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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 08:44

Samedi 29 novembre 2008

URIF-CGT : Les 500 euros de la honte !


L'Union Régionale Ile de France (URIF) de la CGT vient de lancer une campagne pour les salaires, sous forme d'une carte pétition (voir ci-contre) à diffuser et faire signer, sans d'ailleurs savoir trop à qui elle est destinée,  mais, bon ce n'est pas le sujet.

Rien que de très banal, somme toute ? Pas du tout. Car ce qui est absolument remarquable, sans être vraiment nouveau, c'est le contenu de la pétition :


Augmenter les salaires : c'est bon pour l'économie !


Pour l'URIF, les salaires, c'est pas pour répondre à nos besoins, pour se nourrir, se loger correctement, élever nos enfants, se cultiver, non, "c'est bon pour l'économie"...

C'est quoi donc, "l'économie" ? Sinon le capitalisme des profits, de la concurrence, de la guerre économique et de la mondialisation ? Donc en raccourci provocateur, "Augmenter les salaires, c'est bon pour les profits !" ???

Non camarades, nous ne mangeons pas de ce pain là ! Les revendications ouvrières et populaires, elles se définissent par rapport à nos besoins et nos exigences, ceux des exploités, sans souci du capital et de l'exploitation, de la bonne marche d'une économie structurée par nos exploiteurs, des entreprises à l'Etat dans son ensemble.


Quand nous parlons de collaboration de classe dans les syndicats, de cogestion et d'accompagnement du capital, ce n'est pas pour critiquer telle ou telle attitude de tel ou tel dirigeant. C'est exactement ce type de démarche : mettre les revendications des exploités à la remorque du système de leurs exploiteurs.

C'est une trahison, sur le fond, et aucune conciliation n'est possible.


Camarades, la lutte pour le syndicalisme de classe est un chemin de longue haleine, mais nous ne devons rien laisser passer, construire sur des bases solides pour avancer vers notre libération.


Le salaire mini à 1600 € nets, SMIC et minima sociaux inclus,

parce que c'est ça qu'il nous faut aujourd'hui !

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commentaires

Patrice Bardet 02/12/2008 20:46

le commentaire du camarade de l'UD du Nord est pernicieux : voir le tract de FO sur l'intéressement http://www.fo-renault.com/documents/pdf/2008_avance_interessement.pdf
Rien d'étonnant en ces circonstances que la CGT Renault (notamment douai) relaie une pétition sur l'intéressement, mais dans quels termes ? La CGT Renault n'est pas signataire de l'accord intéressement....
Le camarade de l'UD ( il signe de son nom, donc on ne peut lui reprocher d'avancer masqué) qui intervient pour s'insurger ne donne pas le contenu du tract, ni les passages éventuellement litigieux , ce qui n'est pas très honnête
Je ne me souviens pas de telles "réserves" quand la CGT a adhéré au CIES, sans consulter les syndicats

Mais si l'on revient à l'objet de cet article, à savoir la campagne de l'URIF, parler de "trahison" me semble excessif.

Le matraquage actuel sur "l'économie", comme si elle était déconnectée de l'exploitation que nous subissons, conduit à ces confusions idéologiques.

De même la "dépolitisation" de la CGT, poursuivie à marche forcée ne peut que produire cet "accompagnement" sur le fond, puisque notre CGT a depuis le 45° congrès abandonné "l'appropriation par les travailleurs des moyens de production et d'échanges"

Si on renonce à cet objectif, il me semble inéluctable que l'on s'inscrive dans les "règles" du capitalisme

Il n'y a pas "trahison", mais continuité.

ouvrier Métallos 01/12/2008 18:14

Le petit mot de l'ouvrier Métallo !

a propos des 500 € de la honte!!

Il a été écrit : « En tout cas cette pétition est certainement plus de classe que celle de la CGT de Renault Douai qui font une pétition sur l'intéressement. Pourtant il se réclame d"un syndicalisme de classe !
Le salaire mini à 1600 € nets, SMIC et minima sociaux inclus, Parce que c'est ça qu'il Le salaire mini à 1600 € nets, SMIC et minima sociaux inclus, parce que c'est ça qu'il nous faut aujourd'hui ! nous faut aujourd'hui ! »

Pas de différences fondamentales entre ces façons de répondre dans ce domaine aux revendications les plus pressentes du salariat. Nous pourrions même ajouter que les travailleurs n’ont pas besoin de porte voix qui s’offrent en différence pour en démontrer l’absolue nécessité. Aussi unir les travailleurs sur ces basses cela ne suppose pas d’énormes performances de propagande. Pour rappel, la question de l’augmentions pouvoir d’achat avec celle de l’emploi, reste la préoccupation des français (comme disent les instituts de sondages bourgeois)

L’arroseur arrosé : C’est justement quant les différentes officines syndicales s’emparent des besoins essentiels, posés en terme de revendications des plus urgentes de la plus grande masse du salariat, que les choses ce « gâte ». Cela parce que nécessairement, chacune devant y aller de son analyse fixant le contenu de ses commentaires expressions d’influences idéologiques diverses, mais toutes attachées à l’idéologie dominante ; Chaque officine, expression concentrée d’intérêts catégorielles diverses ou juxtaposés, s’empressant de ce distinguer par le réajustement d’idées qui ne sont que le reflet de la lutte des classes qui traverses le mouvement syndical lui-même.

