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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 17:26
Jeudi 26 juin 2009
Communiqué de la CNSP suite à l'évacuation de la Bourse du Travail

 

EXPULSION DES SANS PAPIERS DE LA CSP75 REFUGIES A LA BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS PAR DES NERVIS EN CAGOULE :

UN GRAVE DERAPAGE DE LA CGT ET DU SYNDICALISME FRANCAIS !

 


Selon les témoignages des sans papiers eux mêmes : « une centaine de nervis du service de sécurité de la CGT portant des cagoules armés de barres de fer, de bâtons, de gaz lacrymogènes ont pénétré vers 11h30 au sein de la Bourse, à un moment où la majorité des sans papiers étaient partis manifester pour leur régularisation, se sont jetés sur les présents, notamment des femmes et des enfants pour les jeter dehors ».


Cette bavure anti-syndicale du syndicalisme français se fait le lendemain de la nomination de Brice HORTEFEUX au Ministère de l’Intérieur, celui là même qui a négocié avec la CGT suite aux grèves des travailleurs sans papiers les régularisations précaires non automatiquement renouvelable sur le critère « travail », critère en dessous de la revendication adoptée au 48éme congrès de la CGT Confédérale : « la régularisation de tous les sans papiers ».

Cette coïncidence est –elle un hasard ? Les soupçons « d’accords secrets » entre la CGT et l’Etat Français pour laisser sur le carreau les sans papiers isolés dans le travail dissimulé par les patrons négriers ne sont-ils pas prouvés par cet acte anti-travailleur raciste? Telles sont les interrogations qui viennent à l’esprit.

La CNSP a publié plusieurs déclarations à chaque tension entre les syndicats et les travailleurs sans papiers de la Bourse du Travail de Paris pour apaiser et proposer des solutions allant dans le sens de l’unité des travailleurs et de leurs structures représentatives (syndicats et CSP) contre les pièges patronaux et gouvernementaux.

La CNSP a proposé à plusieurs reprises par écrit ou verbalement lors de contacts avec les syndicats de la Bourse ou la CSP75 des actions unitaires pour la régularisation de nos camarades sans papiers de la Bourse du Travail de Paris.


Mais malheureusement l’irresponsabilité de la division des travailleurs, notamment de la division raciste, l’a emporté au profit de la politique raciste et xénophobe du gouvernement Français.

Quand le mouvement syndical à travers ses dirigeants, y compris au plus haut niveau, succombe au poison de l’opportunisme teinté de surcroît de racisme, cela n’annonce rien de bon pour les travailleurs dans leur ensemble quelque soit leur statut et leurs origines. On appelle ici opportunisme la conciliation avec la politique patronale du gouvernement au point de sacrifier les intérêts de tout ou partie du monde du travail. 

La classe ouvrière est multinationale dans ce pays, elle est multicolore et multi-religieuse. Les dirigeants syndicaux du mouvement ouvrier doivent mesurer que cela concerne près de 30% des travailleurs.

Une telle situation accroît la responsabilité et la nécessité d’une prise en compte encore plus grande du poison raciste pour le combattre et unir les travailleurs dans la lutte pour la satisfaction de leurs légitimes revendications.

Le désastre de l’évacuation manu militari par des nervis du syndicalisme accompagnés de la police du gouvernement Français doit être vite réparer pour rétablire la confiance et l’unité des travailleurs.

C’est pourquoi nous disons que l’impuissance du syndicalisme à lutter pour la satisfaction des revendications des travailleurs, pour que la crise soit payée par les patrons est la cause véritable de cette fuite en avant raciste contre la fraction la plus précaire du monde du travail que sont les sans papiers réfugiés à la Bourse du Travail de Paris.

Faisons tout maintenant ensemble pour réparer cette bavure anti-syndicale et empêcher que l’ensemble des travailleurs ne payent cette faute opportuniste du mouvement syndical Français.


REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS!

