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1 décembre 2005 4 01 /12 /décembre /2005 12:54

Commentaire transmis par Erwan (CGT cheminots) le 30 novembre 2005

Quatre Fédérations de cheminots appellent à une grève reconductible par 24 heures à partir du 21 Novembre 2005 à 20h00.
« Non à la privatisation rampante » est le mot d’ordre.


La justification de D. Le reste sur le 21/11 Outre le fait que le processus de privatisation est entamé depuis 1999 au moins, la filialisation de la SNCF en entités autonomes économiquement Fret, Infra, Grandes Lignes, TER, Voyageurs s’est réalisé depuis des années dans le seul but d’ouvrir le marché du Rail à la concurrence. Le « paquet ferroviaire » européen a amené l’ouverture à la concurrence au niveau du Fret, il y a aujourd’hui au moins trois opérateurs privés dont Connex qui font rouler des trains à la place de la SNCF. L’ouverture à la concurrence du transport des voyageurs doit être une réalité avant 2008. La CGT, Sud-Rail, FO et la FGAAC (syndicat autonome des conducteurs de train) appellent donc à cette grève reconductible, disant vouloir se battre contre la privatisation rampante.
A la grande surprise des cheminots aucun travail préparatoire à la grève n’est mené à la base, les tracts syndicaux unitaires ont été distribués à peine une semaine avant le début du conflit, comme si tous les cheminots étaient décidés à mener cette bataille dure et longue sans discussions préalables, sans travail de conviction. Dès lors quel est le but des organisations syndicales ?
Un coup du type EDF, appeler à la grève les agents sans préparation puis rapidement juguler toute extension de la lutte. Pour finir par faire reprendre le boulot en disant « On a essayé mais çà n’a pas marché » ?
La direction de la SNCF dans une lettre de Louis Gallois, envoyée à domicile à tous les cheminots s’exprime de la sorte :
« Je veux partager avec vous ma vision des choses et prendre auprès de vous des engagements pour vous permettre de faire votre propre choix de façon éclairée. (…) Une grève longue remettrait en cause nos acquis ; elle serait évidemment très pénalisante pour les voyageurs et en particulier ceux qui sont les plus dépendants du train ; elle bloquerait la dynamique dans laquelle nous sommes engagés ; elle pourrait briser le redressement du fret et les aides publiques que nous devons percevoir (250 millions d’Euros liés aux résultats 2005). (…)Nous ne sommes pas en train de dessiner les pointillés de la privatisation comme je l’entends dire parfois. Je vous confirme par ailleurs que le Premier Ministre, Dominique de Villepin, a exclu de la manière la plus nette tout projet de privatisation de la SNCF. (…) Vous pouvez compter sur moi pour vous dire les choses telles qu’elles sont, même si elles ne font pas plaisir, vous appeler aux évolutions nécessaires, mais aussi défendre avec force et persévérance, l’entreprise publique de service public dont nous sommes très fiers. »
Hallucinant, n’est-ce pas ?

Cependant, je me pose cette question : puisque la grève risque d’être peu suivie vu le manque de préparation, pourquoi la direction de la SNCF trouve nécessaire d’envoyer au domicile de chaque cheminot cette lettre en forme de provocation ?
Peut-être que je me trompe et que la grève sera massivement suivie, auquel cas je suis enfermé dans une réalité professionnelle qui n’est pas la même que la plupart des cheminots, puisque l’ensemble des cheminots cotoyés sur mon poste de travail disent vouloir faire une journée de grève et c’est tout ou bien que les syndicats se sont foutus de leurs gueules sur les Retraites, or de question de recommencer un conflit dur.
Peut-être aussi que les bureaucraties syndicales et la direction de la SNCF ont un intérêt commun à ce que cette grève se fasse mais qu’elle échoue (assez rapidement si possible) histoire d’atomiser encore plus les cheminots (« Vous voyez y a rien à faire, personne ne veut se battre ») et de faire passer les vrais attaques une fois le moral dans les chaussettes.

