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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 17:00

Lundi 31 août 2020

La lutte continue à Ibis Batignoles

 

Après le confinement et la réouverture prévue ce 1er septembre, les femmes de chambre de l’hôtel Ibis reprennent le combat et appellent à un rassemblement demain, à 12h devant l’hôtel Porte de Clichy.
Rappel de nos articles précédents :

Sous-traitance hôtelière : 50 jours de grève à Ibis Batignoles ! 

La grève à l’hôtel Ibis Batignoles se poursuit

Depuis Juillet 2019, les femmes de chambre mènent un combat exemplaire contre la sous-traitance, contre un patron voyou bien connu dans le secteur STN et contre une multinationale bien française, ACCOR. Avec toujours le mot d’ordre de ré-internalisation au cœur de leurs revendications.

 

Soutenons le combat des femmes de chambre de l’Ibis Batignoles ! Tou.te.s à leurs côtés demain mardi devant l’entrée de l’hôtel !

 

Nous publions également un tract tout à fait à propos également diffusé par la CGT-HPE contre les licenciements qui commencent à poindre du nez dans le groupe ACCOR, dans la foulée des fermetures liées au virus. Malgré les très importantes aides de l’Etat (chômage technique, trésorerie, prêts…) la World-Company saute sur l’occasion pour restructurer et s’adapter au nouveau contexte de crise.

Précisons que nous ne partageons pas l’argument, très répandu dans les milieux syndicaux, comme quoi quelque part « les patrons peuvent payer », vus les profits passés ou présents, ou vues les aides de l’Etat. Ce n’est jamais un argument valable pour les syndicalistes de classe, car il aboutit à nous enchaîner à la gestion et à la comptabilité capitaliste, à des règles du jeu économiques qui ne sont pas les nôtres… Très vieux débat qui date des années 80 – et sans doute même avant – mais qui ouvre la porte à l’acceptation de fait des licenciements en cas de difficultés économiques avérées dans la concurrence économique mondialisée. Car cette guerre économique entre requins capitalistes elle existe bel et bien, avec ses vainqueurs et ses vaincus quoique ce soient toujours les prolétaires qui en fassent les frais, d’un côté comme de l’autre ! C’est le système qu’il faut combattre, pas s’adapter à des règles du jeu qui ne sont pas les nôtres !

On défend l’emploi, on se bat contre les licenciements, parce que c’est notre vie, nos intérêts, et que le futur du chômage est insupportable dans un monde barbare qui nous écrase au quotidien.

Alors profits ou pas, aides de l’état ou pas, non aux licenciements, dans l’hôtellerie comme ailleurs !

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