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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 16:12
Samedi 25 Octobre 2008
L'Union locale CGT de Douai assiégée
L'UL assignée en justice par l'UD et la Confédération le 28 octobre à 11h30 au TGI de Lille !


Mise à jour 29 octobre 12h30 : L'UD et la Confédération déboutés sur toute la ligne, et condamnés à payer à l'Union Locale 500 € au titre de l'article 700 du Code du Travail. Une victoire éclatante pour nos camarades de l'UL de Douai !]
L'article de "La Voix du Nord" qui relate le procès, ICI.

A l'approche du Congrès de l'Union locale prévu les 30 et 31 octobre (la semaine à venir), le conflit s'est durci entre l'Union Locale et les responsables confédéraux et départementaux. Durci au point que l'on peut parler d'antagonisme et que l'on voit mal la situation s'arranger !

Soutenons l'Union Locale CGT de Douai

Malheureusement et comme d'habitude pourrait-on dire, le conflit ne se mène pas sur le fond, les réformistes ne veulent pas de ce débat.

Il se mène d'abord sur les candidatures pour les prud'homales, où deux listes ont été déposées à Douai, l'une  par l'Union locale, l'autre par l'UD s'appuyant sur une résolution fort à propos du CCN des 27 et 28 mai dernier. Bien entendu, le fond de l'affrontement était d'une part la nature des candidatures déposées et d'autre part de savoir qui avait sur le secteur, la légitimité de déposer la liste. Le CCN précisait sur le ton d'évidence faussement naïf et faussement démocratique que l'on connaît bien : "charge pour elles [les UD] d'organiser les consultations nécessaires". Gag !
Il se mène ensuite sur la tenue même du Congrès de l'Union Locale et de la référence des cotisants. L'UL revendique 120 bases enregistrées, et les adhérents en conséquence. L'UD conteste ce chiffre, COGETISE à l'appui, pour affirmer que l'UL ne regroupe que 65 bases. Ce qui induit deux remarques :
  • d'une part que lors de la mise en place de COGETISE, il avait été juré, croix de bois, croix de fer que le système ne servirait pas à régler les comptes avec les oppositionnels. On voit ce qu'il en est aujourd'hui.
  • d'autre part, chacun sait que COGETISE ne marche toujours pas correctement, les UL en particulier sont toujours absolument incapables de savoir combien il y a effectivement de bases sur leur secteur, et combien d'adhérents rattachés par ce biais !
Les réformistes refusent systématiquement de mener  le débat au fond, car ils savent qu'ils prennent de gros risques. Alors on mène la polémique sur le terrain administratif, et judiciaire.
Aujourd'hui, l'UL de Douai est assignée devant le tribunal le 28 octobre à 11h30 au Tribunal de Grande Instance de Lille pour suspendre la tenue du Congrès, désigner un expert pour gérer l'UL et faire le point sur les comptes et les adhérents. Assignation commune de l'UD, de la Confédération (qui a par ailleurs jugé utile de prendre position nationalement sur l'affaire, c'est dire l'importance symbolique du conflit),
par le biais de JC Le Duigou dont on sait tout le bien que l'on en pense sur ce blog, et 16 syndicats locaux, essentiellement de la fonction publique, dont certains particulièrement engagés dans la collaboration de classe avec leur direction. Les sceptiques et les curieux trouveront ICI la reproduction de l'assignation pour se faire leur avis.

Cette attaque sans précédent, en forme de rouleau compresseur ne suscite chez nous que dégoût et détermination. Nous savons bien qu'ils sont prêts à tout pour éliminer les opposants qui les dérangent. C'est ainsi qu'ils ont procédé avec nos camarades de Dalkia, qui en sont aujourd'hui à plus de 30 procès avec en face d'eux, conjointement la direction de Dalkia et la CGT confédérale. Nous aussi avons eu des camarades exclus de la CGT un jour, et licenciés de l'entreprise le lendemain...
Au delà des différences d'appréciation et des désaccords, nous nous retrouvons du même côté que les camarades de Douai, et nous appelons tous les camarades de la Région Nord Pas de Calais à les soutenir par  leur présence, et tous les syndicalistes de classe à les soutenir en diffusant l'information le plus largement possible pour dénoncer, une fois de plus, la normalisation dans la Confédération...

Cotisations, règles de fonctionnement et acuité de la lutte...