Car soyons un peu observateur de la situation politique aujourd’hui.
Vouloir faire échouer les privatisations aujourd’hui avec un gouvernement qui utilise des décrets lois pour administrer , c’est concrètement demander la démission de ce gouvernement et la convocation d’élections anticipées. Or les bureaucrates réformistes n’ont aucun intérêt à çà pour deux raisons :
1) aucune alternative de « gôche » à proposer aux travailleurs contrairement à 95.
2) La situation marquée par la révolte des jeunes des quartiers populaires risque de faire grossir les votes Le Pen.

Donc je me pose la question : une grève reconductible pour arrêter la privatisation de la SNCF, sans chance de victoire est-elle utile aux travailleurs du Rail aujourd’hui ?
(j'avais écrit çà avant le début de la grève, je travaille sur un bilan, et la position de la Fédération CGT-Cheminots).

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commentaires

L
Dire que certains syndicalistes utilisent un système, certe ça existe et ça existera toujours. Un syndicat est fait d'homme et de femme qui peuvent revêtir différent aspect. <br /> Etant de la CGT, je combat fermement ce genre de "militants" qui prennnent l'habit revendicatif pour asseoir un régime de droit à but personnel. <br /> Sur ce qui est défendu sur ce blog, ce n'est pas de savoir si il fallait signer l'interessement ou non, sur l'action du 22 (dite recondutible) a eu des effets bénéfiques ou non, le débat n'est là.<br /> Il va y avoir un congrès confédéral du 24 au 28 avril à Lille. Il y a des orientations qui vont engager la CGT dans un chemin de type réformiste. Le document d'orientation est disponible sur internet et nous devons l'amender dans nos différentes instances.<br /> Réformes du systèmes de répartion des cotisations, réformes des structures, réformes des fédérations, création d'une internationale syndicale, etc.... le nombre de sujet à débattre ne manque pas.<br /> Pour le camarade Jacques, je voudrais bien savoir quel est sa position vis-à-vis de la politique générale dans le pays et dans l'entreprise sur le service public. Quel est également son sentiment sur les fermetures d'établissements, de triages, de vente de patrimoine, de la décrue des effectifs, des dangers de l'adossement de notre régime au régime général de la Sécu, des normes comptables IFR-IAS, des séparations et fusions des établissements, de CHEOPS, de PLI, des réductions de vitesses sur les voies, etc... <br /> Parler juste de l'interessement m'inquiète de l'état de santé psychologique dont certain se trouve à ce jour.<br /> Je connais parfaitement les problèmes financiers dans laquelle se trouve bon nombre de cheminot et pour cause, j'en fait parti.<br /> Mais faut-il pour cela s'accrocher à une prime de 160 euros qui ne sera pas un paliatif pour règler nos dettes financières?<br /> Faut-il pour cela admettre n'importe quoi avec un système de rémunération qui n'a rien de solidaire?<br /> Car justement Camarade Jacques, ici on parle de la CGT et nous, notre conception c'est la solidarité, issue des fruits des luttes de classe et de masse, pour la charte d'Amiens que je t'invite à lire car très significative sur ce que doit-être la CGT: revendicative, combative, n'acceptant pas l'individualisme et se voulant INDEPENDANTE.<br /> Alors j'invite le Camarade Jacques à venir nous rejoindre dans la lutte pour que la CGT soit l'émanation de la volonté d'émancipation des travailleurs.<br />  <br />  <br />  <br />  <br />  
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J
