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8 février 2006 3 08 /02 /février /2006 13:15

Mercredi 8 février 2006

Le 7 février contre le CPE !

 

Un commentaire posté sur l'article à propos de la Journée d'action du 31 janvier mérite d'être publié sous forme d'article :

Comme le dit "Le cheminot" ci-dessus, le 31 janvier est mort avant même d'avoir eu lieu. Pas grave.
Par contre, le 7 février, la mobilisation contre le Contrat Première Embauche, c'est plus sérieux, et cela vaut le coup de s'y brancher, à mon avis. Franchement, dommage que le
tract de la Confédé en profite pour nous refiler la daube de la Sécurité Sociale Professionnnelle !
Pourquoi ne pas plutôt mobiliser, Contre la Précarité, pour l'interdiction de l'intérim et des CDD, pour l'embauche immédiate des jeunes comme des moins jeunes en CDI ???


Le camarade a en tous les cas raison de souligner l'offensive de la direction confédérale autour de la Sécurité Sociale Professionnelle et du Nouveau Statut du Travail Salarié. C'est dans le document d'orientation, sous couvert de "mutation du travail salarié", c'était déjà en débat conflictuel pour le 47ème Congrès. Il s'agit cette fois de faire passer cet axe revendicatif comme solution moderne d'adaptation à la précarité et la flexibilité, et en force si ce n'est pas possible autrement.

Camarade, participons activement à la lutte contre le CPE et toutes les formes de précarité ! Manifestons le 7 février en ce sens, avec  mots d'ordres, banderoles et panneaux, et cherchons à poursuivre l'offensive. Tout le monde a l'air de s'y mettre. Les travailleurs en ont ras le bol, d'autant que chacun(e) se rend compte que c'est la première étape vers la généralisation de la période d'essai à deux ans. Il va falloir en découdre !
Et gare à la direction confédérale, aucune confiance !

Paris : 14h00 à la Bastille
Lyon : 14h00 à la Manufacture des Tabacs
Marseille : 11h30 au Vieux Port
Toulouse : 11h00 allée Jean Jaurès
Limoges : 11h00 devant la Préfecture
Nantes : 16h30 Place Royale
Lille : 15h00 à la Porte de Paris
Grenoble : 14h00 Place de la Gare
Nîmes : 17h00 Place des Carmes

Nous joignons également ci-contre le tract que les camarades de Voie Prolétarienne diffuseront dans les diverses  manifestations ce jour-là !

08 février : Premier bilan rapide à commenter : des manifestations dynamiques, pas ridicules du tout en nombre, mais quand même nettement moins importantes que le 4 octobre. Des jeunes dans les cortèges de la CGT, c'est bien. Malgré tout, le sentiment étrange que la Confédération n'a pas "mis le paquet" à cette occasion.
Pas ou peu d'info des fédés, des UD, des US. Pas de préavis de grève dans la fonction publique (pas de grève des transports par exemple). Pas de tracts à télécharger avec annonce des manifs locales. Pas ou peu d'information sur les sites Internet. Sur le site de la Confédération un document d'annonce des lieux de manifestations absolument misérable, où il manquait la veille au soir les 3/4 des villes importantes (celles ci-dessus).
Que cherche-t-on ? Alors qu'on a le CPE pour tous les jeunes, le CNE pour tous dans les entreprises de moins de 20 personnes, le retour de l'apprentissage à 14 ans, les CDD pour les seniors, et maintenant le travail de nuit pour les jeunes à partir de 15 ans, on ne met pas le paquet ? On joue à quoi avec ces journées d'action ?
Une raison de plus pour le Congrès d'enfoncer le coin sur la préparation de la grève générale. (voir notre proposition d'intervention dans le débat du 48ème Congrès).

"Où va la CGT ?"

