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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 11:46
20 novembre 2009
Ce blog a quatre ans, où en est-on ?

Ce blog a été ouvert aujourd’hui il y a exactement quatre ans, avec l’idée se donner une tribune pour préparer le 48ème congrès de la CGT (avril 2006). Fermé à l’été 2006, estimant son rôle achevé, il était relancé sous la pression des lecteurs fin mars 2007…
Aujourd’hui, du chemin a été fait, mais il en reste à faire !

Quelques chiffres pour commencer.
Plus de 175 000 visiteurs depuis la création, actuellement une moyenne de 300 visiteurs uniques par jour.
En gros cinq articles par semaine ces derniers temps (c’est beaucoup, avant c’était deux ou trois), lus de manière très différentes : sur une période de un mois, un article très lu l’est 1100 fois, un article très peu lu 150 fois.
En particulier, les articles sur l’actualité internationale ne motivent pas trop nos lecteurs… Attention ! « Les prolétaires n’ont pas de patrie ! », ce n’est pas qu’un slogan, ce doit être une réalité concrète !
A noter que certains articles anciens sont toujours très lus, par exemple celui sur « les cycles du travail posté », ou les articles plus de formation du « glossaire ».

Nos lecteurs ?
 Le sondage fait en octobre nous en dessine un profil, qui correspond à peu près à celui de 2006 :
-    des hommes avant tout et très peu de femmes (19%, c’est un peu mieux que les 14% de 2006, mais il n’y a pas de quoi s’étouffer…) ;
-    peu de jeunes 7% de moins de 25 ans, 27% de 25 à 45 ans, 51% de 45 à 60 ans et 14% de plus de 60 ans. Une moyenne d’âge élevée donc, similaire à celle de 2006, assez représentative du milieu des syndicalistes ;
-    20% sont ouvriers, 30% employés, 30% techniciens ou assimilés, 15% cadres et 6% permanents syndicaux, qu’il faut féliciter ici de leur honnêteté, la tradition de la CGT étant d’assimiler rapidement ces camarades à leur profession d’origine, même si c’était il y a « belle lurette » ! Une proportion identique à celle de 2006 ;
-    38% travaillent dans le privé, 36% dans le public, 7% sont chômeurs et précaires et 20% sont inactifs (retraités, étudiants), c’est un peu moins d’actifs qu’en 2006, mais pas de grande différence ;
-    60% sont syndiqués à la CGT, 10% à SUD, 12% ailleurs, 16% ne sont pas syndiqués, et seulement 1,4%  à la FSU !!! Ce qui nous a un peu étonné, mais confirme le peu d’ouverture d’esprit des enseignants en général vers le prolétariat…
-    Enfin, 42% ont connu le blog par une relation, 30% par un autre site Internet, 18% par un moteur de recherche et 10% par la presse…
Les lecteurs moyens de ce blog sont donc des syndicalistes (homme) qui ont la petite cinquantaine, à la CGT, travaillant à égalité dans le public ou le privé, prolétaires pour la moitié, et petits-bourgeois pour l’autre moitié… En résumé grossier, bien entendu ! Un reflet assez proche de ce que doivent être les militants de la CGT en général.


Alors ce blog ?
Il est connu partout, apprécié par des militants d’origines très différentes. Apprécié fondamentalement pour les analyses qu’il propose, qui permettent à chacun(e) de s’y retrouver, de donner du sens à une actualité syndicale difficilement maîtrisable. Il est aussi très bien connu de la direction confédérale qui le consulte très régulièrement (salut Alain !), jusqu’à tenter parfois de sordides manipulations.

On l’a compris, ce blog n’est pas un fil d’actualité qui recense les luttes, tous les événements de la lutte des classes. Pour celles et ceux qui seraient intéressés, nous renvoyons au blog des camarades de Philips Dreux, ou au Collectif contre les patrons voyous.
Non, ce blog est  un blog sur la CGT, pour comprendre ce qui s’y passe, pour l’essentiel un blog de réflexion et d’analyse, de guide pour l’action. Plus de 60% des articles sont rédigés par nous-mêmes, le reste étant la reproduction de documents trouvés par ailleurs [et dans ce cas nous indiquons toujours la source], ou reçus directement sur notre boîte mail (et il y en a de plus en plus !!!).