Fait à Paris le 24/06/09  

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Publié par Où va la CGT ? - dans Sans-papiers
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commentaires

dédé 01/07/2009 08:33

Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais la Conf est totalement absente, totalement muette sur cette histoire, trop contente à mon sens que l'UD 75 s'en prennent plein la gueule (d'ailleurs la Conf n'avait pas soutenu l'UD pendant le mouvement, la laissant s'épuiser).

De même la mairie de Paris ne dit rien, trop satisfaite également que l'UD 75, qui n'est décidément pas le partenaire qu'elle aurait aimé trouver, s'en prennent plein la gueule, en particulier par le biais de Libé journal désormais relais du PS.

Les choses ne sont pas si simple, la tactique du CSP 75 était pourrie (manipulation ou pas, je suis toujours pas convaincu), mais il faudrait un peu replacer les choses concernant l'UD 75, certainement pas exemplaire, mais prise entre deux feux, la Conf et le ministère, mais aussi le CSP75. Il en va aussi aujourd'hui de la reprise en main de l'UD et des UL de Paris sans lesquelles il n'y aurait même pas eu de grève de sans-papiers.

Eugène 01/07/2009 08:49



La Conf n'est pas si absente, cf le communiqué de ce jour publié dans l'article de ce matin, sur ce blog.


Cela dit, c'est évidemment elle qui est derrière toute l'affaire. Mais ne rentrons pas trop sur le terrain des contradictions internes ou supposées... On s'en fout un peu. Ce qui compte, c'est le
fond, c'est comment on en est arrivé là, les causes profondes : l'acceptation de l'immigration choisie... Quant aux tentatives actuelles pour "excuser" l'UD75, non merci, c'est trop facile. Elle
n'a qu'à dénoncer les pressions de la Conf ! Moi, les soi-disant explications des conflits entre l'UD, la Conf et la Mairie de Paris, ça me fait rigoler (excuse-moi Dédé, ce n'est pas de toi que
je parle), parce que c'est toujours comme cela que ça dérape les discussions dans la Conf : conflits de structures, de personnes etc. etc. et on oublie le fond de l'affaire.

Ca va. Les sans-papiers ont été dégagés du fait d'une orientation pourrie. Et moi, je vais même dire : les papiers de l'UD75 (4 pages, + communiqué après l'expulsion), ils sont moins langue de
bois que d'habitude, plus subtils, mais bien pourris dans le contenu. Et ce sont ces documents là qui sont diffusés et rediffusés
partout dans la Conf pour justifier l'expulsion. Point barre. Ce n'est pas un hasard, et c'est significatif : c'est l'UD 75 qui fait le sale boulot de la Conf. Le reste, c'est du baratin.



Patrice Bardet 30/06/2009 21:06

quoique l'on puisse penser de l'opportunité de l'occupation de la bourse du travail, la "grande lutte" étouffée par les instances de la CGT laisse un gout amer.

Si on admet le chiffre annoncé par la confédé, qui ne concerne pas que l'UD75, il y aurait eu 2000 régularisations suite aux grèves

Ce chiffre est à comparer à l'estimation basse de 400.000 sans papiers.

Il faudrait donc 200 ans pour les régulariser suivant les critères d'Hortefeux de l'immigration choisie, acceptés par nos instances comme point final à la lutte ( relevé de décisions du 20 juin 2008 , puis déclaration officielle de Francine blanche, annonçant qu'il n'y aurait pas de troisième vague)

Et il ne faudrait pas oublier que la plupart des titres de séjour étaient valables 3 mois, ne concernaient ni le conjoint et/ou enfants éventuels

Ce n'est pas faire injure à la CGT, encore moins aux camarades qui se sont engagés aux côtés de leurs camarades Sans Papiers, que de faire un constat froid. C'est tromper les camarades de faire des communiqués si ce n'est mensongers, mais masquant le combat qui n'a pas été mené, ou plutôt étouffé dans l'oeuf

Les Sans Papiers travailleurs isolés ont été délibérément sacrifiés au compromis historique avec le pouvoir d'Etat au service du capitalisme

L'expulsion de la Bourse met un tampon "HONTEUX" sur la façon dont la CGT a mené puis tué cette lutte

GISTI 30/06/2009 07:12

Communiqué du Gisti

À propos de l’expulsion de la bourse du travail
Surmonter les divisions et oeuvrer à la régularisation de tous les sans-papiers !

