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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 11:52
Samedi 17 janvier 2009
A nouveau une exclusion dans la Fédé de la Construction CGT

Nous apprenons par le site Bellaciao que le ménage se poursuit dans la Fédé de la Construction. Nous connaissons également très bien le camarade Eric Fatoux, qui a été de tous les combats pour un syndicalisme de classe et de masse, depuis des années, secrétaire de l'Union Nationale des syndicats Cegelec, un des bastions d'opposition dans la CGT. Non seulement il a participé activement aux divers forums, dès le meeting d'opposition en plein cours du Congrès Confédéral, jusqu'au dernier celui du 29 novembre, mais il avait aussi mené la lutte dans l'UD du Pas de Calais pour combattre l'orientation de collaboration de classe.
Après les camarades de Dalkia, les camarades de Forclum, on continue à faire le ménage dans la CGT.

Plus que jamais, l'heure est au regroupement des syndicalistes de classe et de masse, sans aucune illusion aucune compromission avec les directions fédérales, départementales ou nationales, pour opposer un front soudé à la collaboration de classe et au réformisme. De ce point de vue, tant la lettre ouverte aux directions syndicales que le meeting du 29 novembre sont incapables d'offrir une perspective sérieuse.
Si nous ne sommes pas capables d'avancer, de nous organiser, de nous structurer, nous serrons battus les uns après les autres, exclus, isolés, comme cela s'est passé dans les années 70 au sein de la CFDT.
Camarade, depuis sa création, le blog "Où va la CGT ?" alerte sur ce que nous appelons (avec d'autres) la CFDTisation de notre organisation, sur la nécessité de créer une opposition syndicale solide, structurée, sans aucune illusion, et donc sur l'importance de débattre, de regrouper, d'intervenir.
Les derniers événements dans la confédération nous donnent raison à 100%. La direction confédérale fait le ménage avec un objectif double : se débarasser des irréductibles, et faire coucher tous ceux qui n'osent pas s'affronter. Mais le syndicalisme de classe ne gagne rien à se coucher, sinon à sombrer dans l'abandon et le découragement.

Nous reproduisons ci-dessous l'article de Bellaciao, en renvoyant directement sur le site pour lire les nombreux commentaires à ce propos. Par ailleurs, nous assurons le camarade de notre solidarité et de notre soutien en ces temps difficiles. Mais le combat de classe continue, comme il le dit et le vit lui-même, et d'abord pour faire du 29 janvier une véritable journée de grève générale nationale !

La CGT continue à exclure des camarades
samedi 17 janvier 2009 (10h37)

Le mercredi 21 janvier 2009, une cérémonie de lynchage aura lieu dans l’antre de la confédération générale des travailleurs (CGT) à Montreuil.

De source syndicale sûre et certaine, la direction fédérale du BTP CGT va demander la tête par l’exclusion d’un des grands dirigeants du syndicat CGT, celui du secrétaire général de l’Union Nationale CGT de Cegelec.

Depuis qu’il a participé au meeting organisé par des adhérents CGT opposants à la ligne réformiste de la confédération CGT, et pour que celle-ci redevienne une confédération de lutte de classe s’appuyant sur les véritables revendications exprimées par les syndiqués et la base, les jours de notre camarade sont comptés.

Après avoir exclu le syndicat CGT de Forclum Rhônes Alpes, la fédération BTP CGT ne cesse de faire le ménage dans ses bases, surtout les plus combattives donc les plus opposantes à sa ligne. Déjà dans le conflit qui a opposé l’UL CGT de Douai à l’UD CGT 59 et à la confédération, les syndicats les plus proches de la direction fédérale, avaient soutenu sans mandat, la décision d’exclure les dirigeants de cette UL, qui comptent des milliers d’adhérents dans une zone où l’automobile est hégémonique.

Depuis des années, les syndicats CGT regroupés au sein d’une Union Nationale assurent un combat national dans l’entreprise dirigée de main de fer par des directions complètement médéfiennes et umpistes. Cette union nationale est (c’est ce que le camarade Fatoux écrit) : « une forteresse avec des fondations de classe solides pour faire face à une direction des plus réactionnaires, c’est un rempart nécessaire contre les reculs sociaux programmés… » Cette union nationale est la dernière des structures statutaires nationales, une entité démocratique capable d’apporter des solutions à chacun des problèmes rencontrés par les syndicats de site par une mobilisation générale de tous.

