Dossiers

Sommaire et dossiers accessibles
ICI
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 16:35

Samedi 16 mars 2013

Drapeau CFDT : nous ne nous cachons pas, nous le revendiquons et s'il le faut nous recommencerons !

 

LES UNIONS LOCALES ET DES SYNDICATS CGT

de Auchel-Béthune-Bruay-Lillers-Isbergues

Déclaration adoptée le 15 mars 2013

(reprise du blog de Jacques Tourtaux)

 

Que d’émotion pour un drapeau orange de 30 x 40 cm brûlé sur une fin de manifestation à Lille, mais très peu pour les millions de travailleurs, victimes des accords signés par la CFDT depuis 30 ans dans toutes les branches professionnelles, et rien pour celles et ceux qui risquent d’être des victimes de cet accord ANI paraphé entre autre par la CFDT, le partenaire officiel du Medef.

 

Le poète Aragon dans la « Ballade de celui qui chanta dans les supplices » écrivait : « Et s'il était à refaire, je referais ce chemin, une voix monte des fers et parle des lendemains. On dit que dans sa cellule, deux hommes cette nuit-là, lui murmuraient « Capitule » ! »

 

Dans sa déclaration du 15 mars, la Confédération CGT s’exprime ainsi dans le 3ème paragraphe : « Les divergences syndicales ne sauraient pour autant justifier des actes qui ne respectent pas le pluralisme des idées et des organisations, comme ce fut le cas récemment lorsqu’un drapeau de la CFDT a été brûlé à l’occasion d’une manifestation »… mais :

  • Quand en février 2013, Laurent Berger dit « nous sommes prêts à l’affrontement avec la CGT, je suis syndicaliste, je sais ce qui est bon pour les salariés » ou critique vertement les actions des syndicalistes CGT à Goodyear ou à PSA en les qualifiant « positions dogmatiques »;
  • Quand François Chèrèque en 2003 signe en catimini un accord avec le gouvernement malgré les millions de salariés dans les rues et dit « La CFDT se félicite que cet accord rende effectifs les acquis de la réforme du régime de base…//… cet accord garantit le pouvoir d’achat des retraites puisque celles-ci évolueront au minimum comme les prix… »;
  • Quand Nicole Notat en 1997 parle de « manipulation de la détresse » à propos du mouvement des chômeurs et dit « je condamne l’occupation illicite des Locaux Assedic »;
  • Quand la CFDT écrit : « il faut augmenter les cotisations, ou augmenter la durée du travail, ou bien baisser les pensions »…

Depuis plus de 30 ans, la CFDT pourrit les droits des travailleurs en signant des accords de recul social dans les entreprises et dans les branches, et à chaque fois elle sort lavée de tous ses affronts…

Nous revendiquons cette action et cette destruction symbolique d’un drapeau trouvé sur le bord du trottoir, et peut-être abandonné par un déçu. Par ce geste, nous avons voulu dire clairement et sans détour : STOP Á LA TRAITRISE – STOP Á LA COLLABORATION AVEC « CES GENS LÁ » - STOP, TROP C’EST TROP – STOP, IL Y A DES LIMITES Á L’UNITÉ SUR LE MOINS-DISANT !

 

Berger a-t-il respecté les travailleurs en signant cet accord le 11 janvier 2013 ?
Chèrèque a-t-il respecté les travailleurs en signant en 2003 puis en 2008 ?
Notat, Maire, Kaspar ont-ils respecté les travailleurs, une seule fois depuis 40 ans ?
A quel moment la CFDT a-t-elle respecté la CGT ou les autres syndicats quand il s’agissait d’accepter de signer le recul social, la fermeture des taules et la casse des droits ? Ceux qui signent de tels accords de recul ne sont jamais concernés par ce qu’ils ont signé pour les autres.

 

Et que chacun comprenne que nous ne capitulerons jamais et s’il était à refaire nous referons ce chemin même si une voix monte des fers et parle des lendemains.

 

Nous serons unis et déterminés dans la bagarre jusqu’au bout, contre le patronat et contre les traîtres, pour l’intérêt des salariés-es et de tous les travailleurs victimes du capitalisme et de l’injustice sociale…

 

Nos camarades réunis à Toulouse doivent aussi nous entendre… Assez de pactiser avec ceux qui signent tout, qui refusent l’unité dans nos entreprises et qui reculent devant les patrons !