L’expulsion et la situation actuelle des sans-papiers de la Coordination 75 qui occupaient la Bourse du travail à Paris depuis plus d’un an sont choquantes à plus d’un titre.

D’abord, les conditions de cette « évacuation » sont problématiques. La violence des moyens employés par certains intervenants de la CGT est inadmissible. Se pose aussi la question de la méthode choisie : il est vrai que les syndicats ont temporisé durant de longs mois et tenté à de multiples reprises de trouver des solutions de sortie de crise mais ces dernières semaines aucune médiation, aucune négociation n’avaient été initiées. Enfin, comment ne pas s’étonner qu’un syndicat qui défend les travailleurs mette brutalement sur le trottoir des hommes, des femmes et des enfants, des gens qui se battent pour essayer de vivre dignement en France ? Car le résultat tangible de ce coup de force, c’est qu’aujourd’hui entre 100 et 200 sans-papiers « campent » sur un trottoir en face de la Bourse du travail, plus fragiles que jamais face aux risques d’interventions policières.

Au-delà de cette triste fin d’une longue occupation dont nombre d’organisations estimaient qu’elle ne pouvait déboucher que sur une impasse, toute l’histoire de ce mouvement illustre surtout une autre impasse : celle à laquelle conduit la politique du gouvernement en matière d’immigration.

Cette politique est en effet un empilement de crispations dont la contradiction saute aux yeux : réglementation drastique du droit des étrangers ayant pour principal résultat de placer toujours plus de personnes en situation irrégulière mais refus catégorique de toute régularisation dite massive ; affichage de la volonté d’augmenter la part de l’immigration de travail mais régularisations de travailleurs sans papiers accordées au compte-gouttes et dans l’arbitraire le plus total ; fixation d’objectifs chiffrés chaque année plus élevés de reconduites à la frontière ; etc.

Pourtant, en raison notamment du mouvement de travailleurs sans-papiers initié en avril 2008 par la CGT et quelques autres organisations syndicales et associatives, personne ne peut plus ignorer la place réelle de ces hommes et de ces femmes dans l’économie française. La très restrictive procédure d’admission « exceptionnelle » au séjour qui a représenté un immense espoir pour des milliers de sans-papiers dont les membres de la Coordination 75 ne tient pas compte de cet état de fait et reste par essence inéquitable.

Elle laisse de côté les travailleurs les plus exploités ; ceux à qui il n’a pas été fait de contrat de travail, ceux qui travaillent en interim, en CDD, pour des chantiers ou des missions ponctuels, ceux qui sont isolés… C’est le sentiment de cette injustice qui a provoqué le mouvement de la Bourse du travail de Paris occupée, vers lequel les yeux sont tournés aujourd’hui du fait de ce campement désolant sur un trottoir parisien.

Aujourd’hui, l’urgence est à la nécessaire solidarité avec les centaines de sans-papiers, sans abri, installés sur les trottoirs devant la bourse du travail. C’est dans la lutte pour leur régularisation que tous les acteurs de la défense des droits des étrangers doivent se retrouver : il s’agit d’une étape nécessaire pour aller vers un mouvement plus large en faveur de la défense des droits et la régularisation de tous les sans-papiers.

Le 29 juin 2009

pj49 28/06/2009 10:52

La "neutralité" ou "objectivité" est une maladie fort répandue par les medias bourgeois; mais que le camarade Paul se rassure:
La réalité de la lutte de classe, en s'approfondissant, saura l'en guérir bien mieux que n'importe quelle lecture! -pj49-

paul 27/06/2009 16:47

Pourquoi la parole est elle toujours donnée que d'un coté ?
pourquoi jouer les CSP contre la Cgt, sans rien mettre en perspective.

l'honeteté serait de ne donner la parole ni a l'un ni a l'autre mais plutot laissé la place à une analyse rigoureuse des faits qui ont conduit à cette expulsion incompréhensible.

