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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 14:51
Mercredi 26 août 2009
Déclarations de X.Mathieu : l'affaire prend de l'ampleur

Il n'y a que la vérité qui blesse, et l'avantage de ce qui est excessif, c'est qu'il permet que les choses se disent vraiment, en sortant du "politiquement correct".
Les déclarations fracassantes de Xavier Mathieu ont accroché une nouvelle casserolle aux basques de la Confédération, après celle du commando de la Bourse du Travail et celle de la privatisation de Pôle Emploi... Et les réactions se multiplient, s'empilent les unes sur les autres...

Aussi, la Confédération se sent obligée de passer à la contre-offensive. Le CCN qui se tient en ce moment a "condamné unanimement" les déclarations de Xavier Mathieu, selon les participants. Même pas une abstention... Ca, c'est pour celles et ceux qui croient qu'on peut encore changer quelque chose au sommet.

La Fédération de la Chimie et l'UD de l'Oise viennent de sortir un communiqué commun (voir aussi ci-contre) pour condamner également.
Plus même. Les deux structures condamnent implicitement la tactique de lutte des Conti, et le fait que le combat se soit mené autour des contreparties financières.
C'est un vrai débat, qui mérite mieux que la polémique. Car il est vrai que 50 000 euros ne donneront pas un nouveau travail, et c'est en gros trois ans de salaire simplement, sans aucun avenir. Sans compter que tous les sous-traitants ont été purement et simplement laissés pour compte et les travailleurs envoyés au chômage sans un sou. En ce moment 37 travailleurs de UTI, sous-traitant exclusif de Continental, sont par exemple toujours en lutte sans aucun soutien et tentent à eux seuls de bloquer le site.

Mais au lieu de critiquer les Conti, la FNIC et l'UD de l'Oise auraient mieux fait de se poser la question qui tue : comment se fait-il que les camarades n'aient pas mené la lutte pour l'emploi ?
Seuls, face à une multinationale, ils ont tout fait pour se faire entendre. La FNIC et l'UD sont gonflés d'affirmer que tout à été fait pour soutenir les camarades... Il a fallu le saccage de la sous-préfecture de Compiègne (jugement mardi prochain 1er septembre) pour qu'on s'inquiète un peu de l'affaire. Et le problème risque fort de se reposer avec les camarades de Goodyear, qui eux ont posé la question de la défense de l'emploi.
Le problème, c'est que tout le monde s'en fout. Alors arrive un moment où l'ouvrier, écrasé par un monde impitoyable sur lequel il n'a aucune maîtrise (et ça s'appelle le capitalisme, n'en déplaise à nos dirigeants !!), et bien il est le dos au mur et il vend sa peau la plus chère possible.
C'est désespéré, c'est sans avenir, mais le travailleur, il n'a pas d'alternative.

La lutte pour l'emploi, camarades (??) dirigeants réformistes de la Conf', de la FNIC, de l'UD de l'Oise, ça ne se mène pas dans les cabinets ministériels, les Grenelle ou autres préfectures, pour la fantaisie d'un "développement humain durable"
Ca se mène avec la détermination de classe qu'il n'y a pas d'entente possible avec nos exploiteurs, qu'il faut défendre notre intérêt d'ouvrier, et rien d'autre, qu'il faut imposer nos revendications par le rapport de force et qu'il n'y a pas d'autre issue.
Si les camarades de Conti se sont vaillamment battus pour des sous, c'est que quelque part ils pensaient que la bataille était déjà perdue et qu'ils ne pouvaient que limiter les dégâts. Que seuls, face à une multinationale, ils n'avaient aucune chance. Qu'ils n'avaient pas assez confiance dans leur force, et dans la solidarité de leur classe pour imaginer gagner sur l'emploi face aux règles du jeu du capital. Parce que depuis des décennies, le syndicalisme nous a enfermé dans la logique de la guerre économique, dans la nécessité de faire des sacrifices, entreprise par entreprise, secteur par secteur. A Continental, ils avaient tout accepté, le travail d'explication, d'éducation, d'organisation anti-capitaliste n'avait pas été fait, et le jour venu, il faut payer la facture.
C'est un peu facile camarades (??) dirigeants réformistes de la Conf', de la FNIC, de l'UD de l'Oise, de se poser au final en donneurs de leçons alors qu'on prêche depuis des années [des décennies !] l'adaptation - la soumission - à un capitalisme à visage humain !