Sans rentrer dans la situation de l'UL de Douai, que nous défendons par principe, parce que nous sommes dans le même camp face au capital, au gouvernement et aux réformistes, nous voulons préciser quelques éléments sur les questions administratives, et donc la question des cotisations.

Depuis toujours, les questions financières et des cotisations sont le levier préféré des réformistes pour éliminer les opposants, tout en esquivant facilement le débat de fond. Pourquoi ? Parce que la CGT est finalement bien moins centralisée et disciplinée qu'on veut bien le prétendre, et par exemple bien moins que la CFDT, et oui... Depuis un bon  moment, chaque structure a pris l'habitude de gérer ses petites affaires à sa manière, de payer ses cotisations à qui elle veut (Fédé, UD, UL, US...) selon les affinités, voire à ne  payer qu'une partie des cotisations et à garder le reste. Désolé, c'est la vérité et il ne sert à rien de le cacher. Cela a permis de créer de  petits fiefs qui tournent sur eux-mêmes sans rendre de compte à personne, et l'aristocratie comme la bureaucratie ouvrière ont bien su utiliser cette indépendance pour fricoter avec les patrons quand cela les arrangeait.
Du côté des opposants, des syndicalistes de classe, on voyait parfois (et on voit toujours...) des discours ronflants sur "on ne financera pas les bureaucrates" pour refuser de payer tout ou partie des cotisations. C'est une attitude de fanfaron, qui roule les mécaniques pour s'affirmer face à l'ennemi, mais nous sommes désolés de dire que c'est une attitude un peu infantile, inutile et dangereuse, précisément parce qu'elle donne les armes rêvées à nos ennemis.
Et dans l'opposition à la mise en place de COGETISE lors du 48ème Congrès, il y avait à la fois des arguments justes (la centralisation de la syndicalisation, et le passage par dessus les syndicats, comme avec le mensuel "Ensemble"), mais aussi des arguments faux pour défendre des petites situations locales pas trop claires...

Nous sommes des syndicalistes, mais nous sommes des militants politiques. Notre but est de développer le syndicalisme de classe, dans la CGT, malgré tous les doutes, malgré toutes les critiques, malgré toutes les difficultés. S'il vient un jour où nous jugeons que ce n'est plus possible, nous verrons à ce moment là. Pour l'instant, nous ne voulons pas quitter la CGT, de nous-mêmes du moins, et nous voulons mener la bataille en son sein, pour une orientation syndicale de lutte de classe. Nous sommes donc des militants syndicaux à part entière, dans une Confédération dont nous critiquons vertement l'orientation, mais dont nous respectons les décisions et les règles de fonctionnement. Nous payons nos cotisations, nous participons aux diverses structures, aux débats statutaires etc.

Oh, nous sommes sans aucune illusion ! Le jour viendra peut-être où l'on s'attaquera aux militants de ce blog et dans ce cas, nous subirons comme les autres les attaques réformistes, quels que soient les arguments. Et si nous sommes à jour de nos cotisations, on trouvera un autre prétexte...
Mais nous ne devons pas d'emblée des armes à l'ennemi ! Donc camarades, pour mener la lutte à l'intérieur de la CGT, soyez sur vos gardes, soyez parfaitement "clean" avant de sortir les couteaux !

Ensuite sur la nature de la lutte interne. Sur ce blog nous considérons que le courant syndical de classe est extrêmement faible, divisé, confus sur de multiples questions, à tel point qu'il ne réussit même pas à se structurer
durablement, et réduit ses ambitions à vraiment peu de choses. Nous le regrettons,  mais c'est la réalité.
L'heure ne peut donc pas être à l'affrontement ouvert camp contre camp face aux réformistes. Nous serons perdants d'avance. Quand on est faible, l'heure est à la guérilla, aux combats partiels, à regrouper et structurer les forces, à mesurer le degré d'antagonisme que nous pouvons assurer, avec les syndiqués qui nous font confiance. Nous ne sommes pas des héros solitaires qui vont mourir sur le champ de bataille, le drapeau au vent ! Nous sommes des résistants, des guérilleros, nous accumulons des forces pour remporter les batailles du futur. Nous le disons, il faut oser "sortir du bois", mener  les batailles, mais en étant extrêmement attentifs à la tactique, au rapport de forces, aux camarades qui nous soutiennent.
En ce sens, nous ne sommes pas du tout certain que de choisir de présenter des listes prud'homales contre les listes officielles soit une très bonne idée en l'état actuel des choses, d'une part parce que le contenu de la bataille n'est pas très lisible (bataille de structure ???), d'autre part parce que nous savons tous très bien qu'en ce moment, dans la Conf', ça normalise quand même pas mal !