Sans chercher à défendre la Cgt, il me semble que la partialité doit etre exclu de ce débat.

Eugène 27/06/2009 17:48


Nous avons reproduit tous les documents de la CGT, ou donné le lien pour y accéder directement. Nous avons donc l'honnêteté du débat, que d'autres n'ont pas, il est vrai.
Cela dit, nous prenons position, car il est impossible de renvoyer "dos à dos" les deux camps, comme il est très à la mode de le faire...

Je rajoute que partout, seule la CGT a la parole et que très très rares sont les lieux où l'on peut trouver toute l'histoire de ce  mouvement, ce qu'a fait ce blog depuis plusieurs années...


CSP 75 26/06/2009 07:14

Communiqué de la CSP 75 suite à l'évacuation

ILS FONT LA GUERRE AUX SANS-PAPIERS !

Le 24 juin restera comme un jour noir dans l’histoire du mouvement des sans-papiers en France mais surtout dans l’histoire du syndicalisme français.

C’est hier en effet que les travailleurs sans-papiers isolés qui occupaient depuis bientôt 14 mois une partie des locaux de la Bourse du travail, 85 rue Charlot, à Paris, pour mener une action d’ensemble visant à obtenir leur régularisation à partir d’un « lieu ami », ont été expulsés.

Cinq jours après le communiqué de la CGT précisant que la Bourse du travail devait être« libérée », voilà donc la chose faite, et de la manière la plus violente.

Une centaine peut-être de membres du service d’ordre de la CGT, sur le coup de midi, profitant du fait que la majeure partie d’entre nous étaient partis à notre manifestation hebdomadaire du mercredi, ont subitement envahi la cour, cagoulés ou masqués, matraquant les hommes et gazant tous les présents, femmes et enfants. Des personnes ont dû être hospitalisés et le petit Mohamed, la mascotte de la Bourse occupée, bien connu de tout le monde, et une femme, viennent seulement de sortir, après 24 heures d’hôpital.

La densité des gaz était telle que Sissoko, notre coordinateur, accouru aux cris, est tombé évanoui dans la cour et ce sont les femmes, réfugiées entre-temps à l’intérieur, qui sont ressorties pour l’y transporter à la force des bras.

Nous nous sommes barricadés dans la grande salle, et la police est alors intervenue, appelée par des gens du voisinage inquiets à cause des grands cris et de la fumée des lacrymogènes.

Dans un premier temps, le commissaire a veillé à empêcher notre affrontement avec le service d’ordre de la CGT.
Celle-ci a appelé la Ville de Paris, propriétaire de l’immeuble, qui a immédiatement (ce qui prouve qu’elle était d’accord) réquisitionné la police. Le commissaire nous a alors imposé l’évacuation des locaux, exigeant même, d’après les instructions reçues, notre départ immédiat sans récupération de nos affaires (ce qui, par le passé, s’est souvent soldé par la perte d’effets et documents personnels).

Nous nous sommes opposés et, appelés par nous, nos camarades partis en manifestation sont rentrés. Le rapport de forces a été en quelque manière rétabli, une partie ayant pu même rentrer dans la grande salle par l’accès du boulevard du Temple, contrôlé par nous. Le commissaire a alors accepté de nous faire récupérer toutes nos affaires. Cette opération était terminée un peu après 19 heures.

Depuis, nous sommes campés sur le trottoir du boulevard du Temple à plusieurs centaines (une liste de 600 sans-papiers présents a été dressée hier soir) et attendons que les maires du troisième et deuxième (qui s’y sont engagés) nous trouvent un lieu apte à nous héberger et surtout où nous puissions, sans être dispersés, poursuivre notre action pour obtenir la régularisation de nous tous. Nous sommes dans l’attente d’un rendez-vous que nous a promis le ministère de l’immigration pour discuter les critères de notre régularisation. C’est maintenant le moment le plus mal venu pour affaiblir notre mouvement et, quant à nous, de baisser les bras.

