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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 10:06
Dimanche 26 juillet 2009
Expulsion de la Bourse : appel aux camarades de la CGT qui ont dénoncé l'intervention

Lors de la manifestation du 17 juillet avec les camarades de la CSP75 devant la Bourse puis à Chatelet, avant l'occupation du nouvel immeuble (14 rue Baudelique - 75018), une petite délégation de la CGT Saint-Gobain était présente.
A cette occasion, une interview a été réalisée par Fréquence Paris Plurielle, mais non encore diffusée.
Sans attendre, nous la mettons à disposition de nos lecteurs pour alimenter le débat, à l'heure où nombre de camarades de la CGT s'interrogent sur le soutien aux sans-papiers et l'attitude de la Confédération.




Par ailleurs, et dans la suite de ces interventions,

Le blog « Où va la CGT ? » invite tous les camarades de la CGT qui ont été révoltés par l’expulsion de la Bourse du Travail et par les positions de la Confédération, qui soutiennent la CSP75, à se retrouver, ensemble, pour envisager une action commune de soutien à la régularisation de tous les sans-papiers, pour la libre circulation, pour l’unité de la classe ouvrière internationale contre les exploiteurs.

Nous reprenons à notre compte l’analyse de nos camarades en lutte : « au début la CGT  à encouragé la lutte des sans-papiers, ensuite elle a freiné son élargissement, aujourd’hui elle est un obstacle ».  Maintenant, la Confédération s’est alignée sur les critères Hortefeux du gouvernement, l’immigration choisie, la main d’œuvre en fonction des besoins de l’économie capitaliste…

Aussi ,  nous proposons une première réunion
Jeudi 30 juillet 2009 à 18h00
En nous retrouvant devant le panneau d’affichage
au 14 rue Baudelique (75018)

Pour
1)    Nous retrouver et nous connaître ;
2)    Faire le point de la situation à l’intérieur de la Confédération et voir les conclusions que nous pouvons en tirer ;
3)    Elaborer une position commune de soutien aux camarades de la CSP75 ;
4)    Et envisager ce qui est possible ensemble pour la suite.

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Publié par Où va la CGT ? - dans Sans-papiers
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commentaires

pj49 28/07/2009 08:08

Contrairement au blog, je ne peux reprendre cette analyse qui est une tromperie quand aux objectifs recherchés par la confé:
« au début la CGT  à encouragé la lutte des sans-papiers, ensuite elle a freiné son élargissement, aujourd’hui elle est un obstacle ». 
Le commentaire que j'avais mis sur le blog était clair; si je reconnaissais la CGT était l'initiatrice du mouvement de grèves « ciblées », le but n'était pas l'élargissement (2e vague qui lui a en partie échappée) mais d'affirmer le leadership sur le marché porteur, pour la bureaucratie de l'immigration choisie:
« encore fallait-il qu'ils puissent contrôler ces grèves, les limiter et les orienter dans le sens de « leurs clients», les patrons et le gouvernement, pour une meilleure application « pacifiée et harmonisée » de l'immigration choisie; ces grèves n' étaient, pour la confé, qu'une opération de marketing bien dans la tradition du management d'entreprise qui ose... La CSP75 en constituant un pôle de regroupement autonome des prolétaires sans papiers sur leurs intérêts communs , ne pouvait qu'entraver cette stratégie! »
Ne pas comprendre cette réalité est encore maintenir des illusions sur la structure entière du syndicat! Et non simplement de sa direction; c'est nier les intérêts propres à cette structure, divergents de ceux du Prolétariat; d'autant plus curieux que vous touchez le problème quand vous parlez de Picard (« incroyable: l'UD remet çà).
Certes, ça ne simplifie pas mais il y a pire: pas un seul instant vous ne parlez de ceux qui sont restés sur le trottoir du Bd du Temple et qui seraient beaucoup plus nombreux si les délégués n'avaient pas exercés sur eux un ignoble chantage aux convocations préfectorales (immigration choisie mais cette fois préfecture-CSP75 et non plus CGT-Hortefeux!); un extrait du mail que j'ai envoyé à un délégué qui refusait purement et simplement de les inviter à cette réunion des CSP d'hier:

