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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 22:09
Mercredi 14 Novembre 2007
[2ème mise à jour 15 Novembre - 16h00]
Convergence des luttes et grève interprofessionnelle :
la direction de la CGT a choisi son camp.


Depuis le 18 octobre, on ne « sentait » pas trop le chemin suivi par la direction confédérale pour s’opposer aux régimes spéciaux. Nous avions déjà soulevé à plusieurs reprises l’hypothèse qu’elle était en fait déjà prête à lâcher sur ce terrain en échange de quelques miettes de pénibilité…
Malheureusement, depuis hier, cela devient criant…

BTXB.jpgNous n’allons pas répéter ce que les médias passent en boucle : la demande de rencontre de B.Thibault à X.Bertrand, l’acceptation de la négociation entreprise par entreprise en échange de la participation de l’Etat, ce qui n’est ni plus ni  moins que la trahison de la lutte collective, et l’abandon direct des secteurs les plus faibles et des 37,5 ans de cotisations, la liquidation de fait des régimes spéciaux. La CGT citée jusqu’à l’écœurement sur toutes les radios, télés et journaux comme exemple de réalisme, de responsabilité, favorisant le déblocage et la sortie de crise, B.Thibault allant même jusqu’à annoncer que « la grève pourrait être raccourcie » alors même qu’elle n’était pas commencée ! Du jamais vu, une rencontre demandée (et obtenue, bien sûr) quatre heures à peine avant le début d’une grève reconductible… Et dès le lendemain matin, l’acceptation par X.Bertrand de l’offre de service de Thibault. Les journalistes bourgeois du Monde ont de quoi en faire leur éditorial du 15 novembre tellement ils en sont émoustillés !
Nous disions il y a trois jours que l’enjeu était de faire coucher les directions syndicales. C’est fait. La direction de la CGT vient de gagner ses galons de respectabilité et de partenaire de négociation pour les mois et années à venir. De quoi faire saliver à l’avance les bureaucrates confédéraux, les élus comme les experts de l’ombre (fort nombreux à la CGT, on l’ignore trop souvent – c’est comme dans les ministères !).

Oh, bien sûr, il y a les précautions de style : « ce sont les assemblées qui décideront », « s’il n’y a pas d’avancées on continuera ». Mais on aura noté que la CGT a fixé comme délai un mois pour tenir les négociations d’entreprise, un mois de démobilisation qui nous mène… aux fêtes de fin d’année. Bien joué. Et la dernière déclaration commune (mercredi soir, 22h00) à la Confédération, la FNME, la fédération des Transports et celle des Cheminots se termine par une formule bien connue : "la CGT demande (aux travailleurs) d’apprécier les avancées constatées et de prendre en assemblées générales les décisions qui préservent leurs forces et l’unité syndicale"... Quand on voit la CFDT appeler à la reprise du travail ce vendredi 16, ce qui était évidemment complètement prévisible, on comprend parfaitement l'allusion... On n'attend  plus que les appels à la reprise.
Les syndicalistes un minimum honnêtes ne se laisseront pas abuser. Pour la direction confédérale, il faut aller vite, très vite, pour empêcher à tout prix la jonction avec les étudiants, la jonction avec la journée du 20 novembre qui avait tendance à se transformer en journée de grève générale, en grève politique anti-Sarkozy, en un front commun contre le paquet des mesures gouvernementales et leur cohérence.
Sarkozy et Fillon ont un programme général qu’ils développent de front dans tous les domaines, celui des grands monopoles et du MEDEF. Il s‘agit de la modernisation de la France impérialiste (gains de productivité, transformation de l’appareil d’Etat, relations sociales, idéologie, éducation etc.) pour l’adapter à la période moderne de la mondialisation généralisée, de la guerre économique mondiale. Et ce programme général, ils le développent sur tous les fronts en même temps : éducation (loi Pécresse), santé (franchises médicales), retraites, chasse aux sans-papiers, code du travail et contrat unique, « travailler plus pour gagner moins », appareil judiciaire etc.
Aussi, la convergence des résistances a quelque chose d’évident, de naturel pour tous les militants un minimum combatifs, tellement évident qu’à l’intérieur de la CGT, jusqu’au sein du CCN on a retrouvé des velléités (bien entendu, sans suites) de faire du 20 novembre une journée de grève nationale. C’est la volonté logique, normale, saine de mettre un coup d’arrêt au rouleau compresseur capitaliste, d’affirmer la force du mouvement ouvrier et populaire.