Mais l’Union nationale CGT Cegelec est aussi un des derniers bastions contre la main mise de l’Europe sur le syndicalisme français, et son pêché est qu’elle le dit, qu’elle l’écrit et mène pratiquement un travail contre l’européanisation de la CGT et ses conséquences sur les droits et acquis des salariés de toutes catégories et de toutes professions du privé comme du public.

Il a été dit que le meeting du 29 n’est qu’un prétexte pour couper les têtes de ceux qui ont la capacité dirigeante d’amener les masses ouvrières dans la lutte et à les conscientiser. La direction fédérale BTP et confédérale préférant des moutons à des lions, elle s’appuie sur sa fraction syndicale la plus opportuniste et la plus compromise, pour assoir ses conceptions réformistes, mais combien de temps tiendra t’elle face à la montée évidente de la contestation interne dans la CGT.

Je ne sais pas quelle sera la réaction des bases ou des syndiqués CGT de Cegelec mais aussi des autres, quoi qu’il en soit, dans quelques jours, le camarade Eric Fatoux sera mis dehors de la CGT, malgré ses capacités incroyables de travail et sa popularité dans les masses ouvrières et populaires.

Donc, moi aussi, je quitterais la CGT après plus de 30 années de cotisations et de militantisme, car trop c’est trop.

Ce que je sais, c’est qu’il n’ira nulle part ailleurs. Alors comme un communiste doit toujours être organisé quelque part, je suis sûr qu’il fera de la politique. Et c’est là l’erreur de la CGT, car il sera plus dangereux en tant que dirigeant politique communiste qu’en tant que dirigeant syndical, car là ou il ne pouvait pas tout dire ou tout faire, c’est-à-dire dans le syndicat… il peut le faire, le dire, l’écrire et le mettre en pratique en politique…et ceux qui connaissent Fatoux savent de quoi je parle et de quoi il est capable !

Jean-Marc B.

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Publié par Où va la CGT ? - dans Les structures
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Arthur 29/01/2009 07:18

J'adore les militants qui font des blogs, y écrivent pour dire ensuite que ceux qui leurs répondent ne sont que des militants virtuels.
Lili aurai-je raison de te classer dans la troisième de mes catégories ?
Ou comment parler de l'unité de classe sans jamais vouloir vraiment la faire.

Rassurez-vous camarades, je ne vous importunerai plus. Notre invitation reste valable pour ceux qui souhaiteraient passer nous voir ou sont prêts à envisager des actions communes dans le BTP.

Fraternelles Salutations Syndicalistes

Arthur,
militant du SUB TP RP - CNT

lili 28/01/2009 19:35

Et peut être aussi que les syndiqués CGT, opposants à ligne confédérale, bossent toute la journée, militent sur leur temps libre, ont une vie perso, et n'ont pas un max de temps pour débattre sur internet. Peut être aussi qu'ils passent plus de temps à débattre sur le terrain. Peut être aussi que ce sont des militants politiques qui ne font aucun entrisme, qui considèrent que les syndicats sont réellement nécessaires en tant que tel, et qui travaillent à l'organisation de tous les prolétaires. Peut être aussi que ça les saoulent de participer à des débats non constructifs...
Lili

Arthur 28/01/2009 18:42

DE VRAIS ENJEUX ... AUX FAUX DEBATS.

Le peu de réactions sur ce blog me laissent d'abord perplexe et supposer plusieurs éventualités:

- Les syndiqués CGT, opposants à la ligne confédérale, sont peut-être si peu nombreux, si peu d'accord entre eux, et disposent de si peu de forces que chercher à entrer en contact avec eux est voué à l'échec.

Ou/et:
- Les syndiqués CGT, opposants à la ligne confédérale, sont principalement des permanents, bureaucrates ou d'abord des militants politiques faisant de l'entrisme dans l'organisation syndicale, comme ceux qu'ils disent vouloir combattre, et que la seule chose qui les mobilisent c'est la guéguerre qu'ils mènent entre eux.

ou/et:
- Les syndiqués CGT, opposants à la ligne confédérale, ont une si haute opinion d'eux-même et de leur CGT que même entamer une discussion avec des syndicalistes d'une autre organisation serait se déjuger, voir se"déclasser".