Car sur ce blog, nous jugeons que la période actuelle est une période de confusion, qu’il est nécessaire de remettre les choses à leur place, voire d’énerver quand nous refusons le consensus général (c’est par exemple le cas sur les nationalisations, le service public… bref le rôle de l’Etat). Nous disons qu’il y a besoin, essentiel, de débat de fond. Parce que l’histoire du mouvement ouvrier est riche d’échecs et d’impasses, et que, si possible, il serait mieux d’éviter de les reproduire…
Nous privilégions la réflexion, le débat, d’où l’ouverture aux commentaires (plus de 1100 depuis l’origine), et la limitation du nombre des articles publiés pour permettre de prendre le temps de lire et de réfléchir. Ce n’est pas facile, car nous sommes de plus en plus sollicités. Mais que les camarades se rassurent, quand nous ne publions pas dans l’immédiat, nous lisons tout, et nous conservons soigneusement pour des publications à venir… L'occasion de souligner que les commentaires sont aussi là pour compléter ou mettre à jour un article sur un sujet donné (par exemple sur AZF...), donc il faut lire les commentaires pour avoir toute l'info !

Une remarque en passant. Cette caractéristique de ce blog (articles de réflexion, et pas accumulation de documents au fil de l’eau) nous a valu quelques succès dans la presse. Nous avons le droit aux honneurs du Canard Enchaîné, de La Croix, de Rue 89, de France Inter, peut-être d'autres (et jusqu’au Figaro – là nous avons refusé de répondre aux demandes d’interview).
Nous ne sommes pas dupes de ces citations, et d’ailleurs, seulement 10% de nos lecteurs nous ont ainsi connus. Et nous alertons nos lecteurs : ce que vous lisez n’est pas rédigé par nous, mais par des journalistes souvent trop rapides, avides de formules choc et mal au fait des débats syndicaux, quelques minutes au téléphone. La caricature en est l’article de Rue 89 qui nous donne des espions jusqu’au sommet de la confédération, des élus partout… franchement on a éclaté de rire à la lecture, ils ont dû flipper grave là haut ! Simples déformations, contre-sens, rédactions trop rapides… Quant à ceux qui font à partir de ces articles des théories sur nos supposées déviations, ils sombrent tout simplement dans le ridicule !

En quatre ans, ce blog s’est taillé une place incontestable dans le débat d’orientation de la CGT.
Mais ce blog se veut aussi un « guide pour l’action », nous l’avons dit. C'est-à-dire que nous ne nous contentons pas de commenter, nous proposons des axes d’intervention, nous tentons d’organiser en ce sens. Qu’il s’agisse de la préparation du Congrès, du soutien aux sans-papiers, de la participation au Conseil International des Travailleurs de l’Automobile ou à toutes les initiatives de regroupement, de coordination des luttes, le blog est là, tente de répondre présent et de proposer une voie à suivre.
C’est là une de nos limites : nous sommes trop peu suivis. Partout (et pas seulement pour nous), la tendance au repli local est forte, ou simplement en rester à la coordination des luttes perçues comme le fin du fin de la radicalité (mais qui ne gêne pas trop la direction confédérale). Partout, on râle dans les syndicats, mais on a du mal à s’afficher, à aller au conflit. C'est-à-dire que si notre formule « choc » « des ennemis qui se cachent et pas des amis qui se trompent »
plaît bien, on n’en tire pas toutes les conséquences… Il y a encore bien fort l’idée que ce qu’il faut c’est mettre la pression pour « obliger » en quelque sorte la direction confédérale à changer. Pour nous, c’est comme demander à un patron de ne pas être voyou… simplement même pas imaginable !
Donc, nous sommes lus, très lus, mais sans déboucher sur un investissement concret, même minimum. La caricature en est le forum, créé en parallèle au blog pour stimuler le débat entre lecteurs. 85 inscrits, c’est bien, seulement 152 messages, c’est juste ridicule. Cela montre qu’on n’est pas encore arrivé à la prise en main par les lecteurs eux-mêmes de l’orientation de ce blog, mais qu’on est encore dans une attitude de « consommation » (bien connue sur Internet, d’ailleurs). Tant pis. Si le forum doit rester moribond, il le restera, peut-être jusqu’au moment où certains se réveilleront ?

Pour conclure, quelques mots sur les animateurs de ce blog, militants d’une organisation marxiste-léniniste (les fameux « maos » !!!). C’est connu, affiché, et parfois nous nous permettons de diffuser quelques documents à l’occasion de tel ou tel événement.
Nous le disons, il y a un paradoxe : beaucoup de lecteurs apprécient ce blog, son contenu et son orientation, mais restent extrêmement méfiants à l’égard des militants qui l’animent !!! Etrange affaire, non ? Car nous avons la faiblesse de penser que (pour nous comme pour tout le monde, d’ailleurs) notre orientation sur le terrain syndical est le reflet de notre orientation politique et idéologique générale…
A méditer, non ?

Voilà quelques éléments de bilan pour marquer un anniversaire… A une prochaine fois !