Même si le combat des Conti était finalement limité, comme celui des New Fabris ou bien d'autres, c'était un combat de classe, contre le rouleau compresseur des restructurations capitalistes, pour refuser d'être la chair à canon de la guerre économique mondiale.
La seule attitude conséquente possible, pour les syndicalistes de classe, c'est le soutien inconditionnel. Les déclarations de Xavier Mathieu, c'est le ras le bol d'un ouvrier qui n'a vu que le silence des directions nationales face au carnage des licenciements tous ces derniers mois, le refus d'organiser une journée de mobilisation nationale tous ensemble, l'absence des divers champs de bataille, qu'il s'agisse de Continental, de Goodyear, Caterpillar ou ailleurs.

Le soutien aux Conti, c'est ce que font les camarades de Renault Douai (ci-contre) et nous encourageons tous nos camarades à en faire autant. N'en restons pas à l'anecdote, et comme le disent les camarades de Renault, tous les 17 septembre devant la Bouse de Paris, pour un combat résolument anti-capitaliste !
Par ailleurs, il faut mener le débat, sur le fond, sur l'emploi, sur l'exploitation et les voies et moyens de la libération de l'esclavage salarié... Nous renvoyons à la petite plaquette qui date déjà de quelques années, mais garde toute sa vigueur !

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Publié par Où va la CGT ? - dans Emploi
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commentaires

Tophe 06/09/2009 03:47

Bernard Thibault allant aux universités de la CFDT (au nom de la CGT et non au nom du sien), c'est loin d'être respectable sachant la présence éhontée de la présidente du Medef, Laurence Parisot à celles-ci. Si cela n'est pas du réformisme...

DIABLO 05/09/2009 15:01

le PRCF (pôle de renaissance communiste en France)informe tous ceux qui sont en état de contacter Xavier Mathieu que son site internet et son journal "Initiative communiste" lui sont ouverts en permanence pour appeler au combat de classe.

Eugène 05/09/2009 16:09


Curieux message... mais bon. Il suffit de contacter la CGT continental, non ?

Nous rajoutons que ce blog lui est bien sur également ouvert, comme il l'est d'ailleurs à tous les combattants de classe. C'est d'ailleurs un des rôles des commentaires ouverts !


dédé 04/09/2009 19:46

Greg tu me dit "c'est normal je pense que Bernard aille à l'université d'été de la CFDT, si l'on veut continuer à rassembler les travailleurs, apres...s'ils ne suivent pas, et bien on part seul et voilà !"

Moi je te réponds qu'après toute les trahisons depuis 95 de la CFDT, allez serrer la main à son chef au lieu d'aller faire le tour des usines en lutte ça a un sens!

Je suis dégouté par la direction de la CGT, j'ai toujours porté le drapeau de la CGT avec fierté, aujourd'hui j'ai un peu honte...

Et viens pas me parler de minorité quand tu parles de nous, dans mon syndicat on a doublé en 2 ans le nombre de nos syndiqués (100 personnes)c'est pas mal alors que le nombre de syndiqués baisse en France.

greg 02/09/2009 08:39

pour info, Mr "le blog" (..) un espion ne s'exprime pas mais ne fait que lire, et de plus, je marque mon prénom, je n'utilise pas de pseudo.

et enfin, je m'exprime comme n'importe qui peu le faire sur ce blog ou tout autre blog d'ailleurs.

pour terminer, tu site mon organisation (l'UD62), mais quand je m'exprime ici, c'est en mon nom, et non pas au nom ni de l'UD62, ni de mon UL, ni meme de mon syndicat.

sur mon dernier commentaire, je ne fait que constater, et c'est difficilement contestable.

greg 01/09/2009 14:52

pour tophe : je ne suis pas un reformiste, mais un réaliste qui essaye comme beaucoup, de faire grossir nos rang, et donc les luttes, et cela passe par développer la conscience de classe, mais ce n'est pas en tapant sur notre SG que cela fonctionera !!!

pour dédé : c'est normal je pense que Bernard aille à l'université d'été de la CFDT, si l'on veut continuer à rassembler les travailleurs, apres...s'ils ne suivent pas, et bien on part seul et voilà !

apres on peu se faire mousser en disant que seul la CGT peu gagner avec ses 700 000 syndiqués....

quand je vois dans mon département, les donneurs de lecons qui sont dans des boites de pres de 4000 salariés avec à peine 30 syndiqués... ou pire !! le responsable d'une US qui est issu d'une boite qui fabriques des batteries, plus de 3500 salariés : 5 FNI en 2007 et rien depuis....

alors les leçons....merci mais ils repasseront !!

si les salariés devaient "adhérer" aux discours qu'ils tiennent, ca se serai non ??

