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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 11:24
Samedi 6 juin 2009
Emploi : licenciements négociés au cas par cas

La lutte pour l'emploi se poursuit un peu partout, chaque jour apporte ses mauvaises nouvelles, dans l'automobile ou dans d'autres secteurs, comme Steelcase en Alsace...

Aujourd'hui, les Goodyear rejoignent les Continental à Compiègne, en retour de la visite de ces derniers à Amiens mardi dernier. "Les Goodyear rendent la politesse aux Conti", titre le Courrier Picard. C'est exactement cela. [Mise à jour le 7 juin : ICI l'article du Courrier Picard qui rend compte de cette journée]
Rencontres de lutte, rencontres fraternelles et de solidarité, rencontres pour se serrer les coudes, pour se redonner le moral.
Mais ce n'est pas une lutte commune, "Tous ensemble" pour un objectif commun.

Il est vrai que le contexte est difficile. Une lutte "Tous ensemble contre les licenciements" supposerait un regroupement, une coordination, une volonté forte de porter le combat au niveau de l'Etat, contre le Medef et le gouvernement. C'est une "Marche nationale pour l'emploi" qu'il nous faudrait, c'est ce que nous défendons, et les Goodyear comme les Conti nous montrent que c'est parfaitement possible. Ce qu'ils font à leur échelle de voisins en Picardie peut tout à fait s'imaginer à l'échelle nationale. Pourvu qu'on le veuille.
Or, pratiquement personne n'en veut, de cette mobilisation. Les directions syndicales (CGT incluse) sont engluées dans leur accompagnement syndical avec le gouvernement et ne veulent surtout pas de véritable lutte centralisée. Les partis réformistes (jusqu'au NPA) n'ont qu'une préoccupation en tête, leur score aux européennes pour justifier leur existence dans le minable jeu politicien bourgeois...

Résultat, la classe ouvrière en lutte fait ce qu'elle peut. Se bat avec un courage et une détermination exemplaires, dans un contexte difficile. Et se retrouve acculée, isolée, au cas par cas, entreprise par entreprise.
Alors, on tente tout. On fait grève, on cherche les recours juridiques, on négocie les contreparties (prime supralégale, mesures d'âge... ) en acceptant la fermeture ou les licenciements. C'est ce qui se passe à Continental.
C'est ce qui se passe aussi à SONAS, où tous les espoirs sont mis dans le repreneur éventuel Halberg, qui lui, bien sûr ne voit que son intérêt économique de bon capitaliste. Et donc, jour après jour, s'imprègne l'idée que l'emploi ouvrier est lié au sort du patron, qu'il faut accepter, qu'il faut être réaliste, que "Zéro licenciement" c'est utopique et que de toutes les façons il y aura des pertes...

La lutte pour l'emploi est une lutte très dure, qui ne peut apporter absolument aucune solution au cas par cas.
Partout, les syndicalistes de classe doivent prendre en charge le soutien aux camarades qui se battent pour l'emploi. Partout, ils doivent organiser les rencontres, les manifestations communes, chercher à élargir, proposer des initiatives de regroupement.

"Ensemble dans la galère, ensemble dans lutte".
Ensemble pour imposer au patronat et au gouvernement

Zéro licenciement !
Qu'ils se débrouillent comme ils veulent, cette guerre économique n'est pas la nôtre, nous n'avons pas à en être la chair à canon !

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Publié par Où va la CGT ? - dans Emploi
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commentaires

ROUSSEAU Didier 06/06/2009 20:23

j'aime bien ce site , je suis cheminot bientôt retraité , mais arrêter de dire des conneries du genre que les militants NPA seraient uniquement préoccupé par le score aux élections Européennes, je milite dans ce nouveau parti pour une marche contre les licenciements , alors arrêter de dire que le NPA sous entendu n'en veut pas de cette marche, nous sommes les seuls pratiquement à le dire, c'est déjà assez compliqué avec la CGT au niveau confédérale qui freine toute initiative visant à unifier les luttes pour rajouter des contre vérités sur ce site, les camarades vous lavez pas plus blancs ques les autres , amitiés Didier militant Sud rail Lyon et adhérent NPA

Lili 06/06/2009 17:50

Je travaille dans une association pour personne handicapées et je participe à leur insertion en milieu ordinaire. Je me suis virée du jour au lendemain, après diverses pressions, la direction a refusé de négocier mon départ et a préféré invoqué un motif complètement aberrant que je vais bien sûr contester devant les prud'hommes.

Depuis le début, je défend mes droits, ceux de mes collègues et des personnes dont je m'occupe, j'ai essayé de faire appliquer des lois mais cela n'a pas été du gout de la direction.
Dans le social aujourd'hui, nous sommes dirigées par des gestionnaires qui n'ont aucune expérience du milieu et qui sont simplement là pour faire des chiffres, et mener tout le monde à la baguette.

Ce qui est encourageant, c'est la solidarité et le soutien de mes collègues, nous ferons grève lundi et avons invité la presse en espérant qu'elle vienne. Même dans une toute petite structure, la lutte des classes existe et se mène!!!!

Lili, militante CGT