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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 11:24
Mardi 29 janvier 2008
Régularisation par le travail annoncée,
mais expulsion en cours !

undefinedCommuniqué reçu plusieurs fois sur la messagerie du blog. Il y a de quoi !
Rassemblement Mercredi 30 Janvier à 11h00, devant le restaurant Buffalo Grill, route Heyrieux, 69780 MIONS (sur la D318, banlieue sud-est de Lyon, après Saint-Priest).


Conférence de presse Mercredi 30 Janvier - 11h
Rassemblement 10h30
Devant le restaurant Buffalo Grill

route Heyrieux 69780 MIONS

à l’appel de : UD CGT du Rhône, Union locale CGT de Massy, Collectif 69 de soutien aux demandeurs d’asile et sans-papiers.
avec le soutien de : Agir et défendre St Fons,  CNT-Santé Social, FO-ANPE Rhône, FSE Lyon, LCR, MRAP-Lyon, PCF, RESF Rhône, Sud-Education Rhône, Solidaires, Verts et groupe citoyen de St-Fons, Voie Prolétarienne-Partisan

Il faut empêcher l’expulsion de Madi et d’Ali Syed, anciens salariés de Buffalo-Grill et de Mas-Etanchéité,  enfermés depuis plus de 15 jours au centre de rétention Saint-Exupéry !
NOUVEAUTE : Madi a été transféré au centre de rétention de Roissy jeudi en vue de son expulsion !

 
undefined- Madi DIEBAKATE est un Malien de la Région parisienne, qui vit et travaille en France depuis 2002 comme une partie de sa famille. Salarié chez Buffalo-Grill pendant plusieurs années, il a été embauché parce que « sans-papier » par la chaîne de restauration, et licencié parce que « sans-papier » ! Du reste, Madi a toutes les fiches de paye, il paye des impôts depuis 2002 !
Buffalo-Grill l’a licencié d’un site de la région parisienne parce que sans-papiers, puis ré-embauché sur le site de Lormont, alors qu’il était toujours sans-papiers.  La chaîne les employait en toute connaissance de cause et en abusait (heures sup. non payées…). Bref une main d’œuvre jetable et corvéable à merci !
Engagé dans la lutte des salariés sans papiers de Buffalo-Grill en mai 2007, soutenue par la CGT locale, Madi a participé à l’occupation du restaurant de l’Essonne pour obtenir une régularisation globale des 60 salariés !
Sur 60 salariés, 25 ont été régularisés, les autres, comme Madi finalement licenciés. Suite à cela, une demande de régularisation a été déposée pour Madi comme pour tous les autres travailleurs licenciés, demandes soutenues par plusieurs manifestations de travailleurs sans papiers.
 * le 26/10/2007 au Ministère des Affaires Etrangères,
 * le 30/11/2007 au ministère de l’Economie et des finances,
 * le 21/12/2007 au 1er ministre,
Mais, Madi fait aujourd’hui les  frais de la chasse aux sans-papiers ! Il a été arrêté dans le département de l'Allier après une interpellation douteuse (interpellation contestée et reconnue douteuse par le Juge Des Libertés  et la Cour d'Appel qui ne l'ont pas libéré pour autant). Depuis le 9 janvier, il est enfermé comme un criminel derrière les barbelés du Centre de rétention administrative de Lyon. Son expulsion peut avoir lieu à tout  moment !
 
- Ali Syed Zaidi travaillait en CDI comme étancheur qualifié chez Mas-Etanchéité à Lyon dans une entreprise du secteur du Bâtiment qui s’apprêtait à déposer une demande de régularisation pour lui.
Il était en situation régulière depuis son arrivée du Pakistan il y a 5 ans. La Préfecture lui délivrait régulièrement un titre de séjour à cause de la très grave maladie dont il souffre, maladie dont plusieurs médecins ont attesté qu’elle est mortelle, et ne peut être guérie ni soignée au Pakistan où son expulsion est aujourd’hui prévue.
Mais depuis un médecin a constaté la rémission partielle de cette maladie tout en précisant qu’elle était toujours susceptible de rechuter et qu’un suivi trimestriel était toujours nécessaire pour une durée indéterminée.  Politique du chiffre oblige, il n’en a pas fallu plus à la Préfecture pour retirer son permis de séjour à Ali Syed…
Depuis avril dernier, il est devenu sans-papiers, fabriqué comme tel par la décision du préfet du Rhône. Il a été arrêté à son domicile le 11 janvier et  est lui aussi emprisonné depuis le 13 janvier au centre de rétention Saint- Exupéry.

Nous demandons la libération immédiate
de Madi Diebakaté et d’Ali Syed Zaidi !

Nous demandons leur régularisation

Contact CGT :
Mohamed Brahmi : 06-20-63-54-15

Contact  Collectif 69 de soutien aux demandeurs d’asile et sans-papiers :
Magali Busquet : 06-89-25-68-92

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Publié par Où va la CGT ? - dans Sans-papiers
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commentaires

françoise Riou 18/02/2008 23:53

nous avons interpellé à plusieurs reprises (plusieurs camarades) la direction confédérale pour qu'elle réagisse contre cette rafle ignoble dans le foyer du 13ème .. indiquant que c'était bien de se battre et de soutenir les grèvistes du restaurant de la Grande Armée (nous sommes forcément tout à fait d'accord) mais qu'il est inacceptable de ne pas pour le moins sortir un communiqué pour exprimer la plus profonde indignation qui ne peut que nous submerger lorsque survient à nouveau une rafle comme celle du foyer, avec tout le dispositif policier.. qui ne peut que nous renvoyer aux heures très sombres de notre histoire.

notre interpellation n 'a pas eu de succès (pas plus de la part d'autres structures de la CGT notamment Paris)

c'est un peu le sens du tract fait par nos camarades de l'OPAC : notre solidarité ne peut se satisfaire d'un "deux poids deux mesures" : nous soutenons tous les sans-papiers.