Avec le recul dont nous disposons aujourd’hui sur le développement historique du syndicalisme, nous pouvons affirmer que, par sa main mise sur l’ensemble des organisations de la défense économique du salariat que se soit dans les compartiments d’expressions du réformisme ou dans ceux dit de lutte de classe, la petite bourgeoisie radicalisée les représentations de l’aristocratie ouvrière, ne font que rajouter, par nature, à la confusion régnante.

La question de la perception d’un salaire décent demeura toujours légitimement ce qui motive le plus le salariat en l’incitant au passage l’action revendicative. D’abord individuelle incitée par le respect des hiérarchies de compétence en vigueur dans toutes les industries , (ici le salarié-e lutte pour sa propre survie au titre de ce qu’il participe consciemment ou non à la concurrence que les salariés se font entre eux)… Puis collective, ce qui l’oblige à l’organisation sur des basses de défense économique rassemblant le plus grand nombre, et présupposant, le réveil de conscience claire de l’exploitation capitaliste, (ce qui n’est pas encore, loin sans faut, la prise de conscience d’appartenance de classes, la notion même du salariat moderne indiquant un assemblage interclassiste). A partir de là facile de s’imaginer tout le poids que font peser des influences idéologiques « extérieurs » sur la formulation des revendications et les argumentaires qui les accompagnes.

A partir de tous ces constats, facile de comprendre que le travailleur sans balance royalement, tout au moins pour les plus lucides, de savoir si son augmentation de salaire sera ou non bénéfique à l’économie, il réagit toujours par rapport a ses propres difficultés, quant bien même l’avenir de « son entreprise » serait en jeux,(le bourgeois ayant lui-même prévenu le temps ou les salariés pouvait s’imaginer un plan de carrière dans une seule entreprise et révolu serait… ce qui par ailleurs, éclaire sur l’étroitesse de vue de certain syndicalistes, coincée par leur ambitions de paraître bons économistes, soucieux de l’intérêt général, obliger de se faire les relais d’odieux marchandages ou le salarié n’a plus d’autre choix que de devoir faire accepter des remises en cause d’avantages acquis en échange de prétendues « préservations de l’emploi ») parce qu’observant les fortunes s’amassées tant en périodes de crises qu’en périodes d’expansion économique, l’infortune des uns faisant la prospérité des autres, y compris dans les périodes d’économie de guerre.

Et puis, quel différence fondamentalement il y a entre l’argumentaire de l’augmentation des salaire bon pour l’économie et le fameux, il faut interdire les licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices, rien !!! c’est de la même tambouille réformiste de collaboration de classe. Comme il est raison ici, de faire observer que signer des accords de participations dans les entreprises c’est arrimée le destin des travailleurs de cette même entreprise à l’intérêt que celle-ci à de gagner la compétition sur le terrain des luttes pour l’existence que se livrent les capitalistes entre eux, avec dans tout les cas des perdants prolétaires qui accompagnent plus durement le perdant dans sa déchéance.

Il en va de même pour les discutions qui se déroulent autour de la fixation des salaires et revenus minimum. Obligatoirement elles se dérouleront toujours, en système capitaliste, autour de la fixation des seuils minima (et fonction des hiérarchies salariales à ne pas léser voir la honteuse comédie actuelle qui nous est joué sur les détenteurs de minima sociaux qui seraient prétendument mieux lotis que les travailleurs pauvres) des moyens de survie à partir desquels le travailleur se trouve maintenu en situation d’être réemployé à la production et en situation d’entretenir sa descendance utile à le remplacer après usure.

Voila dans quelles situations inextricables plongent tous les tenants des options diverses du syndicalisme les seuls yeux rivés sur les seules luttes économiques du salariat.

La classes ouvrière les couches des travailleurs les plus pauvres combattent et combattrons toujours légitimement pour leur droit à une vie décente, c’est seulement quant intervient les considérations d’ordre économique capitaliste, quelles que soit le masques sous lesquelles elle se proposent, que la division s’organise dans leur rang et que s’opère le reflux de leur compréhension de la marche du monde, et des moyens politiques révolutionnaires pour y remédier.

L’émancipation de la classe ouvrière sera l’œuvre de la classe ouvrière elle-même.

Eugène 01/12/2008 18:17


Ce commentaire a été déplacé ici sur cet article auquel il faisait référence. Merci de respecter une logique pour faciliter la lecture du blog...


Hellwich 29/11/2008 14:13

En tout cas cette pétition est certainement plus de classe que celle de la CGT de Renault Douai qui font une pétition sur l'intéressement. Pourtant il se réclame d"un syndicalisme de classe !

Pff 29/11/2008 10:41

Tiens, y'aurait pas des élections bientôt?