Le syndicalisme à la sncf, c'est avant tout les arrangements entre amis, et le moyen pour les delegues d'en faire toujours moins. Dans mon UO on le voit tout les jours. Quand les syndicats nous ont fait perdre les primes d'interessement, ceux qui se sont mobilises pour cette "cause" ne se rendaient meme pas compte qu'ils etaient utilises à des fins electorales : Il y a tres bientot des echeances electorales pour les OS, à la tete comme à la base pour le plus petit responsable syndical, il s'agit de garder ses avantages et ses privilèges. Une prime de 160 euros, c'est moins que ce que coute par jour à la SNCF un haut responsable syndical, juste en frais de bouche, sur le dos de ceux qui font avancer l'entreprise, c'est à dire ceux qui travaille. Car evidemment ceux qui négocient pour nous, sans nous consulter, n'ont pas travaillé depuis au moins 15 ans, quand ils ont déjà travaillé.Une prime pour tous, de la meme somme pour tout le monde, quelle que soit sa qualif, evidemment ça ne peut pas plaire aux syndicats, c'est trop démocratique,les patrons des syndicats cheminots n'acceptent pas d'avoir la meme somme qu'un AMVM, une femme de ménage ou un nouvel embauché.Aujourd'hui, qu'est devenu l'interessement ? Converti en projet VITE'S, il devait servir à l'amelioration des conditions de travail. Vaste blague ! Dans mon UO 90% de cet argent à servi à acheter des ordinateurs portables et telephones portables aux cadres (dont deux responsables syndicaux) pour leur usage privé et familial ! Nous,on nous a meme refusé une lampe de bureau ! Quand aux fauteuils qu'on avait demandé, refusé aussi et tout cela avec l'accord des syndicats qui pense (oui ces gens là pensent parfois !) que l'on en a pas besoin.<br /> Les responsables syndicaux se melent de tout et n'importe quoi, surtout ce qui ne les regarde pas. Par contre lorsqu'un agent a un vrai probleme, ou lorsqu'on leurs demande d'expliquer le pourquoi d'une grève, il n'y a plus personne. Dans mon UO tout le mode semble se soucier des problèmes de figeages et de postes non tenus, et particulièrement les responsables syndicaux, qui ne se genent pas, par contre, à faire imposer le figeage lorsqu'ils n'ont pas envie de tenir tel ou tel poste.<br /> Aucun syndicat ne peut etre crédible aujourd'hui à la SNCF . 
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E
salut Tof!<br /> J'ai été élu il y a deux ans à la CE du Syndicat des Cheminots de Nantes par le Congrès local CGT. Depuis, je n'ai d'abord reçu les invitations à la CE que quelques jours après la tenue des réunions (cachet de la poste faisant foi-vernis "démocratique" oblige) puis plus du tout d'invitation. Cette manoeuvre bureaucratique m'empêche dans les faits d'assister aux instances du syndicat dont le Congrès m'a élu.<br /> Alors je ne me fais aucune illusion sur ma possibilité de sièger au secteur fédéral, encore moins à y avoir la possibilité de défendre mes idées, qui pourtant à la base recueille l'adhésion des syndiqués ou non-syndiqués les plus combatifs.<br /> Ce qui explique mes divergences avec les camarades qui animent ce blog sur les possibilités de mener la bataille dans les syndicats en général, dans la CGT en particulier, mais ceci est un autre débat qui n'a pas forcément sa place ici.<br /> Si tu es intéressé par les textes de débat sur cette question tu peux m'envoyer ton adresse email à cco-ml@wanadoo.fr, je te transmettrais des textes de réflexion.<br /> Mon excuse d'avance aux camarades de Voie Prolétarienne pour cette annonce.<br /> amicalement<br /> Erwan<br />  
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T
    Salut Erwan;J'espère que tu prendra une place sur ton secteur fédéral où à la fédé (si c'est pas déja fait) aux prochaines éléctions. Il y a besoin de gars comme toi pour faire bouger les choses.Personnellement j'avoue que je suis un peut embrouillé. j'ai du mal à savoir qui a tors et qui à raison. Je pense tout de même que compte-tenu du rapport de force l'action du 21/11 a  permis de limiter la casse.Concernant l'interressement je n'ai pas vécu la même chose que toi. Je trouve que l' argumentaires a été bien préparé et bien avant les négociations. Il me semble que sur notre site, les syndiqués, (après avoir pris connaissance de l'argumentaire contre l'interressement), ont bien compris ces effets pervères et ne sont pas contre le rejet de cet accord par la fédé.    A+                Tof
