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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 15:50

Vendredi 15 mars 2018

De quoi les élections à Air France sont-elles le nom ?

 

Les élections professionnelles viennent de se dérouler à Air France, et la CGT continue de s’effondrer à 9,25% des suffrages, même plus représentative ! Voir ci-contre les résultats des trois précédents scrutins pour mesurer les évolutions au fil des années.

Ce résultat – catastrophique – suscite chez les camarades de la CGT un flot de commentaires pour s’émouvoir, s’indigner, juger définitivement, ou simplement pour s’interroger. Et il y a de quoi.
Mais le débat ne va pas très loin, paralysé par le « mode de pensée » qui règne dans nos rangs et empêche de creuser pour trouver les vraies raisons. Alors, essayons d’ouvrir quelques portes, bien entendu sans nous substituer aux camarades d’Air France, encore à la CGT ou l’ayant quitté, qui seuls pourrons tirer le bilan.
D’ailleurs ces camarades sont invités à s’exprimer sur ce blog, y compris bien sûr pour contester éventuellement les propositions qui suivent.

 

De restructuration en restructuration…

 

Depuis 2011, l’entreprise a perdu près de 10 000 emplois, fruit des divers plans de restructurations, plans « Transform » et autres « Perform 2020 ». Voilà le contexte électoral, et l’affaire des chemises déchirées s’inscrit là-dedans (octobre 2015). On peut relire tous les articles du blog à propos d'Air France ICI.

 

La lutte contre les restructurations est une des pierres de touche qui sépare le syndicalisme réformiste du syndicalisme de classe.

On connaît trois positions possibles face aux restructurations :

  • Le réformisme d’accompagnement. Au nom de « ça pourrait être pire », ou « c’est mieux que rien », on s’insère dans la gestion de l’entreprise, au mieux on revendique un meilleur partage du gâteau (voir le conflit sur les salaires). C’est le cas de FO, de la CFDT, de la CGC, de l’UNSA, du SNPL ou du nouveau syndicat 2.0 SNGAF etc… dont les résultats des uns et des autres fluctuent au fil des élections et des rapports de force locaux et nationaux.
  • Le syndicalisme de classe. Un syndicalisme qui analyse correctement le monde capitaliste, la guerre économique mondialisée, la concurrence entre requins exploiteurs, qui démonte tous les volets de l’aggravation de l’exploitation pour ancrer l’activité syndicale sur « la défense des intérêts des travailleurs et rien d’autre », sans compromission avec la marche de l’entreprise. Qui ne réclame pas un « meilleur partage du gâteau », mais défend l’emploi, les salaires, les conditions de travail sur la base de la défense des intérêts et des besoins des plus exploités. Et qui construit donc une orientation de rupture avec le capitalisme pour préparer une issue révolutionnaire. Et en même temps, du fait de la clarté de ses positions, il acquiert la confiance des masses combatives.
  • Le réformisme radical. Il critique les réformistes pour se coucher devant les exigences patronales (ce qui est évidemment juste), mais revendique « une autre politique », un « meilleur partage des richesses », des « contreplans industriels pour le transport aérien » et autres fariboles sur le « développement humain durable ». Il reste dans le cadre d’un système où selon eux les patrons font les « mauvais choix », mais ils ne comprennent rien à la réalité fondamentale du capitalisme. Et il ne se démarque des purs réformistes que par une certaine radicalité, l’exigence de luttes dures. C’est le cas de la CGT et de SUD.

Aujourd'hui, ce sont ces syndicats combatifs, réformistes radicaux qui paient la note. La CGT perd la moitié de son influence depuis 2011, SUD un tiers.

C’est cela qu’il faut comprendre.

La période actuelle, partout, c’est une régression dans la conscience des travailleurs, qui se manifeste à chaque plan de restructuration : « There Is No Alternative », TINA comme l’acronyme prêté à Margaret Thatcher dans les années 80, « Il n’y a pas de plan B ». Idée martelée jour après jour, année après année par la bourgeoisie pour éteindre toute tentative de révolte, semer la résignation et valider ses plans. Associé à l’échec de la gauche au gouvernement dans les années 80, et à l’échec du capitalisme d’Etat à l’Est (chute du mur de Berlin à l’Est en 1989), tout cela a ancré dans les consciences la résignation et le repli – bien sûr à contre cœur, bien sûr sans empêcher de futures révoltes.

