Dossiers

Sommaire et dossiers accessibles
ICI
25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 15:47
Jeudi 25 juin 2009
Le SO de la CGT évacue par la force les sans-papiers de la Bourse du Travail


Hier matin, profitant de la manifestation hebdomadaire des sans-papiers, un commando de miliciens CGT, cagoulés, armés de matraques et de bombes lacrymogènes a délogé par la force les occupants de la Bourse du Travail.
Contrairement à ce que nous avons écrit hier, nos camarades n'ont pas été évacués par les CRS, mais bel et bien par le service d'ordre de la CGT.
Ce n'est qu'ensuite que les CRS sont arrivés, compte tenu de la situation tendue qui prévalait. Il n'y a eu aucune arrestation, et tout laisse à penser que les forces de l'ordre étaient informées à l'avance de l'opération.


On trouvera sur Libération, ainsi que sur Rue 89 des compte rendus détaillés, ainsi que divers documents photo et vidéos pris sur le vif.
On trouvera
ICI le communiqué ignoble de l'UD 75, actuellement largement diffusé en Ile de France par les structures, qui laisse croire que ce sont des "syndicats" qui ont récupéré la Bourse du Travail ! Ignoble, le mensonge une fois de plus érigé en politique...
On trouvera également
ICI le communiqué de la Commission Administrative de la Bourse du Travail, aucun intérêt si ce n'est d'être complètement servile. On est très, très loin du syndicalisme... On notera qu'il est signé par le secrétaire de la CA et  pas par la CA elle-même qui n'a pas été réunie pour l'occasion, mais qui, ne l'oublions quand même pas trop vite (cela pour Solidaires qui joue largement les Ponce Pilate en ce moment...) avait exprimé il y a peu un avis légitimant à l'avance l'évacuation.
Nous ne reviendrons pas sur le débat à ce propos, nous avons publié hier, par hasard exactement au moment de l'expulsion,
un article préparé depuis quelques jours qui faisait le point. Et nous publions par ailleurs le communiqué de la CSP en réponse à cette expulsion.


L'expulsion a provoqué une vague d'indignation parmi un certain nombre de camarades de la CGT.
Et provoqué nombre de commentaires ici sur ce blog, ailleurs, comme sur Bellaciao qui a d'ailleurs largement censuré l'événément en ne diffusant que l'information officielle de la confédération... Pour celles et ceux qui auraient encore des doutes !

L'indignation et la révolte sont légitimes, et nous les partageons bien sur, voilà des années que nous défendons l'unité de la classe ouvrière internationale.

Mais, au fond, pouvait-on attendre autre chose ? Quelque part, ce qui est étonnant, c'est que les camarades de la CSP 75 aient pu tenir 13 mois à la Bourse, ce qui montre d'ailleurs le rapport de forces qu'ils avaient su établir !
Car connaissant la Confédération, cette évacuation était quelque part inévitable, d'autant que par ailleurs, le mouvement de grève a été proprement enterré, même si il ressurgit ici ou là...
Nous savions que l'évacuation avait déjà été programmée dès l'an dernier à la même époque (au moment ou la CGT a abandonné l'idée d'une "troisième vague" de grèves, enterrant ainsi directement l'élargissement), et qu'elle n'a été annulée qu'une demi-heure avant du fait de la peur de bavures. On prétend même que le SO de la CGT avait eu des "états-d'âme"... on voit ce qu'il en est resté !!!

Un lecteur parle de "social-fascisme" à propos de la CGT dans son ensemble. C'est peut-être un peu excessif, mais il y a des traditions qui subsistent et qui font peur et pour une part la formule a du sens ! La "démocratie" à la sauce CGT, cette formule répétée mille et mille fois dans toute la propagande n'est qu'une plaisanterie dès qu'on touche à l'orientation et au fonctionnement de la Confédération.


Nos lecteurs, les militants sont indignés. On parle de rendre sa carte, de quitter la CGT. Soit.
Mais cela renvoie à la question : pour quoi, pour quelles motivations sommes-nous à la CGT ?
Croit-on vraiment qu'on va faire changer la confédération dans son ensemble ? Sur ce blog, nous sommes parfaitement clairs : dans le contexte actuel de la lutte des classes, c'est tout à fait impensable. Et jamais nous n'avons laissé entendre autre chose. Des saloperies, il y en a eu bien d'autres (l'évacuation du 9ème collectif, il y a deux ans, l'éjection des camarades de Dalkia, le coup d'etat contre l'UL de Douai, la tentative d'exclusion des camarades de Forclum etc. etc.), et il y en aura d'autres...
Et c'est de plus en plus vrai : la CGT est de moins en moins un syndicat de militants de terrain, de plus en plus un syndicat de bureaucrates et d'experts appuyé sur une vague opinion publique d'adhérents consultés par sondages.
Nous en avons déjà parlé, c'est un enjeu du 49ème Congrès.

