Dossiers

Sommaire et dossiers accessibles
ICI
21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 05:29
Dimanche 21 janvier 2009
5 décembre : marches régionales contre le chômage

Nous avons reçu l'appel suivant, qui montre les frémissements à l'oeuvre autour de la nécessaire mobilisation générale contre les restructurations capitalistes et les licenciements. Il s'agit d'un appel des organisations de chômeurs, autour des problèmes liés au chômage et à la précarité, mais qui est en train de s'élargir à de nombreux syndicats directement impliqués dans les luttes actuelles, et en premier lieu, les syndicats de Caterpillar. On retrouve une démarche ancienne des associations de chômeurs (nous en avions déjà parlé en 2007),  mais sur une base bien plus radicale et donc plus correcte. Toujours un petit goût de Sécurité Sociale Professionnelle quelque part, mais dans une logique très différente de l'alliance Sarkozy/syndicats réformistes...
Pour le 5 décembre, il ne s'agit encore que de mobilisations régionales, c'est encore insuffisant, mais ce peut être une première marche pour arriver à élargir, à débloquer la situation actuelle. Partout dans la CGT (on l'a vu pour Goodyear, ou Valeo, ou Philips Dreux) la protestation se développe contre les journées d'action bidon, et de plus en plus de syndicats et de militants s'affichent ouvertement en opposition avec la ligne confédérale. Et pas les râleurs habituels, jusqu'à certains militants qui sont allés jusqu'au bout du syndicalisme d'accompagnement et de négociation, et qui s'aperçoivent qu'ils sont aujourd'hui dans une impasse. Les échos nous en reviennent tous les jours...
Nous invitons tous les camarades en lutte à s'investir dans cette préparation. Les camarades de Goodyear, de Valeo, de Lear, de PSA et Renault, de SONAS, Wagon, Plastic Omnium, Continental, Freescale (dont les camarades se proposent de centraliser les informations et les luttes, sur un mail spécial) et Molex, de toutes les entreprises menacées par ces fameux Plan Sociaux, antichambres du chômage pour des dizaines de milliers d'ouvriers. D'ailleurs, ce lien entre les luttes pour l'emploi et contre le chômage est tellement évident, qu'il devient un moyen de lutte : les camarades de la SBFM (Lorient) viennent par exemple d'occuper le Pôle Emploi pour "s'inscrire symboliquement au chômage" dans le cadre de leur lutte contre les licenciements...
Le "Tous ensemble" contre les licenciements, il faut le construire par nous-mêmes ! Si "là haut" ils n'en veulent pas, et bien on fera sans eux !

Réunion unitaire Marches régionales contre le chômage

Les Etats généraux du chômage et de la précarité ont réuni environ 150 personnes les 16 et 17 mai 2009. Nous avons adopté une déclaration (ci-dessous) soutenue de plus en plus largement.


Nous vous invitons à une rencontre le 24 juin à 18h Bourse du travail, rue du Château d’eau (M° République) Salle Ferrer.
Nous ferons le point sur les suites de ces Etats généraux. Nous vous proposons de regarder les possibilités d’élaboration commune autour des trois propositions issues des Etats généraux :
  • Rédaction des cahiers de doléances regroupant les exigences des chômeurs et précaires pour la période actuelle.
  • Interventions collectives à chaque fin de mois sur les questions du chômage
  • Organisation de "marches régionales contre le chômage,  les licenciements et les précarités, durant 10 à 15 jours et aboutissant dans les grandes villes de France le 5 décembre 2009.
Bien cordialement
contacts :
Evelyne Perrin (Collectif des Droits Nouveaux): 06 79 72 11 24
Louis-Marie Barnier (fondation Copernic): 06 82 93 39 95
Alain Marcu (A.C.!) : 06 13 93 48 79
Daniel Couy (APEIS) : marie-t.couy@wanadoo.fr  06 37 61 72 28


Déclaration des Etats généraux du chômage et de la précarité, Bobigny, 16 et 17 mai 2009

Chômeurs, salariés, coordonnons les luttes !

Les choix des entreprises visent à utiliser la crise pour faire porter sur le monde du travail les coûts de la récession économique et sociale. Les salarié-e-s précaires ont été les premiers licencié-e-s. Les droits des chômeurs ont suivi la même évolution, raccourcissement de la durée d’indemnisation et baisse des revenus. La précarité s’étend sous de multiples formes, accès au logement, santé, transports, formation, papiers. Face à cette explosion du chômage et de la précarité, le gouvernement de Sarkozy choisit pourtant de s’attaquer aux droits et revenus des chômeurs et aux salariés. C’est de la provocation, après les milliards trouvés pour renflouer les banques et des entreprises !
2009 année noire ! La première conséquence de la crise du système économique capitaliste est l’aggravation du chômage et de la précarité ! Plus d’un million de nouveaux chômeurs pourraient grossir les rangs des demandeurs d’emploi cette année. Derrière ces chiffres se cachent autant de drames humains et financiers, de parcours professionnels brisés et de familles parfois. Les jeunes sont particulièrement touchés par le chômage et sont exclus de tout revenu. Les jeunes, les femmes, les immigrés constituent l’essentiel des travailleurs précaires. La précarité s’accompagne de la soumission de la formation aux intérêts patronaux.