Enfin, cela ne nous empêche pas de savoir dans quel camp nous sommes !
Soutenons le syndicalisme de classe !
Non à la normalisation confédérale de l'Union Locale CGT de Douai !
Tous au tribunal Mardi à 11h30 !
Et multiplions les messages de soutien !

Nous avons déjà traité des conflits d'orientation dans cette UL, entre le courant combatif et radical actuellement dominant en son sein et les tentatives réformistes de reprendre le contrôle d'une structure décidément trop remuante et radicale. Conflits qu'il faut resituer dans le contexte régional avec en parallèle le Congrès conflictuel de l'UD du Pas de Calais, ou une métallurgie régionale CGT qui n'hésite pas à s'affronter au courant réformiste confédéral, par exemple lors du 48ème Congrès en 2006.
En ce sens, à l'aube de la préparation du 49ème Congrès, le conflit de l'UL de Douai est parfaitement symbolique de l'affrontement de deux courants irréconciliables dans la CGT, le courant dirigeant de collaboration de classe, d'accompagnement (même conflictuel !) des réformes, le courant des Grenelles et des négociations de couloir et le courant de lutte de classe, le courant que l'on a vu à Goodyear ou au  Mondial de l'Automobile, au delà des limites d'un mouvement qui a du mal à se structurer.

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Publié par Où va la CGT ? - dans Les structures
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commentaires

oppong 28/11/2009 22:04


Décidément il y a vraiment un gros problème d'effectif à la CGT... Quand on voit que n'importe quel abruti(e) (et là on en tient une bonne) peut avoir des responsabilités dans une UL. "Attachée à
l'indépendance politique de la CGT" hahaha... quelle buse! Tu ferais mieux de te battre contre les dérives droitières (extrême-droitières pour être plus précis) de ton syndicat. PS: je ne suis pas
au NPA, et je suis même farouchement anti-trotskiste, je suis stalinien au sens strict du terme (marxiste-léninist), et fier de l'être; et je combats tous les faux amis de la classe ouvrière, mais
vrais capitalistes dont tu fais partie, au même titre que le fameux greg ou autres traîtres qui polluent ce blog.


flamencoduende 28/11/2009 11:40


Je ne suis pas du tout d'accord avec cette UL Pour ma part je pense que lorsque l'on est^pas content du cremier rien n'empeche de changer de cremerie. Je suis moi meme en responsabilite dans une UL
, et je crois maintenant qu'il est plus que temps de denoncer le NPA des tentatives ces derniers temps de mettre la main sur les stuctures de la CGT . Je suis une cégétiste très attachée à notre
indépendance syndicale et pour ce faire je me battrai contre toutes ces dérives . Que le NPA aille faire son boulot dans ses proprs stuctures et qu'il laisse la CGT oeuvrait au sien


Eugène 28/11/2009 11:43


Pour information, le NPA n'a rien à voir avec l'UL de Douai...
Quant à l'indépendance syndicale de la CGT, il faudrait parler de l'indépendance à l'égard du PC et du PS, non ?


boulba 09/11/2008 21:33

Ainsi, la liste prud'hommale presentée par l'UL de Douai est declarée irrecevable.....

je me demande si Maerten présenté par l'UD sur la liste CGT encadrement n'est pas le meme que celui qui s'est prononcé pour le licenciement d'une chaufeur de bus aux transport urbains...
ci dessous l'article de presse


