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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 18:41

Lundi 23 novembre 2020

Toray-CFE : pas une seule suppression de poste !

 

Les conséquences de la pandémie ne se sont pas faites attendre. Pour les monopoles, c’est un alea de plus dans la guerre économique mondialisée, et une occasion de plus de se restructurer pour maintenir les taux de profits.

Les dizaines de milliards déversés à flots par le gouvernement et la Banque Centrale Européenne pour maintenir « le système » à flot, il va bien falloir les payer un jour. Quant aux entreprises capitalistes impérialistes, c’est tout de suite que ça se joue pour le futur, sans perdre de temps.

 

Et c’est la valse des licenciements. Il y a tous ceux annoncés dès juin (voir notre affiche de l'époque en fin d’article). Et il y a la deuxième vague, avec TUI, Bridgestone, Danone, de multiples sous-traitants de l’aéronautique, des grosses PME. Et il y a maintenant Toray CFE, une entreprise chimique japonaise sur plusieurs sites dans les Hautes Pyrénées, également sous-traitante de l’aéronautique.

 

Mais là, ça ne passe pas. Depuis le 15 octobre et l’annonce d’un PSE avec la suppression de 42 emplois, c’est la grève à répétition dans les usines de Lacq et Abidos avec à la tête une CGT combative, et un seul mot d’ordre « pas une seule suppression de poste ». Dans la période actuelle où la résignation est forte sous le rouleau compresseur macronien et la répression qui va avec (la loi de Sécurité Globale), c’est un exemple pour tous les travailleurs.

Car la lutte pour l’emploi est compliquée, et il faut être intransigeant avec la défense des intérêts des travailleurs, nous y revenons en permanence sur ce blog.

Voir tous les articles de ce blog sur le sujet : « Défendre l’emploi, mais pas n’importe comment », avec les exemples passés d’Air France, PSA, Fralib, Goodyear, Continental, Philips et bien d’autres.

 

D'ailleurs, la solidarité ne s’est pas fait attendre, d’abord dans le collectif des travailleurs de l’aéronautique qui s’est constitué en Septembre à Toulouse (dont la CGT Toray fait partie), mais plus largement dans la Chimie avec le soutien de la Fédération, ou les autres unités du groupe (à Lyon en particulier).
La réponse de la direction est violente et procédurière, trois délégués sont convoqués au tribunal pour « grève illicite », on croit rêver, mais c’est bien la tendance du capitalisme macronien par les temps qui courent... L’audience devait avoir lieu lundi matin, elle est reportée à ce mercredi.

 

Partout soutenons le combat des camarades de Toray !

Participons largement à la collecte de soutien sur Leetchi, https://www.leetchi.com/c/solidarite-avec-les-toray  

 

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