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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 15:32
Samedi 7 Avril 2007

Appel de l'opposition métallurgique ABC - Saõ Paulo - Brésil

Bresilvolks.jpgVolkswagen Brésil licencie les travailleurs en mauvaise santé et le directeur du Syndicat des Métallurgistes de l'ABC.

En 2006, Volkswagen a fait 2.720 millions d'euros de bénéfices, ce qui signifie une augmentation de 145% par rapport à 2005. En plus de cela, la BNDES (Banque Nationale de Développement Économique et Social, banque d'Etat qui sert à financer les projets des entreprises privées) a accordé des crédits et des prêts d'environ 1.500 millions de dollars lors des 6 dernières années. Cependant, pendant ces 6 années, 7 000 emplois ont été supprimés, et Volkswagen prétend licencier près de 3.600 travailleurs en 2007.

Lors de la première phase de licenciements, 1.300 postes ont été supprimés jusqu'au mois de janvier. Ainsi, une usine qui atteignit les 40 000 ouvriers dans les années 80 envisage de réduire son personnel à 6 ou 7 000 ouvriers en 2010. Cet objectif étant fixé, l'entreprise Volkswagen a recours à toutes sortes de moyens pour réduire les effectifs : fraudes, mensonges, chantages et menaces de fermer le site d'Anchieta (San Bernardo, à l'ABC - initiales qui désignent le pôle industriel de la périphérie de Sao Paulo). En plus de cela, l'entreprise licencie des travailleurs atteints des maladies professionnelles, ces derniers ayant entamé un procès en justice contre l'Institut National de Sécurité Sociale. Pour parvenir aux buts du plan de licenciement et en finir avec la résistance des travailleurs, la direction, comme on pouvait s'y attendre, s'attaque maintenant à l'organisation syndicale des travailleurs, elle viole la législation brésilienne du travail, la Constitution Nationale et les Conventions de l'Organisation Internationale du Travail.

Dans les listes de licenciement on trouve les noms des dirigeants syndicaux de l'historique Syndicat des Métallurgistes du ABC, dont le Président de la République lui-même, Lula, fut un dirigeant dans le passé.

En montrant un dédain absolu pour les droits des travailleurs, Volkswagen vient de licencier Rogerio de Cerqueira Romancini, travailleur à l'entreprise depuis 6 ans et demi, et élu à la direction du syndicat pour le mandat 2005-2008. La direction avait déjà licencié un autre dirigeant syndical à la fin de l'année dernière, le camarade Biro-Biro. Encore une fois, la direction de Volkswagen s'attaque à l'ensemble du mouvement syndical brésilien en licenciant les dirigeants syndicaux pour mieux dégrader les droits des travailleurs. Si Volkswagen a été capable de licencier le dirigeant du Syndicat des Métallurgistes du ABC, le syndicat le plus ancien de notre pays et qui a été au coeurs dès grandes luttes des années 70 et 80, si cette attaque est possible, cela veut dire que l'entreprise ne respectera plus rien. Cette attaque doit donc être arrêtée !

C'est pour cela que les membres du Comité d'Usine et les directeurs du Syndicat des Métallurgistes de Volkswagen appellent l'ensemble du monde syndical et populaire, le mouvement étudiant, les parlementaires, les hommes politiques et les personnalités, de tout le pays mais aussi du monde entier à manifester un rejet massif envers ce coup porté au coeur de la classe ouvrière brésilienne.
  • Non aux licenciements à Volkswagen !
  • Non aux attaques de Volkswagen contre les Organisations ouvrières !
  • Pour la défense de l'organisation syndicale des travailleurs !
  • Réintégration immédiate de Rogerio Romancini et Biro-Biro !
Signataires: Membres du Comité d'Usine Volkswagen: Tico (aile 3), Wagner, Eder et Neto (ailes 4 et 2), Alemao (aile 13). Directeurs du Syndicat (CSE): Ermano (aile 14), Brandao (aile 5), Curie (salle des machines).

Motion de Soutien International.

Dans la nuit du 16 février 2007, à la veille du carnaval, l'entreprise Volkswagen du Brésil a, de manière totalement arbitraire, licencié de l'usine de Sâo Bernardo do Campo, Rogerio Cerqueira Romancini, syndicaliste des Métallurgistes de l'ABC. Récemment, en novembre 2006, l'entreprise avait déjà licencié un autre syndicaliste, connu des travailleurs sous le nom de Biro-Biro.
Il convient de rappeler que de tels procédés ont lieu au moment même où l'entreprise bat des records de vente et de profits (2700 millions d'euros seulement pour l'année 2006), a utilisé près de 1500 millions de dollars du BNDES pour réaliser des investissements, et, parallèlement, est en train de mettre en place un plan de licenciement inhumain, qui concernera 3600 travailleurs jusqu'en 2008.
Cette attitude de l'entreprise est totalement inacceptable. C'est la démonstration que ce qui intéresse Volkswagen, c'est réaliser de plus en plus de profits, et ce, quel qu'en soit le coût humain. Le licenciement des dirigeants syndicaux est, qui plus est, une attaque au droit des travailleurs de s'organiser syndicalement.
C'est pourquoi, nous manifestons par la présente déclaration notre indignation face au licenciement des travailleurs de Volkswagen Brésil et affirmons notre solidarité inconditionnelle envers les syndicalistes qui ont été licenciés. Dès maintenant, nous exigeons l'immédiate réincorporation de Rogerio et de Biro Biro, syndicalistes des Métallurgistes de l'ABC.

À envoyer à :

Sr. Nilton Junior, Diretor de Relaçôes Trabalhistas da Volkswagen do Brasil: nilton.junior@volkswagen.com.br

Copies à:
José Feijo, Présidente do Sindicato dos metalùrgicos do ABC: presidencia@smabc.org.br
Rogerio Romancini: rogerioromancini@uol.com.br / Assessoria Conlutas: assessoria@conlutas.org.br

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Publié par Où va la CGT ? - dans International
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