VOIX du Nord 22 octobre 2008

Licenciée pour un vol présumé de tickets, une conductrice de bus gagne en justice.
La conductrice de bus travaillait depuis une quinzaine d'années au TUB du Douaisis lorsqu'elle a été accusée de vol et licenciée.
En janvier 2007, le Syndicat mixte des transports du Douaisis avait mis à la porte une salariée suspectée d'un vol au montant dérisoire. La justice vient de condamner en appel le SMTD pour licenciement abusif. Dénouement d'une affaire qui avait déchiré la section CGT du TUB.
La chambre sociale de la cour d'appel de Douai s'est prononcée dans l'affaire qui opposait le Syndicat mixte des transports du Douaisis à une salariée du TUB (le nom commercial du SMTD). Cette conductrice de bus, qui travaillait au TUB depuis une quinzaine d'années, avait été licenciée en janvier 2007 pour un vol présumé de tickets de bus, pour un montant d'environ... 7 E.
Le 29 septembre, la cour d'appel a confirmé la décision rendue en première instance : elle a estimé qu'il s'agissait d'un licenciement sans cause réelle ni sérieuse. Par conséquent, le SMTD a été condamné à verser à l'ex-conductrice de bus la somme de 30 000 E, plus 1 500 E pour les frais de procédure. Il devra en outre rembourser aux organismes concernés les indemnités de chômage versées à la salariée suite à son licenciement, dans un délai de trois mois.
Cette affaire avait fait naître une crise sérieuse au sein du puissant syndicat CGT du TUB. Certains de ses membres refusaient, par principe, que la CGT donne un avis favorable à ce licenciement dans le cadre d'un conseil de discipline paritaire. Mais Jean-Paul Maertens, secrétaire CGT du comité d'entreprise, n'était pas du même avis. Il vota pour le licenciement. Et fut suivi par une majorité de cégétistes. En effet, quelques jours plus tard, M.
Maertens était élu nouveau secrétaire de la CGT du TUB.

Syndicat déchiré
Cet enchaînement de faits avait provoqué une vive réaction de l'union locale CGT. Estimant les principes syndicaux bafoués, l'UL-CGT avait condamné l'attitude de M. Maertens et de ses affidés, « loin de l'éthique de la CGT, pour laquelle la défense des salariés est une priorité absolue, quels que soient les faits reprochés ».
Pour revenir aux « faits reprochés », la décision de la cour d'appel de Douai démontre que les accusations de vol proférées par le SMTD, présidé à l'époque par Jean-Jacques Delille, étaient bien légères. En plus de porter sur un montant ridicule. D'ailleurs, alors même qu'il s'estimait victime d'un grave forfait justifiant le licenciement de son auteur, le SMTD n'avait pas déposé plainte au pénal. Il ne lui reste plus qu'à régler la facture de 30 000 E et quelques. Une paille... •

ANNE-LISE TENEUL
Les rédactions de La Voix du Nord

Martial 07/11/2008 19:30

La justice de classe est passée !!!

Patrice 30/10/2008 18:49

La Voix des Patrons fait ses choux gras de cette affaire

Le jour même où il était convoqué au TGI de Lille, M. Leclercq recevait une nouvelle assignation devant le tribunal d’instance de Douai, pour le même jour. Cette fois pour tenter d’interdire que les listes présentées aux élections prud’homales par l’UL puissent se revendiquer de la CGT.

Le TGI de Lille a rendu sa décision hier : le congrès de l’UL CGT du Douaisis pourra se tenir, aux dates annoncées, c’est-à-dire aujourd’hui et demain.

La première bataille que se sont livrées l’union locale (UL) de Douai et l’union départementale (UD) CGT s’est soldée par une défaite en rase campagne pour cette dernière. Une vraie Berezina. Le tribunal de grande instance (TGI) de Lille, dans l’ordonnance qu’il a rendue hier, a en effet débouté de toutes ses demandes l’UD, bras armé de la confédération elle-même dans cette affaire, et les 16 syndicats du Douaisis qui s’étaient joints. En conséquence, le congrès de l’UL se tiendra aujourd’hui et demain, comme prévu.

Le jugement est sans ambiguïté et balaye les principales accusations portées contre Jacques Leclercq, le secrétaire général de l’UL. « (...) si les demandeurs font état d’une "opacité" de la gestion financière de l’union locale et notamment de ce qui concerne les cotisations perçues (qui déterminent la possible participation au congrès et le nombre de voix de ses divers adhérents) (...), ils n’apportent pas la preuve des irrégularités qu’ils allèguent (...). » Le jugement met aussi en regard deux faits contradictoires : l’utilisation d’une procédure dont le fondement est l’urgence - le référé -, engagée à la dernière minute pour faire annuler un congrès annoncé depuis plusieurs mois. Ceux qui sont à l’origine de cette action en justice devront enfin payer 500 E à M. Leclercq, autant à l’UL et les frais de justice engagés par l’autre partie pour se défendre. Une autre assignation

