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1 décembre 2005 4 01 /12 /décembre /2005 12:56
Jeudi 1er décembre 2005



«
 Demain le changement »
de JC Le Duigou

Oh Noooon ! Surtout pas ce changement là !


1)
Il s’agit d’un livre (sous titré Manifeste pour un nouveau syndicalisme) écrit par un responsable syndical qui est en quelque sorte la « tête pensante » de la CGT. Une « éminence grise » comme on dit. En arrière plan par rapport à Thibault, Dumas et autres, c’est lui qui pilote toutes les négociations complexes sur les sujets vastes (retraites, sécu…). Même si c’est un livre personnel, il faut le critiquer. On notera par ailleurs qu’il reprend des articles entiers publiés par ailleurs pour la CGT, comme celui sur la Sécurité Sociale Professionnelle, (voir l’article  à ce propos) publié en février 2005 dans Analyses et Documents économiques, qui est reproduit à peine modifié comme chapitre 6 du livre.


2) C’est un projet ouvertement et explicitement réformiste. C'est-à-dire dont l’objectif est de tenter d’améliorer la société telle qu’elle est, sans la bouleverser.
                        - Le marché est dans l’ordre des choses :
« Le marché, nous le connaissons. Nous cherchons à l’orienter, à la maîtriser, à le transformer. Nous ne sommes pas pour l’abolir comme cela a été fait dans l’expérience soviétique ! […] Nous voulons conquérir une économie de marché, avec ses règles, ses institutions, ses garanties, mais aussi ses outils publics et ses dimensions non marchandes. […] Certes, certains rêvent encore d’une « abolition globale du marché », plutôt que d’une transformation de celui-ci. Cela me paraît aussi décalé que les exhortations de M. Seillière, qui affirme que « l’économie doit rester à l’écart de la politique ». » (p248). Le marché n’a aucune justification immuable : une société fondée et organisée pour la satisfaction des besoins de l’immense majorité n’a nullement besoin de marché et de concurrence.
                        -         La croissance est une valeur positive
« La croissance a besoin d’être confortée et soutenue » (p103) On ne s’interroge pas de savoir à qui elle profite d’abord en régime capitaliste : aux exploiteurs ou aux exploités.
                       
-         L’entreprise doit pouvoir faire des bénéfices :
« Qu’une entreprise fasse des bénéfices n’est nullement condamnable » (p37) Ouups !
                        
-         La compétitivité est un critère normal
« Il n’est pas question d’ignorer la contrainte de compétitivité des entreprises. L’idée « d’interdiction des licenciements » est de ce point de vue ni réaliste, ni ambitieuse. Sa mise en œuvre se retournerait très vite contre les salariés. Il faut être beaucoup plus ambitieux et créer un droit d’intégration dans l’emploi. » (p106/107) Accepter le critère de compétitivité, c’est accepter la guerre économique, la concurrence. C’est au départ se ligoter les mains et refuser une société basée sur les besoins et la solidarité, peut-être moins compétitive, mais beaucoup plus utile socialement.
                       
-         Il faut inventer une nouvelle efficacité économique :
« Dans un contexte marqué par l’accroissement d’échelle de la concurrence, la base d’un dialogue social ne peut être que de nouveaux objectifs sociaux appuyés d’une recherche d’une nouvelle efficacité économique » (p169) « L’évolution du secteur public doit donc s’inscrire dans une réflexion plus globale sur une  problématique de « désétatisation des entreprises publiques » qui n’abandonne pas l’objectif de nouvelle efficacité économique face à la contrainte des marchés et de la rentabilité. Il faut savoir distinguer entre les fins et les moyens : des moyens qui deviennent partiellement obsolètes et qu’il faut renouveler ; et des fins, notamment une maîtrise collective de la politique de développement économique et social, qui demeure un objectif plus que jamais indispensable » (p216/217)
                      
-        
Il faut peser sur les choix de société :
« Les salariés interpellent vigoureusement les différentes institutions, réclamant moins des solutions toutes faites auxquelles ils ne croient plus, que des outils, des informations, des points d’appui pour construire eux-mêmes leurs réponses. Ils veulent peser sur les choix qui les concernent de manière autonome et veulent qu’on leur donne les moyens de réaliser cet objectif. Le mouvement cherche à s’émanciper des cadres anciens. » (p243). S’émanciper surtout de l’idée et de l’espoir d’une révolution véritable, c’est cela que veut dire JC Le Duigou.
                      
