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27 janvier 2026 2 27 /01 /janvier /2026 15:00

Mardi 27 janvier 2026

44 militantes et militants exclus de la CGT 31 sans vote, débat ni consultation

 

Nous avons reçu le courrier suivant, que nous publions, en sachant qu'il reflète pour une très large part la réalité. Depuis des années, l'UD31 est totalement déchirée entre factions bureaucratiques opposées, un secrétaire Cédric Caubère qui fait ce qu'il veut et contesté de tous côtés, une opposition menée par le NPA qui ne sait pas où elle va, et un fonctionnement invraisemblable. Voilà des mois que les choses dégénèrent, en novembre 2024 l'UD avait par exemple à la toute dernière minute bloqué les portes de la Bourse du Travail où devait se tenir un meeting de soutien à Georges Ibrahim Abdallah à l'initiative du Collectif Jeunes CGT (voir leur courrier de l'époque ICI). [Edit 17h20 : ce n'était pas la CGT-SELA qui était à l'origine du meeting de soutien à GIA, mais le Collectif Jeunes CGT]

Au delà des détails, c'est toute l'UD qui est gangrenée jusqu'à la moëlle... D'où la publication du courrier des camarades.


Camarades,

 

Nous sommes le Syndicat des Étudiant-e-s, Lycéen-ne-s et Apprenti-e-s CGT de Haute-Garonne. Depuis six ans, nous organisons, défendons et accompagnons des lycéen-e-s, étudiant-e-s et apprenti-e-s en formation et en entreprise face à la précarité et l'exploitation, dans une logique de lutte collective et d’émancipation.

 

Nous avons été convoqué-e-s le 13 janvier par deux membres du bureau chargé-e-s de la Qualité de Vie Syndicale de la Commission Exécutive de l'Union Départementale CGT 31. L’objectif annoncé de cette réunion était que les membres QVS nouvellement élu-e-s rencontrent les syndicats de l’UD. Lors de cet échange nous avons appris notre exclusion de la CGT, présentée comme une décision nationale de la Confédération actée en amont des travaux pour le 54ème Congrès confédéral. Cette décision aurait été validée par la CE de l’UD 31 lors d’un “point info”, sans débat, sans vote, sans que nous ayons été consulté-e-s une seule fois. En six années d’existence, aucune critique syndicale sur notre ligne ou notre pratique ne nous avait pourtant été adressée par l’UD CGT 31.

 

Cette mise à l’écart brutale, imposée par le haut, constitue une rupture grave avec les principes démocratiques que la CGT prétend défendre. La Confédération invoque le fait que le 53ème congrès confédéral aurait refusé les SELAs, ce qui est faux étant donné qu’en amont de ce Congrès les SELAs n’étaient pas reconnus et qu’il a été voté lors de celui-ci qu’ils étaient en expérimentation, ce qui était donc une avancée pour les SELAs. Nous pouvons toutefois noter que la rigueur de l’application de la démocratie syndicale n’est pas non plus très soutenue nationalement, étant donné que nous n’avons pu avoir aucun échange avec la Confédération dans cette phase d’expérimentation. La justification par la directive confédérale n’est qu’un prétexte pour l’UD CGT 31 étant donné que d’autres Unions Départementales n’ont pas suivi cette décision.

 

Les QVS ne nous ont donné aucun argument en faveur de notre désaffiliation à l'échelle de l'UD. Nous avons tenté de demander un véritable entretien afin de discuter avec la direction de l’UD. L’UD n’a à ce jour fourni aucune réponse. Croisé-e-s à la Bourse du Travail le 24 janvier, le Secrétaire Général et une autre membre de la CE nous ont communiqué leur refus d’organiser cette réunion et ont qualifié la décision nationale de prévisible, causée par notre “manque de participation aux instances” et le fait que nous soyons “moins visibles”, nous serions “en rupture avec la CGT”. Si nous trouvons cette justification non recevable au vue du rythme très soutenu de notre activité ainsi que des victoires syndicales obtenues depuis 6 ans, il est vrai que récemment nous organisons moins fréquemment qu’avant des évènements à la Bourse du Travail car nos demandes sont refusées, parfois au dernier moment, comme notre dernière soirée de Noël Solidaire à destination des étudiant-e-s isolé-e-s. Il nous a également été reproché que cette conversation aurait dû avoir lieu lors de notre dernier Congrès, auquel nous avions invités l’UD sans que personne ne s’y rende.

 

Au-delà de notre cas, cette décision est révélatrice d’un fonctionnement profondément bureaucratique et verrouillé de l’UD CGT 31. Le dernier congrès de l’UD CGT 31 en est une illustration flagrante. Opacité des procédures, débats politiques évacués, votes confus, listes imposées et contestations ignorées : ces pratiques répètent un fonctionnement éloigné de la démocratie syndicale revendiquée par la CGT. Notre propre syndicat s’est vu ainsi dans un premier temps privé de droit de vote au Congrès sans justification, puis autorisé avec 14 voix sans justification, puis finalement rétablie à 42 sans aucune autre forme d’explication.  Qui peut juger un tel fonctionnement convenable pour notre Union Départementale, à une heure où il apparaît plus que nécessaire de se pencher sur les difficultés rencontrées par nos organisations syndicales.