Nous déclarons la guerre à la misère ! Les chômeurs, précaires, ont le droit de vivre. Les chômeurs ne sont pas des sous-travailleurs ! Nous refusons la criminalisation des pauvres ! Nous dénonçons les mesures qui créent la précarité et celles qui l’aggravent comme le RSA, les contrats aidés et le trop faible montant des revenus de remplacement. Face à la crise, des mesures immédiates s’imposent. Nous opposons le droit à un emploi bien payé et de qualité, le droit à une garantie de revenu, et l’instauration d’une continuité des droits pour tous et toutes.

  • Le droit à un emploi de qualité pour toutes et tous. Nul ne peut être privé d’emploi et de revenu ! Contester les licenciements est légitime, nous exigeons une nouvelle législation sociale qui rende le droit à l’emploi effectif et soit fondée sur la continuité des droits : contrat de travail, obligation de reclassement, et financée par un fonds patronal mutualisé. Cette loi doit aussi contenir la réduction du temps de travail permettant le travail de tous, l’interdiction des contrats précaires subis, la réintégration des salariés précaires licenciés depuis des mois.
  • La discrimination sous toutes ses formes (raciste, sexiste…) dans l’accès à tous les droits et à la progression professionnelle doit être combattue par une loi-cadre nationale et les sans-papiers doivent être régularisés. Suppression des inégalités hommes / femmes en matière de formation, de salaires, d’accès aux métiers, de retraite.
  • L’accès de tous les chômeurs, précaires et étudiants à un statut de vie sociale et professionnelle garantissant dans tous les cas un revenu individuel et inconditionnel décent dès 16 ans, ayant au minimum pour référence le SMIC revalorisé, et non diminué des prestations sociales et de logement. Ce statut de vie sociale et professionnelle sera à la charge du patronat.
  • La continuité des droits sociaux afférents à ce statut (logement, santé, formation, points de retraite, progression de carrière, papiers…), la possibilité de tout-e travailleur-se à temps partiel de passer sur demande à temps plein.
  • Pour des services publics au service des citoyens et des plus démunis : nous exigeons l’arrêt de toute suppression d’emploi et la résorption de la précarité dans les services publics, l’annulation de toutes les privatisations et le contrôle services publics par les salariés et les citoyens. Les services publics doivent être étendus à la petite enfance et aux personnes âgées et dépendantes. Nous exigeons la création d’emplois socialement utiles et écologiquement soutenables.
Nous n’avons pas à faire les frais de la faillite du système capitaliste qui engendre misère, licenciements et déstructuration sociale. Nous appelons tous ceux qui ne se résignent pas, les salariés se battant pour leur emploi, les chômeurs pour obtenir un revenu suffisant et un emploi, toutes les organisations du monde du travail à s’unir. Il est temps que les 4 millions de Chômeurs et les millions de Travailleurs Précaires soient vus et entendus ! Il est temps que s’unissent chômeurs, précaires, salariés menacés de licenciement.
Nous dénonçons les conditions d’accueil des chômeurs dans le nouveau Pôle Emploi, demandons l’arrêt du 3949 et du suivi mensuel personnalisé et de tout contrôle / radiation / sanction. Nous appelons à intervenir tous ensemble dans les agences à chaque fin de mois pour une agence tournée vers le service public. Nous appelons à l’organisation de marches régionales contre le chômage, les licenciements et les précarités aboutissant dans les grandes villes de France le 5 décembre 2009 et invitons dès maintenant à la mise en place d’assemblées unitaires partout pour les préparer. D’autres actions s’imposent pour répondre à l’urgence sociale, notamment à l’échelle européenne dès cette année et en 2010 lors de la présidence de l’U.E. par la Belgique.
Nous invitons les chômeurs, précaires, salariés, du jeune au retraité, à rédiger ensemble des cahiers de doléances regroupant nos exigences pour la période actuelle.


A
ppel des Etats généraux : AC !, APEIS, APNEE, ATTAC-Campus, CGT et CFDT Caterpillar, CGT Tyco, CGT-UL Gresivaudan-Isère, Coordination Sans-Papiers 93, CIP-IDF, CNT-ANPE, Collectif National pour les Droits des Femmes, DAL, Droits devant !, Fondation Copernic, Front syndical de classe, Fédération Syndicale Unifiée-FSU, FSU-SNU-TEFI-Pôle Emploi, Marches Européennes, Mouvement des Quartiers pour la Justice sociale, No Vox, Réseau féministe Ruptures, Union Syndicale Solidaires, Solidaires-Pôle-Emploi, Sauvons l’université (SLU), Stop Précarité
Avec le soutien des Alternatifs, l’Appel et la Pioche, la Fédération, NPA, MJS, Parti de Gauche...

Partager cet article

Publié par Où va la CGT ? - dans Emploi
commenter cet article

commentaires