-         Et pourquoi pas l’autogestion ?
« Les partis politiques n’ont pas répondu au mouvement de la société. Les aspirations à la participation et à l’autogestion ont été repoussées dans les années 70 au profit de la conquête du pouvoir d’Etat. Une fois installés, les gouvernements de gauche ont rapidement repris les recettes du libéralisme, la toute puissance du marché, étouffant l’initiative citoyenne » (p29). L’autogestion, dans le cadre du capitalisme, donc de la mondialisation, de la concurrence et du marché, est un leurre et une plaisanterie pour les travailleurs. Ce n’est que le rêve des cadres qui s’imaginent savoir mieux gérer le capitalisme que les patrons !!!
                      
-         Il faut trouver une troisième voie entre libéralisme et révolution :
« Entre la « pensée unique » [donc le libéralisme, NdC] et la dénonciation de « l’horreur économique » [les effroyables bolcheviks que nous sommes, NdC], il est en effet nécessaire d’ouvrir la voie à une véritable politique de développement social. » (p247).


3) C’est un projet qui est dans la filiation directe du projet du PC d’il y a vingt ans
·         C'est la critique du capitalisme actionnarial, de la logique capitaliste actionnariale, en gros du capitalisme financier. « Le capitalisme financier mondialisé semble marcher sur la tête » (p49) « La dépendance accrue des entreprises, des gouvernements et des banques vis à vis des marchés de capitaux a été un puissant vecteur de la domination des critères de rentabilité financière dans toutes les décisions qui font la marche de l’économie » (p43). Or depuis Lénine (les années 1910, quand même…), on sait que le capitalisme et le système bancaire et financier ont fusionné pour créer ce qu’on appelle l’impérialisme.
·                   
Valorisation du capitalisme industriel, « insuffisance des investissements industriels, comme souligné dans le rapport Beffa » (p38). Comme si le capitalisme industriel était moins exploiteur que le capitalisme financier, pour autant qu’il y ait une différence entre les deux (voir ci-dessus !)
·                   
Nous vivons une mutation technologique majeure : « Le monde de l’entreprise, la notion d’entreprise elle-même sont sans doute en train de subir une transformation aussi importante que celle qui a accompagné la transformation des commerçants aventuriers du Moyen Age en fabricants en grande série de l’ère industrielle » (p51) Mais, « cette mutation est dévoyée » (p50) « Les nouvelles technologies informationnelles introduisent variabilité et flexibilité dans le processus de production » (p51). Allons bon, on nous ressert la plaisanterie modernisée de « la mutation informatique » dont tout le monde parlait dans les années 80… Une mutation chasse l’autre !
·                   
Il faut démocratiser la société et l’entreprise. Des droits nouveaux pour les salariés, un contre-pouvoir syndical et responsabilité sociale des entreprises. (p183)
·                   
C’est de manière assez explicite, la vision d’un capitalisme à visage humain et raisonnable, où l’exploitation a disparue. « Dans un contexte marqué par l’accroissement d’échelle de la concurrence, la base d’un dialogue social ne peut être que de nouveaux objectifs sociaux appuyés d’une recherche d’une nouvelle efficacité économique » (p169)