Les guerres civiles étant les plus dures, l’UD CGT n’a pas l’intention d’en rester là. « Nous demanderons un jugement sur le fond » indique Philippe Détrez, le secrétaire général de l’UD. M. Détrez reconnaît sans hésiter que l’attitude de M. Leclercq, qui conteste la ligne confédérale, entre en jeu dans ce conflit. « Jacques Leclercq a une vision complètement différente de ce que le congrès confédéral a adopté à 90 %. C’est son droit d’être en désaccord avec cette ligne, mais cela ne l’autorise pas à faire ce qu’il veut au nom de la CGT. » Les choses ne vont donc pas en rester là. L’UD l’annonce dans un communiqué rédigé hier, où elle affirme que M. Leclercq est minoritaire au sein de l’UL qu’il dirige.

M. Leclercq, qui était mardi au TGI accompagné d’une centaine de militants du Douaisis, ne cachait pas sa satisfaction de pouvoir tenir le congrès de l’UL. « Ce jugement a une portée politique importante. La justice dit en fait que ce n’est pas à elle de trancher un conflit de ce genre et que la CGT a des structures, comme un congrès, et des statuts pour ça. » Les guerres fratricides sont les plus cruelles disions-nous. Le jour même où il était convoqué au TGI de Lille, M. Leclercq recevait une nouvelle assignation devant le tribunal d’instance de Douai, pour le même jour. Cette fois pour tenter d’interdire que les listes présentées aux élections prud’homales par l’UL puissent se revendiquer de la CGT. N’ayant pas don d’ubiquité, M. Leclercq a écrit au président du tribunal d’instance et au premier président de la cour d’appel de Douai pour demander qu’il puisse faire valoir ses arguments devant le tribunal d’instance.

Par ailleurs, la direction nationale de la CGT et l’UD étant sur son dos, il sait très bien que la lutte, malgré un premier jugement qui lui est favorable, n’est pas finie. • J-L. R.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article73546

pj49 28/10/2008 22:11

Je vous communique le mail que j'ai adressé à l'UL CGT de Douai et je renouvelle mon appel à ceux et celles qui ont été excluEs du Syndicat ou ont déchiré leur carte de déception mais ont toujours cette même rage au coeur que certains appellent l'instinct de classe à (ré)adhérer à la CGT:
"Ce mail pour que vous sachiez que vous n'êtes pas seulEs dans votre combat pour que renaisse un syndicalisme digne de ce nom qui soit réellement indépendant de la classe dominante et de son Etat; je parle de votre procès à des camarades CGT et non-CGT engagéEs dans les luttes actuelles sur Angers (principalement celles des sans papiers et demandeurs d'asile) mais aussi à mes correspondantEs dans d'autres villes; il semblerait que la bureaucratie de la bande à Thibaut a chaud aux fesses à l'approche du 49ème Congrès: cette tentative de normalisation qui donne pouvoir à la justice capitaliste pour régler les différents internes au Syndicat en dit plus long que n'importe quel discours sur le camp des plaignants (l'UD) soutenu par la confé. Cela en dit long également sur leur crainte d'avoir à rendre des comptes sur toutes leurs trahisons récentes.
Je suis sceptique sur un redressement du Syndicat (viré depuis 78!) mais je suis de tout coeur avec ceux et celles qui le y croient encore et je veux être à leurs côtés dans cette tentative.
J'ai vu ce soir à la BdT d'Angers un des responsables de la CGT Bâtiment et je pense qu'il n'y aura pas de problème pour ma ré-adhésion; j'encourage touTEs mes camarades, conscientEs que seule l'Abolition du Salariat sortira l'Humanité du néant où la conduit le Capital, à faire de même partout où cela est possible.
Si notre vieux syndicat doit sombrer définitivement dans la collaboration, qu'au moins tout ceux et celles qui prétendent oeuvrer pour une société sans classes participent activement à ce combat s'ils ne veulent pas partager la responsabilité historique de ce naufrage."