Tout ça pour dire ... qu'heureusement que demain c'est la grève ... générale !!!!!!!!!!!!!

Arthur
militant du SUB TP RP - CNT

Arthur 27/01/2009 08:53

Excuse-moi camarade, les "36 métiers" de ton message précédent m'avaient fait croire que ta bourlingue t'avait mené ailleurs.
L'analyse du combat des travailleurs sans-papiers, de leur positionnement dans le mouvement syndical, de l'attitude des organisations syndicales à leur égard mérite mieux que ces quelques lignes.
Notre syndicat en Région parisienne est composé:
- à 65% de travailleurs peu ou pas qualifiés
- à 45% de travailleurs sans papiers
- à 35% de travailleurs intérimaires

Tu t'imagines bien que les questions que tu poses sont essentielles pour nous. Les moyens de la lutte et l'unité de classe le sont tout autant, et malgrés nos appels incessants nous ne parvenons toujours pas à réunir autours d'une même table les différents acteurs (CGT Interim, SUD, CNT CONSTRUCTION,...) des mouvements d'occupation des agences et de syndicalisation des interimaires.

Nous sommes d'accord sur les chapelles. Il faut cesser de vouloir planter toujours et partout le chiffon (fut-il rouge) de son organisation.
Pour ce qui concerne la lutte difficile, urgente et tragique des camarades sans papiers c'est l'unité d'abord et avant tout qu'il faut construire.

Fraternelles Salutations Syndicalistes
Arthur
militant SUB TP RP - CNT

pj49 27/01/2009 01:58

Eh; Arthur, ça veut dire quoi: "nous du bâtiment" et je suis quoi moi; ça fait trente ans que je suis maçon de la CGT construction d'Angers et on peut être maçon et avoir autre chose qu'une truelle à la place du cerveau; par exemple la conscience d'appartenir à une classe révolutionnaire qui dépasse la portée d'un laser de chantier et une fiche de paie estampillée Bouyghes; on peut même avoir été délégué syndical CGT dans une vie professionnelle antérieure et revenir oppositionnel dans ce syndicat;
Ces amabilités étant dite j'attends une réponse qui soit un peu plus constructive (dans le bâtiment ça devrait aller de soi); notamment sur les récentes grèves dans le bâtiment de nos camarades sans papiers.

Les combats partiels que nous livrons au quotidien n'ont de sens que s'ils se situent stratégiquement dans une perspective d'union de tous les prolétaires pour leur émancipation.

Il est de notoriété publique que 45000 licenciements sont prévus dans le bâtiment; or il est à prévoir que ce sont d'abord les intérimaires qui vont dégager.

Quand j'ai travaillé à la Défense en Interim, il y a une vingtaine d'années pour la "Lyonnaise" seul le chef de chantier était de la boîte et pareil pour Bouyghes et l'EI et je suppose que ça n'a pas changé. Et parmi ceux qui vont dégager, les régularisés par le travail et les sans papiers vont être en première ligne; il me semble que ce problème "spécifique" au bâtiment touche également celui "spécifique" aux intérimaires mais aussi celui "spécifique" aux immigrés; on ne peut faire autrement que sortir le nez de sa bétonnière si l'on veut défendre collectivement nos revendications "spécifiques"; -pj49-

Arthur 26/01/2009 18:48

C'est gentil de la part depj49 de répondre à notre invitation ...
même si ça commence par le petit amalgame "syndicaliste = bureaucrate".
Comme, au Bâtiment, on est un peu "bas du front" notre invitation s'adresse aux camarades du BTP (en rapport avec le sujet premier); car si, comme tout révolutionnaire qui se respecte, on aime parler du monde merveilleux du Communisme, on souhaite d'abord évoquer l'organisation de la classe ouvrière dans nos métiers et les moyens a mettre en place pour faire front devant un patronat qui lui est loin d'avoir déposer les armes.

pj49 26/01/2009 16:59

D'accord avec toi Lili; c'est pourquoi je re nouvelle ma proposition auprès des camarades du blog.
Ceci dit je suis heureux qu'un camarade de la CNT intervienne sur le blog; il me semble qu'il (ou un autre) aurait pu le faire avant surtout que dans les grèves sans papiers la CNT ne s'est pas franchement démarquée de la bureaucratie CGT; alors faire la fine bouche sur l'opposition CGT, c'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité.
Toujours le même problème, on voudrait des choses toutes "clean", toutes nettes et pures.
Désolé camarades, c'est pas çà la réalité. La lutte de classe (est-il besoin de le rappeler) ne se décrète pas; ELLE EXISTE!!!
Là où ça se complique c'est que la réalité c'est des hommes et des femmes confrontés à des situations différentes mais qui ont un dénominateur commun: ils sont tous prolétaires ou en passe de le devenir;

Leur intérêt historique par delà les métiers, les branches d'industrie et les nationalités est le même.