Le blog 01/09/2009 14:57


Pour info, ce fameux "greg" est responsable à l'UD du Pas de Calais, fidèle espion sur ce blog depuis des années, contributeur pour faire semblant, parfois à la limite de l'escroquerie...


Tophe 31/08/2009 23:16

Une opposition systématique et stérile? Tu peux préciser ta pensée en disant que tu ne voudrais surtout pas d'opposition dans la CGT. Si tu es réformiste, tu as le droit. Mais on a également le droit d'être d'un courant lutte de classes et ne pas s'agenouiller face à Thibault comme devant un cardinal. Quant à quitter la CGT, elle appartient à tout le monde et pas qu'au CCN et à une CE confédérale cooptés par l'appareil bureaucratique de notre syndicat.

dédé 31/08/2009 22:09

Oui mais Thibault aurait mieux fait d'aller faire le tour de France des usines qui luttent et qui souffrent, plutôt que d'aller s'afficher avec la CFDT...

Tu ne trouves pas qu'il y a comme un énorme problème?
Est-ce que je n'ai pas un peu raison, camarade ?

greg 30/08/2009 23:44

alors !? il faudrai savoir !!! on reproche quoi à la conf ?? ne pas etre dans les luttes ou les selectioner !????

si on se base sur TF1 c'est certain que l'on n'entendra pas la direction confédérale parler des conti, par contre, si on lit la NVO, notre journal, la direction Confédérale s'est exprimé.

apres si vous preferez TF1 à la NVO, c'est un autre débat....

il faudrai peut etre à un moment, éviter de faire de l'opposition systématique...et stérile.

je vais peu etre etre "cru", mais à un moment, si la CGT ne vous conviens pas, allez voir ailleur ;)

greg 29/08/2009 13:30

etre présent de la part de la conf sur l'ensemble des luttes sur le territoire National est impossible ! multiplie le nombre de départements par 3 ou 4 coflits minimum, le calcul est vite fait..... l'efficassité et le role de la conf, ne tiens pas uniquement à une présence du SG sur place, pour ça il y a les UD et les UL

Le blog 29/08/2009 13:50


Oui, mais on choisit de parler de la SBFM et de Molex (voir le site confédéral) et
pas de Continental et de Goodyear... Hasard ? Cherchez l'erreur...


Alloing Laurent 28/08/2009 13:30

Même si la conf n'est pas d'accord avec la façon dont les conti, Molex, chaffot'eau et d'autres mènent leurs luttes, elle DOIT être présente pour apporter son soutien.
Son absence et sa désapprobation veut dire " votre combat n'est pas le notre"

Greg 27/08/2009 14:57

Donc, si on t'écoute Gérard, la lutte des classes c'est non pas rechercher à un repreneur, mais à la prime (je respecte ceci dit, la décision des grevistes)...

entre la nationalisation et la prime, il y a un sacré écart non ??

entre nous, c'est pas la conf qui veut virer les gars, ne nous trompons pas de cible !!

ARNAUD Bernard vieuxberni 27/08/2009 10:46

Tant mieux et mettree aussi au amplificateur en plus.cala sert pour le changement

Gérard 26/08/2009 17:29

Le tract commun de la fédé Chimie et de l'UD de l'Oise parle de propositions industrielles alternatives, ce qui ne veut pas dire grand chose, et de recherche d'un repreneur, ce qui en revanche est tout un programme.
Les travailleurs ont en mémoire des dizaines de reprises qui ne sacrifient une partie des emplois soi-disant pour sauver le reste et qui débouchent, quand le repreneur a épuisé l'argent public, sur un nouveau plan dit social.
Ce qui est plus significatif sans doute que le faible appui de la direction confédérale aux salariés de Continental, c'est que le mot de NATIONALISATION n'apparaît jamais. Il faudrait donc faire confiance aux capitalistes pour impulser de nouvelles solutions industrielles ?