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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 06:41

Jeudi 4 décembre 2008

La déclaration issue du meeting du 29 novembre

Ci-dessous, la déclaration rédigée à l'issue du meeting par le collectif des organisateurs. Que dire de plus que ce que nous disions dans notre appréciation du meeting et dans notre intervention ? Tous ensemble, bien sur, mais contre quoi, avec qui, pour qui ? Ce document est bien fade, bien en retrait des discussions ayant eu lieu  lors de la rencontre, et même de la déclaration d'introduction de JP Delannoy : tout sur la lutte, rien sur l'orientation de la direction confédérale dont la seule critique est de ne pas organiser le "Tous ensemble", c'est un grand classique des syndicalistes d'opposition qui malheureusement n'a jamais réussi à construire solidement dans le passé. A force d'évacuer les débats, les contradictions pour ratisser le plus large possible, on croit construire, mais en fait on construit sur du sable... Cela dit, nous, militants du blog "Où va la CGT ?" continuons à suivre cette nouvelle tentative avec intérêt, les initiatives ne sont pas si nombreuses, et à participer aux diverses mobilisations qui nous réuniront.
Ce document est également disponible ICI sous forme imprimable pour les camarades qui souhaiteraient l'utiliser.


TOUS ENSEMBLE DANS LA LUTTE



300 militants de la CGT venus du Nord, de Normandie, des Bouches-du-Rhône, Lyonnais, de Mulhouse, du Centre, de Bretagne, Aquitaine, Ile de France, etc., membres de plusieurs dizaines de syndicats, d’Union Locales, Départementales, de plusieurs usines de l’automobile (Ford, Renault, Sevelnord) se sont rencontrés à Paris le 29 novembre 2008.

L’actuelle crise du système capitaliste fournit un prétexte supplémentaire pour s’attaquer toujours plus gravement aux conditions de vie et de travail des salariés des retraités, des chômeurs et de tous ceux qui ne vivent que leur travail.

Patronat et gouvernement n’ont qu’une idée : faire payer la crise aux travailleurs

Après des dizaines d’années de reculs sociaux, de déceptions politiques, la régression sociale marque en profondeur l’esprit des salariés.  La riposte indispensable est difficile. La baisse du pouvoir d’achat, un chômage massif durable, la précarisation de l’emploi, l’aggravation des conditions de travail et la menace de milliers de suppressions d’emplois pèsent sur les possibilités de mobilisation.


La stratégie des directions syndicales ne permet pas de construire le mouvement d‘ensemble indispensable pour inverser le rapport de forces. Journées d’actions répétitives, en ordre dispersé, absence de mots d’ordre mobilisateurs, acceptation du dialogue social et des diagnostics partagés exaspèrent les militants, découragent les travailleurs.

La stratégie du syndicalisme rassemblé et du diagnostic partagé mène à l’inaction, à la démobilisation, aux reculs revendicatifs

L’abandon de la lutte des cheminots, la signature d’accords entérinant de graves reculs (formation professionnelle, représentativité) ont conduit nombre de militants à dénoncer la stratégie de la confédération.
Les atteintes graves à la démocratie ouvrière et syndicale lors du référendum sur le Traité Européen ou l’accord sur la représentativité, la répression engagée contre les équipes qui s’opposent à l’orientation confédérale ne sont plus acceptables.

Il faut rendre la CGT à ses militants, à ses syndicats, à ses UL bases et garants d’une orientation défendant les intérêts des travailleurs.


Les militants réunis ce jour veulent une stratégie de lutte. Pour les salaires (300 euros pour tous, salaire mini à 1600 euros net), la retraite, les conditions de travail, la défense de la Sécurité Sociale ; contre les privatisations, tous les licenciements, la précarisation de l’emploi et la démolition de toute la fonction publique ; pour la régularisation de tous les sans papiers, contre la chasse aux chômeurs et aux immigrés, nous devons reconstruire une plate-forme revendicatrice partant de nos besoins, base des luttes et du Tous Ensemble qui, dans l’unité fera reculer le patronat et le gouvernement.

Ce « Tous Ensemble » ne se décrète pas, il se prépare : partout dans les entreprises, dans les villes dans les régions construisons les mobilisations unitaires qui conduiront à travers des initiatives nationales sur les salaires ou contre les suppressions d’emplois (notamment dans l’automobile), à l’indispensable confrontation avec le gouvernement et le patronat.
 
Pour préparer ces mobilisations et contribuer à la construction d'un véritable rapport de force passant par la grève générale, nous mettons en place un collectif national respectant la diversité des régions et des professions.

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Publié par Où va la CGT ? - dans Syndicalisme de classe
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