« ... Ne vous fiez pas aux apparences:
En abandonnant, le Bd du Temple pour la rue Baudelique, vous avez lâché la proie pour l'ombre; le durable pour l'éphémère.
- Bd du Temple, vous étiez en position de force et vous rappeliez constamment leur honte aux militants des syndicats et orgas françaises, et leurs responsabilités dans cette situation qui vous était faite; vous les "teniez par les couilles", d'où leur insistance à vous voir partir!
- Bd du Temple, vous attiriez aussi d'autres sans papiers dans ce mouvement autonome et inédit; la préfecture comme la mairie ne pouvaient vous virer sans prendre le risque d'une mobilisation de solidarité unanime...
- L'occupation de la rue Baudelique a permis aux assocs et orgas françaises de faire oublier les trahisons successives de la confé CGT et la leur; on oublie tout et... on continue comme avant!
- Prendre ce lieu pouvait être une bonne chose si la CSP75 avait joué son propre jeu en bousculant les règles fixées par les orgas françaises:
Pourquoi ne pas créer ce "ministère de la régularisation pour tous" tout en maintenant une présence massive sur le trottoir du Bd du Temple; ces deux lieux auraient pu créer une pression énorme tant sur les pouvoirs publics que sur les syndicats et assocs;
Mais la façon dont s'est fait le départ et les menaces proférées par les délégués ont creusé un fossé qu'il va être aussi difficile de combler que celui qui sépare du 9ème Collectif; quel gâchis!
Les seules gagnants de cette situation sont une fois de plus les syndicats, orgas et assocs françaises qui ont déjà mené UNITAIREMENT les grèves de l'année dernière à la défaite; une union du mouvement des sans papiers sous la tutelle de ces mêmes orgas ne peut être qu'une tromperie dangereuse... »
Attention camarades de ne pas vous aussi lâcher la proie pour l'ombre; essayer d'articuler une stratégie de soutien sur les deux lieux me semble plus judicieux que de hurler avec les loups opportunistes, même si nos forces actuelles semble limitées...
Voici la déclaration de leur Collectif qui a au moins le mérite de la franchise et ne fuit pas les contradictions du mouvement:

Pourquoi nous refusons de quitter le boulevard du Temple
 
Le 24 juin dernier, nous avons été gazés, sauvagement matraqués, expulsés de la Bourse du travail de Paris au moyen d'une opération paramilitaire de la CGT appuyée par les forces de police. Les sans-papiers de la CSP 75 (coordination des sans-papiers 75) sont des travailleurs, et nous occupions ce haut lieu des luttes ouvrières depuis 14 mois, depuis le 2 mai 2008, pour faire valoir notre droit à la régularisation en tant que travailleurs isolés, notre droit d'avoir des papiers tout comme les autres travailleurs sans-papiers.
Lorsque nous avons été expulsés, nous sommes restés camper sur le trottoir de la Bourse du travail. C'est comme cela qu'en ont décidé spontanément les sans-papiers, par un refus unanime de quitter les lieux, malgré les appels contraires des dirigeants de la CSP 75.
Plus tard, pour faire partir du boulevard les sans-papiers qui y campaient à plusieurs centaines (entre
400 et 500 à se relayer, la nuit venue, pour coucher à même le sol), la préfecture a proposé d'examiner « avec bienveillance » 300 dossiers. Déjà ce nombre réduit ne pouvait pas avoir l'approbation de la majorité des sans-papiers: cela revenait, pour beaucoup, à partir sans avoir obtenu gain de cause, sans un titre de séjour objet d'une lutte si longue et pour laquelle tant d'efforts ont été dépensés. 
Alors, par un vote improvisé et bidon, les dirigeants ont passé outre la volonté des sans-papiers et ont fait passer leur acceptation de la proposition de la préfecture et de la ligne des associations (quitter le trottoir coûte que coûte) comme une décision de l'assemblée générale.
Ils ont ensuite dressé une liste de 300 noms tenue secrète, et, quand les premières convocations ont commencé à arriver, nous avons pu constater qu'il y en avait qui étaient pour des personnes que nous n'avions jamais vues, ni à l'occupation, ni aux manifestations, ni sur le trottoir. Comment pouvions-nous accepter ces procédés arbitraires !
Pour finir, le vendredi 17 juillet, les dirigeants, en accord avec les associations, ont appelé à un rassemblement place du Châtelet. Ils ont ordonné à tout le monde de partir, de prendre ses affaires. Nous ne savions pas qu'après le rassemblement on allait occuper un autre lieu. La plupart ne voulaient pas partir. Alors les dirigeants ont eu recours au chantage, d'abord personnel puis public. Pour faire partir les sans-papiers récalcitrants, le coordinateur est passé parmi les gens qui ne voulaient pas bouger en criant et insistant avec le mégaphone: « Qui ne quitte pas le trottoir ne fait plus partie de la CSP 75 !»                         .Plusieurs sont partis, se joignant à la centaine qui attendait dans la rue pour prendre le métro à République. Mais nous sommes 104 à être restés sur le boulevard en face de la Bourse du travail et à continuer à nous relayer pour l'occupation du trottoir. Personne parmi nous n'a reçu de convocation en préfecture.
On nous a déclaré que nous ne faisions plus partie de la CSP 75. Nous avons donc formé un autre collectif de sans-papiers: le « CSP Solidaire de Paris ». Et nous avons élu deux représentants.
Nous faisons appel à tous les soutiens, à toute personne de bonne volonté, aux médias, pour nous aider et pour faire connaître les raisons de la continuation de notre lutte.
Nous faisons appel à Monsieur le Préfet de police pour que nos représentants soient reçus en Préfecture, ou pour qu'un représentant de la Préfecture vienne nous voir, afin que nous puissions expliquer nos raisons et instaurer un dialogue.
Nous ne demandons que des papiers, notre régularisation sans conditions. Dès que nous l'obtiendront nous quitterons définitivement le trottoir du boulevard du Temple.
 
