du 6 août), conduisant à s’interroger sur la réalité de leur prise de distance. En définitive, ils la quitteront aussi.

Pour Bernard Thibault, le départ de l’un n’allait pas sans celui de l’autre : Jean-Christophe Le Duigou, un de ses proches, artisan de l’ouverture de la centrale, faisait en effet la balance avec Maryse Dumas, partisane d’une ligne plus axée sur la contestation.

Pour la première fois depuis son arrivée à la tête de la CGT, en 1999, le numéro un cégétiste va donc composer une direction totalement à sa main. Mais il faudra attendre un peu pour en connaître les contours. Le leader syndical en a renvoyé l’annonce au congrès.

Une importance particulière

Tout l’art sera dans les retranchements : il a annoncé hier son intention de réduire le bureau confédéral de 12 à 8 membres s’engageant aussi à ce qu’il respecte la parité hommes-femmes. Mais, de fait, cela signifie, alors qu’au total 5 départs du bureau sont annoncés, que toute arrivée éventuelle prendra une importance particulière au regard d’une succession future. Bernard Thibault s’est refusé jusqu’à présent à dire si son prochain mandat sera le dernier, mais, en 2012, il aura déjà passé treize ans comme secrétaire général de la CGT. François Chérèque, son homologue de la CFDT, arrivé trois ans après lui, s’est déjà attelé à organiser sa succession.

LEÏLA DE COMARMOND, Les Echos

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Publié par Où va la CGT ? - dans 49ème Congrès
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Tophe 11/11/2009 23:40


J'ai entendu dire par un représentant de la Confédération que la non-presence de Le Duigou au prochain bureau serait lié à une responsabilité de mission gouvernementale. En savez-vous plus sur le
blog?


Eugène 12/11/2009 07:01


Non, on n'est pas assez bien informés... Ce serait le pompom, mais guère étonnant vu comment le personnage grenouille déjà dans les antichambres du pouvoir...


Liaisons sociales magazine / novembre 2009 05/11/2009 11:31


CGT : La succession est ouverte
jeudi 5 novembre 2009 (10h00)
2 commentaires
Rumeurs, démentis, intox… Dans les coursives du paquebot CGT, la composition de la future direction confédérale fait beaucoup jaser. Souhaitant faire de la commission exécutive (50 membres) la
véritable instance de direction de la centrale, Bernard Thibault militait pour un bureau confédéral resserré, de cinq ou six personnes. Un projet compromis. Dans la maison, on craint comme la peste
l’exercice solitaire du pouvoir…

Le futur bureau confédéral, qui pourrait compter 8 à 10 membres, devrait perdre 2 poids lourds, Maryse Dumas et Jean-Christophe Le Duigou. Sont aussi donnés partants Alain Guinot, Maïté Lassalle et
Graziella Lovera. Parmi les possibles entrants, les noms de Mohammed Oussedik, patron de la Fédération du verre, d’Éric Aubin, leader de la construction, d’Agnès Le Bot, de l’UD du Nord, et de
Thierry Lepaon, ex-Moulinex, sont les plus cités.

Mais bien malin qui peut dire qui sera le successeur de Bernard Thibault. Ce dernier, qui n’entend pas briguer un cinquième mandat, cache parfaitement son jeu. À défaut d’avoir l’embarras du choix.
Car le renouvellement des troupes, au bureau confédéral comme à la commission exécutive, relève de plus en plus du casse-tête. Parmi les candidats, trop peu de femmes, de salariés du privé et,
surtout, de jeunes. «On n’arrive pas à rompre avec la tradition qui veut qu’un dirigeant fasse d’abord ses gammes dans un syndicat, une UD, sa fédération », explique un proche de Bernard
Thibault.

Sans parler du cactus de la reconversion professionnelle des militants en bout de course. Faute de pouvoir les recaser hors de la maison, la CGT se voit contrainte de les garder. Cette GRH
défaillante nuit au dynamisme de la centrale et affaiblit sa capacité d’expertise.