 

Ce décalage croissant entre les valeurs affichées et les pratiques réelles affaiblit et participe à la confiscation de la démocratie syndicale par quelques personnes, au détriment des syndicats de base et des militant-e-s. Ce mode de fonctionnement éloigne la CGT de celles et ceux qu’elle prétend organiser. Dans le contexte politique cette exclusion est un nouveau symbole désastreux. Elle ne fait que renforcer la division, affaiblir la solidarité de classe et envoyer un message clair : certaines formes de militantisme, certaines jeunesses organisées, n’auraient plus leur place dans la CGT.

 

En accord ou non avec le modèle de syndicalisme que nous défendons, il apparaît inacceptable que de telles pratiques aient lieu au sein de la CGT. Nous qui avons lutté pendant 6 ans pour construire un syndicalisme à la hauteur des enjeux de l'époque, ne pouvons que constater l’esprit étriqué de celles et ceux pour qui la lutte des places représente le seul horizon, et qui occupent malheureusement les directions de nombre de nos organisations syndicales.

 

Avec mépris pour celles et ceux qui ont abandonné toute idée d’émancipation collective au profit de méthodes patronales. Avec respect pour le passé et le présent de milliers de syndiqué-e-s qui continuent de porter le drapeau rouge de la lutte des classes, nous continuons le combat. Conscient-e-s que cette décision n’est pas représentative de l’ensemble de la CGT, nous continuerons à travailler à la base avec les syndicats pour défendre étudiant-e-s, lycéen-ne-s et apprenti-e-s.

 

Nous vous encourageons à diffuser le plus largement possible ce mail afin de prévenir des décisions anti-démocratiques ayant cours au sein de l’UD CGT 31.

 

Syndicalement,

CGT-SELA 31
Syndicat des Étudiant-e-s,
Lycéen-ne-s et Apprenti-e-s
CGT Haute-Garonne

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commentaires

B
Le Canard Enchaîné 24/2/26<br /> CGT-Agroalimentaire- Les salades des incroyables Huck<br /> Par Emmanuelle Souffi<br /> <br /> Condamnée pour détournements de fonds, la famille Huck à la tête de l’une des plus grosses fédérations cégétistes ne compte pas raccrocher : le fils brigue un nouveau mandat en tant que secrétaire général. Du militantisme désintéressé ?<br /> Diriger la fédé de l’agroalimentaire et forestière (Fnaf), l’une des plus grosses de la CGT (4 millions d’euros de budget annuel), ça donne de l’appétit. Depuis les années 1980, la famille Huck règne sur cette structure, dont le congrès se tient jusqu’au 27 février à Gémenos (Bouches-du-Rhône). Après deux décennies de gestion par le daron – Alfred, dit « Freddy » –, le fiston, Julien, lui a succédé au secrétariat général. Sa compagne et sa mère y travaillent aussi.<br /> Une dynastie soudée… jusque dans les prétoires. <br /> En octobre 2024, ces quatre-là ainsi que trois de leurs proches, responsables actuels et anciens, ont été condamnés par le tribunal judiciaire de Bobigny pour abus de confiance ou recel, et même blanchiment aggravé pour le père et un de ses sbires. Le clan avait accordé à Freddy de juteuses indemnités de retraite (71 794 euros versés).
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L
A Toulouse Cédric Caubère fait régner un ordre stalinien.<br /> Je me souviens de ce déplacement que nos avions organisé avec les grévistes de l'Holiday inn à Toulouse fin 2016 lors de la grève finalement victorieuse après 111 jours de conflit.<br /> L'UD CGT a donné des ordres de boycott de cette manifestation qui a pourtant réuni une cinquantaine de personnes et a été couverte par FR3.<br /> Elle a empêché les grévistes de Mac Donald de nous rejoindre.<br /> Motif du boycott: c'était une grève menée par une intersyndicale CNT-SO CGT-HPE. A pleurer
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F
Il existe des régles Conféderales que même l’UD a l’obligation de les appliquer. et que l’UD doit respecter. La CGT en general est en train de suicider grace a des pratiques mafieuses et d’un comportement d’autoritarisme et abusif, pour que des petis chefs devenus grands qui ce comportent pire que des Patrons et qu’oublient que ce sont les cotisations de ceux qu’ils méprisent qui les rémunèrent.
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D
Le droit de se défendre, lors des procédures disciplinaires internes, est fondamental. Le fait de ne les pas respecter ce principe ne peut que susciter un soutien aux camarades concernés, indistinctement de leurs pratiques et ligne syndicale. Merci pour cet article éclairant.
G
équipe Binet/Vidallet/Brun.... , ça fait du dégât...
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B
je ne crois pas que ce soit l'affaire de quelques personnes. il est urgent de remettre les choses dans le droit chemin.