Alors ?

Ras le bol d'être toujours minoritaire ? Mais quand on porte un point de vue de classe, c'est et ce sera notre cas, tant qu'il n'y aura pas une situation de grands bouleversements.
C'est insupportable, j'abandonne le terrain ? Mais quand on porte un point de vue de classe, ce n'est pas par confort intellectuel, c'est parce qu'on veut AGIR, transformer les choses autour de nous, même à petite échelle, même à contre courant, convaincre, gagner des militants, des syndicats, avancer, quoi...
Faire l'autruche, comme beaucoup de militants pourtant honnêtes ? La résignation d'aujourd'hui construit l'abandon de demain et la trahison d'après-demain.

Sur ce blog, voilà plus de trois ans que nous disons que l'heure n'est pas à imaginer changer la CGT, mais déjà à regrouper, construire un courant de classe dans notre syndicat. Cela veut dire regrouper les camarades isolés, construire des réseaux, des solidarités, sur des bases solides.
Comme le dit fort justement un autre lecteur : ils sont où aujourd'hui les beaux opposants du "Tous ensemble" ???


Aussi, nous le disons solennellement.
De nombreux syndicats s'expriment en ce moment sur les journées d'action bidon, et c'est bien.

Mais ils doivent aussi s'exprimer sur l'évacuation de la Bourse du Travail.

La tâche des militants de classe est donc claire : faire connaître, imposer le débat, faire prendre position. Dans tous les syndicats d'entreprise, dans tous les syndicats professionnels, dans toutes les UL, les US, les UD, les fédérations, le débat doit avoir lieu, l'affrontement doit être visible. C'est ce que disent les lecteurs de ce blog. Et c'est ce que dit ce blog.


Car c'est au fond la même opposition :

  • négocier en coulisse avec le gouvernement des miettes acceptables par le capital, le syndicalisme d'accompagnement. Les journées d'action et les Grenelle d'un côté, comme les critères Hortefeux de l'autre.
  • ou organiser la lutte des classes et le rapport de forces, le mouvement d'ensemble, qu'il s'agisse contre les restructurations ou les licenciements, ou pour la régularisation de tous les sans-papiers.
Dans les deux cas, d'un côté le syndicalisme de collaboration de classe,
de l'autre le syndicalisme de lutte de classe.
Dans tous les cas avec ou contre le capitalisme et  l'impérialisme.


Aujourd'hui, tous les lecteurs du blog, tous les syndicats doivent se prononcer contre les journées bidon, contre l'évacuation de la Bourse du Travail.
Et on verra qui défend quoi.

Partager cet article

Publié par Où va la CGT ? - dans Sans-papiers
commenter cet article

commentaires

Françoise 29/06/2009 18:05

Je voulais répondre à Dédé, enfin, tenter de répondre .. lI écrit qu'il y a des trucs qui puent et, dans le texte précédent, qu'il se demande en fait , s'il n'y aurait pas des magouilles politiques, derrière, des manipulations .. enfin, c'est comme ça que je comprends sa question.
Ce que je voudrais dire, comme l'a d'ailleurs dit Pierre Jean, c'est que les sans papiers de la CSP 75 ont une grande pratique de lutte. Pour certains, ils sont là depuis des années puisqu'ils sont y compris régularisés , comme Sissoko ou Djibril par exemple.

Même si on le voulait, on ne pourrait pas les manipuler. ON nous a beaucoup accusés, Jacques Gurfinkiel (secrétaire général du syndicat CGT de l'OPAC de Paris) d'être ceux qui les ont amenés à occuper la bourse. On nous a dit "c'est vous qui les avez poussés .." et je pense que certains continuent à le penser, même quand on n'est pas sur Paris, comme ça a été le cas bien souvent .

Comme je l'ai dit plus d'une fois, les sans papiers ne sont pas des imbéciles. Ils sont tout à a fait capables de réfléchir tout seuls et de décider quelque chose tout seuls.
Cette occupation faisait suite à la profonde déception, voire à la profonde détresse qui les a saisis lorsque, au moment du lancement de la fameuse première vague des sans papiers en grève, en avril 2008, ils ont demandé à la CGT à Paris de faire partie de ce grand mouvement qui se lançait (enfin, qui aurait pu être grand ..) .. Ils ont rappelé leur attachement à la CGT, le fait que depuis des années ils travaillaient en lien avec la CGT de Paris et même la confédération, par mon intermédiaire .. Ils étaient syndiqués et leur demande était légitime ..

ils ont essuyé un refus qui était tout à fait inadmissible.. et donc, ils ont décidé d'occuper la bourse..

après, pourquoi être restés si longtemps ? je pense que plus le temps passait, plus la situation devenait difficile .. Partir ? pour aller où .? rester ? la CGT se vantait tellement de réussir ...