Françoise

Militante de base 18/02/2008 15:13

Et... toujours dans la restauration.. Au moment où sont raflés dans un foyer du XIIIème arrondissement de Paris plus de 100 personnes, au moment où ceux-ci se trouvent disséminés en "tenue de nuit" dans différents commissariats puis différents centres de rétention en IdF et en province, une dizaine de salariés Sans-Papiers se mettent en grève dans un restaurant chic de Paris. Grosse mobilisation CGT (y compris confédérale), ça c'est bien, mais pas un mot, pas un appel pour les plus de 100 travailleurs embarqués ! Rappelons la 13ème résolution du 48ème congrès qui a toujours cours... Régularisation de tous les Sans-Papiers. Y aurait-il eu, par hasard, un 49ème congrès que j'aurais loupé et qui serait revenu là-dessus ?

Françoise Riou 06/02/2008 18:26

la camarade de LYON réagit contre la conf de presse CGT dans le Rhône et je partage sa réaction. L'amendement Lefebvre repris dans l'article 40 de la loi Hortefeux n'est pas une victoire et nous ne pouvons nous en réjouir ; il s'agit de proposer une liste de150 métiers aux nouveaux ressortissants de l'union européenne (ex pays de l'ESt plus Bulgarie et Roumanie, entrées dans l'Ue en janvier 2007) ces métiers sont essentiellement des métiers sans grande qualification, qui jusqu'à présent, sont souvent le fait d'étrangers ressortissants des pays tiers, avec ou sans papiers. Ceux-ci, d'après le même amendement, pourront éventuellement être régularisés, au cas par cas, s'ils rentrent dans la "case" des 30 métiers très diplômés ceux-ci, proposés par la loi, en fonction des demandes du patronat dans telle ou telle région.

On arrive effectivement à un traitement discriminatoire des étrangers, en fonction, de fait, de la couleur de la peau... discrimination contraire aux droits de l'homme, me semble-t-il...

ça ne me semble pas non plus une "brèche" une "ouverture" ...

autre chose est de dire : nous sommes 700 000 syndiqués .. Nous faisons de la régularisation des sans-papiers une priorité. Avec nos Uds, nos Fédés, nos syndiqués, nous allons tout mettre en oeuvre pour obtenir la régularisation de ces étrangers, puisque notamment, la circulaire Hortefeux qui développe l'article 40 de sa loi du mois de novembre montre bien qu'il y a des emplois "vacants" et qu'on a besoin de main-d'oeuvre étrangère ... Mais nous pensons également que les familles doivent pouvoir rejoindre ceux qui seront ici pour travailler...

anita 03/02/2008 20:17

Malgré une campagne conjointe des militants du collectif 69 de soutien aux sans-papiers, de l'UL-CGT de Massy, de l'UD-CGT du Rhône et de syndicats CGT de boites, Madi a été expulsé.
Je me sens en rage, mais pas seulement à cause de l'expulsion de Madi.
Aussi à cause de la conférence de presse du mercredi 30 janvier, monopolisée par la CGT, et surtout par ses positions qui n'avaient pas été débattues entre nous et qui s'écartaient des bases consensuelles du communiqué.
L'implication de la CGT dans cette lutte était une bonne chose. Mais ce qui a été dit à la journaliste du Progrès par le représentant de l'UD ne m'allait pas du tout. Il a dit, et ça ressort bien en conclusion dans l'article du Progrès, que la circulaire du 7 janvier est "une ouverture, une brèche dans laquelle la CGT va s'engouffrer." Je m'insurge contre cette considération. Pour gagner, il faut une lutte unie. Pour une lutte unie, il faut tout le monde d'une part, et des bases de lutte qui unifient tout le monde.Cette régularisation par le travail avec liste des métiers est discriminatoire et diviseuse. Comment peut-on appuyer une lutte sur un truc aussi pourri ? Si on ne la combat pas et si on ne la dénonce pas en tant que tel, comment les sans-papiers qui n'auront pas de métier régularisable, comment tous ceux qui bossent au noir, comment tous ceux qui pour une raison ou une autre ne rentrent pas dans le cadre de la loi, se sentiront-ils concernés par cette lutte ?
C'est bien sûr le quotidien de tout militant de s'appuyer sur tous les arguments juridiques possibles pour défendre un cas individuel. Par exemple, pour Madi, l'avocat et les militants qui le défendaient en justice ont mis en avant qu'il avait des feuilles de paye. Mais ceci ne peut en aucun cas constituer une orientation le jour d'une conférence de presse, où l'on s'adresse à des milliers de personnes !

Anita
Militante CGT / Rhodia Belle Etoile Saint-Fons.

Eugène 04/02/2008 11:26

Chère camarade,Ce que tu rappportes correspond très exactement au contenu de la lettre de démission des camarades du secteur confédéral immigration (voir sur ce blog). Il ne s'agit donc pas d'un dérapage de l'UD du Rhône, mais de l'application de l'orientation confédérale !

F.R. 31/01/2008 20:39

Message trouvé sur Zpajol :

Les différents messages, de S. notamment, concernant tout ce que les centres de rétention ont d'inacceptable, m'amènent à réagir : malgré mes demandes et celles d'autres militants de la CGT - investis dans le soutien aux sans-papiers - nous n'avons pas pu obtenir que la direction de la CGT appelle à manifester le 19 janvier dernier, contre l'enfermement des étrangers dans les CRA.

Nous en sommes atterrés.

FERMETURE DES CENTRES DE RETENTION