Nous luttons pour nous, pour notre classe sociale et pour que nos enfants puissent nous regarder droit dans les yeux avec un sentiment de fierté, comme nous-mêmes honorons celles et ceux qui ont lutté et gagné hier pour nos droits d’aujourd’hui, au prix des larmes, de la sueur et du sang.

Partager cet article

Publié par Où va la CGT ? - dans Les sujets qui fâchent
commenter cet article

commentaires

Tourtaux 17/03/2013 09:36

Mes camarades, serrons les coudes, voilà arrivée l'heure du congrès confédéral de notre CGT, celle à laquelle nous, combattants de lutte de classe, nous aspirons.
Ce simulacre de congrès, je l'appelle le congrès de la honte.
En effet, la plupart des délégués sont triés sur le volet pour faire la claque et surtout pour préserver leur planque dans l'appareil réformiste, donc forcément collaborateur, qui se vautrent dans
les directions et ce, à tous les niveaux de la hiérarchie.
Les médias carpettes ne cessent de nous saouler avec la passation de pouvoir entre les deux réformistes- carriéristes Thibault et Le Paon.
Notre CGT, cette grande dame, ne mérite-t-elle pas mieux, n'a-t-elle pas autre chose à faire que de se ridiculiser sur ce piètre terrain qui n'a rien à voir avec les préoccupations des travailleurs
en grande souffrance?
Nous autres, militants de base de la CGT, nous n'acceptons pas de voir notre CGT fricoter dans la CES, instrument au service du grand capital et qui se charge d'accompagner tous les mauvais coups
qui sont assénés à la classe ouvrière, à notre classe.
Le rôle de la CGT, c'est de fédérer.
Or, qu'offrent ceux "d'en haut" aux travailleurs?
Quel triste spectacle ces gens qui sont à cent lieues de ceux qui les ont fait rois, donnent à voir?
Oui, nos dirigeants fédèrent mais pas les travailleurs.
La situation est catastrophique, dramatique pour des millions de personnes parmi les plus défavorisées, les plus vulnérables et notre confédération continue ses conneries, c'est-à-dire de prôner
l'union de façade au sommet alors qu'elle aurait due depuis longtemps organiser les luttes nécessaires et indispensables contre l'austérité imposée par la troïka, afin de créer le rapport de forces
que nous souhaitons tous pour liquider ce pouvoir de truands qui a une fois de plus abusé tant de braves gens, incités à voter pour la "gauche" de la droite, par les directions syndicales et les
guignols des directions politiques, soit-disant de "gauche", dont (certains dirigeants retraités de la CGT et de la FSU qui montre ses limites), ont été les "fers de lance".
Ces mêmes propagateurs, à peine retraités et déjà recyclés, continuent sur leur lancée pour nous resservir la même soupe indigeste que celle que notre peuple est obligé d'avaler depuis le 6 mai
dernier.
Cette fois, ils nous collent dans les pattes le cravateur Mélenchon qui s'imagine que le fait qu'il ait rencontré Hugo Chavez, lui attribue le droit d'en récupérer les mérites.
Je tenais à attirer l'attention sur ce point également crucial pour les travailleurs.
Solidarité avec les camarades des 5 UL et de l'UD CGT62 et que d'autres syndicats CGT suivent l'exemple solidaire de nos camarades de l'UL CGT de Tourcoing dans leur positionnement également
responsable pour leur soutien aux 5 et à l'UD62.

Tourtaux 17/03/2013 08:47

Merci mes camarades de Où va la CGT de citer mon blog si combattu par nos pires ennemis de classe dont nombre sont à l'intérieur de nos rangs.
Tu as raison camarade Xuan de préciser ta position de classe que je n'ai pas manqué de mettre en exergue sur mon blog mais entre nous, il y a toujours réciprocité.
L'heure n'est pas aux congratulations, le moment est venu de nous rassembler tous ensemble pour lutter contre la pourriture capitaliste et ses lèche-cul du "syndicalisme" JAUNE.

patrice bardet 17/03/2013 06:36

un drapeau CF(d)T a brulé ? la belle affaire ! ils brulent nos droits sociaux ?


http://bellaciao.org/fr/spip.php?article134032

Xuan 16/03/2013 18:56

Excellente réaction de classe que j'avais aussi mise en ligne sous le titre "le torchon brûle" :
http://humaniterouge.alloforum.com/enieme-trahison-syndicat-jaune-cfdt-t3835-1.html