Ont-ils fait le bon ou le mauvais choix en restant jusqu'à l'expulsion ? honnêtement, je ne sais pas . Ils ont choisi de se battre tant qu'ils le pouvaient .. Ils ne sont d'ailleurs pas au bout de leurs ressources, je pense .. Je crois qu'ils ont conscience aussi que la victoire ne pourra être au bout de leur lutte que s'ils restent tous ensemble ..

dédé 28/06/2009 10:22

Désolé mais je ne suis vraiment pas convaincu.

Tant d'énergie, tant de sans-papiers mobilisés sur une occupation qui s'est étirée pendant 14 mois, sans que rien d'autre n'émerge à coté. En sachant très bien que la CGT ne lâcherait rien.

Autant j'ai pu comprendre l'occupation au début, mais là vraiment j'ai beau réfléchir, tourner les choses dans tout les sens, je ne saisis pas.

Et même, vue la détermination des sans-paps du CSP75, je continue à penser qu'ils étaient beaucoup plus dangereux pour le pouvoir hors de la bourse qu'en s'enfermant dans celle-ci.

Enfin bref, je ne me retrouve pas dans la tactique du CSP75 et pour moi il y a des choses qui puent. Les ennemis des mes ennemis ne sont pas nécessairement mes amis.

N'empêche qu'aujourd'hui, j'ai bien les boules d'être à la CGT.

pj49 28/06/2009 01:47

Je voudrais répondre à Dédé à mon tour pour apporter une meilleure compréhension de l'occupation; Eugène a raison, c'est pas simple et il faut reprendre l'historique et re situer dans le contexte des rapports entre la CSP75 et la CGT avant l'occupation et dérouler le fil historique.
D'abord, l'occupation n'a pas été décidée par les délégués de la CSP75 mais par la foule des sans papiers qui ont envahi la BdT pour exiger des explications aux bureaucrates sur leur mise à l'écart du mouvement gréviste; cette mise à l'écart est pourtant fort compréhensible car la confé CGT n'avait pas en vue d'étendre les grèves comme se l'imaginaient les membres de CSPreprenons plus loin dans le temps.
En 2007, le 9ème Collectif avait occupé la BdT Stalingrad et s'était fait expulser par ce même SO dans une indifférence quasi-générale; la CSP avait fait action commune, quelque temps après, avec l'UD CGT entrainant une rancune qui a perduré depuis. J'ai essayé, l'année dernière, avec l'aval de Sissoko de rapprocher la CSP et le 9ème mais en vain.
Après cette expulsion de 2007, l'autonomie revendiquée et reconnue du 9ème s'est transformée en isolement quasi-complet; non seulement des orgas françaises, ce qui n'aurait rien eu de tragique vu leur attitude mais surtout des autres orgas de sans papiers. Cela a pesé lourd à mon sens sur la décision de transformer cette envahissement en occupation amie de la BdT; Sissoko voulait absolument éviter que la CSP connaisse l'isolement du 9ème.
À ce moment, Eugène a raison et la CSP dans son ensemble se faisait beaucoup d'illusions sur l'UD CGT et ses buts réels avec les grèves; mais cela a été de moins en moins vrai au fil des réunions CSP-CGT et orgas françaises. Depuis le mois de juin déjà, Sissoko était conscient que des orientations différentes s'affrontaient et une partie de la « base » aussi. C'est à cette époque que nous avions parlé pour la première fois de syndicat CGT-MOÏ. Mais curieusement ce n'était toujours pas le cas pour certains délégués. La dernière fois que j'en ai discuté avec Djibril (11ème CSP), s'il vomissait la trahison de la CGT, il gardait de solides liens avec les burea-ucrates (en particulier Chauveau dont il avait été proche).
Garder la BdT était vital pour la CSP car elle n'avait aucune solution de rechange et Sissoko en était parfaitement conscient.
Si la CSP quittait la BdT, c'en était fini du mouvement autonome des sans papiers; alors, il a tenu, louvoyé, a même été mis en minorité au sein même des délégués et a du supporté cette pseudo-alliance avec le NPA pour une sortie par le haut qui survenait un an trop tard alors que les masques étaient tombés; il a retrouvé la direction et retrouvé toute son influence quand les délégués qui avaient avalisé cette nouvelle orientation se sont aperçus de leur erreur au détour d'une manif commune avec le NPA où, aux côtés de centaines de sans papiers, il y avait 3 manifestants du NPA!
Donc, à mon avis, l'explication d'Eugène n'explique pas tout; c'est vrai qu'il y a six mois l'expulsion aurait causé des dégats énormes dans le moral des camarades qui se seraient doublement sentis trahis mais plus maintenant; les gars dans leur majorité y étaient préparés (quoique, on a toujours du mal à y croire quand ça arrive et c'est humain). L'agression de mercredi a plutôt ravivé la détermination des occupants un peu anesthésiée par plus d'un an de routine.
Pour les résultats, il est vrai que ça n'a pas « rendu » mais qu'est-ce qui a « rendu » sinon ? Les grèves encadrées et ciblées par les syndicats et Droit Devant?
Par rapport à une situation totalement fermée, on ne pouvait espérer mieux; les premières régularisations sont tombées depuis seulement septembre et la CSP va être reçue pour la 2éme fois au ministère. Cette fois-ci, elle a de nouveaux arguments de rapport de force indirect à faire valoir: par exemple, laisser plusieurs centaines de sans papiers organisés sans les régulariser serait s'exposer à de graves retours de flammes...
Provoquer une rafle gigantesque risquerait de déclencher une sympathie générale et d'autres sujets de mécontentement s'ajoutant provoquer un vaste mouvement.
Bien sûr, les revendications sont en recul; bien sûr, tous ne seront pas régularisés cette fois-ci mais encore une fois de la faute à qui?
Sissoko a une capacité d'analyse et de synthéses des situations impressionnante et je lui avais d'ailleurs dit au cours d'une réunion, en aparté, « tes petits pas, Sisso , toujours tes petits pas »; il met une échelle à ses objectifs immédiats selon le rapport de force réel mais sans jamais perdre de vue son objectif essentiel; c'était des petits pas sur la grande route de la liberté de circulation et non des culs de sacs réformistes!
Ne commettons pas l'erreur de prendre nos camarades de la CSP pour des gamins; ils ont su à travers cette occupation obtenir quelques résultats insatisfaisants certes mais ils ont préserver l'essentiel: maintenir la cohésion mais surtout préparer les conditions d'une future vague victorieuse. Ils m'on beaucoup appris mais ils ont également beaucoup appris. -pj49-