Oser lutter, c'est aussi oser dire la vérité! Régularisation des tous les sans-papiers !
 25 juillet 2009
 « CSP Solidaire de Paris»

Un fissure existait au sein de la CSP75 entre les délégués (les "intellectuels colonisés" selon l'expression d'un camarade...) et la masse des sans papiers. Ce vendredi de la manif, cette fissure est devenue fossé et la satisfaction d'avoir un lieu ne masquera pas longtemps cette réalité...
La défense du lieu risque d'être le seul ciment qui unisse encore les sans papiers et leurs délégués; il s'agit pour nous d'éviter d'opposer les deux lieux (malgré des rancoeurs bien compréhensibles) mais de mettre l'accent sur ce qui les unit; cela suppose, pour nous, d'initier un double front de lutte en combattant les illusions des uns et des autres.
L'opposition syndicale et extra syndicale a raté la marche des grèves de l'année derniére et a assisté impuissante au naufrage de l'année dernière; à nous de ne pas rater celle-ci car ces deux lieux peuvent être le départ, INDEPENDEMMENT l'un de l'autre, d'une nouvelle dynamiques; divergentes dans l'apparence mais convergentes quant à leur devenir pour peu qu'on les y aide; cela suppose une action concertée de l'opposition radicale (tant dans les syndicats que des électrons libres encore restés à la BdT); encore une fois, l'élargissement du mouvement est le maître mot qui doit servir de guide; contre l'immigration choisie des délégués de la CSP75 mais aussi contre la tentation d'isolement du CSPsolidaire; vouloir rapprocher les deux serait, en ce moment, serait du temps perdu: trop de peur de perdre le contrôle du mouvement d'un côté; trop de rancune et de méfiance de l

Eugène 29/07/2009 07:33


Concernant le clivage au sein des sans-papiers de la CSP 75, de l'occupation rue Baudelique et du CSP Solidaire resté Boulevard du Temple, nous renvoyons plutôt à un éventuel débat sur le forum
associé, car nous sortons là de l'objet du blog (qui traite de la construction d'une orientation syndicale de classe dans la CGT).
Cela dit, nous partageons pour une part ce qui est dit par PJ49, et ce qui est rapporté par les camarades du CSP Solidaires est exact, c'est bien comme cela que cela s'est passé devant la Bourse du
Travail le 17 juillet.


