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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 13:20
Samedi 23 mai 2007
Charte de solidarité des travailleurs de General Motors - GM
(adoptée au Conseil International des Travailleurs de l'Automobile - mai 2007 à Stuttgart)

GM2.jpgNous les délégations de GM au 5ème Conseil international des travailleurs de l’automobile déclarons :
Nous sommes des militants syndicaux, des délégués du personnel, membres des CEs et ouvriers de base du syndicat des ouvriers de l’automobile d’Inde, d’Allemagne (Bochum, Eisenach, Rüsselsheim), de Belgique, de GM/Colmotores Colombie, de GM/Togliatti en Russie, de Saragosse en Espagne, du syndicat des ouvriers de l’automobile UAW aux Etats Unis.

Nous disons NON à la politique de General Motors de défendre sa première place de constructeur dans le monde sur le dos des ouvriers. Non à la suppression de 40 000 postes et à la fermeture de 12 à 14 usines aux Etats Unis. Non à la menace de fermetures d’entreprises en Europe, non aux menaces actuelles sur l’usine d’Anvers.

Nous nous dressons contre les atteintes aux droits ouvriers, à l’emploi et aux conditions de travail, qui dégradent nos conditions de vie et qui détruisent la santé de nos camarades. L’existence  des précaires permet de pousser toujours plus loin l’absence de droits. Nous refusons d’avoir « n’importe quel travail. » Nous ne bradons pas nos emplois. Notre jeunesse, pour son avenir, a besoin de postes à des conditions correctes. Jeunes et anciens – ensemble pour l’avenir de la jeunesse. Nous luttons pour chaque poste ! Nous avons des expériences de luttes importantes : aux Etats Unis en 1998, à Bochum/Allemagne en 2000 et en 2004, en Colombie en 2006 et à Anvers/Belgique en 2007. Dans le monde entier, nous travaillons dans un ensemble d’unités de production commun.

Nous avons compris : nous sommes forts si nous arrivons à surmonter la division. Cela veut dire pour les équipes : TOUS ENSEMBLE - les travailleurs en CDD, les intérimaires, les salariés sous-traitants et dans l’usine même, les travailleurs actifs et les travailleurs au chômage ! Nous devons avancer au niveau international, au niveau du groupe. Les contrats pour chaque site qui nous poussent à la concurrence sont le mauvais choix. Solidarité ne veut pas dire de partager les peines mais de lutter la tête haute ! Nous ne nous soumettons plus au chantage.  Nous voulons mettre notre unité dans l’automobile à la disposition de la classe ouvrière entière pour passer à l’offensive dans le monde entier ! Nous y avons une grande responsabilité. Nous exigeons :
•    A travail égal, salaire égal !
•    Pour le droit de grève internationale, global, complet et légal !
•    Pour une réduction du temps de travail sans perte de salaire au niveau mondial ; 6 heures par jour !
•    Libres activités syndicale et politique dans le groupe et ailleurs
•    Reconnaissance des syndicats dans l’ensemble du groupe et au niveau mondial !
•    Transformation des emplois intérimaires en emplois fixes !

GM3.jpgNous avons besoin et nous défendons les syndicats forts et non liés à un parti qui regroupent les ouvriers et nous y contribuons par une activité positive. Nous militons pour nos droits syndicaux et nous protestons contre toute forme d’oppression dans le groupe, contre les licenciements politiques et l’assassinat des syndicalistes comme en Colombie.
Un pour tous – tous pour un ! C’est encore plus urgent aujourd’hui qu’hier et vise l’avenir. Nous déployons un large débat sur la façon d’arriver à une société solidaire, dans laquelle exploitation et oppression seront absentes.
Nous militons:
•    Pour nous informer mutuellement de notre situation et de nos luttes et les faire connaître. Nous organisons un débat large dans nos équipes pour qu’elles viennent à bout de toute sorte de manière de pensée diviseuse, de concurrence et démoralisante. Nous n’acceptons pas de contrats sur le dos des salariés de GM des autres pays.
•    Pour organiser la solidarité concrète et ne pas nous faire abuser pour briser des grèves.
•    Pour soutenir tout camarade, concerné par la répression de GM
•    Pour le soutien le plus divers au-delà des frontières : soutien financier, moral, par des actions de solidarité jusqu’aux formes de luttes de l’avenir – des journées d’action, des manifestations massives et des grèves au niveau du groupe -  unies et coordonnées au niveau international.

Dans l’ensemble de nos usines et nos syndicats, nous allons faire connaître cette charte et convaincre de plus en plus de camarades de la porter.
Le moment est venu de surmonter frontières et limites : les limites des sites, les frontières des pays, les limites de l’impuissance. Luttons ensemble, main dans la main !

Suivent les signatures :

Colombie – Sindicato Sintraime Seccional Bogota
Espagne  –
CGT Confederation General del Trabajo (CGT Espagne)
Russie – GM AvtoVAZ Local of Interregional Autoworkers Trade Union – Andrej Lyapin
USA – Larry Goldbetter UAW (Syndicat unifié des ouvriers de l’automobile UAW USA, groupe 1981)
Allemagne – Militants du journal d’entreprise « Blitz » et ouvriers de Rüsselsheim, Bochum et Eisenach
Inde – GAUTAM MODY NTUI (Nouveau syndicat d'Inde)
Belgique – Délégation pour le Conseil international des ouvriers de l’automobile de GM Anvers
GM4.jpg

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Publié par Où va la CGT ? - dans International
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Eugène 02/07/2007 18:37

Message reçu sur le mail de "Où va la CGT ?" signé par un responsable de la FTM-CGT, apparemment en réponse à un questionnement d'un camarade CGT de General Motors :

"Non on n'a rien loupé du tout.

Les signataires sont des groupuscules ultra minoritaires d extrême-gauche à l'image de la CGT espagnole qui est un groupuscule anarchiste, ou de ceux de Blitz en Allemagne. On n'est pas dans l'éclair (blitz en allemand) mais dans la construction revendicative de longue durée.

Nous sommes dans les coordinations FEM, qui sont plus productives en terme de contenus revendicatifs et en terme de proposition d'actions et de mobilisations (grève et solidarité financière par ex. récemment)

La plateforme commune de la FEM et les activités de luttes (Ajembura, ou Delphi à Cadix) rassemblent beaucoup de travailleurs et ont un impact très important au Portugal ou en Espagne.

Il vaut mieux rechercher l'efficacité qui rassemble les travailleurs en Europe et a une vraie portée revendicative et qui fait bouger les rapports de forces plutôt qu'une pseudo radicalité qui assèche et rétrécie le mouvement, qui s'agite dans un bocal qui sent le renfermé.
Ch Pilichowski