Leurs ennemis sont les mêmes: les Etats capitalistes de Pékin à New-York, de Paris à Bamako, de Moscou à Rio de Janeiro.

Alors faire de la diversité systématique "au nom de" la spécificité m'apparaît reproduire les catégories qui déjà existent au sein d'un même syndicat!

Ce type de fonctionnement mène tout droit à reconnaître la division comme un FAIT et l'ériger en mode de fonctionnement.

Si on admet que la seule revendication portée par toute la classe n'est et ne peut être que l'ABOLITION DU SALARIAT, il est logique que TOUS les prolétaires se retrouvent dans une même association de classe; c'était même un des fondements de l'AIT, ce me semble.

Maintenant que cette association syndicale soit la CGT, SUD, CNT ou plus probablement une nouvelle forme d'organisation, tout le monde devrait s'en foutre! le plus important est dans les finalités et le moyens d'y parvenir qu'elle se donne. Maintenant, des professions ou des catégories ont DANS L'IMMEDIAT des revendications plus spécifiques pour aller vers l'unité de toute la classe:

Par exemple, les ouvriers du bâtiment ou les employés de bureau ont également des intérêts catégoriels IMMEDIATS qui sont différents.

Par exemple, les sans papiers et les immigrés, les interims ou les retraités par exemple ont des revendications spécifiques dues à leur situation.

D'oû la nécessité de syndicats différents défendant ses revendications spécifiques mais dans un but d'unifier ces catégories dans une confédération et non de les diviser.

D'où mon insistance pour la naissance d' véritable syndicat autonome de nos camarades immigrés pour l'égalité des droits; d'où mon insistance pour que ce syndicat se fédère dans une organisation plus vaste, CGT ou autre; je pense que la double appartenance syndicale s'impose pour éviter que l'autonomie devienne catégorie isolée: MOÏ-bâtiment ou interim-batiment ou retraité-bâtiment (et même pour nos camarades immigrés la triple appartenance, pourquoi pas?). Loin de moi l'idée d'enfermer nos camarades dans des catégories ou des professions (ayant fait moi-même trente-six métiers...).

Je ne sais pas prédire l'avenir ni quelle sera la forme organisationnelle dont se dotera le mouvement mais tant qu'on pensera "chapelles" et non "outil" à propos de la question syndicale, nos mouvements ne resteront... que des mouvements. Et la collaboration de classe continuera à les flinguer dans les ministères.

Ceci dit, je relève l'invitation à une réunion bâtiment avec la CNT si ça peut faire avancer la question d'un syndicalisme de classe; la confrontation ne me fait pas peur mais cette réunion devra prendre en compte le dernier mouvement historique des prolétaires du bâtiment: les intérimaires SANS PAPIERS d'Ile de France; dans cette optique, il n'est pas inutile d'inviter nos camarades cégétistes de chez Fayat à Viry pour cette réunion.

Un dernier mot: si cette réunion doit être un déballage de "chapelles", je vous livre mon logo qui en soi est déjà un début de programme:

"Soyons des électrons libres et de notre union naîtra la bombe atomique sociale": -pj49-

Arthur 25/01/2009 11:45

De l'opposition aux appareils à la construction d'une véritable action de classe il y a parfois plus loin que de la coupe aux lèvres.
La bureaucracie syndicale génère une opposition ... qui trop malheureusement souvent n'en est pas très éloignée dans ses fonctionnements.