pj49 27/07/2009 09:32

La situation n'est pas aussi claire que semble le suggérer l'article du blog; je suis resté avec d'autres camarades avec les SP qui ne voulaient pas partir.
Le départ du Bd du Temple s'est faite sous la pression des orgas françaises mais aussi, malheureusement, celle des délégués de la CSP75.
Ceux-ci n'ont pas hésité à faire du chantage pour forcer la main aux sans papiers récalcitrants; comme c'était prévisible les "exclus" des listes de convocation par la préfecture n'ont pas voulu partir et ont constitué un autre Collectif: le CSPsolidaire de Paris qui occupe toujours le Bd du Temple.
Les délégués de la CSP75, en cédant au chantage des orgas françaises et au nombre arbitraire de convocations préfectorales (pourquoi 300, pourquoi pas 600?) s'alignent sur une nouvelle forme d'immigration choisie (par eux) et au "cas par cas" vigoureusement dénoncé auparavant; les délégués ont semblent-ils perdus la boussole en ce moment: extrait d'un mail de réponse à l'un d'eux:
"Voilà qui présage bien mal d'une réelle volonté d'unifier le mouvement des sans papiers; quant à l'autonomie...
En 2007, la CSP75 avait déjà lâché le 9ème Collectif pour ne pas se couper de l'UD CGT... la suite a montré l'erreur stratégique d'un tel choix.
En 2009, la CSP75 semble rééditer la même erreur au profit d'organisations françaises dont le seul objectif réel était son départ du Bd du Temple... avec pour résultat une unité de façade avec des orgas peu fiables pour une nouvelle division du mouvement des sans papiers.
"Le cas par cas, on en veut pas!" Ce mot d'ordre que nous scandions l'année dernière, fédérateur du mouvement sans papiers semble bien loin...
Et que dire de l'autonomie du mouvement des sans papiers quand des colonialistes associatifs tels M. Lemaire se pavanent rue Baudelique!
Ne vous fiez pas aux apparences:
En abandonnant, le Bd du Temple pour la rue Baudelique, vous avez lâché la proie pour l'ombre; le durable pour l'éphémère.
- Bd du Temple, vous étiez en position de force et vous rappeliez constamment leur honte aux militants des syndicats et orgas françaises, et leurs responsabilités dans cette situation qui vous était faite; vous les "teniez par les couilles", d'où leur insistance à vous voir partir!
- Bd du Temple, vous attiriez aussi d'autres sans papiers dans ce mouvement autonome et inédit; la préfecture comme la mairie ne pouvaient vous virer sans prendre le risque d'une mobilisation de solidarité unanime...
- L'occupation de la rue Baudelique a permis aux assocs et orgas françaises de faire oublier les trahisons successives de la confé CGT et la leur; on oublie tout et... on continue comme avant!
- Prendre ce lieu pouvait être une bonne chose si la CSP75 avait joué son propre jeu en bousculant les règles fixées par les orgas françaises:
Pourquoi ne pas créer ce "ministère de la régularisation pour tous" tout en maintenant une présence massive sur le trottoir du Bd du Temple; ces deux lieux auraient pu créer une pression énorme tant sur les pouvoirs publics que sur les syndicats et assocs;
Mais la façon dont s'est fait le départ et les menaces proférées par les délégués ont creusé un fossé qu'il va être aussi difficile de combler que celui qui sépare du 9ème Collectif; quel gâchis!
Les seules gagnants de cette situation sont une fois de plus les syndicats, orgas et assocs françaises qui ont déjà mené UNITAIREMENT les grèves de l'année dernière à la défaite; une union du mouvement des sans papiers sous la tutelle de ces mêmes orgas ne peut être qu'une tromperie dangereuse.
Tant que l'union réelle se fera au détriment de son autonomie, elle ne pourra que mener le mouvement dans le mur..."
Ceci pour une meilleure appréciation de la situation et que ceux du Bd du Temple ne soient pas les Nièmes oubliés de l'immigration choisie; j'ai joint par ailleurs le premier tract du CSPsolidaire, explicatif de leur situation.-pj49-