La direction de la CGT a explicitement choisi de s’opposer à ce mouvement, pourtant très fort. Le Reste (fédé des cheminots) a affirmé que la grève était sociale,  pas politique. Le Duigou, sur France Inter ce mercredi matin a été encore plus clair, puisqu’il admet ouvertement la réforme des régimes spéciaux, en ne mettant en avant que des questions salariales... Nous donnons ci-dessous à nos lecteurs le moyen de juger par eux-mêmes en ré-écoutant l’émission dans sa totalité.



Pourquoi cette attitude ? Au nom du réalisme, par crainte d’être éliminée du champ de la « négociation », d’être brisée à la mode Thatcher .Encore que cela n’était pas vraiment l’objectif du gouvernement, il s’agissait simplement de les forcer à se coucher, quitte ensuite sur cette base, à frapper, et très fort, les résistants, qu’ils soient jeunes, sans-papiers, syndicalistes de classe ou simples démocrates.

Les choses sont désormais claires. La bourgeoisie a son programme, ses perspectives politiques, elle a son quartier général, l’Etat et le gouvernement, et son syndicat, le MEDEF, ses alliés dans notre propre camp. Tous ils sont en ordre de bataille, ils nous font la guerre. En face, nous sommes encore faibles et désorganisés, et nous constatons chaque jour un peu plus la trahison de nos dirigeants qui vont manger la soupe dans l’écuelle de nos ennemis. Mais il va falloir qu'ils rendent des comptes, dans les structures comme les congrès, de la Chimie la semaine prochaine, de la Métallurgie en mars prochain. Et cela les inquiète, car les tensions sont vives dans la Confédération ! A lire des points de vue (évidemment très orientés...) lus dans Le Monde ou Le Parisien...
Ne nous laissons pas décourager, isoler, éparpiller. L’enjeu du rapport de forces actuel repose (comme il l’a été pour le CPE) dans les mains des syndicalistes de classe. Ils peuvent compter sur un fort mouvement de soutien parmi les militants les plus combatifs, sur la volonté d’en découdre qui existe dans un certain nombre de secteurs. Et au-delà de la lutte immédiate, la question qui en découle c’est bien celle de construire notre programme, notre quartier général, le parti des exploités.
Dans toutes les assemblées, il faut se battre contre tous les liquidateurs pour la reconduction de la grève, au moins jusqu'au 20, pour renforcer la grève, faire la jonction avec la fonction publique et tous les secteurs du privé qui se mobilisent pour l'occasion...


On le comprend, la journée du 20 novembre prend une importance encore plus essentielle pour marquer les camps et regrouper tous les militants honnêtes, contre le syndicalisme de collaboration de classe, contre la cogestion capitaliste !

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Publié par Où va la CGT ? - dans Syndicalisme de classe
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commentaires

Le cheminot de Paris Saint Lazare 19/11/2007 20:33

Suite à la Proposition soumise aux cheminots par les Fédérations Syndicales (CGT – FO – CFTC – SUD Rail - UNSA – CFE/CGC)

L’Assemblée Générale
d’Achères du 19 novembre 2007
a adopté la motion suivante
(195 Pour, 0 Contre, 4 Abstentions)


La direction de la SNCF vient d’adresser aux Fédérations Syndicales des Cheminots une convocation pour participer à une Table Ronde le MERCREDI 21 NOVEMBRE 2007.

Les Fédérations Syndicales des Cheminots se rendront à cette Table Ronde tripartite Etat- Direction SNCF- Organisations Syndicales en rappelant qu’elles refusent le contenu du cadrage gouvernemental et qu’elles y porteront les revendications des cheminots.