4) C’est un projet modernisé, qui se distingue de ce vieux projet
·                    C’est un projet qui se situe en termes de besoins sociaux, d’autogestion, et pas d’étatisation ou d’industrie lourde. Les restructurations mondiales sont passées par là.
·                   
C‘est un projet mondialiste et pas nationaliste : « Faire bloc avec l’Etat autour de quelques firmes mondialisées à base française, sortes de « champions nationaux » affrontant la guerre économique, est illusoire » (p231) Mais qui sous-estime complètement les implications de la guerre économique mondiale pourtant décrite : « La guerre économique mondiale : affrontement financier et monétaire sans précédent, véritable guerre des capitaux qui provoque la fragilisation des diverses collectivités nationales et sociales établies » (p226) Les seules propositions relèvent de la mise en place de règles sociales mondiales et d’un fonds de développement mondial puissant… autrement dit, on frise l’impuissance.
·                   
C’est une vision large, globale, écologique, féministe (un chapitre entier), sociale de la société, et non plus une vision corporatiste étriquée, productiviste du développement économique : « Les réflexions sur le développement durable sont nées d’une critique du productivisme caractérisant le mode de développement des Trente Glorieuses. […] Dans ce mode de développement, l’élargissement du marché joue un rôle fondamental. […] Il ne faut pas pour autant en cacher les effets pervers. Ce modèle productif a été très coûteux en ressources naturelles et a eu des effets négatifs sur l’environnement. » (p44/45)
·                   
C’est une vision qui n’a plus comme projet qu’une démocratisation générale de la société, et qui prône donc l’abandon des revendications radicales, au nom d’une conception réformiste et de la complexité globale de la société : « L’objectif des 32h est dangereux parce qu’il ne correspond en rien au rapport de forces actuel. » De plus, « le travail a commencé à changer et devient de  plus en plus rebelle à son enfermement dans une plage de temps clairement délimitée et mesurable, ce qui constituait une caractéristique essentielle du travail industriel classique » (p136)


5) C’est un projet qui se rapproche de l’anarcho-syndicalisme à l’ancienne.
Il est frappant de voir tout au long du livre les références qui sont fort peu critiques à l’égard de l’anarcho-syndicalisme traditionnel ou du syndicalisme révolutionnaire du début du XXème siècle.

 

Si l'on analyse quelques unes des conclusions finales :

- Nécessité d’un profond renouvellement de l’action politique (sans plus de détails)
- La question de l’Etat est au cœur du rapport entre syndicat et politique
- Cela bouleverse la manière dont chacun – Etat, partis, mouvement syndical – doit penser sa fonction
Tout laisse à penser que la conception nouvelle de JCLD est celle d’un syndicalisme de contre-pouvoir pour s’adapter en permanence aux évolutions du capital, sans plus s’intéresser à la question du pouvoir, clairement méprisée à la suite de l’échec des pays « soviétiques » : « L’échec du « soviétisme » et de ses succédanés a discrédité la gestion par l’Etat » (p264)

Par contre, c’est un projet qui se propose avec une vision globale de la société et une proposition générale, cohérente, de transformation dans tous les aspects de la vie. Qu’avons-nous à lui opposer ? C’est un grand enjeu du syndicalisme de classe et de la politique communiste révolutionnaire.

Voilà. Cette critique ne rentre pas dans tous les détails, tel ou tel aspect, comme l’immigration (chapitre 9), les services publics (chapitre 12), la sécu (chapitre 5) etc. Le livre est assez mal structuré dans sa logique (du moins d’après nous) et le compte rendu fait ci-dessus se contente de tenter de tracer le sens général qu’il porte et qui va permettre de faire comprendre les orientations défendues dans la CGT.  

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Publié par Où va la CGT ? - dans Analyses
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commentaires

Pedro 12/02/2006 01:23

Au vu de pareilles réactions, ce n'est pas gagné.
Mais ne soyons pas défaitistes.
D'ailleurs de pareils evenements sont susceptible de donner lieu a prise de parole sur le sujet pendant le congrés.

On va voir...

ls ont des craintes, il s en ont toujours eu. Des craintes que des tendances s'expriment.

Seulement voilà, les temps ont changés et les tendances ne sont pllus des maladies honteuses mais l'expression naturelle de la pluralité et de la singularité de chacun.

Ils vont devoir s'y faire.

Salutations

Pedro

Où va la CGT ? 12/02/2006 16:31

Aux divers camarades qui se sont exprimés sur le sujet (Pedro, le Cheminot), nous renvoyons à un nouvel article "L'anarchosyndicalisme et la CGT", à cet endroit qui reprend le débat initial...Continuons le combat contre la dérive réformiste de la CGT !
"Où va la CGT ?"