oppong 27/06/2009 14:29

En ce qui me concerne dédé j'ai déjà répondu à ton message dans l'autre fil. Et à titre personnel ce n'est pas de l'énervement que je ressens, mais plutôt une envie de prendre une batte pour aller défoncer le crâne de certains délégués. Mais bon c'est comme de buter un flic ou un patron, ça doit bien défouler, tu dois évacuer d'un coup toute ta frustration, mais ça ne fait pas avancer notre cause...

J'ai toujours un peu de mal à comprendre cette distinction radicale que font certains militants qui sont engagés à la fois dans une orga politique et un syndicat. Au niveau politique on se retrouve éparpillés entre des dizaines (centaines?) d'orgas sur des divergences parfois mineures (dues généralement soit à de profondes méconnaissances historiques, soit à des liens + ou - marqués avec la classe ouvrière), orgas qui bien souvent ne représentent que leurs propres membres et pour certaines d'entre elles végètent depuis plusieurs dizaines d'années sans aucun résultat concret. En revanche au niveau syndical, ça vous pose visiblement moins de problèmes de militer dans un syndicat bourgeois, capitaliste, pro-impérialiste, raciste, sexiste, qui engage des miliciens fascistes pour assurer la sécurité... Tout ça pour quoi, quel est le résultat de vos années d'engagement dans un syndicat (encore une fois celui-ci ou un autre...)? Je ne fais pas la confusion entre parti et syndicat, mais cela ne justifie pas pour autant un tel grand écart. Parce que franchement pour moi militer syndicalement à la CGT, ça serait largement pire que de militer politiquement au PCF, et presque comme de militer au FN...

Tophe 27/06/2009 01:52

Chauveau dit qu'il n'est pas Mao. Mais il l'est comme même dans le discours.

roda 26/06/2009 22:51

ouais franchement la CGT ils ont grave abusé mais putain mais quelle bande de putain de collabo du gouvernement de fasciste de sarko et de sa potiche de carlapourri. En vrai c'est écoeurant comment ils se sont servis des sans papiers afin de de se montrer à l'opinion et ensuite ils ont montré à cette france un nouveau visage qui assume parfaitement son racisme sans scrupule à la minorité quelle soit noire,arabe,tzigane ainsi qu'au sans papier.
créve la France raciste,esclavagiste,et néocolonialiste dont chaque Français a conscience.

dédé 26/06/2009 21:59

je poste une question que je me pose et que j'avais déjà envoyé et en particulier elle s'adresse en particulier à PJ49 dont les interventions sont souvent fort intéressante :

"Bon, dépassé l'énervement qu'a pu générer cette évacuation chez les militants que nous sommes, je me pose aussi beaucoup de questions.

Le truc qui me chiffonne, c'est que 14 mois après le début de l'occupation et sans résultats notoires, le CSP75 ai persisté dans cette tactique. Il était clair que du coté de la CGT il y avait plus rien à espérer alors pourquoi le CSP75 a concentré l'énergie de tous les sans-pas combatifs qui le suivent sur cette occupation.

Je ne peux pas m'empêcher de penser que derrière il y avait des trucs politiques qui nous échappent et qui arrangeaient bien le pouvoir en faisant que rien n'émerge en dehors de cette occupation.

