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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 20:54
Mardi 15 Décembre 2009
Déclaration d’un groupe d’ouvriers d’Iran Khodro - Peugeot PSA en gréve

LogoIranKhodroDéclaration datée du 6 décembre d’un groupe d’ouvriers d’Iran Khodro, principale usine automobile d’Iran et du Moyen-Orient, publiée et relayée le 10 décembre par le site Entdinglichung (source Mailing Iran solidarité).

 

6 décembre 2009,

Collègues ouvriers et amis,

 

Ces derniers jours, des dizaines d’ouvriers, d’étudiants et de mères en deuil [référence aux mères des jeunes gens tués lors des protestations et dont plusieurs ont été arrêtées lors d’un de leur rassemblement samedi 5 décembre 2009] ont été arrêtés et envoyés en prison. Nombre de nos collègues et camarades de travail sont maintenant détenus arbitrairement. Des dizaines d’étudiants, qui sont nos enfants et nos alliés, sont incarcérés. Des mères ont été détenues. Le gouvernement ferme les yeux devant la réalité et ils arrêtent tous ceux qu’ils veulent. Le pays est sous le joug des forces de sécurité et le peuple n’a même plus le droit de se rassembler dans un parc public.

 

Dans quel pays est-il illégal de demander le paiement des salaires impayés ?

Dans quel pays est-il interdit d’aller dans un parc ou de grimper sur les montagnes ? [Le régime a interdit aux étudiants de grimper sur les montagnes au cas où ils y organiseraient des réunions politiques]

Quel est le crime de nos mères en deuil ?

Dans quel pays est-il interdit de former des organisations ouvrières ?

 

Collègues ouvriers, combien de temps va durer cette honte ? Nous devons protester ! La situation créée par le gouvernement est indescriptible. La liberté est le droit fondamental de tous les êtres humains. Vive la liberté !

 

Un groupe d’ouvriers d’Iran Khodro

APPEL AU BOYCOTT DES INTERETS FINANCIERS ET ECONOMIQUES EUROPEENS ET AMERICAINS AVEC LA DICTATURE D’AHMADINEJAD ET KHAMENEI

Derriére Iran Khodro Peugeot PSA, il y a nombre de sombres intérêts financiers, qui se chiffrent en millions d’euros, avec la république islamique criminelle des Mollahs.

 

Appels au boycott de Peugeot et de sa marque et filliale iranienne Iran Khodro.

 

Les marques automobiles françaises sont très présentes en République Islamique d’Iran. Par exemple, Renault ou Peugeot-Citroën -PSA- fabriquent et vendent leurs véhicules à prix d’or aux responsable de la dictature. C’est ainsi que les voitures françaises servent aux milices fascistes des basidjis.

 

Les meurtriers de notre camarade et sœur Néda Zoltan et de centaines d’autre iranien(nes) assassinés ou « disparus » malgré les mensonge du régime qui ose dire cyniquement avec la morgue et le mépris qu’on lui connait si bien que la répression du soulèvement populaire de juin 2009 « n’aurait fait que 72 morts ».

 

La France un « grand Satan impérialiste » pour le régime de « l’anti impérialiste » d’Ahmadinejad et de son complice Khamenei, fariboles et nouveaux mensonges que voilà ; de qui se moque-t-on ? Quand on connait les accords commerciaux plus que juteux entre nombre d’entreprises et de multinationales du Cac 40 français et l’Iran des Mollahs , citons par exemple l’un des exemples les plus amoraux comme Cogema et sa filiale iranienne Eurodif qui gère une partie la production de la centrale nucléaire du Tricastin ce qui se chiffre pour le clan Rafsandjani, qui gère une partie d’Eurodif, à un bénéfice net de 400 millions d’euros qui vont directement alimenter ses comptes planqués dans nombre de « paradis fiscaux », citons aussi un nombre incroyable d’entreprises françaises et leurs filiales-prête noms spécialisées dans la vente d’armes et de matériel anti émeutes et de « maintien de l’ordre » qui depuis des années vendent à l’Iran de quoi réprimer le peuple iranien

C’est ainsi que des groupes de militant(es)des droits humain en Iran se constituent et appellent au boycott de ses intérêts économiques occidentaux avec l’Iran des mollahs. Beaucoup d’iraniens veulent faire de Peugeot la deuxième cible prioritaire des boycotts. On se souvient que le tandem Nokia et Siemens était le premier visé pour sa collaboration et la mise en place du flicage et de filtres de censure sur l’internet via d’énormes serveurs et centres de surveillance basés sur le sol Iranien. Ainsi, sur de multiples groupe Facebook et sites de médias libres et résistants iranien, Peugeot est aujourd’hui lui aussi directement visé par des campagnes de boycott des intérêts économique européens et américains avec l’Iran des mollahs et des dictateurs et criminels contre l’humanité que sont Ahmadinejad et Khamenei.

