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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 09:33
Mercredi 9 septembre 2009
Automobile : le 17 septembre, c'est "Tous ensemble" à la Bourse,  le 16 octobre c'est "Tous ensemble à Hanovre" !


Tous ensemble, c’est l’évidence. Celle qui nous amènera Jeudi prochain 17 septembre devant la Bourse, pour affirmer la volonté de la classe ouvrière face au capitalisme, le refus de la misère, des licenciements, de la précarité, du chômage.

Mais la crise est mondiale, la riposte doit l’être aussi. Comme le dit le tract des camarades qui animent ce blog (voir ci-contre) :

« De cette crise, on ne s’en sortira pas avec quelques recettes au cas par cas, boîte par boîte, pays par pays. Le marché et la concurrence ne s’arrêtent pas aux frontières, il suffit de voir les délocalisations, en Asie ou Europe de l’Est ces derniers temps.
Partout dans le monde nous subissons la baisse des salaires et des revenus, la précarité, les licenciements et le chômage partiel, partout le travail est de plus en plus destructeur, qu’il s’agisse de la chaîne ou de la machine, des horaires déments, de la pénibilité et des conditions de travail,
Partout les bourgeois font pareil, comme Sarkozy, Fillon et les autres :
• Ils aident les exploiteurs à surmonter la crise à coups de milliards, créant d’ailleurs ainsi les conditions de la crise future.
• Ils tenter d’étouffer la colère qui monte, avec le chômage partiel, le RSA ou autres gadgets
• Ils répriment la révolte dès qu’elle sort du ronron traditionnel, Continental, Molex, EdF, Caterpillar…
Partout on veut faire payer la crise aux travailleurs, parce qu’ainsi est fait le capital et qu’il faut bien que quelqu’un paye : les richesses, elles ne sortent pas par miracle des banques…

C’est tous ensemble qu’on s’en sortira !

On en sortira tous ensemble, ou pas du tout. Ensemble français et immigrés côte à côte à l’usine ou sur les chantiers. Ensemble travailleurs de tous les pays, confrontés aux mêmes ennemis qui appliquent les mêmes recettes quels que soient l’étiquette des gouvernements ou le contexte économique. (…) »


L’internationalisme concret :
le Conseil International des Travailleurs de l’Automobile le 16 octobre à Hanovre !


Le chemin sera long, mais peut-être pas tant que cela. Partout les camarades se battent dans le monde.
Le mois prochain, des délégations d’ouvriers de l’automobile viendront de toute la planète pour se retrouver à Hanovre, du 16 au 18 octobre. Des camarades de Ford Russie, de GM Etats Unis, de PSA, de Renault Colombie, de Toyota Indonésie, de partout…

L’internationalisme, ce ne sont pas des grandes phrases, des discours réservés aux sommets européens, ou aux institutions syndicales officielles, CES et CSI. C’est la solidarité prolétarienne et la coopération contre la concurrence et la division.
La classe ouvrière est multinationale, français et immigrés, avec ou sans papiers. La classe ouvrière est internationale, et partout en lutte sur la planète.

Deux exemples

Premier exemple
En juillet,
une délégation de dix camarades ouvriers de l’usine Mercedes de Sindelfingen (Allemagne) est venue à la rencontre des camarades de PSA à Aulnay. Ils ont appelé à participer au CITA avec les messages suivants :


"Ceux qui ont déjà été ici il y a deux ans, devraient nous connaître : nous avons soutenu votre grève de six semaines par une collecte et par notre solidarité dans l’usine en Allemagne.
La solidarité est la plus belle fleur de l’humanité.
Nous voulons vous demander de continuer à construire un réseau de la solidarité – ensemble, au Conseil international des travailleurs de l’automobile (CITA).

Nous construisons des voitures – vous en France et nous en Allemagne. Nous sommes au chômage technique  avec nos Mercedes et vous devez venir travailler le samedi avec vos Citroën.
Voilà une chose qui nous unie : Nous produisons les valeurs et nous travaillons pour les profits des patrons. Nous ne pouvons pas acheter ce que nous produisons, ni en Allemagne ni en France: Est-ce que ça doit rester comme ça pour toujours ???
Unis, les ouvriers de l’automobile sont une force qui peut faire bouger le monde.

Aujourd’hui c’est vendredi. C’est le week-end pour vous ou est-ce qu’il faut travailler demain, samedi ?
Nous aussi, nous sommes très souvent crevés. Mais nous avons pris notre journée aujourd’hui pour venir vous voir.
L’échange international, pour nous c’est important !
Nous devons apprendre les uns des autres et nous devons coordonner nos luttes.
Alors – faites un effort !

Actuellement, dans l’industrie automobile, des grands groupes comme Général Motors sont menacés de faillite.
Est-ce nous qui devons payer les conséquences de la crise ??? Quel avenir pour la jeunesse, pour nos enfants ??
Réfléchissons à une perspective commune, comment construire l’unité ouvrière internationale, quelle coordination de  nos luttes, quelles revendications…"



Deuxième exemple
A l’appel des syndicalistes indonésiens participants au CITA,
une semaine de dénonciation de Toyota aura lieu du 15 au 25 septembre. Partout la répression frappe les syndicalistes de classe, en France comme en Allemagne ou en Indonésie.