Lors des négociations qui vont s’ouvrir, elles exigent, entre autres :

 Une réponse à leurs revendications concernant le cadrage de la réforme :
1. Refus de l’allongement de la durée de cotisation (37,5 annuitées),
2. Refus de l’instauration de décotes,
3. Refus de l’indexation des pensions sur les prix ;

 Refus du double statut ;

 La préservation du niveau des retraites liquidées par un mécanisme permettant l’amélioration du pouvoir d’achat des pensions directes et pensions de réversion ;

 La prise en compte des annuités validées dans un autre régime, des années d’apprentissage, d’études, d’inactivité, de stages, des avantages familiaux, des contraintes du service public, la reconnaissance de la pénibilité pour le calcul des annuités au régime spécial ;

 La prise en compte dans le salaire liquidable des gratifications d’exploitation et de vacances, des éléments variables de solde soumis à cotisations CSG et CRDS ;

 L’augmentation générale des salaires, une nouvelle grille permettant l’amélioration du déroulement de carrière et de l’ancienneté, la création d’un véritable 13ème mois ;


Ces négociations doivent permettre la pérennisation du régime spécial et l’amélioration de la situation et des droits des cheminots.


Achères, le 19 novembre 2007

françois 18/11/2007 20:01

Courage !
Courage les gars, une grande partie de la population n’est pas contre vous, ca nous gêne un peu, mais il y a plus grave.

Par contre sur les télés et dans les medias on n’entends pas parler de la retraite des deputés (5 ans de travail = retraite de 1500€), de l’augmentation de salaire du Président qui nous fait pitié, des stock options des patrons souvent deputé ou maire…), des vols chez EADS, Airbus, Lagardere etc….

Ceux qui sont contre vous sont les trous du cul qui sortent des écoles et qui ne pensent qu’a leur carrière a n’importe quel prix (fermeture d usine, productivité a outrance, si les resultats ne suvient pas , transfert vers les pays low cost (Romanie, Chine, Inde), et ce sont tous des lèches cul pour y arriver, je sais de quoi je parle j’en vois tous les jours et ma boite sera fermée dans 3 mois (-547 emplois), ils ne savent meme pas que des gens sont morts pour que le droit de grève existe.

Alors courage nous sommes avec vous

ouvrier communiste 17/11/2007 14:44

LU DANS L'OUVRIER COMMUNISTE, BULLETIN DES OUVRIERS COMMUNISTES AVANT-GARDE

COMMUNIQUE DE SOUTIEN INCONDITIONNEL AUX CHEMINOTS EN LUTTE

Troisième jour de reconduite du mouvement de grève cheminot et une détermination qui reste intact et exemplaire malgré toutes les adversités qui posent des défis majeurs à relever.

En tous premier lieu, celui d’avoir été placé par les circonstances à l’avant-garde d’une lutte rompant avec les habitudes du passé des journées sans lendemain.

Ensuite, en s’opposant à l’arrogance des gestionnaires de l’état bourgeois qui rêvent de mettre à genoux un des derniers bastions de résistance à la rapacité des détenteurs de coffre-fort qui au nom d’une prétendue communauté de destin de tout un peuple (appelé à « relever les nouveaux défis économiques » forcent à l’amélioration de la compétitivité et de la rentabilité des entreprises et entendent encore dégrader d’avantage nos conditions de vie et de travail.

En troisième lieu, celui de devoir faire face à la manipulation médiatique et à la désinformation et donc à une opinion public chauffé à blanc contre le mouvement gréviste désigné coupable d’égoïsme envers les « générations futurs ».

Rien n’a été laissé au hasard.
Dans le rôle des bonnes âmes moralistes, défilant devant les micros des radios et sur les plateaux de télévision, nous avons retrouvé comme à l’accoutumé toute la représentation politique et autres spécialistes et professeurs en tout genre appartenant aux classes nanties et dont les patrimoines personnels (acquis sur la sueur et les souffrances de notre classe) les mettent à l’abri des besoins que génèrent la vieillesse pour des retraites dorées, égales aux vies qu’ils auront menées.