Qu'en pensez vous ?"

Eugène 27/06/2009 10:47


Effectivement Dédé, la question a déjà été posée, et s'il n'y a pas de réponses, et bien c'est que ce n'est pas si facile. Donc inutile de te répéter, les commentaires sont très lus !

En fait, je (donc pas pj49, Eugène) pense qu'il y a encore beaucoup d'illusions sur la CGT, sur "ce qu'on pense qu'elle pourrait faire", parce qu'on fond de nous, on pense que "c'est la dernière
chose qui nous reste". Quelque part reste l'idée, y compris chez nos camarades de la CSP75, que la CGT c'est la CGT, qu'elle va revenir sur le chemin de la lutte des classes, que ce n'est possible
qu'elle soit comme ça, que c'est une erreur, que les dirigeants vont comprendre finalement etc. etc.
Ce sont des restes d'illusions de notre part, de nous tous, qui empêchent de prendre nos affaires en main en toute indépendance. Illusions,
car la direction confédérale est désormais totalement incrustée dans l'appareil d'Etat, comme instrument de collaboration de classe, et gestionnaire
officiel des tensions sociales. Quelque part, c'est la même chose sur le "Tous ensemble" contre les licenciements. Tout le monde est contre les journées bidon, cf les Goodyear, mais tout le monde attend quand même que ça bouge "là-haut".
Enfin, il y a des frémissements, peut-être que ça bouge un peu, voir la perspective d'une grande manif commune le 8 juillet...

Sinon, non, il n'y a pas de complot. Mais une collusion parfaitement assumée des deux côtés entre le gouvernement Sarkozy/Fillon/Hortefeux et la direction de la CGT. On l'a longuement développé sur
ce blog, voir la section sur les
sans-papiers...


pj49 26/06/2009 17:16

Tout à fait d'accord avec Philippe; il y bien deux stratégies différentes IMPLIQUANT deux stratégies différentes.
Toujours cette même problèmatique posée par Rosa Luxembourg et toujours aussi actuelle: "réforme sociale ou révolution"!

- D'un côté ceux qui ont choisi stratégiquement la régularisation au cas par cas avec la CGT.
- De l'autre ceux qui revendiquent les régularisations massives vers la "liberté de circulation" avec en pointe la CSP75.
- Entre les deux ceux qui ne veulent pas se couper de la bureaucratie CGT, NPA et SUD Solidaires.

C'est important de clarifier ces points stratégiques pour montrer que les objectifs ne sont pas les mêmes et que le rapport de force à créer n'est pas le même.

Dans le 1er cas, une stratégie entreprise par entreprise peut se concevoir et la logique veut qu'elle s'appuie sur le patron de l'entreprise; l'occupation de l'entreprise peut être le moyen de "forcer" le patron à soutenir ses salariés devant la préfecture (occupation "amie"?).
Il s'agit d'une stratégie typiquement réformiste et à courte vue! la régularisation ainsi obtenue (par le travail) est un piège pour le travailleur:
- La durée d'un an est synonyme de précarité
- Elle enchaîne le travailleur à son patron et aux besoins de l'économie.
- Elle divise les sans papiers entre eux en excluant les autres catégories créées par l'Etat.
Alors, peut-on parler de véritable régularisation?

Dans le 2ème cas, une stratégie d'autonomie des entreprises est impensable et vouée à l'échec et réclame la plus grande coordination dans le mouvement et vise directement l'Etat et un rapport de force énorme.
Dans ce cas, les revendications sont claires et s'inscrivent dans une stratégie plus globale visant la liberté de circulation.
Dans ce cas les revendications sont celles qui étaient mises en avant par le mouvement de régularisation pour tous avant l'intervention de la CGT:
- Carte de résident pour tous (10 ans et plus seulement par le travail)
- Suppression des Centres de Rétention Administrative. Lourde épée de Damoclès qui renforce l'insécurité des immigrés.
- L'abolition de la taxe ANAEM; véritable taxe à la préférence nationale
chère à Le Pen; il est à noter qu'elle n'est pas un souci de la confé. CGT bien franchouillarde. Elle ne la revendique même pas!
Les deux stratégies sont incompatibles dans un même mouvement, d'où un dialogue impossible.

Dans le 3ème cas, la solution ne peut être que le ralliement à l'une ou l'autre des précédentes options et l'histoire de l'opportunisme a prouvé laquelle est choisie...

C'est là dessus qu'il faut créer la convergence et délimiter les lignes.
Il faut que les divergences réelles éclatent au grand jour pour que chacun puisse se positionner en toute connaissance par delà les apparences!