Le Cheminot de Paris Saint Lazare 11/02/2006 22:07

Tout d'abord, je tiens à te remercier pour les éclaircissements que tu m'as apporté.
On peut dire que l'aveuglement mélangé à l'alcool fait mauvais ménage pour certains militants de la CGT. Mais il faut se rassurer: on est d'un autre niveau de réflexion pour ne pas tabasser le premier venu qui même ayant pour but d'en découdre (verbalement j'entends) avec les cégétistes.
Cela pourrait illustrer ce qui s'est passée le jeudi 2 février à Montreui, pour la journée organisée par la fédération des cheminots pour les jeunes. Le fait que des camarades distribuant des papiers pour promouvoir le blog "où va la CGT" déclanche une réaction du service d'ordre du jour afin d'expulser du trottoir (lieu public) des personnes qui sont de la CGT, m'interroge sur le peu de serénité que font preuve certains.
APPAREMENT, AU VU DE LEUR REACTION DEMESUREE, IL ONT PEUR.!!!!!
Incroyable mais vrai. La fédération des cheminots possèdent des moyens incontestablement supérieurs aux blogs, forums, journaux ou autres qui veulent que le débat s'ouvrent réellement pour le congrès confédéral. Et pourtant, ils ont des craintes.
Comme quoi, et cela même avec des moyens de communication et d'information gigantesques, seul le fond l'emporte sur la forme.
OBLIGEONS CEUX QUI VEULENT CADENASSER LE DEBAT A S'EXPLIQUER DEVANT LES SYNDIQUES !!!

 
 
 
 

Pedro 11/02/2006 21:23

En fait, erreur, ce n’etait pas en 2000 mais en 2004.

En 2001, la CGT demande à la pref de police de Paris d’interdire (en vain) le cortege de la CNT le 1er mai.

En 2003, un anarcho-syndicaliste a été sérieusement bléssé et en 2004 trois jeunes militants ont été agréssés dont un gravement.

Les faits se sont déroulés sous les yeux de plusieurs personnes dont des militants de Sud.

Sud a manifesté sa solidarité de meme la LCR qui avait publié un communiqué (http://www.lcr-rouge.org/archives/050604/vitedit.html ).

Communiqué de l’udas : http://udas.org/index.htm

La CGT a été sollicitée pour une rencontre qui l’a refusée.

Tout cela illustre malheureusement la conduite dictatoriale qui peut encore regner dans certains milieux militants.

Cela n’illustre en rien ce qui se passe tous les jours entre syndicats et militants. La Cgt, SUD , la CNT sont très souvent dans des intersyndicales et dans des luttes communes.

D’ailleurs en tant que militant de la Cgt, je ne peux que saluer la conviction de nombreux membres de la Cnt et leur capacité à syndiquer de jeunes et parfois très jeunes ouvriers.

Meme si je pense que le projet de developper un syndicat sur un base affinitaire en partant d'un groupuscule est vaine, mais c'est un autre débat.

Je sais qu’une plainte avait été déposée mais j’en ignore les suites.

Le syndicat de la presse adhérent à la CNT à également publié son communiqué et invité les cégétistes à protester auprès de l’UD et de de la Conféré .

http://sipm-cnt.org/article.php3?id_article=186&var_recherche=cgt

Il invité également à manifester son soutien à la victime.

Ce que mon syndicat et moi même comptons faire.

Salutations cégétiste, Pedro

Le Cheminot de Paris Saint Lazare 04/02/2006 22:04

Quels ont été les suites données à cette affaire? La CGT a t-elle présenté ses excuses ou bien y a t-il eu un recours en justice?
Merci d'avance pour la réponse

Pedro 04/02/2006 21:39

La contestation d'un projet de la cgt qui la conduit vers un syndicalisme d'accompagnement est indispensebles comme il est indispensable de reperer ses défenseurs et théoriciens qui font leur trou dans la cgt.

Néanmoins cet article comporte des aspects qui confinent à l'absurdité.