Pour les camarades parisiens du BTP, encore curieux de voir fonctionner un syndicalisme de lutte de classe et d'action directe, nous ne pouvons que les inviter à passer nous voir à notre permanence du samedi (10H à 12H), au 33 rue des Vignoles 75020 Paris (métro Avron ou Buzenval)
Ou, le dimanche 8 février prochain de 13h00 à 19H00, lors de la fête de soutien à notre section syndicale de Genier Desforges (filliale de Bouygues), dont le trésorier vient d'être licencié pour activité syndicale.

Fraternelles Salutations Syndicalistes
Arthur
militant SUB TP RP - CNT

Arthur 24/01/2009 15:15

Nous appelons à une rencontre des syndicalistes de lutte de classes du BTP en Région Parisienne, et ce quelque soit leur organisation syndicale d'appartenance.
Nous proposons la constitution de cortège intersyndicaux lors des manifestations pour que nos métiers puissent reprendrent toute leur place dans la visibilité du prolétariat en lutte.
Que ceux que ça intéresse se fasse connaître !!!!

La réflexion acquiert, ce que l'action conquiert.

Fraternelles Salutations Syndicalistes
Arthur
militant du SUB TP RP - CNT.

Lili 24/01/2009 15:01

Bien sûr que l'unité de classe ne peut se faire au sein d'une seule organisation. Au sein du forum pour un syndicalisme de classe et de masse, il y avait des syndicalistes de classe de plusieurs organisation: CGT, Sud, FSU, CGTE Dalkia, FSE...et c'est ce qui faisait sa richesse. Certains oppositionnels dans la CGT refusent peut être de travailler avec d'autres syndicalistes de classe, car leur objectif aujourd'hui reste de pouvoir peser un peu lors du 49ème de la CGT, mais là je ne suis pas d'accord avec ça. La lutte dans la CGT n'est pas seulement une lutte entre deux orientations, mais bien une lutte de classe, les directions confédérales ne sont pas seulement des réformistes pourris, mais bien des bourgeois qui encadrent la classe ouvrière. Un syndicat de classe et révolutionnaire ne pourra pas se construire en participant et en intégrant l'appareil existant, mais seulement par l'unité et l'organisation de tous les syndicalistes de classe des diverses organisations. Un jour ou l'autre, il faudra bien sortir de ces syndicats pourris, et construire un syndicat réellement démocratique, indépendant de l'appareil d'Etat, et dont l'objectif sera de regrouper tous les prolétaires pour mener la lutte contre le capital, et non pour participer à son aménagement. Pour moi, la question aujourd'hui est bien de parvenir à regrouper une opposition conséquente de tous les syndicalistes de classe, et pas seulement de ceux de la CGT. Une opposition unifiée sur des objectifs clairs, capable de mener la lutte à la fois contre les capitalistes, mais aussi contre le syndicalisme de cogestion qui contribue grandement à l'éclatement du prolétariat, et au recul de sa conscience de classe. C'est pour ça qu'il faut continuer à discuter entre nous mais il faut aussi qu'on parvienne à se retrouver sur le terrain, car il faut que l'organisation se fasse concrètement, pratiquement. Certes ce n'est pas simple, mais je ne vois pas d'autres choix.
Lili

ARTHUR 24/01/2009 14:01

Le syndicalisme est éclaté.
Croire que l'unité de classe peut se faire dans une seule organisation qui serait la CGT est un fantasme.
Qu'en est-il de la combativité de la fédé BTP de la CGT ?
Qui se souvient l'avoir vu massivement (ou pas d'ailleurs) participer à un cortège syndical ?
Sa seule activité se trouve dans un syndicalisme d'entreprise dont on voit les ravages tous les jours !
L'unité de classe c'est le syndicalisme d'industrie puis interpro.
Construisons ensemble un rassemblement intersyndical des syndicalistes de lutte, mais expliquez-moi pourquoi même les oppositionnels à la ligne confédérale de la CGT refusent de travailler avec les syndicalistes lutte de classes des autres confédérations ?
Le camarade exclu a déjà trouvé sa place dans le microcosme politique, grand bien lui fasse. Le syndicalisme mérite mieux !