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Publié par Où va la CGT ? - dans Syndicalisme de classe
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commentaires

Xuan 24/11/2009 19:56


Bravo également pour vos efforts sincères et votre contribution à l’édification d’un syndicat de lutte de classe.
A propos de la méfiance dont vous parlez envers les animateurs marxistes-léninistes, il me semble que cette frilosité concerne toute expression politique au sein des syndicats.
A mon sens nous n’en sortirons pas tant que la classe ouvrière ne se sera pas dotée d’un véritable parti communiste.
Cette question sort un peu du cadre de votre bilan et des ambitions de votre blog, ce qui ne lui retire rien.

Fraternellement.


poursa 22/11/2009 14:38


merci camarade ,où peut on le trouver sur Grenoble ?


Eugène 22/11/2009 14:51


http://www.trouverlapresse.com


JH 21/11/2009 20:59


Camarade poursa tu fais erreur, le journal est tjrs mensuel, tjrs des tracts, tjrs des communiqués, tjrs actif quoi!... Le site n'est pas mis à jour (pour le moment) c'est tout


poursa 21/11/2009 20:33


Bravo pour votre réussite ,on dirait qu'elle a mangé votre côté plus politique avec le journal qui ne parait plus depuis mars ...idem pour les communiqués ,brochures pas de nouveauté ...
Vous évoquez la méfiance ,en effet dépasser un courant d'opinion est plus difficile ,nous sommes souvent âgés ,plus de 50 ans ,donc en toute modestie avec un peu d'expérience .
Et les orga ,c'est souvent le sectarisme ,des militants qui prennent position sans étudier ,mais se posant en exemple etc
Certes j'ai parcouru ce que vous avez publié en vous découvrant en juin 2008 ,le ton est différent ,on sent une ouverture mais...par ex je vous ai soumis un têxte du Capital qui pose des problèmes
,il y en a un autre d'ailleurs d'Engels qui va dans le même sens .Le commentateur a cru que c'était un commentaire que je faisais ,rires ,mais déception aussi .
Car ce têxte qui définit qui produit la plus value et comment est central ;il pose la question de la dimension du prolétariat aujourd'hui ,qui est la pte bourgeoisie ,il pose la question des
alliances ,il pose surtout qui fait partie du prolétariat qui n'en fait pas partie ,il pose aussi le rapport manuel/intellectuel .
D'un point de vue politique et syndical cela interroge sur le contenu d'une politique anti révisionniste et anti opportuniste ?
Or c'est bien votre droit de de pas être d'accord avec Marx ,le marxisme n'est pas une religion ,on n'a pas à se prosterner devant .Mais il faut le dire clairement pourquoi .
Je note que cela n'a suscité aucun débat ,aucune prise de position en dehors du commentateur qui a dit pas d'accord .

Proche de la retraite je ne fais plus de politique ,mais je suis un lecteur attentif et passionné ,il y a de très bonnes analyses économiques et financières mais pas assez ,cela m'a fait avancé et
j'en ai parlé à des collègues ,on a mieux compris la crise avec çà .

Autre sujet cette fois un peu trop politique peut être .Les révolutions ont toutes eu lieu là où il y avait le maillon faible politiquement .Pas où le prolétariat était était développé ,fort ,donc
pas là où le maillon économique était mûr pour lui .
Il y a donc eu comme un passage obligé de développer le capitalisme en maintenant et développant le salariat à un bout de la chaîne et à l'autre bout des bourgeois .Car c'est dialectique ,quelque
soit le discours ,il peut y avoir des ouvriers sans patrons ,il peut pas y avoir de salariat sans exploiteurs .
Marx dans critique Proudhon dit qu'il est absurde de supprimer la concurrence sans supprimer le salariat .
Par ailleurs il écrit souvent ;que pour passer d'un mode de production à un autre il faut qu'il ne puisse plus développer de forces productives .Alors quand on regarde le niveau de développement en
17 ,il y avait 3 millions de prolétaires pour 140 millions d'habitant ,en 49 en Chine çà devait être à peu près pareil .

Alors c'est pourquoi Mao pour tenter de sauver qq chose a fait la grcp mais çà n'a fait que gagner dix ans .

Car c'est pour çà qu'il a déplacer le terrain sur l'idéologie ,il a déplacé sur l'idéologie parce que le poids ouvrier était faible sur le plan social et économique et donc en définitive politique
.

En mettant la politique au poste de commande il a déplacé la question mais pas transformé la réalité matérielle ,il a transformé les idées .Alors même si dans ces circonstances il avait raison
,cela ne pouvait qu'être un échec .Un échec lié donc à un contexte ,une période ,un niveau de dévelopement économique donné .

Quand on est exploité on ne chosit pas les circonstance de la lutte .La victoire d'Octobre c'est avant tout d'avoir tenu plus longtemps que la commune de Paris ,çà a fait danser Lénine .La victoire
de Mao c'est un sillon qui réintroduit le problème central de la Transition .Mais aussi avec ses limites .