D'un coté, on dénonce l'acceptation du capitalisme et d'un autre coté on se plaint d'une absence de critique de l'anarcho-syndicalisme qui serait sans doute aux yeux de votre groupe le pire des crimes.

Qu'on me dise ce qu'est un "anarcho-syndicalisme à l'ancienne...

Les anarcho-syndicalistes n'ont pas vocation a faire de la Cgt un syndicat d'accompagnement et il serait bon de sortir de cette logique de dénonciation par etiquetage et anathemes.

Les anarcho-syndicalistes existent et beaucoup d'entre eux animent des sections avec parfois beaucoup de conviction à la Cgt et des luttes communes ont été menées entre des syndicats Cgt et CNT.

On a tout a regretter que des propos de ce type existent encore pour diviser ou anathémiser des militants ouvriers. Et finalement les diviser.

Comme nous avons a regretter les evenenements du 1 er mai 2000 :

http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=3894

Un peu de responsabilité de tous les militants ouvriers et une acceptation finale des tendances.

Salutations cégétistes

Pedro

Le Cheminot de Paris Saint Lazare 31/01/2006 22:09

Finalement, le constat est simple. On veut transformer la CGT en un syndicat d'accompagnement, qui adoptera qu'une posture revendicative et qui sera de ce fait intégré dans la gestion d'entreprise.
Bernard Thibault est un faible. Je ne suis pas certain qu'il est compris les dangers de ce qui est en train de se passer dans les instances confédérales.
J'ai trouvé édifiant son attitude lors du conflit des retraites en 2003. Avoir été invité à se rendre à un meeting du Parti Socialiste, il a accepté mais je n'étais pas convaincu (en tout cas à ce moment précis) qu'il était le maître de la situation. Se rendre à ce genre de rendez-vous est lourd symboliquement. La CGT a travers sa personne s'autorise à penser qu'en fin de compte, le PS ont été juste les victimes d'une erreur électoral et que leur politique n'a pas été si mauvaise que cela.
Qui se cache t-il derrière ces attitudes ambigues? L'appareil réformiste mené par LE DUIGOU est ouvertement voué à l'acceptation du capitalisme. "Il faut s'adapter au réalité économique et social."
La co-gestion avec le patronat est le principe érigé par le 48e congrès confédéral. Il s'appuie notamment sur les engagemnts pris au sein de la CES.
Les revendications que nous devont faire aboutir pour sauver la CGT des griffes des réformiste sont les suivantes:
-Quitter la CES
-Demander l'abrogation des traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice.
-Demander l'abrogation de l'acte unique
-Recentrer nos revendications sur la charte d'Amiens.
C'est peut-être beaucoup, mais se sera un passage obligatoire pour voir renaître une CGT, de lutte de classes et de masse
 
 
 
 
 
 

Toto 12/12/2005 10:19

Trop, beaucoup trop de syndicalistes sont en contact étroit avec les grands dirigeants d'entreprise.
Le traitement "social" qui leur est réservé dans ces milieux les "aide" à comprendre que le grave problème du capitalisme reste l'action syndicale.
Saint-Gobain est exemplaire dans cette action. Laboratoire d'essai du MEDEF, plus rien de la loi n'y est respecté dans la plus totale indifférence des représentants des Organisations Syndicales, CGT comprise, qui semblent avoir compris que l'intérêt suprême de l'Entreprise, pour l'avoir confondu avec l'intérêt personnel, est le profit et donc l'enrichissement de certains.
C'est ainsi que nos "gradés", récupérés par le pouvoir de l'argent, remercient leur pourvoyeur en se chargeant de la sale besogne d'étouffer, par l'intérieur, toute velleité syndicale vraie.
Voilà la vraie raison du virage que certains voudraient imposer à la CGT.
Quelle sera la réaction des adhérents en constatant que leur argent n'aura servi qu'à leur nuire?
Si la puissance des multinationales, après avoir "convaincu" les politiques et la justice, "persuade" aussi les dirigeants syndicaux...

Il est temps de nettoyer cette pourriture! Il sera bientôt trop tard!