Et enfin, celui de devoir affronter les directions syndicales de collaboration, directement sur le terrain, mélangeant abus de langage pseudo radical et souci d’apaisement pour des négociations sans principes ; passées maîtresses dans l’art du dévoiement des luttes, arrivant de moins en moins à dissimuler la véritable nature du syndicalisme d’aujourd’hui c'est-à-dire une institution au service de la paix sociale.

La dernière initiative du dirigeant de la CGT et l’appel de la CFDT (le nec plus ultra de la collaboration de classe) visant au morcellement du conflit et au choix de son pourrissement en engageant les syndicats dans de longues négociations, était attendu et ne pouvait pas surprendre.
Ces attitudes des directions de syndicats, totalement passées à la collaboration de classe, n’en sifflent pas pour autant la fin des hostilités entre le monde du travail et le capital comme l’ont montré nos camarades cheminots en reconduisant leur mouvement malgré les pressions intenses sur le terrain.

Ces hostilités ne feront que renforcer chez les travailleurs leur volonté de dépasser toutes les entraves à l’action pour bâtir de nouveaux rapports de force encore plus conséquent. Dors et déjà, la reconduite du mouvement à la SNCF et à la RATP retenti comme un désaveu, par la base, des plus basses manœuvres syndicales.

Camarades cheminots, votre lutte continue et doit recevoir de nouveaux soutiens. Aussi pour les gagner il n’est pas d’autre choix que de vous rapprocher de vos alliés naturels, c’est-à-dire ceux et celles de notre classe, les plus dans la souffrance, ouvriers, ouvrière du privé, actifs ou chômeurs, de toute nationalité, jeunes ou moins jeunes laissés pour compte, tous aussi victimes dans la dégradation permanente de leur condition de vie et de travail de la rapacité de la bourgeoisie au pourvoir.

DANS CES CIRCONSTANCES, LA CONVERGENCE DES ASPIRATIONS LEGITIMES DE TOUTE LA CLASSE OUVRIERE S’IMPOSE.

Camarades cheminots, dans l’objectif d’une réelle unité d’action de toute notre classe, il est important de comprendre que la revendication du retour au 37 ½ années de cotisation ne fait pas le compte pour vos camarades ouvriers et salariés dans les plus bas salaires du privé, hommes et femmes qui à un moment ou à un autre de leur vie de labeur se sont retrouvés privés d’emplois ou obligés de cesser leur activité pour élever des enfants. Cela concerne aussi les travailleurs précaires de l’intérim de plus en plus nombreux, vos camarades travailleurs immigrés pour qui la carrière en France a très souvent démarrée tardivement, la jeunesse ouvrière des quartiers dans la précarité, criminalisée et pour qui l’avenir est de demeurer « ad vitam æternam » au foyer des parents etc.

Camarades cheminots, cela fait des millions de travailleurs au travail ou en attente d’activité qui ne se retrouvent pas dans cette revendication des 37 ½ années de cotisation et qui, comme les ouvriers métallos de la CGT Nord Pas de calais, considèrent qu’ils n’ont pas à payer la crise du système et exigent :

LA RETRAITE A 55 ANS POUR TOUS SANS TENIR COMPTE DES ANNEES DE COTISATIONS AVEC MAINTIEN INTEGRAL DU SALAIRE.

C’est, pour la question des retraites, la seule revendication unificatrice de toute la classe ouvrière. C’est parmi les vôtres, camarades cheminots, que se trouvent les clefs de la victoire de votre lutte qui doit devenir celle de toute notre classe. Si, dans son arrogance, la bourgeoisie fanfaronne devant votre détermination, c’est pour mieux se rassurer du cauchemar qu’elle redoute le plus :

L’ACTION CONVERGENTES POUR LES ASPIRATIONS LES PLUS LEGITIMES DES TRAVAILLEURS DU PRIVE ET DU PUBLIC ET DES PLUS OPPRIMES.

L’arrêt de toute la production par les travailleurs directement occupés à produire le profit qui nourrit le parasite bourgeois. Des millions de prolétaires dans la rue, voilà son véritable cauchemar.