La lutte continue !
Paris, le 25 juin 2009, la CSP 75

Jean 26/06/2009 06:58

Petite erreur, sans gravité : il s'agit d'un communiqué de la Coordination Nationale des Sans-Papiers, et pas de la CSP 75...

Eugène 26/06/2009 06:59


Exact, désolé pour l'erreur. Les articles ont un peu été publiés dans l'urgence ces deux derniers jours... Il s'agit bien d'un communiqué de la CNSP.


DAL 25/06/2009 22:55

Paris le 25 juin 2009
Expulsion expéditive des sans papiers de la bourse du travail :

DAL Paris et Environ désapprouve la méthode expéditive et le caractère illégale de l’expulsion des sans papiers, de locaux de la bourse du travail de Paris, d’autant plus que beaucoup d’ente eux et d’entre elles sont de surcroît sans logis, et y demeuraient de manière permanente.

Néanmoins, DAL Paris et environ s’était désolidarisé de l’occupation de la Bourse par les sans papier motivée par des considérations peu crédibles. DAL avait estimé qu’il est malvenu dans cette période de destruction des libertés, des droits et des conquêtes sociales, de s’attaquer à des acteurs de la résistance au néolibéralisme.
Cette occupation a mis en difficulté la CGT Paris mais aussi les sans papiers, et a finalement eu pour conséquences de renforcer la zizanie du mouvement social, donc son affaiblissement.

DAL Paris et environ soutient les revendications des sans papiers, et demande à l’Etat de régulariser les sans papiers de la bourse du travail, et de cesser de stigmatiser et de harceler les migrants et leurs enfants.

Eugène 25/06/2009 22:57


Consternant !!!
Pour ceux qui avaient encore des interrogations sur le DAL... Comme le dit un camarade de Dalkia : "Une barricade n'a que deux côtés. Tu es de quel côté ?"
Le DAL est du coté des matraques et des lacrymos.


FASTI 25/06/2009 22:39

Paris, le 24 juin 2009

L'aventure de l'occupation de la Bourse du Travail par la Coordination du CSP 75 a pris fin cet après-midi. Ce soir, les dizaines de membres du Collectif, parmi lesquel-le-s de nombreuses femmes et leurs enfants, dormiront dehors... si ils-elles ne sont pas arrêté-e-s et conduit-e-s en
centre de rétention avant par les importantes forces de police présentes rue Charlot.

Les occupant-e-s de la Bourse du Travail ont été délogé un peu plus tôt dans la journée par un commando d'hommes cagoulés qui les ont selon Sissoko, l'un des porte-parole du CSP 75, "attaqué à coup de marteau et de lacrymo.
Certains ont d'ailleurs été blessés".
En début de soirée, la CGT a confirmé, dans un communiqué de presse, avoir "contribué à mettre un terme à l¹occupation de l¹annexe Eugène Varlin, de la Bourse du travail de Paris investie depuis le 2 mai 2008 par des travailleurs sans-papiers."

Conscients que cette occupation a pu faire peser sur l'action syndicale un poids non négligeable, la Fasti regrette ce dénouement et s'interroge sur cette décision d'expulsion et son opportunité : pourquoi avoir livré-e-s à
la rue des hommes, des femmes et des enfants dont l'existence était déjà si précaire ? Les voilà encerclé-e-s par des centaines de CRS qui n'attendent plus qu'un ordre pour les conduire en CRA. Et sur cette question, Brice
Hortefeux, qui fut le premier Ministre de l'Immigration et de la Chasse aux Sans papiers, a sûrement la statistique qui le démange...

Au-delà de la querelle qui opposait la CGT et le CSP 75, c'est la question de la place des luttes autonomes des migrant-e-s pour leurs Droits qui se pose. La FASTI, fidèle à ses convictions, continuera de soutenir toutes les
luttes autonomes des migrant-e-s pour leurs Droits. Elle témoigne aujourd'hui toute sa solidarité aux hommes et aux femmes du CSP 75 qui n'ont jamais faibli dans leur combat.

La Fasti exige la régularisation immédiate de toutes les personnes sans papier et l'abolition du CESEDA.

Le Bureau Fédéral de la FASTI