 

Les réformistes radicaux combattent cette théorie, mais sur une base fausse : « Oui, on peut faire autrement, oui il y a un plan B », pas besoin de rupture révolutionnaire. Or, la réalité de l’économie mondialisée est un peu connue des travailleurs (la concurrence), et ils ne croient plus à ces mirages. Faute d’une orientation vraiment anticapitaliste, ils préfèrent le réformisme crédible et cohérent (FO, CFDT etc.) à la radicalité d’un réformisme illusoire et sans issue – d’autant que la répression féroce (l’affaire de la chemise déchirée) a laissé des traces dans les consciences.

Quand en plus un nouveau patron (Ben Smith), arrivé après un désaveu de son prédécesseur (le référendum du 4 mai 2018), sait y faire pour désamorcer les conflits récurrents et gérer le réformisme ambiant, c’est l’échec assuré.

 

Les particularités à Air France

 

On notera d’une manière générale le suivisme de la CGT vis-à-vis de l’intersyndicale – voir le communiqué puant signé en août 2018 suite à nomination Ben Smith. On peut comprendre à la fois l’aspiration des travailleurs à l’unité (on connaît ça…) et la crainte de la CGT de s’isoler. Mais il y a là un bilan à faire : n’est-ce pas l’intersyndicale qui a servi de passe plat aux divers réformistes en validant l’accompagnement de la gestion ?

 

Il faudra aussi revenir sur les affaires internes de la CGT Air France, toujours très agitée depuis fort longtemps. Pour cela on pourra relire quelques articles de ce blog :

Et ça continue. Fin 2015 (en plein dans l’affaire des chemises) la CGT fait le ménage dans la section Roissy Escales et vire 500 adhérents pour des raisons obscures, au prétexte de dérives religieuses radicales, ce que reprendra sans précautions Philippe Martinez sur France Info  (voir l’article de France24), ensuite démenti par la CGT Air France elle-même – il s’agirait d’affaires de clientélisme et de corruption.

En 2017, le bureau de section est à son tour exclu…

Voici ce qu’en dit sur Facebook Didier Altis ex secrétaire de la section syndicale :

« Ex-secrétaire de la plus grosse section CGT Air France à Roissy Escales (7000 salariés!), ex membre de la CE Air France, exclu avec tous les membres le bureau de section en avril 2017 en total désaccord avec les syndiqués de notre section !!! En 2015 notre section faisait 24% à Roissy Escales !!! En 2019, moins de 9% !!! Activité et présence syndicales nulles en 2 ans ... pas de campagne électorale !! Nous avions prévenu le Secrétaire National de l'époque, aujourd'hui planqué dans les mêmes locaux que le DRH, que la section ne se relèvera pas de notre départ !!! Lui et tous les membres du BN nous ont ri au nez !!! Du coup, les salariés n’avaient plus que 3 choix : FO, CGC et CFDT... comme un collègue m'a dit : j'ai voté pour le moins pire !!!

 

 Le Bureau National a voulu nous imposer une "mise sous tutelle" de la section, qui aurait pour conséquences de ne plus écrire un tract, ne plus avoir de négociations avec nos responsables locaux, ne plus avoir la main sur la désignation de délégués syndicaux locaux, en fait de devenir de simples pantins et distributeurs de tracts centraux et VRP pour récupérer des adhérents !!! Inacceptable !!! Les adhérents de notre section ont massivement rejeté cette tutelle !!! La réponse que l'on a eu de notre Bureau National : " Ce ne sont pas les adhérents qui décident, c'est la Commission Exécutive Nationale " Du coup, nous avons refusé la tutelle donc nous avons été exclus.... Voilà l'explication...

 

Les désaccords ne portaient pas du tout sur le fond, sur les revendications, sur les moyens d’action, juste sur des rapports humains... notre section fonctionnait très bien, sinon on n'aurait jamais pu faire 24% aux élections de 2015 !!! Et si cette décision était justifiée, elle n'aurait jamais dû entraîner à ce score historique de 9% !!! »

 

Il est bien difficile de démêler ce qui tient de l’orientation, de la qualité de vie syndicale et ce qui tient des questions de personnes, dont les conflits augmentent au même rythme que la confusion dans notre confédération (voir les conflits à la CGT Commerce, où l’on constate des pratiques similaires). C’est aux camarades d’Air France de faire le tri et le ménage…

 