 

Mais pourquoi Peugeot ? Car Peugeot, il faut le savoir, donne et équipe « gracieusement » ses voiture de modèle 206 aux milices fasciste du basidj’is et que ce sont ces milices qui assassinent, torturent et arrêtent tous ceux qui se battent pour leurs libertés depuis le mois de juin 2009.


Pourquoi Peugeot est une "entreprise-collabo" ?

 

Tout comme Nokia a été boycotté par les citoyens iraniens parce que la firme nordique aide les Ayatollahs a combattre et espionner les personnes éprises de liberté ( les ventes de téléphones portables Nokia et Siemens se sont littéralement effondrées a l’intérieur de l’Iran), l’entreprise française PSA (Peugeot-Citroën) commence elle aussi à souffrir de sa présence sur le marché iranien l’appel étant très bien relayé en Iran. Peugeot-et sa filiale iranienne Khodroh a vu elle aussi ses ventes s’effondrer a l’intérieur du pays

Il est désormais connu que parmi les 355.000 véhicule vendus par Peugeot en 2006 en Iran, une grande partie des véhicules ont étés cédés à des prix défiants toute concurrence aux basidj’is, ces assassins de notre camarade Neda Zoltan et de centaines d’autres iranien(nes).

 

Autre problème. Peugeot travaille en collaboration étroite et privilégiée avec une compagnie dénommée Iran Khodro.

 

Quand à Citroën (ou encore Renault), ils préfèrent travailler avec la Saipa Group, une entreprise nationale qui appartient directement (14%) aux Gardiens de la Révolution Islamique (IRGC). 51% de Saipa Group appartient à la Nation Iranienne (aux Ayatollahs et à Rafsandjani l’un des Ayatholahs les plus corrompus du régime).

Iran Khodro produit la 405 (Peugeot) de 1990 à 2009, puis la Pars (modèle restylé de la 405) depuis 1999, également déclinée en limousine. En mars 2004, un nouveau tournant est pris entre les deux sociétés. PSA s’engage à introduire la 307, à restyler la 206 et à en développer une version tri-corps.

 

Dernièrement, les défilés militaires iraniens )proposaient un petit "plus" par rapport à ce que l’on y trouvait avant. En plus des missiles, des chars et des tanks, les véhicules Peugeot étaient en bonne place pour démontrer que la force de la police et des milices armées en étaient majoritairement équipée.

 

Boycott total avec les multinationales européennes qui collaborent et s’enrichissent sur les souffrances et la répression du peuple iranien en Lutte !

 

Solidarité internationale avec la Lutte du peuple iranien

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Publié par Où va la CGT ? - dans International
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commentaires

Michel 29/12/2009 14:19


SOUTIEN aux OUVRIERS IRANIENS en lutte contre la théocratie réactionnaire du gouvernement iranien !

Cet appel a été publié dans de nombreux sites militants… le seul à faire obstruction (comme il le fait SYSTÉMATIQUEMENT avec tout ce qui critique le régime iranien…) et à CENSURER ce légitime appel
c’est (vous aurez deviné) le “collectif bellaciao”… :

BELLACIAO – Boycot pour Peugeot, solidarité avec les ouvriers …
1 commentaire. Boycot pour Peugeot, solidarité avec les ouvriers Iraniens. Déclaration d’un groupe d’ouvriers d’Iran Khodro – Peugeot PSA en gréve …
bellaciao.org/fr/spip.php?article96181 – Publié il y a 1 heure

Ce “collectif” ne veux pas défendre le prolétariat iranien, c’est une honte !
Il n’a de “gauche” que le nom, c’est lamentable !

Heureusement, qu’il y a de nombreux militants (comme RÉSISTANCES !) pour relayer cette info !