Les syndicalistes de chez Toyota, aux Philippines, s’adressent au groupe coordinateur du Conseil international des travailleurs de l’automobile :


Les ouvriers philippins chez Toyota luttent depuis des années pour leurs droits contre le groupe automobile et le gouvernement. Le point de départ en a été des licenciements suite à une lutte pour les salaires en 2001. Depuis, Toyota refuse de revenir sur les licenciements et de reconnaître leur syndicat.

En 2003, la Cour suprême des Philippines leur a donné raison. Ils ont porté plainte auprès de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) qui a reconnu leur revendication comme droit justifié et fondamental. Toyota et le gouvernement Arroyo s’en fichent jusqu’à aujourd’hui.

Depuis la campagne anti-Toyota en 2006, la politique du gouvernement philippin et des groupes multinationaux « Pas de syndicats, pas de grève » s’est renforcée. La pression militaire monte contre les dirigeants syndicaux par des enlèvements, des arrestations et des assassinats. La Cour suprême philippine est revenue sur les jugements de 2003 et de 2007 qui avaient donné raison aux ouvriers de réclamer des négociations salariales.

De l’autre côté, l’OIT soutient les revendications ouvrières ce qui semble avoir certains effets sur le gouvernement philippin.


Malgré les menaces pour leur santé et leur vie, les ouvriers mènent jusqu’à aujourd’hui une lutte irrésistible. Ils ont déjà développé trois campagnes d’information dans 45 pays. Campagnes qui connaissent un écho croissant. Elles ont surtout attiré l’attention en Asie. Le syndicat des ouvriers de chez Toyota au Japon les soutient également.

Une délégation d'ouvriers philippins a participé au Conseil international des ouvriers de l’automobile (CITA) en 2007 en Allemagne. A l'unanimité, Le CITA s’est déclaré solidaire de leur lutte. Ils vont être présents à nouveau au CITA à Hanovre du 15 au 18 octobre 2009.

Les syndicalistes des Philippines dans l’automobile appellent à une « campagne anti-Toyota » mondiale !

Ed Cubelo, le président du syndicat philippin TMPCWA (Toyota Motor Philippines Corporation Workers Association) a appelé tout syndicaliste, toute organisation et individu progressistes à participer à la 4ème campagne anti-Toyota à partir du 15 septembre 2009. Voici les lettres de protestation à signer et à envoyer à la direction de Toyota et au gouvernement philippin Arroyo:

 

A Monsieur Akio Toyoda, président de la Toyota Motor Corporation
  • Ouvrez des négociations salariales selon la décision de la Cour suprême de 2003 !
  • Réintégrez les ouvriers licenciés illégalement à leurs anciens postes selon la recommandation de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) !
  • Retirez immédiatement les accusations contre les syndicalistes concernant des actes criminels !
  • Abandonnez tout tentative de démantèlement du syndicat TMPCWA !
Faites retirer les forces militaires et le personnel appartenant à la police de l’usine à Santa Rosa et ne permettez plus son entrée et son accès !
Poussez le gouvernement Arroyo à s’assurer de la vie de Ed Cubelo, président du syndicat TMPCWA !

Au gouvernement Gloria Macapal-Arroyo des Philippins
  • Garantissez le droit des ouvriers à s’organiser, à mener des négociations salariales et à agir collectivement !
  • Assurez-vous que Toyota Motor Corporation aux Philippines ouvre des négociations salariales avec le TMPCWA (Toyota Motor Philippines Corporation Workers Association) selon la décision de la Cour suprême de 2003 !
  • Retirez immédiatement les accusations d’actes criminels contre les membres de TMPCWA !
  • Arrêtez toute aide au démantèlement du syndicat TMPCWA !
  • Retirez les forces militaires et le personnel policier de l’usine de Santa Rosa et ne permettez plus son accès ou son entrée !
  • Garantissez la vie de Ed Cubelo, président du syndicat !
Lieu, date :
Nom, organisation, adresse :
Signature :
Envoyez vos signatures à protest-toyota@list.jca.apc.org
Copie au syndicat philippin tmpcwa1998@yahoo.com

 


 
Le CITA est une opportunité unique de rencontre de camarades du monde entier. La semaine dernière à Blanquefort, un camarade de Ford Espagne était présent, et chacun a pu mesurer concrètement l’importance de la solidarité internationale.

Camarades, il n’est pas trop tard ! Il nous reste cinq semaines pour préparer la rencontre, et y participer. N’hésitez pas à prendre contact avec le blog, la participation la plus large possible est souhaitée !

La classe ouvrière est internationale
La classe ouvrière est multinationale
Les Prolétaires n’ont pas de patrie !
Vive le Conseil International des Travailleurs de l'Automobile !

 


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Publié par Où va la CGT ? - dans International
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