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E
Ronan,<br /> nous n'avons rien gagné en terme d'emplois, tu le verras toi-même avec l'annonce faite par la direction de la suppression de 2700 postes dans le cadre du budget 2006 dont 60% au Fret où je bosse comme aiguilleur.<br /> la prime de 120 euros non uniforme est avant tout un cadeau aux plus gros salaires de la SNCF ainsi qu'à ceux qui n'ont pas fait grève et à ceux des parasites bureaucratiques qui pullulent dans les CE "estampillés" CGT et qui traitent les employés des CE comme des merdes. Le boulot de terrain j'en fais pas mal mais je ne te cache pas que l'étiquette CGT aujourd'hui est synonyme d'un "mandat" réformiste qu'il me semble de plus en plus dur de porter à défaut de le défendre.<br /> A force de tout justifier de la Fédération CGT, les militants partent laissant la place à des adhérents pour qui la CGT n'est utile que lors des notations.<br /> amicalement quand même<br /> Erwan Kérivel<br />  
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R
Erwann,<br /> La critique est facile mais l'art est difficile.<br /> C'est sur que nous n'avons pas tout gagne lors de la dernière grève des Cheminots mais on a gagné des choses quand meme :<br /> 850 emplois<br /> la renovation des voies<br /> l'engagement d'aucune fermeture de ligne<br /> une prime qui compte pour notre sécu<br /> etc etc ...<br /> Surement que la Fédération ne mobilise pas toujours comme il faudrait mais ca vaut toujours le coup d'essayer de se battre et de gagner quelque chose.<br /> Tu soupconne les dirigeants cheminots de vouloir un echec. A nous de mobiliser sur le terrain pour que les cheminots aillent le plus loin possible.<br /> J'espere que tu te contente pas de critiquer sans faire de travail syndical sur le terrain sinon tu peux toujours attendre pour la révolution.
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E
En guise de bilan de la grève du 22/11/2005 à la SNCF<br /> <br /> Tout d’abord, soyons clairs et nets, cette grève est un échec sur toute la ligne. Elle est un échec en termes de mobilisation (environ 25% de grèvistes), en termes de résultats obtenus par rapport aux revendications initiales, en termes de construction d’un rapport de force favorable aux cheminots pour affronter les échéances de luttes futures.<br /> 1) Une mobilisation faible<br /> Déjà largement échaudés par de précédents mouvements sans lendemain, le dernier en date la mobilisation du 04 Octobre, les cheminots n’étaient pas prêts à une lutte de longue durée et dès les premières AG, la volonté n’était pas à la poursuite du conflit. Pourquoi ? Plusieurs raisons l’expliquent.<br /> Premièrement, le contexte politique et social marqué par des défaites à répétition (SNCM) ou des mobilisations très faibles (Manif Edf du 08/11, des Services Publics du 19/11). Les défaites de ces travailleurs ont un impact sur la combativité de tous les travailleurs.<br /> Deuxièmement, l’absence de préparation du conflit à la base signe que la Fédération CGT cheminots ne voulait pas d’un conflit long.