Fraternellement


UL CGT Chinon 20/12/2009 19:25


L’UL CGT de Chinon solidaire des ouvriers d’Iran
19 12 2009

Motion adoptée par l’Union Locale CGT de Chinon (Indre-et-Loire, France) en solidarité contre la répression des militants ouvriers en Iran.

Pour la défense des syndicalistes ouvriers persécutés en Iran par la république islamique

L’assemblée des militants syndicaux de l’Union locale CGT de Chinon (Indre-et-Loire – France), réunie le 10 novembre 2009, ayant pris connaissance des faits suivants :

1) La condamnation, le12 octobre 2009, par un tribunal de la république islamique d’Iran de six dirigeants du syndicat indépendant de l’immense plantation/usine de raffinage de sucre de Haft Tapeh
dans le sud de l’Iran, à des peines de prison. L’accusation fait état de « mise en danger de la sécurité nationale » alors que le seul crime de ces militants a été de mener une grève pour réclamer
des arriérés de salaires conséquents et protester contre la détérioration de leurs conditions de travail.

« Le régime est clairement déterminé à écraser le syndicat en mettant tout son exécutif derrière les barreaux », écrit l’UITA, la fédération syndicale internationale des travailleurs de
l’alimentation ;

2) La situation alarmante dans laquelle se trouve le dirigeant syndical iranien très populaire Mansour Ossanlou, du syndicat indépendant (8 000 membres) des 17 000 travailleurs de Vahed,
l’entreprise de transports par bus de Téhéran, militant condamné en 2007 à cinq ans de prison, et dont la santé a décliné dangereusement dans la dernière période. Mansour Ossanlou est privé des
soins médicaux appropriés et continue à subir de mauvais traitements de la part des autorités carcérales ;

3) Le maintien en prison de dizaines de militants syndicaux iraniens et de travailleurs pour avoir participé, tant aux manifestations du 1er mai 2009 très durement réprimées par le régime, qu’aux
démonstrations de rue qui n’ont pas cessé depuis le 12 juin, tout au long de l’été et de l’automne 2009, contre le régime fasciste qui gouverne ce pays depuis bientôt 30 ans.

4) Plus généralement, de la répression très dure exercée par le gouvernement islamique contre toute lutte syndicale menée par une organisation indépendante, contre les militants syndicaux et les
travailleurs en Iran et qui s’accompagnent de jugements iniques, de peines d’emprisonnement, de tortures, flagellations et maltraitances de toutes sortes, y compris contre les femmes syndicalistes
et travailleuses en général.

Informée de cette situation inadmissible condamnée par toutes les instances syndicales mondiales, l’union locale CGT de Chinon (Indre-et-Loire (France) :

- s’élève contre ces pratiques indignes des peuples vivant sur le sol de l’Iran et qui révulsent l’humanité tout entière et particulièrement la classe ouvrière de tous les pays ;

- dénonce la répression systématique qui frappe l’ensemble du mouvement ouvrier en Iran, les travailleurs et même les femmes et les enfants engagés dans la lutte, comme lors des manifestations du
1er mai 2009 à Téhéran ;

- salue le courage et la détermination des militants syndicaux iraniens qui, au péril de leur vie, luttent pour un syndicalisme indépendant du régime obscurantiste et réactionnaire iranien actuel
qui n’admet que l’existence de pseudo « syndicats islamiques » étroitement contrôlés par les autorités ;

- proteste contre les simulacres de « jugements » de nombreux syndicalistes qui ne font qu’exercer un droit démocratique reconnu par toutes les nations civilisées ;

- exige la libération immédiate de tous les militants syndicalistes, des travailleurs, des femmes et des enfants emprisonnés, torturés et maltraités par un régime qui viole les droits humains
fondamentaux depuis trente ans ;

- soutient la lutte des travailleurs iraniens pour arracher les libertés démocratiques fondamentales dont le droit à l’organisation de syndicats ouvriers indépendants ;

- émet le vœu que tous les travailleurs de France et les organisations ouvrières engagent une large campagne permanente jusqu’à ce que soient sauvés nos camarades iraniens menacés du pire ;

- appelle le 49e congrès de notre Confédération Générale du Travail qui doit se tenir à Nantes début décembre, à lancer une campagne en France et à l’échelle internationale pour la défense des
syndicalistes et des travailleurs persécutés par la république islamique.

Après une large discussion sur ces questions, l’Union locale CGT de Chinon (Indre-et-Loire) a adopté cette résolution.

Fait à Chinon, le 10 novembre 2009