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17 septembre 2026 4 17 /09 /septembre /2026 08:22

Jeudi 17 septembre 2026

Violences sexistes et sexuelles DANS la CGT : procès en appel le 30 septembre !

 

Vieille affaire, quatre ans et demi déjà…

Un haut responsable de la CGT 94, opposant notoire à la ligne confédérale, était accusé de viol par une militante de son syndicat. C’était le début de « l’affaire Amar », dont nous avons parlé à plusieurs reprises sur ce blog (voir les liens des articles ci-contre)

 

Rappelons le contenu du procès en cours, qui n’est pas celui de l’auteur, rappelons-le : sans dire UN mot de la victime, Benjamin Amar attaque en justice les militant.e.s et structures qui l’ont dénoncé au nom de « l’atteinte à la vie privée ». Glauque…

Un militant CGT connu est visé, Gérald Le Corre, inspecteur du travail à Rouen, qui a d’ailleurs participé activement à la réalisation d’une brochure de la CGT Normandie, un « Manuel d’Enquête concernant les Violences Sexistes et Sexuelles au travail », dont nous avons également fait la promotion (« Manuel d’enquête élaboré par la CGT Normandie concernant les Violences Sexistes et Sexuelles au Travail »).

 

Condamné de manière surprenante en première instance en février 2025, ce camarade a bien entendu fait appel, et sera rejugé le 30 septembre à la Cour d’appel de Paris (dans l’île de la Cité). Pour l’occasion, il y a à nouveau un appel à faire connaître cette « procédure bâillon », et à un rassemblement le jour même pour soutenir notre camarade.

 

Nous publions ci-dessous l’appel de son syndicat, et serons présents ce jour-là au tribunal avec lui, en solidarité fondamentale contre les violences sexistes et sexuelles, précisément au moment où le parlement débat d’un projet de loi « intégrale » sur le sujet, au-delà même de ses limites.

Sans oublier que le dernier congrès confédéral a voté, à une large majorité, l’intégration aux statuts du « Cadre Commun contre les violences sexistes et sexuelles » (voir « Congrès de la CGT : toujours les mêmes contradictions »). 

Atteinte à la vie privée, Mr Amar ? Nous, nous reprenons le mot d’ordre du mouvement féministe à propos des victimes : « On te croit ! ».

 

#CGTMeetoo !
La CGT doit être irréprochable et en pointe contre les violences sexistes et sexuelles, y compris en interne !
Solidarité avec Gérald Le Corre !

 

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commentaires

R
Bonjour<br /> <br /> En effet la vidéo diffusée lors des assises de la santé en 2024 est édifiante ainsi que l'article<br /> https://assises-sante-travail.ouvaton.org/2016/03/12/pourquoi-gt1-2026/<br /> <br /> Nous ne savons plus qui est l'agresseur. Un ami de force ouvrière nous a informé qu'il avait reçu la lettre diffusée par celui qui est soutenu. Il a été choqué de l'avoir reçu sans l'accord de la victime. A priori selon lui beaucoup de personnes l'ont reçu et de nombreuses entreprises. Quid de la protection des données de cette victime.<br /> Nous nous demandons si nous sommes pas dans un remake de la brute, la bête et le truand...<br /> Pour les agressions et viols dans les syndicats il y a un blog sur Mediapart Resyfem. Il recense toutes les agressions et violences faites aux femmes dans les syndicats.<br /> Beaucoup d'omerta encore dans les syndicats...<br /> <br /> Soutien aux victimes des violences dans les syndicats!
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A
Bonjour,<br /> je me permets de réagir sur cette publication bien que la précédente publication sur le Manuel d’Enquête concernant les Violences Sexistes et Sexuelles au travail » soit plus adapté. <br /> <br /> Pour avoir tout l'historique de la rédaction de ce guide et la généalogie, voir cette intervention de l'AVFT qui recadre les choses lors d'une table ronde syndicale animée par monsieur Gérard Le Corre dont vous dites qu'il a participé activement à l'élaboration : https://link.infini.fr/avft2024 <br /> <br /> voir aussi ce texte distribué lors des dernières assises de la santé et la sécurité des travailleur-euses au travail : Pourquoi n’y a-t-il pas d’ateliers sur la santé des femmes lors de ces assises 2026 ? https://assises-sante-travail.ouvaton.org/2016/03/12/pourquoi-gt1-2026/
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A
Plein de structures CGT défendent les agresseurs et stigmatisent les victimes. Après avoir dénoncé un viol (avec un gros faisceau d'indices) dans mon syndicat départemental, j'ai été suspendu sans motif. Les co-secrétaires défendent l'agresseur de façon cynique et hypocrite.
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L
Soutien a Benjamin Amar, Il faut arrêté de regarder par le trou des serruresdes chambre à couchés
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L
Votre soutien à ce monsieur est d'un autre temps. Si vous prétendez militer dans des OS progressiste, il est grand temps de vous former sur les questions des violences sexistes et sexuelles. Pour rappel : Lorsqu’un représentant syndical est mis en cause pour des VSS, il y a plusieurs questions. Est-il pénalement coupable ? C’est à la justice d’en décider.<br /> Peut-il continuer à exercer des responsabilités syndicales ? C’est aussi une question politique, institutionnelle et éthique.<br /> Le HCE en 2022 écrivait : « Les personnes mises en cause pour violences n’ont pas leur place au sein des institutions représentant la société ». Mais alors, la présomption d’innocence ? Elle demeure. Parce qu’écarter politiquement une personne d’une responsabilité n’est pas la condamner pénalement. La justice décide de la culpabilité ? Une institution décide de ceux auxquels elle confie sa représentation et ses responsabilités.<br /> Et en cas de classement sans suite ? Même distinction. Un classement sans suite met fin, à ce stade, aux poursuites engagées par le parquet. Il ne constitue pas une condamnation. Mais il ne constitue pas davantage un jugement d’acquittement. Il n’a précisément pas eu de procès. <br /> Et ce point est essentiel. En 2025, le HCE a consacré une partie entière de son rapport sur les viols et agressions sexuelles aux classements sans suite. Son constat : « Les classements sans suite sont MASSIFS ». Le HCE y documente les difficultés de preuve, les défaillances et les obstacles auxquels sont confrontées les victimes. Un classement sans suite ne permet donc pas, à lui seul, de transformer une absence de poursuites en certificat d’innocence factuelle.<br /> Quelles responsabilités pour les élus ? <br /> Le HCE rappelle l’exigence particulière d’exemplarité qui s’attache aux responsables politiques. Il appelle les partis et les institutions à mettre en place des mécanismes de contrôle, de prévention et d’accompagnement. Au-delà des mesures conservatoires pendant l’enquête, il recommande de mettre en place des procédures internes pour imposer une éthique : un contrôle indépendant des VSS, des cellules de vigilance, des règles de bonne conduite et des principes de précaution. L’enjeu n’est pas seulement juridique, il est démocratique. <br /> En clair, il est temps d’agir. Les VSS ne sont pas une affaire privée. Elles sont un enjeu démocratique qui concerne toute la société. La lutte contre ces violences suppose des institutions exemplaires ; à la hauteur des droits et des valeurs qu’elles défendent. Des responsables politiques crédibles pour une démocratie plus juste.