En toute fraternité
Salutations Syndicalistes
Arthur
militant du Syndicat Unifié du Bâtiment - RP - CNT

lili 19/01/2009 19:01

Bien sûr PJ49 que ce sont dans les luttes que se dégagent les dirigeants du mouvement, mais je ne crois pas que les débats soient une question formelle comme tu dis, et je trouve que les questions que je pose sont légitimes. Une opposition syndicale de classe, justement pour ne pas rester formelle, et pour se construire solidement, doit savoir où elle va, avoir au minimum une orientation et une ligne, avec comme tu dis des objectifs clairs et unifiants. Ce qui n'est pas vraiment le cas pour l'instant car l'opposition reste assez divisée. L'essentiel des questions ne se règlent pas en petit comité de militants bien expérimentés, mais bien dans les luttes,avec les travailleurs, pour autant, il faut bien commencer à en parler avant. Et je trouve que ta proposition de faire du blog un lieu de rencontre et d'échange est positive, reste aux animateurs du blog de donner leurs avis la dessus. En fait, je suis bien d'accord avec ce que tu dis......Toutes mes salutations, Lili

pj49 19/01/2009 15:03

L'idée de Jean n'est pas mauvaise de soutenir le camarade le 21; ce sera un début...
Je ne pourrais pas y être mais si une pétition circule, je la signe de suite;
mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin et ne pas exiger la réintégration de touTEs les excluEs?
-pj49-

pj49 19/01/2009 14:40

T'inquiète pas pour ta sortie de la CGT, camarade Lili; les bureaucrates s'en chargeront si tu deviens trop gênante. Pour ce qui est de l'opposition dans le syndicat, ce n'est pas une question formelle qui se règle par des débats; c'est dans les luttes que se dégagent les dirigeantEs du mouvement et il arrive que les militantEs qui étaient à l'initiative de ce mouvement se retrouvent, au cours de sa radicalisation, à la traîne de ce mouvement; dans le meilleur des cas, d'autres militantEs, surgiEs au cours de la lutte prennent le relais.
Il ne faut jamais oublier que le véritable gain de ces mouvements, dans d'élargissement de la conscience que de l'organisation, est l'UNION GRANDISSANTE DES PROLETAIRES.
Cette question n'est pas simple et on bute constamment sur cet obstacle depuis un siècle en tentant de trouver "la formule magique".
Il faut ABSOLUMENT que l'on avance sur cette question pour une raison des plus simples: depuis les années 80, le capital international a atteint les limites de l'accumulation et la machine est devenue folle et ce, malgré "les nouvelles technologies" qui n'ont fait qu'élargir la crise; la réalité nous impose l'urgence de nous organiser au moins pour l'instant en réseau informel sur des objectifs revendicatifs clairs et unifiants sinon les prolétaires ayant acquis un certain degré de compréhension au cours des luttes et laissés à eux-mêmes n'auront comme débouchés que l'intégration à l'appareil de la CGT.
Dans l'immédiat le blog pourrait nous servir de lien et de lieu de rencontre si ces animateurs en sont d'accords pour prendre cette initiative;
cela suppose de l'élargir à des non-militantEs de "Voie Prolétarienne" dont ils sont militantEs: cela nécessite un courage politique dont je les pense capables malgré les divergences théoriques qui nous séparent.
Sous quelle forme; forum ou autre; je ne sais pas...
Cela aurait l'avantage d'éviter des déplacements qui bouffent un budget ou trouvent leur limites dans les amendes TGV quand on ne peut plus payer (six mois de taule pour dix voyages à l'oeil... quand on peut éviter!).
Ce n'est qu'une proposition mais comme d'autres le soulignent, ça urge! -pj49-