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commentaires

G
si tu est si convaincu de ce que tu dit, je te souhaite de trouver rapidement un CPE !!! tu comprendra ce que c'est de vivre sans savoir ce qui pourra arriver demain !! pour tenir des permanences syndicales, j'en voit tous les jours des gens qui ont peur car ils sont précaires !! ce qu'ils veulent, c'est un CDI avec plus de protection et non un CPE ou CNE.
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V
La charge de la preuve, marginale ? C'est au contraire essentiel lorsque l'on va aux prud'hommes (et en France, 25 % des licenciements se finissent aux prud'hommes, hein).<br /> Pour les conventions collectives, évidemment qu'elles peuvent prendre le pas sur la loi, qui s'applique là où rien d'autre n'est prévu ; mais pour le coup, le CPE ne change rien aux conventions collectives, qui s'appliquent au CDI classique comme au CPE. Les préavis sont donc les mêmes.<br /> S'agissant maintenant de la soi-disant épée de Damoclès... mais croyez-vous vraiment que le CDI classique n'obéit pas aux mêmes règles ? Ce n'est pas un emploi à vie, on peut aussi être licencié, et le CPE offre au contraire la possibilité de retrouver rapidement du travail.<br /> D'ailleurs, pour ceux qui sont en CPE, ils peuvent plus facilement passer d'une entreprise à une autre, puisqu'ils disposent d'un préavis réduit. Ca aussi ça compte.<br /> A force de toujours regarder le verre à moitié vide, on finit par croire que vous ne savez pas comment le remplir...  ;-)<br /> Bien cordialement,<br /> Vincent
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V
Contrairement à ce que semblent croire certains anti-CPE mal informés, le CPE n’autorise pas à licencier pendant 2 ans sans motif et sans préavis.<br /> En effet, le CPE permet bel et bien au salarié de bénéficier d’un préavis de 15 jours dès la fin du premier mois (il faut attendre 3 mois en CDI…), et ce préavis passe à un mois au bout de 6 mois de CPE.<br /> S’agissant du motif, il n’a pas à apparaître sur la lettre de licenciement, mais il est obligatoire : un salarié qui estimerait être victime d’une discrimination (licenciement dû à l’état de santé, une grossesse, le sexe, la couleur de peau, etc.) peut assigner son employeur devant les prud’hommes. Si un motif de discrimination est présenté par le salarié, la charge de la preuve est inversée et c’est à l’employeur de prouver qu’il n’a pas licencié pour cette raison, mais pour une raison légale.<br /> Surtout, ça ne change rien par rapport à actuellement : un employeur qui licencie abusivement un salarié en CDI invoque un motif bidon, que le salarié va contester devant les prud'hommes. Il ne marque pas "fallait pas tomber enceinte..." ni "trop de syndicalisme !" !!! Déjà actuellement, le salarié doit recourir aux prud'hommes, le CPE ne change rien là-dessus.<br /> Et devant les prud'hommes, le patron doit s'expliquer et justifier le licenciement, pour le CDI comme pour le CPE.
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O
Nous avons donc trouvé un fervent défenseur du CPE ! Ce qu'il écrit sur le recours aux Prud'hommes, l'utilisation de motifs bidon peut être exact, mais c'est marginal. Ce qu'il écrit sur la période d'essai est par contre faux : pour les ouvrier(e)s et employé(e)s, la période d'essai oscille entre 15 jours et un mois selon les conventions, et s'il y a trois mois (pour les cadres...), la durée de préavis augmente également plus on avance dans cette période. Mais dans quel boulot travaille donc Vincent ???Et puis Vincent ne répond absolument  pas sur le fond du problème : l'épée de Damoclès permanente et ce que cela accroît dans la flexibilité et  la précarité des travailleurs, dans le bon vouloir des directions...<br /> "Où va la CGT ?"
J
ce qu'il y avait aussi à la manif tout à la fin, le PS<br /> Ils ont été trés discrets, avant le départ, mais c'est bon, ils peuvent défiler aussi, et ils seront à la télé, ce seront eux (pour les journalistes) nos nouveaux futurs sauveurs. Faut dire que leurs enfants risquent de tâter du CPE ou du CNE, et que la PS a déja gâté les enfants de prolos avec la précarité quand ils étaient au pouvoir.<br /> Pourquoi n'y at'il pas eu mobilisation pour le retour de l'apprentissage à 14 ans? Est ce que ce n'était pas les enfants de prolos qui étaient touchés?  Il faut se mobiliser pour ces mesures à le poubelle, mais ne pas oublier que certains qui défilent avec nous ne sont pas nos amis.<br /> Jean-mi
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V
« Le Contrat Première Embauche : un contrat contre la précarité »<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> « Un chiffre résume la situation : 23% des jeunes de moins de 26 ans sont au chômage. Pour les non diplômés, il grimpe à 40%. Cette situation n’est pas satisfaisante.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> La précarité, c’est aujourd’hui que les jeunes la vivent : alternant stages, CDD ou périodes de chômage, un jeune met en moyenne 8 à 11 ans avant de trouver un emploi stable. Quant à ceux qui trouvent un emploi, 78% d’entre eux sont embauchés en CDD dont plus de la moitié ne dépasse pas un mois.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Il est temps de briser cette spirale ; tout n’a pas été tenté pour lutter contre le chômage.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Hier, la gauche plurielle proposait des « emplois-jeunes », limités dans le temps, subventionnés massivement par l’Etat, tournés quasi exclusivement vers la fonction publique et para-publique, et sans droit au chômage.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Avec le CPE, le Gouvernement propose au contraire un véritable CDI, avec un vrai salaire, soumis au droit commun du travail. Contrairement aux mensonges colportés ici et là, le CPE ne peut se terminer du jour au lendemain, puisqu’il s’accompagne d’un préavis qui s’allonge progressivement dans le temps.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Le CPE s’accompagne de garanties sociales : une véritable formation dans une entreprise ; un accès au crédit, puisque la Fédération française bancaire vient de confirmer qu’elle considèrerait le CPE comme n’importe quel CDI ; un accès au logement, grâce au dispositif Locapass.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Avec le CPE, il est temps de donner aujourd’hui à nos jeunes une chance de trouver plus facilement un emploi : c’est par l’emploi qu’on lutte contre la précarité. »<br />  <br />
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O
Faut-il prendre ce commentaire au premier ou au deuxième degré ?Si c'est un commentaire ironique deuxième degré, pour montrer la bêtise et l'ignorance totale de nos dirigeants sur ce qu'est la vie d'un travailleur du privé, par l'ombre d'un doute ! Car il est évident, absolument évident que le CPE est un contrat qui renforce la précarité. Bien sûr il y aura une période de préavis avant le renvoi. Mais il y aura toujours aussi évidemment l'épée de Damoclès sur le nouvel embauché, en terme d'horaires, de conditions de sécurité, de polyvalence, de salaire, de stress, de soumission à la hiérarchie (j'en oublie ??) sans compter que l'employeur se débarrassera de ces travailleurs au moindre signe de rupture de charge de travail, quitte à en reprendre d'autres par la suite !!!Si ce commentaire est au premier degré, c'est à dire pour dénoncer les protestataires et les syndicats, et bien rien à dire. Il faudra malheureusement constater les premiers virés pour qu'on admette la vérité !De même qu'il a fallu attendre que d'autres arrivent au chômage pour comprendre toutes celles et ceux qui dénonçaient les emplois-jeunes de la gauche au pouvoir...<br /> "Où va la CGT ?"
A
A Nantes à 16h30 place royale.
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