"Soyons touTEs des électrons libres et de notre union naîtra la bombe atomique sociale"
A+ dans les luttes; -pj49-

Patrice 28/10/2008 20:00

le délibéré sera rendu demain mercredi à 12h

Il y avait plus de 100 militants présents au tribunal pour soutenir le syndicalisme de Lutte de ClasseEXL

N'oublions pas non plus les camarades de la CGT-E Dalkia, mis également en cause par une certaine CGT.
_ L'audience est fixée au mardi 4 novembre, TGI de Lille (désolé, je ne me souviens plus de l'heure exacte)

FSE 27/10/2008 15:14

Soutien à l'UL CGT Douai (59) et à son combat
contre la collaboration de classe !



L'Union Locale CGT Douai connait depuis plusieurs mois un conflit ouvert avec l'Union Départementale et la direction confédérale. Son seul crime : défendre un syndicalisme de classe et de masse !
L'Union Départementale CGT du Nord avait déjà décidé de reprendre cette UL jugée définitivement trop encombrante en juin 2008. Mais plus de 120 militants étaient venus témoigner leurs désaccords face à cette tentative.
Aujourd'hui, l'UL est assignée en justice par l'UD et la confédération. Sous le prétexte de désaccords de forme (double liste aux prud’hommes à Douai etc.) c'est bel et bien un conflit ouvert entre un syndicalisme de collaboration et un syndicalisme de lutte de classe.
La Fédération Syndicale Étudiante apporte tout son soutien aux militants de l'UL CGT Douai et appelle tous les syndicalistes attachés aux valeurs du syndicalisme de classe et de masse à venir soutenir nos camarades demain à 11h30 au TGI de Lille.

La solidarité est notre arme !
Tous au TGI de Lille, à 11h30, le mardi 28 octobre
pour défendre le syndicalisme de classe et de masse !

el diablo 27/10/2008 08:36

Je n'ai pas tous les éléments de ce conflit c'est vrai. Néanmoins, je me méfie de plus en plus des bureaucrates syndicaux et comme, par ailleurs, l'attitude de la direction confédérale m'inquiète de plus en plus, j'apporte, à priori, mon soutien aux militants de l'UL de Douai. Salut et fraternité
EL DIABLO

Tourtaux Jacques 27/10/2008 08:36

Tout syndicaliste de classe qui se respecte se doit d'être solidaire de nos camarades de l'UL de Douai.

Solidarité fraternelle contre ce procès de la honte !
Jacques Tourtaux

COLAIACOVO Marie-Hélène 26/10/2008 17:14

Je pensais la CGT "Ensemble" "Proche, Solidaire, Efficace" dans la lutte contre le gouvernement sarko et le patronat. Visiblement il y en a qui se trompe d'ennemis. Solidaire envers les camarades de l'UL de Douai. On attend le prochain ou on réagit ! Marie Hélène -LONGWY

Patrice Bardet 26/10/2008 13:58

ce qui était prévisible est en train de se produire !

Le Cogétise ne devait être en aucun cas un arme de la confédération pour "mettre au pas" les syndicats.

Souvenons nous des débats houleux précédents le congrès de la CGT, ou les confédéraux et fédéraux se déplaçaient partout pour expliquer les "bienfaits" du système.

Des camarades soulevaient le problème de cet "outil", semblable à celui qu'a mis en place la CFDT pour mater ses syndicats rebelles.

Nos "responsables" juraient, la main sur le coeur, qu'il n'en serait jamais ainsi !

Nous y voila, au pied du mur !

L'UD du Nord s'apprête à exclure 54 syndicats de base : c'est du tir au fusil sur les camarades récalcitrants aux dérives réformistes

La conférence de presse de l'UD du Nord est d'ailleurs très démonstrative de s'en tenir aux "bien dans la ligne" !

extrait "Les syndicats présents : EDF-GDF, Imprimerie Nationale, Cheminots, Centrale d'Ornaing, FAPT (Poste et Télécommunication), Jean LEFEVRE, Saint Gobain Securit, Stradt (syndicat des transports de personnes), TUB (transport Urbain de Douai, les Communaux de Saint le Noble, les Communaux d'Aniche, les Communaux de Lallaing, Allevard Automotive, Topo Etude, Salvelys"

La "mutation" de la CGT semble être menée à marche forcée !