Le communiqué du CSSP49?
Nous essayons de créer des lignes de rupture, là où nous sommes; même s'il nous semble que ça ne sert pas à grand chose, il faut le faire partout pour que les
positionnements se fassent dans les syndicats et, particulièrement dans la CGT; en parler aux (peu de) soutiens parisiens pour déstabiliser la
bureaucatie. Cela n'est jamais inutile car j'ai rencontré ce matin un camarade de la CGT qui est resté incrédule par cette intervention conjointe de la CGT avec la police! il faut que, dans les syndicats nos camarades comprennent les véritables enjeux! -pj49-

Françoise 26/06/2009 17:04

les sans papiers campent encore - pour combien de temps ? - sur le trottoir en face de la bourse..

ils ont besoin d'aide, de soutien, d'autant qu'une "contre attaque" se prépare, sur les listes de discussion (immigration jetable, notamment) pour expliquer qu'il faut défendre la CGT et qu'on ne peut pas l'accuser comme ça, alors qu'elle a tant fait, et fait encore tant (..) pour les sans papiers ..


Françoise

Françoise 26/06/2009 16:53

[rascas] occupation de la Bourse du travail : pour la première fois les
flics !


La triste histoire s’achève sur un communiqué triomphal des dirigeants de
l’Union Départementale (UD) cgt de Paris.

Leur texte, bourré d’arguments abusifs voire fallacieux, cachera mal que
pour la première fois de son histoire, la CGT a sollicité l’aide massive
de la police. Ce qui peut signifier que l’honneur n’est plus là dans une
UD qui s’y était toujours refusée, par principe.
...On sait que les principes s’usent à force de mauvaises fréquentations.

Cela peut signifier aussi qu’il existait un problème dans nos services
d’ordre, parisien ou central.
Soit que ceux-ci ne soient plus à la hauteur (j’en doute), soit qu’aient
continuées les fortes réticences de nombreux camarades à l’idée de cogner
des camarades sans papiers.
Passant outre, les dirigeants de Paris ou de Montreuil, ont choisi
d’envoyer ceux qui voulaient bien faire.
Et il se dit que la résistance des occupants était telle qu’il a fallu
l’intervention lourde des forces policières.

Une page se tourne donc, qui laissera un gout de sang séché sur une
cicatrisation quasi impossible.
Des années de travail militants jetés aux orties par des arrivistes qui se
sont saisis de la cause des sans-papiers pour s’en faire une estrade, une
ouverture vers le gouvernement ou du recrutement partidaire.
On peut ne pas être d’accord mais reconnaaître que du combat authentique
de la CGT pour la régularisation des Sans-papiers, dans la tradition de
nos principes internationalistes, on en est tombé à une mobilisation,
certes spectaculaire, mais qui cache mal le dévoiement de la cause. Et
tout ça pour combien de véritables papiers obtenus : silence absolu de la
préfecture !

Plus de 13 mois pour pas même 2000 !

La lutte menée à la suite de l’ancien secrétaire de l’UD-Paris, de Blanche
(bureau confédéral) et de Chauveau (mao) a entrainé une “stratégie”
appliquant les seuls critères de la loi Hortefeux et transformant nos
militants en supplétifs de la préf : car c’est quand même ça que de faire
le tri de dossiers selon les critères de la préfecture.

Je n’oserai ironiser en constatant qu’arrivé à son nouveau poste, la
première action de ce même ministre, aura été de donner un p’tit coup de
pouce à certains de ses amis syndicalistes, mais c’est bien de cela qu’il
s’agit : Hortefeux a l’amitié solide et il vient de le prouver en leur
prêtant main forte !

Ce matin, on ignore encore le nombre exact de blessés parmi les expulsés
et les expulseurs.
Mais je le dis encore une fois, c’est un triste jour dans la classe des
opprimés et surtout une erreur politique de la part des dirigeants qui ont
pris cette décision, conséquence logique d’une stratégie erronée.

Depuis le début de ce mouvement, qu’il fallait en même temps contribuer à
s’unifier, c’est à la généralisation du conflit qu’il fallait aller et non
à des accords clandestins avec la préfecture et le ministère de
l’immigration.

Jacques Gurfinkiel
Secrétaire du syndicat CGT de l'OPAC de Paris
Ex membre du collectif confédéral "immigration", démissionnaire suite au recul gravissime opéré par la CGT concernant le soutien aux sans papiers

---------------------------------------------------------
MA COLERE !!!!

J'ai moi aussi mal à ma CGT.

Les revendications légitimes de mes frères du prolétariat exploité n'ont
plus été prises en compte depuis qu'une bande de bureaucrates de l'UD de
Paris a épousé la loi Hortefeux et l'a présentée comme le dernier sourate
des prophètes Blanche-Niel-Chauveau de Montreuil-CGT.

Le camarade de la CGT OPH résume bien ce qu'on est nombreux dans
l'immigration a avoir pris dans la gueule avec ce que les Sans-Papiers de
la Bourse ont physiquement subi. J'envoie le commentaire après le mien.

Comme Didier, on a du déchirement de carte dans notre colère.