Lili 18/01/2009 09:58

Je suis d'accord avec vous camarades, la question est bien aujourd'hui: on fait quoi??????? on se bat, on bouge, on gueule, OK, mais pour l'instant, on voit bien qu'on est incapable d'organiser une opposition syndicale qui tiennent la route, une opposition réelle, structurée, sur des bases claires et de classes. Et surement qu'elle ferait éclater la CGT, mais au moins, comme le dit le camarade pj49, les choses seraient claires et les camps délimités. Si nous sommes incapables de nous regrouper et de construire quelque chose de solide, honnêtement, j'ai de plus en plus de mal à comprendre ce qu'on fait dans les syndicats ultra réformistes, si ce n'est effectivement de gueuler, et de se faire exclure...Pour mener la lutte au sein de la CGT, il est plus que temps que nous prenions nos responsabilités, et que nous débattions en toute franchise sans avoir peur des contradictions entre nous. Nous ne pourrons pas avancer sans débattre, mais il ne s'agit pas non plus de s'enfermer dans des débats perpétuels, comme on sait si bien le faire, pour constater ensuite qu'on n'y arrive pas. Qu'est ce qu'un syndicat de classe et de masse? Quelle orientation, quelle forme prend-t-il?Comment le construire? En sortant des syndicats réformistes? En virant quelques buros pourris pour y mettre d'autres militants à la place, qui finiront eux-même par se bureaucratiser? Car c'est bien de tout ça qu'il faut qu'on parle, il faut savoir où on va, sinon, on s'éparpille, on se divise, et on avance peu. Nous ne sommes pas en train de construire un parti politique, mais une organisation de masse, nous n'avons pas besoin de résoudre toutes les contradictions entre nous, par contre, nous avons besoin d'être honnêtes et sérieux, et surtout d'être clairs!!!! Ce n'est pas après qu'on débat, mais avant, le tous ensemble ne se fait pas sur du vent!
J'ai participé au forum de classe, nous en avons fait un à Agen qui s'est très bien passé, nous avons eu une intervention en son nom lors de la manif à Bordeaux pour soutenir les Ford, mais aujourd'hui le forum n'a quasi plus aucune existence, et je pense que le meeting du 29 novembre à Paris est une réelle régression par rapport à lui. Je n'ai pas de solution toute prête à apporter, ce que je sais, c'est que si l'opposition est incapable de se structurer, je finirai comme beaucoup par quitter la CGT.
Lili, militante à la CGT

pj49 17/01/2009 23:57

Pas d'accord avec toi, camarade; ils ne sont pas comme des patrons: ils en sont les chiens de garde et sont nourris par leur maître.
Pas besoin de caisse noire de l'UIMM même si celle-ci a son utilité!
Comment un responsable syndical dans une grande entreprise payé par un patron pour être syndicaliste pourrait-il défendre d'autres intérêts que ceux du patron?

Je serai curieux de connaître le bilan comptable du syndicat; peut-être pourrons nous alors savoir pourquoi le syndicat peut se permettre de virer comme des malpropres tous ceux et celles qui devraient être sa fierté et ce, depuis des années...
Maintenant, là où je te rejoins c'est on fait quoi??? moi non plus les pleurnicheries, c'est pas mon fort mais on a pu constater au cours des grèves sans papiers que l'opposition syndicale n'existe pas ou rentre dans le rang au moindre froncement de sourcil de la clique à Thibaud.
Ce qui s'est déjà passé dans les années 70 est en train de se reproduire et il semblerait que les leçons n'en ont pas été tirées.
Les soutiens sincères à nos camarades sans papiers en grève ont servi de faire valoir à la confé.
Ce n'est pas un hasard si les soutiens de longue date (depuis 96 et même avant), qui ont syndiqués les sans papiers par milliers se sont retrouvés dans l'opposition et pour certainEs déchus de leur mandat. Nos camarades sans papiers qui occupent toujours la BdT de la rue Charlot et dont beaucoup sont syndiqués CGT comme le coordinateur de la CSP75 constatent qu'ils n'ont, hormis quelques militants, aucune force à leur côté.
Et c'est l'absence de cette force qui a laissé tout l'espace à la confé. pour négocier la défaite (provisoire, je l'espère) du mouvement; mais nos camarades sans papiers continuent malgré tout à se battre et à nous donner des leçons de courage et de solidarité! à nous de relever le défi et à en tirer le bilan; nous avons raté une marche mais il n'est jamais trop tard.
Une opposition réelle et organisée risquerait de faire éclater la CGT?
Vu que depuis des années nous courrons au devant des défaites ça sera difficilement pire et au moins les choses seront claires et les camps bien délimités.
Alors, moi aussi je pose la question: on fait quoi? -pj49

Jean 17/01/2009 15:09

Bon, on fait quoi ? On garde nos yeux pour pleurer, en attendant le suivant ? Ils sont où les opposants ? Alors quoi, une pétition, un rassemblement le 21 à Montreuil, autre chose ?
En face de nous, ils sont comme les patrons, ils procèdent pareil. Et alors, on réagit comment quand il y a une procédure de licenciement, on attend ? On pleure ? On démissionne ?
Non. On se bat. Et ben, là, c'est pareil. Il faut se battre. Maintenant il faut bouger, merde !