Un des derniers avatars est l'article paru dans le Peuple du 10 septembre (n° 1670) à propos des complémentaires, où on abandonne de fait la Sécu

Vous avez dit démocratie syndicale ?

pj49 26/10/2008 03:42

L'UL de Dunkerque ne devrait pas tarder à être elle aussi dans le collimateur de la confé. au peu que j'en connais. Le choix de la confé de se placer sur le terrain de la justice bourgeoise est on ne peut plus clair; maintenant rester ou ne pas rester dans la CGT? L'analyse de Lénine, me semble un peu courte pour le présent et la situation différente mais on peut remarquer que les prolétaires s'ils ne désertent pas en masse les syndicats (pas seulement la CGT) les abandonnent dégoutéEs au gré des trahisons dans les luttes sans pour autant (re)créer un énième syndicat. Cela ne fera pas avancer la question d'un pouce mais au contraire ne fera que l'obscurcir et la noyer dans la surenchère des différentes "boutiques" mises en concurrence (l'exemple de SUD me semble, à cet égard, significatif) mais se mobilisent quand les mobilisations répondent à leurs préoccupations immédiates. La question qui me semble plus fondamentale est cette obsession (malsaine comme toute obsession) des militantEs pour les structures et leur préservation [le mouvement des sans papiers qui se poursuit à l'heure actuelle malgré la confé et de nombreuses UL, UD et UR, en est malheureusement le triste exemple-type tant pour l'extension, que les revendications dévoyées, que la façon de mener la (les) grève(s)]. Les prolétaires ont appris au moins à se méfier des syndicats et le nombre d'adhèrentEs (tous confondus) est là pour l'attester; cette question ne peut être évacuée par des dogmes sur l'organisation et doit se poser en analysant la réalité du mouvement et son évolution; C'est une des raisons qui me font hésiter à reprendre (si faire se peut) ma carte à la CGT; je continue à m'interroger... pour l'instant, il me semble qu'une intersyndicale de l'opposition est la formule la plus intéressante. cette histoire de procès me met carrément mal à l'aise; même si je suis de tout coeur avec les camarades de Douai contre le pire de nos ENNEMIS dans nos rangs, cela apparait au mieux comme une histoire d'appareil, au pire comme un racket que les bureaucrates intègres dénoncent "vertueusement" et ce juste après la caisse noire de l'UIMM... bonjour les dégats.
Comme vous le soulignez très justement dans votre article, ils se sont foutus dans la merde mais je ne vois pas l'intérêt de montrer que c'est une pratique courante à la CGT sauf à dégoûter un peu plus les prolos combatifs de toute forme d'organisation (à la lecture de cet article j'ai eu l'impression de ne pas être le seul à être mal à l'aise?!!).
Que d'autres ne se fassent pas piéger, soit mais le plus urgent est comment les sortir de ce piège... si quelqu'un a une réponse; cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir à une redéfinition du syndicalisme;
revenir aux fondamentaux et à la "Charte d'Amiens"?
en faire une relecture plus adaptée et au bouleversements des moyens de communications modernes?
En attendant si vous pouviez donner le mail de nos camarades sur le blog; le minimum est un mail de solidarité... ne serait-ce que pour leur moral! -pj49-

Eugène 26/10/2008 14:17


Pour ce qui est des messages de soutien, le lien a été ajouté dans l'article  : ulcgtdouai@wanadoo.fr
Pour ce qui est d'alerter les camarades sur les risques à éviter, nous préférons dire toute la vérité. On ne combat pas le découragement ou le dégoût par le silence ou l'omission, on se prépare au
combat, on informe, on éduque  les camarades.
L'enjeu aujourd'hui n'est pas que syndical, il est de former des camarades politiquement pour s'affronter aux dérives réformistes. En
particulier vis à vis des jeunes, il faut expliquer, ouvertement, les conditions de la lutte politique dans l'organisation syndicale. C'est, au
contraire, les encourager à mener la lutte, en pleine lucidité, ce qui veut dire, aussi, assumer les enjeux politiques des
engagements syndicaux...
Aucune illusion, en toute clarté... et bien sur toute amitié et solidarité syndicale de classe !


Le CGT-E Dalkia 25/10/2008 23:28

Le CGT-E est solidaire de la lutte des camarades de l'UL CGT de DOUAI contre la trahison et la collaboration de classe des états majors de la CGT, nationaux ou départementaux, et leurs relais dans les structures.
Le CGT-E sera présent aux côtés des militants de l'UL de Douai à l'audience du 28 octobre, au TGI de Lille.

Soyons nombreux ce jour-là pour houspiller les renégats!

Le CGT-E Dalkia France