Camarades cheminots en lutte, votre action est exemplaire dans sa conduite à la base et montre la voie à suivre. C’est un nouveau jalon posé sur le chemin de la longue et sinueuse route menant nécessairement à la victoire définitive de notre classe sur la bourgeoisie.


Le groupe des ouvriers communistes d’avant-garde salue cette lutte et appel toute notre classe à la solidarité la plus active envers nos camarades cheminots aujourd’hui à l’avant-garde de la lutte contre l’offensive générale de la bourgeoisie.


AVANT-GARDE.

Le cheminot de Paris Saint Lazare 17/11/2007 13:25

Solange, rien n'est impossible si on est déterminé et si on est dans l'absolue certitude de sa cause.

La remise en cause des régimes spéciaux n'est qu'un angle de la politique destructrice des acquis de classe ouvrière, pourtant modeste au regard de ce que ceux-ci devraient être.

Quand tu dis "vous n'ètes pas seuls", tu as entièrement raison, on est pas seul. La chose a recherché est l'unité de classe dominée, c'est à dire le prolétariat.

Je suis cheminot. Je ne suis pas jeune au sens que j'ai la quarantaine passée. Mais je constate dans les Assemblées Générales que les prises de positions des jeunes sont ahurissantes de maturité et de clairvoyance sur les conditions de travail qu'ils subissent et sur les modes de résistances pour face au système actuel.

Je finirais sur la position de la Confédération CGT qui vise à obtenir des réunions tripartites, entreprise par entreprise. Je suis CGTiste depuis un bail. Je connaissais le penchant réformiste de l'appareil de la Confédération. Mais là, ils ont passé un cap supplémentaire dans l'acceptation des réformes et dans "l'art" de casser un mouvement avant même qu'il ne soit commencé.

En tant que cheminots grévistes, on exige aucune remise en cause du départ à la retraite à 50 et 55 ans, aucune décôte, pas de double statut dans l'entreprise, une augmentation importante des salaires qui par le système de péréquation augmenterait les pensions des retraités actuels et futurs. On n'acceptera aucune négociation sur le terrain de la régression de nos droits.

De toute manière, pour avoir suivi le 48e congrès Confédéral de 2006 et avoir lu les nouvelles fiches revendicatives, on ne comprend mieux les sorties des Thibault, Le Duigou ou Dumas dans les médias. Ils nous pronent le "dialogue social" pour négocier entre "partenaires" les réformes.

La stratégie de la Confédération ou de certaines fédérations à ce jour est d'attirer les réformistes de tout poil, notamment des anciens ou actuels CFDtistes et se débarrasser de la branche la plus dure de la CGT, par le biais de rendu de carte résultant de l'écoeurement des militants lutte de classes.

Mais le combat continue, nous sommes toujours là, CGTistes, et pas réformistes.

Les cheminots attendent la jonction le 20 novembre, tous unis dans la lutte.

Solange 17/11/2007 06:53

Courage à tous les cheminots,il faut tenir jusqu'au 20 Novembre,nous vous rejoindrons dans la lutte contre la casse du service public,pour l'avenir de nos enfants.
Il ne faut pas croire ce que disent les médias,il y a des gens qui vous soutiennent,car si vous "tombez",nous sommes conscients qu'il sera impossible d'arrêter le rouleau compresseur de l'ultralibéralisme.
VOUS N'ETES PAS SEULS.

Syndicaliste 15/11/2007 16:03

Vu sur le blog de l'UL Mirail Toulouse:

Nous publions ici dans la catégorie POINT DE VUE l'opinion personnel de Mick Flynn, syndicaliste CGT. Nous invitons nos lecteurs de réagir (voir Ajouter un commentaire en bas de l'article).
La catégorie POINT DE VUE est un forum de discussion, de débat et d'échange fraternelle et les opinions exprimeés ne représente pas les positions de la CGT ou l'UL CGT MIRAIL.

Malgré le succès de la grève Thibault et Le Duigou préparent des concessions énormes

La participation à la grève était massive hier et la plupart des AG ont voté la reconduction.