<br /> Troisièmement, des revendications floues dans lesquelles les cheminots ne se retrouvaient pas. La question de l’opposition à la « privatisation rampante » a été battue en brèche par les cheminots qui s’aperçoivent dans leur quotidien que le « rubicon » a été franchi depuis longtemps concernant le processus de privatisation (RFF, Filialisation des Entités, Ouverture du Fret à la concurrence, Emplois précaires et de droit privé en augmentation). C’est pourquoi, très rapidement la CGT a « laissé de côté » cette revendication pour centrer l’appel à la grève sur des revendications salariales et d’embauches. D’autant plus que ces dernières semaines la Fédération CGT a fait un bilan négatif de son opposition à la signature de l’accord sur la Prime d’Intéressement. Cette prime quantifiée à 160 Euros pour l’exercice 2004 et 250 Euros pour celui de 2005 a été rejetée par principe par les Organisations Syndicales majoritaires CGT, Sud-Rail et FO à juste titre. Cependant, la base de la CGT était plutôt favorable à l’obtention de cette prime pour des raisons de bas salaires et de non-augmentation salariale significative pour cette année encore. Ne voulant pas céder un pousse de terrain à Sud-Rail, la CGT a adopté une position commune mais sans explication et conviction à la base de la justesse de sa position elle s’est retrouvée en porte-à-faux avec sa base. Elle devait donc rattraper le coup, et c’est pour çà qu’elle a ensuite tout misé sur les revendications salariales.<br /> Quatrièmement, la campagne médiatique abjecte des journaux et télévisions montant la population contre les grèvistes qui « faisaient grève sur des fantasmes », tous les politiques s’étant accordés de De Villepin à Chirac en passant par Perben à dire qu’il n’était pas question de privatisation de la SNCF.<br /> 2) Des résultats ridicules<br /> Les résultats de la négociation entre les Organisations Syndicales appelant à la grève et la direction de la SNCF jugés par Didier Le Reste comme des « avancées significatives » sont ridicules. Faute de mobilisation et voyant que Gallois ne lâcherait rien de plus, le grand écart de la Fédération CGT a été de faire croire à des acquis significatifs pour faire reprendre le travail aux cheminots dès le lendemain 23 Novembre 2005 en donnant le goût d’une victoire.<br /> Les cheminots n’ont pas été dupes et les dirigeants syndicaux ont été parfois hués, parfois critiqués ouvertement dans les AG. La majorité des cheminots ont un sentiment de trahison une fois de plus et le moral est au plus bas. Les 120 Euros de prime exceptionnelle a été la seule annonce en terme salarial, en terme d’embauches des annonces ont été faites mais avec aucune garantie ni calendrier de mise en œuvre. La CFDT a eu ensuite le jeu facile de dire : « Voilà sans la grève vous auriez eu 160 et 250 Euros, avec la grève vous en avez 120 ! ». D’autant plus que ceux des cheminots ayant fait deux jours de grève, les 120 Euros servent à « payer » cette grève.<br /> 3) L’avenir de la combativité<br /> Beaucoup de cheminots CGT sont dégoûtés de la conduite de la grève. Après d’autres grèves sans lendemain, ni acquis significatifs gagnés par la lutte, le sentiment de résignation gagne, d’autant qu’on ne voit pas comment infléchir la politique syndicale. Certains parlent de « déchirer leur carte », d’autres d’aller à Sud-Rail ou FO mais sans aucune conviction. L’impression de tous est que quelque chose s’est tramé sur notre dos entre la CGT et la direction de la SNCF. La direction de la SNCF a lâché des annonces d’embauche et une primette pour faire en sorte que la Fédération des Cheminots CGT puisse faire gober aux cheminots que la lutte avait payé, tout en se préservant d’une grève longue à laquelle la Fédération ne souscrivait certainement pas. Les enjeux pour les bureaucrates syndicaux de la Fédération CGT des Cheminots étaient un positionnement par rapport à Thibault en vue de briguer la place de secrétaire Confédéral pour Le Reste par une posture « combative », et de soigner son image en vue des élections professionnelles à la SNCF.<br /> Thibault quant à lui s’est fait un devoir de laissé Le Reste s’enfoncer tout seul et nul doute que la résignation consécutive au conflit jouera pour lui en vue d’un recentrage de la politique syndicale s’appuyant sur le déficit de combativité.<br /> <br /> <br />
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