Faudrait que les bureaucrates se le mettent dans la tête : la CGT c'est
pas le PS, c'est pas l'officine de l'Intérieur ou de l'Immigration, c'est
pas Blanche ni ses larbins...

allez j'en ai les poings qui se ferment de colère : faut que ça change !

Samir Kamel (militant de la CGT,la vraie)
_____________________________________________


Nous avons tous mal à "notre " CGT ..
Mais notre CGT n'est plus celle qui dirige à Montreuil, celle qui dirige à
Paris, qui n'hésite pas à demander à la police de l'aide pour expulser les
sans papiers

Cette CGT parisienne qui disait fièrement "jamais la police n'est entrée
dans la bourse du travail, même pendant la guerre"

Aujourd'hui, c'est fait : et pour chasser qui ? Des fascistes ? Des nazis ?
Non, des hommes et des femmes sans papiers ..

Ces hommes et ces femmes traqués depuis des années par la police ..

On a vu ces derniers mois la
CGT fixer, à la place du ministre hortefeux, des "critères de régularisation pour les travailleurs sans
papiers" avec, notamment, l'exigence de 5 ans de présence, d'un an de
feuilles de paye, et d'un contrat de travail..

La CGT donc, se met à l'heure Sarkozy / Hortefeux/Besson et fixe elle même
des critères "d'immigration choisie" ...

Logique, dans ce cas, puisque depuis des mois elle travaille avec la
Préfecture de police, logique qu'elle demande l'aide de la police pour
évacuer des hommes et des femmes qui pourtant ont fait confiance à ce
syndicat depuis des années (les liens entre la CSP 75 et la CGT de Paris
sont historiques..)


Je crains, hélas, que ça ne fasse pas bouger l'ensemble des
militants de la CGT .. ..

Par peur , par calcul, par intérêt personnel, par indifférence et par
désinformation (ça, ils savent faire)

On n'est pas près des lendemains qui chantent, avec cette CGT
d'aujourd'hui..


Je renouvelle ma solidarité à tous les sans papiers et notamment ceux de la
CSP 75, ainsi que mon amitié.


Françoise RIOU
(ex conseillère confédérale, en charge du dossier "immigration/sans papiers" .. Démissionnaire suite aux reculs opérés par la CGT sur la question des sans papiers (remise en cause plus que grave de la 13ème résolution du 48ème congrès qui affirmait : "la CGT se prononce pour la régularisation de tous les sans papiers")

Eugène 26/06/2009 18:54


Juste un rectificatif, mineur : Chauveau n'est pas un mao, il s'en défend même à qui veut bien l'entendre...


Philippe 26/06/2009 07:09

Un petit rectificatif, tout d'abord : ce ne sont pas les flics qui ont expulsé les Sans-papiers de la Bourse du Travail, mais bien un commando de nervis du service d'ordre de la CGT, cagoule, matraque... Il est vrai qu'on pouvait s'y tromper ! Le jour même du retour d'Hortefeu au ministère de l'Intérieur. Quel malencontreux hasard !


Contrairement à ce que disent certains journaux et la télé, il n'y a pas eu "malentendu" entre la CSP75 et la CGT, mais une contradiction de fond entre deux orientations :

L'une, celle de la direction confédérale, qui a essayé de se débarrasser d'un mouvement dont ils refusent de voir le caractère de classe et qui les emmerde profondément, en mettant sur le coup quelques militants de bonne volonté pour qu'on ne puisse pas dire que la Cégète ne faisait rien, et même pour se donner une image de meilleurs défenseurs des Sans-papiers, en s'engouffrant dans le piège de la "régularisation par le travail".

L'autre, celle de la CSP75, qui donne à la lutte des Sans-papiers son caractère de classe et qui lui pose comme objectif, non seulement la régularisation de "tous" les Sans-papiers, mais aussi le principe de la "libre circulation".

On le voit, ce sont bien deux logiques politiques diamétralement opposées qui s'affrontent.

C'est ce que malheureusement la plupart des militants, y compris ceux qui se veulent "du côté des Sans-papiers", n'ont pas compris. C'est ce qui fait que le CSP75 se retrouve très isolé aujourd'hui ; et ce qui permet à la direction CGT de faire cette crapulerie.

Il faut ajouter que l'occupation de la Bourse du travail n'était absolument pas dirigée contre la CGT ; d'ailleurs, la plupart des militants qui y ont participé étaient syndiqués (y étaient ; parce qu'après un coup comme celui là…). Ils ont lancé cette action pour interpeller l'ensemble des syndicats sur la situation des travailleur isolés ou chômeurs qui ne pouvaient pas "bénéficier" des nouvelles mesures.

Leur erreur est d'avoir sous-estimé la couche de collaborationnisme et de bureaucratie de nos directions syndicales, et l'aveuglement de la plupart des militants que nous dirons sincères, mais eux-mêmes imprégnés de réformisme et de réflexes de petits blancs qui savent ce qui est bon pour ces malheureux Sans-papiers.