25,000 manifestants à Paris et des défilés similaires avaient lieu dans des dizaines de villes dont Marseille, Perpignan, Lyon,Lille, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Grenoble, Saint Etienne,Rennes ,Rouen et Roanne.

Dans les universités l'agitation a atteint mercredi son niveau le plus élevé depuis 15 jours, avec 36 sites universitaires sur 85, et un IUT (institut universitaire technologique), en grève.

Mais les médias passent en boucle : la demande de rencontre de B.Thibault à X.Bertrand, l’acceptation de la négociation entreprise par entreprise en échange de la participation de l’Etat, ce qui n’est ni plus ni moins que l'abandon de la lutte collective, et l’abandon direct des secteurs les plus faibles et des 37,5 ans de cotisations, la liquidation de fait des régimes spéciaux.

La CGT citée sur toutes les radios, télés et journaux comme exemple de réalisme, de responsabilité, favorisant le déblocage et la sortie de 'crise', B.Thibault annonce que « la grève pourrait être raccourcie » alors même qu’elle n’était pas commencée ! Du jamais vu, une rencontre demandée quatre heures à peine avant le début d’une grève reconductible… Et dès le lendemain matin, l’acceptation par X.Bertrand de l’offre de service de Thibault.

Le Duigou, sur France Inter mercredi matin a été encore plus clair, puisqu’il admet ouvertement la réforme des régimes spéciaux, en ne mettant en avant que des questions salariales... jugez par vous-mêmes en ré-écoutant l’émission dans sa totalité : L'invité d'Inter

Il y a les précautions de style : « ce sont les assemblées qui décideront », « s’il n’y a pas d’avancées on continuera ». Mais Thibault et Le Duigou ont fixé comme délai un mois pour tenir les négociations d’entreprise, un mois de démobilisation qui nous mène… aux fêtes de fin d’année.

Pour Sarkozy, il faut aller vite, très vite, pour empêcher à tout prix la jonction avec les étudiants, la jonction avec la journée du 20 novembre qui avait tendance à se transformer en journée de grève générale, en grève politique anti-Sarkozy, contre le paquet des mesures de son gouvernement et leur cohérence.

Dans toutes les assemblées, il faut se battre contre les propositions de Thibaut et Le Duigou et pour la reconduction de la grève, au moins jusqu'au 20, pour renforcer la grève, faire la jonction avec la fonction publique et tous les secteurs du privé qui se mobilisent pour l'occasion.

Eugène 15/11/2007 16:20

Et bien merci à ce camarade d'avoir repris une partie de notre article sur le blog de l'UL Mirail Toulouse !Nous en profitons pour remercier également les camarades cheminots de Paris Saint-Lazare qui font une énorme pub pour ce même article en page d'accueil de leur forum !

chem37 15/11/2007 14:28

Commentaire recopié du Forum des cheminots de PSL :
"A Paris Saint-Lazare, l'AG a été puissante. Les prises de paroles se sont portées sur le fait que nous refusions tout en bloc, c'est à dire aucun allongement de la durée de cotisation, donc départ à 50 ans pour las agents de conduite, et 55 ans pour les autres, hors de questions de toucher ou déroger au statut, intégration des personnels PS25 à celui-ci, aucune décoté ne sera accepté, et le débat s'est mis également pour quelques intervenants sur l'avenir de la SNCF car la majorité à conscience que la stratégie est plus vaste que la seul remise en cause des régimes spéciaux.

Sur l'intervention de Thibault auprès du gouvernement pour une réunion tripartite, il y a débat au sein des militants de la CGT chez les cheminots. Certains essayent de nous la jouer "dialogue sociale" mais un bon de nombre de présents à la l'AG et notamment beaucoup de jeunes CGTistes disent que cela n'est que du vent et que comment peut-on négocier avec direction et gouvernement menteurs qui ne veulent que la peau du cheminots.

Pour ma part, je suis ulcéré mais pas surpris. L'intervention de Thibault me rappelle celle qu'il a eu au moment du conflit de la SNCF.