Alors à la base quand on dit "libre association des travailleurs" c'est sur quels critères ?Copinage ,clienthélisme etc ou d'autres plus nobles mais comment ?
Quelle comptabilité où la valeur d'usage dominerait la valeur d'échange ?
Car si c'est l'inverse qui continue il faudrait alors qu'il n'y que du social dans l'accumulation ?
Quand on parle de la fin du salariat ,c'est selon quel mode d'organisation ?

Par ex une des bases matérielles concrètes et possible c'est le dévelopement du FORFAIT dans l'économie comme mode de rémunération de l'échange avec un portail qui reste monétaire bien sûr dans le
système capitaliste .

Comme la carte transport ,système buffet à volonté ,abonnement avec usage illimité de telle prestaion ,frites-moules à volonté etc

Ce sont des choses qui parlent fort dans une société de la grande production .

Mais c'est une base concrète ,matérielle ,possible de la transition dans toutes une séries de secteurs où le dévelopement des forces productives est mûr ,hyper développé ,avec une haute
productivité .

C'est la démonstration même de la fabrication dans le capitalisme de la base matérielle du communisme .

Voilà des questions dont on peut parler parfois avec qq collègues .Où comme les chiffres que je vous ai mis sur Caterpillar .Alors quand je vois et je montre que dans votre programme de 2004 sur le
socialisme ;salaire entre 1700 et 3000 €/mois ,c'est une misère que vous voulez nous donnez par rapport à nos capacités productives ;alors il y a la méfiance car çà veut dire quoi que le reste
c'est pour vous (je pousse le trait ,jene vous accuse pas),car quand un salarié génère 300 000€/an de ca donc de richesse ,quand cela donne environ 21 000€ de profit/salarié/an ,et surtout quand
chacun a son usine dans une part individuelle qui vaut 150 000€ ,où on va ?

C'est pourquoi il faut revenir aux fondamentaux du marxisme ,le reste c'est ce que chaque époque y a ajouté ou DEFORME .

Par ex Marx a rédigé les statuts de l'ait :il dit textuellement "que tout mouvement politique doit être subordonné à la libération économique "

Alors avec 3000€ /mois par ex vous coyez qu'on est libéré quand par ex chez renault trust vénissieux le ca mensuel que produit chaque salarié c'est 150 000€/mois .

Quand Marx dit textuellement dans Proudhon :"que la classe révolutionnaire est la plus productive de tous les facteurs de production ."

Et donc on veut tout ,pas des miettes .

Voilà un peu plus pour agiter les débats ,si çà interesse ,çà je ne sais pas ,mais moi çà m'aide à vivre .Et quand j'en parle en discussion individuelle çà passionne ,çà paye ,çà change l'horizon
.

Mais rien ne peut remplacer un intellectuel collectif pour avancer ,le salariat c'est 91% de la population active .Cf Engels dans les Principes Seul le privé produit de la plus value dit Marx ou
Engels ,pas les fonctionnaires ,il faudrait qu'ils soient dans le secteur marchand pour çà .
On a de l'or sous les pieds ,le monde du travail .C'est çà qui faut dire .
Et puis la lutte de ligne ,pas à tout bout de champ ,sans l'écarter non plus ;quand tu as une leucémie qu'estce que t'en a foutre que le chat soit blanc ou gris ce que tu veut c'est qu'il attrappe
des souris ,alors qu'est-ce t'en as à foutre que le cancéroloque y soit gauche ou droite ,tu veux comme savant qu'il attrappe les cellules mauvaises qu'il les tue .Sa mentalité ,on s'en fout ,on
veut avant tout vivre .Qu'il applique ce qu'il sait .Qu'on lui donne les moyens de le développer .Qu'on nous donne les moyens à tous dans la société d'être savant et prolétaire ,mais un prolétaire
qui chaque jour le deviendrait moins pour devenir un individu intégral (cf marx)

Alors qui produit la plus value et comment c'est important .

Fraternellement .


Eugène 21/11/2009 20:40


Juste pour information, le journal paraît toujours (dans les kiosques), mais c'est le site Internet qui est en chantier et en cours de réfection (donc plus actualisé pour l'instant). Remise en
service sous peu ! Mais on sort là du champ du blog...


robert 21/11/2009 00:03


Bravo pour l'honnêteté du bilan notamment dans sa dernière partie. La question se pose pour tous les groupes politiques et pour les syndicats : comment faire passer nos camarades de la sympathie à
l'engagement ? La lutte et l'action mais aussi des succès même partiels....Bon courage


LES AMIS DE KARL MARX 20/11/2009 16:19


Salut Camarades
Nous apprécions à sa juste valeur votre blog que nous visitons souvent. Notre bataille vise, aussi, à ramener la CGT sur des principes de lutte de classe. La plupart de nos adhérents sont membres
de la CGT, certains sont aussi à "Continuer la CGT". Fraternellement.