Il est urgent de les soutenir, en particulier en luttant dans la CGT pour rétablir la vérité sur le sens de leur combat.

Un syndiqué CGT

CUFSC 25/06/2009 20:36

Alors dans ce cas, cher Eugène, précise tes attaques afin qu'il n'y ai pas d'équivoque. En attaquant les militants du "tous ensemble", tu attaques tous ceux qui s'en réclament. Trop facile après de croire marquer un point polémique en disant que tu ne penses pas à nous alors que deux phrases plus loin tu reconnais le travail incontestable que l'on fait. Ne pas penser à ceux qui font un travail incontestable est une faute ou une inconséquence.


Pour notre part, nous ne saucissonnons pas et dans cette affaire comme dans les autres, l'état-major CGT fait son travail de collaboration de classe qui doit être dénoncé et combattu. Ce combat concret est au cœur de notre activité "incontestable", dans l'accueil de la marche des Sans-Papiers à Douai, du soutien à nos camarades pourchassés par le patronat et les états-majors syndicaux, dans le combat inlassable pour le tous ensemble en même temps.

Eugène 25/06/2009 21:23


Décidément, je ne comprends rien à la polémique.
L'article demande à tous ceux qui se réclament du "tous ensemble" (c'est à dire tous ceux qui en ce moment s'adressent à la confédération pour
généraliser les luttes) de se positionner par rapport à l'évacuation de la Bourse du Travail.
Je suis désolé de me répéter : le "Tous ensemble" n'appartient pas au FSC ni au CUFSC. On entend ce mot d'ordre dans toutes les manifs, et
sauf erreur de notre part, le FSC ou le CUFSC n'en sont pas à l'initiative (nous non plus d'ailleurs...).

De plus, il ne s'agissait pas d'une "attaque" en tant que telle, style règlement de compte etc. mais d'une demande de cohérence. Nous attendons, nous espérons voir les résultats clairs et nets. Et
pour l'instant, nous constatons le silence. Bien sur cela ne nous étonne que moyennement, vu l'absence assourdissante de tous ces camarades par rapport à l'occupation de la Bourse du Travail depuis
le 2 mai 2008.
Cela dit, nous constatons que cette évacuation commando fait réagir nombre de camarades qui sont aujourd'hui révoltés. Donc, nous pensons que les choses avancent, et nous sommes attentifs à
toutes les prises de positions sur le sujet.
Dont bien sur les prises de position du FSC et du CUFSC.

Il n'y a ni attaque, ni équivoque, ni faute ni inconséquence. Nous laissons aux camarades du FSC et du CUFSC à leurs interprétations. Et invitons les lecteurs qui s'interrogent à relire
l'article...


Benoit Foucambert 25/06/2009 20:12

Chers camarades,

nous avons lu dans votre article ce qui nous semble être une attaque contre le Front Syndical de Classe dont le mot d'ordre est "tous ensemble et en même temps".

Je me permets, pour éviter les polémiques inutiles qui ne servent que nos adversaires (j'espère que nous avons les mêmes) de rappeler que non seulement nous avons diffusé le texte de la CNSP mais qu'en outre, et surtout, nous intervenons de manière concrète dans le cadre de cette lutte. C'est ainsi par exemple l'UL CGT de Douai, membre fondateur du FSC, qui a accueilli très récemment la marche des sans-Papiers dans le Nord.

Ceux du "tous ensemble" ne parlent peut-être pas autant que d'autres mais ils évitent de faire des leçons et ils se battent sur le terrain, avec d'autres, pour les sans-papiers, pour l'ensemble des travailleurs contre le patronat, son gouvernement et son UE, et les directions syndicales qui les accompagnent en reniant le syndicalisme de classe et de masse.

Salutations fraternelles.
Benoit Foucambert, pour le FSC.

Eugène 25/06/2009 20:27


???
Alors là franchement... ??? Mais camarades, vous n'êtes qu'une toute petite fraction de ceux qui réclament du "tous ensemble"... vous n'imaginez sans doute pas en être les représentants exclusifs ?
En gros, vous n'étiez même pas dans l'esprit du rédacteur lors de l'écriture de cet article, désolé...
Concrètement, il ne s'agit pas du soutien aux sans-papiers "en général" (ce qui est une excellente chose, par ailleurs, nous félicitons les camarades de Douai d'avoir accueilli la marche des
sans-papiers dans le Nord), mais de savoir comment concrètement, précisément, aujourd'hui, face à l'évacuation de la Bourse de Paris, on se positionne par rapport à la direction de la CGT.

On a donc la position de la CNSP (que nous avons publiée).
Mais quelle est la position du FSC et comment se positionne-t-il concrètement, sur cette affaire ?
Par ailleurs, nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais le FSC fait un travail incontestable pour tenter de contrer l'orientation confédérale, ce n'est pas le débat...