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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 07:06

Vendredi 13 janvier 2012

Fédé du Commerce :  manifestation dans le siège de la CGT à Montreuil

 

Tous les articles de ce blog sur la lutte dans cette fédération : ICI

 

[Mise à jour 13 janvier 14h]  La fédération, extrêmement embarrassée, diffuse un communiqué à toutes les structures. voir plus loin.

 

pouquoi_les_militants_du_commerce_manifestent_deva-1.jpgAujourd’hui des syndiqués de la Fédé du Commerce avaient rendez-vous à 11h00 devant le siège de Montreuil pour un rassemblement de protestation. Syndiqués de base, délégués du personnel, délégués syndicaux, responsables de syndicats voire d’US, il y avait en tout environ 150 militants venus de toute la France, d’Alès, d’Alsace, de Normandie, du Nord… et bien sur de Paris. Un tract était diffusé à tous les militants qui traversaient le rassemblement. Il est en encadré ci-contre et se trouve aussi sur le site de l'US Commerce de Paris (ICI)
Comme le tract l’explique, à l’origine, il y a le congrès de la Fédération qui a vu des congressistes se faire gazer par le service d’ordre de la direction fédérale ("Rien n'est réglé à la CGT Commerce"). L'ignominie ne se résume pas à la tenue du congrès et au gazage de congressistes. La direction de cette fédé vise à faire le ménage et se débarasser de toute contestation.

  • Elle procède par démandatement. C’est arrivé qu’un DS en réunion avec le patron apprenne de celui-ci qu’il n’était plus DS.
  • Elle procède en coupant les vivres des US. On voit l’effet de cogetise comme un moyen de contrôle politique par les fédés sur ces structures.
  • Elle procède par licenciements

Face à des méthodes patronales, les militants attaqués ont réagi comme face à un patron. D’où ce rassemblement avec demande de délégation.
Le rassemblement avait la pêche comme en témoigne la vidéo (fin d'article), faite par nos soins.
L'objectif du rassemblement : qu'une délégation soit reçue par la direction fédérale. Le but d'une telle entrevue ? Le tract le décrit :
« ...la fédération ne doit pas, une fois de plus, esquiver les débats qu'elle a toujours refusé de mener, sur ses modes de fonctionnement, de structuration et la vraie place de ses adhérents. En bref, il est temps qu'elle choisisse la voie démocratique nécessaire à sa crédibilité auprès des salariés du commerce et des services. »

 

Le problème c'est que la fédération assume son rôle de licencieur, d'exclueur, de démolisseur de structures syndicales qui fonctionnent. On ne peut pas les changer. On ne peut que nous organiser, les combattre, les minoriser si on peut.
Cette espérance qui s'exprime dans le tract est pathétique car elle ne peut que se heurter à un mur, ce qui s'est passé : la direction fédérale n'a pas reçu la délégation.

 

Autre problème, l'appel à Bernard Thibault ("Acharnement et harcèlement moral à la fédération CGT du Commerce"). Ce dernier a répondu en écrivant que chaque fédération était maître chez elle. Le tract réplique (sans citer la lettre de réponse de Thibault) « La CGT ne peut, au nom du fédéralisme, laisser perdurer ces dérives ».


Le problème que ne voient pas les camarades, c'est que ce qui se passe à la fédé du Commerce n'est qu'un épisode de la CFDTisation de la CGT. Et si la direction de la fédé s'est permise de gazer ses militants c'est parce qu'ils savent ne rien avoir à craindre de la direction confédérale, pas même un reproche.


Les responsables de l'US Commerce ne veulent pas franchir le Rubicon et s'affirmer comme opposants. Les responsables du siège, reconnaissants, on laissé les manifestants pénétrer dans l'enceinte de l'accueil (et puis c'est moins visible que dans la rue !). Dans l'après-midi, des dirigeants confédéraux ont reçu la délégation et ont promis d'intercéder auprès de la direction fédérale Commerce pour qu'elle accepte de recevoir une délégation. Fin d'épisode.

 

NOTE_INFORMATION_CEF_12012012.jpg[Mise à jour 13 janvier 14h] La fédération diffuse depuis hier un communiqué à toutes les structures, que nous nous faisons un plaisir de faire connnaître largement, car rien ne vaut de bien connaître ses ennemis. Outre le prétendu caractère "humain" du traitement de notre camarade Olivier que chacun appréciera, on notera que la fédération a refusé de recevoir la délégation au prétexte de la présence de camarades d'autres professions (les camarades d'Alès, particulièrement concernés par le cas du camarade). C'est minable et misérable. En fait, la fédération ne voulait pas recevoir la délégation et la secrétaire s'est juste barricadée dans son bureau...

Tout le fond de l'affaire est confirmé implicitement par  la fédération...

 

Au bilan , ce qui s'est passé n'est pas anodin. Une manifestation de militants représentant un pan d'une fédération, au sein même du siège de Montreuil, on n'avait jamais vu ça. Cela montre que la mise au pas des secteurs combatifs est quelque chose de compliqué. Mais si les secteurs qui se font réprimer ne veulent pas élever le niveau de débat et s'organiser en opposition de classe, les directions collabo finiront par y parvenir, fédé par fédé, UD par UD, syndicat par syndicat.

Quoiqu'il en soit,  les camarades sont particulièrement déterminés et bien décidés à ne pas en rester là, en particulier à l'occasion du meeting de Bernard Thibault au Zénith le 31 janvier. Ca risque d'être chaud...

 

D'autres informations également sur le blog de Cyril Lazaro.

Un article du Midi libre : "Le torchon brûle à la CGT"

Le point de vue d'un militant d'Alès : "Michèle CHAY, ou "le Petit Caporal" déserteur"


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Publié par Où va la CGT ? - dans Les structures
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