Mais tant qu’on n’aura pas compris ce qu’est le réformisme syndical, et en quoi le réformisme radical ne permet pas une démarcation réelle et une vraie construction d’un syndicalisme de classe, gageons qu’on va continuer à voir de telles dérives, qui vont à nouveau déboucher sur des conflits et de telles catastrophes électorales…

 

[nota : prenez le temps de lire les commentaires à la suite de cet article, débat avec un militant Air France. Et n'hésitez pas à intervenir]

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commentaires

Chapi 23/05/2019 01:08

Je crois que pour savoir de quoi les élections à AF sont le nom,
il convient d'abord de savoir d'où on parle.
Syndiqué CGT depuis de nombreuses années, militant à Air France Industries et donc
très déçu du résultat des élections.
On peut tenter une analyse des résultats comme nous l'avons fait à Toulouse :
- la sociologie de l'entreprise a changé avec les départs massifs de ces dernières années, nous avons vu la disparition de
bastions ouvriers importants comme ORLY-NORD par exemple où le vote CGT était ancré, et de façon plus générale les anciens
qui partent et qui entendaient la voix de la CGT sont remplacés (en partie...) par des jeunes que nous avons plus de difficultés
à faire voter pour nous.De plus nous sommes quasiment absents de certains secteurs de l'entreprise, comme le centre informatique
de Toulouse par exemple.
- A cela s'ajoute un corporatisme fort dans les métiers : personnel navigant, mécanos, plus la catégorie des cadres...
inutile de dire qu'avec l'individualisme ambiant, les syndicats corpos gèrent leurs affaires tranquilles...
- Trop de syndicats tuent le syndicat : plus de 12 syndicats avec les alliances, 7 représentatifs pour signer les accords pourris
- Justement il convient de lire les résultats en voyant bien que FO, CFDT, CGC, sont représentatifs car ils ont fait alliance avec
les PN sans ça ils ont des résultats modestes et certains n'attendraient pas 10% pour être représentatifs.

Alors oui il y a des "affaires" dans le syndicat mais bon on va dire que ça fait partie de la vie, ça montre la difficulté
à trouver des militants qui tiennent la route.
Le problème vient certainement de notre façon de militer, d'organiser les luttes, le problème c'est que nous ne mettons plus en tas
entre nous pour débattre, s'empailler et trouver une solution, à mon sens il y a aussi une dérive vers la facilité des réseaux sociaux.
Des problèmes récurrents pour tout le monde et on n'arrive pas à les surmonter, pourtant quand je suis la façon de faire des
Gilets Jaunes du coin, ils font ce que les camarades faisaient "avant" : passer du temps entre eux à réfléchir, la dernière fois par
exemple un GJ avait préparé un exposé sur la Révolution Française qu'il présentait aux autres, je les entends parler de
Maison du Peuple pour se retrouver (ils l'ont fait à Montpellier)...Nous, nous croyons tout savoir parce que nous avons bien étudié
le dossier avant d'aller voir les patrons au CE ou au CA et nous passons notre temps en représentation du personnel dans les
réunions-directions. Il y a des camarades qui doivent redescendre sur terre...


Après je ne sais pas s'il est pertinent aujourd'hui de classer les syndicats entre réformistes, révolutionnaires,
révolutionnaires mous du genoux, réformistes radicaux ou révolutionnaires énervés, ce qui détermine ce qu'ils sont
ce sont les choix qu'ils font.
la CGT d'AF doit elle se fondre dans l'intersyndicale, faire un découpage des
sections, exclure des militants, participer à la gestion des CE...
la confédé doit elle maintenir son adhésion à la CES ou se retourner vers la FSM...
la signature des accords scélérats avec le patronat pour supprimer les acquis sociaux comme nous l'avons connu à AF
classe définitivement les syndicats réformistes collabos(la CFDT et la CGC avait signé l'accord salarial avant la grève)
ce sont ces choix qui déterminent notre action qui peut être jugée réformiste ou de classe.
Il me parait plus pertinent de savoir si on veut mettre notre activité au plus prés des travailleurs, s'il faut avoir une activité
spécifique à la profession et aller vers du corporatisme, ou bien, ce que je crois, avoir un syndicat confédéré qui a comme objectif
de changer la société, ce qui demande un projet politique partagé, ce que nous n'avons plus aujourd'hui.

CGTsolidaire 21/03/2019 09:09

Les divergences philosophiques syndicales mènent au desastre de cette élection à la Cgt Air France : 9,25 % NON REPRÉSENTATIVE du jamais vu ! Et OUI les grands intellectuels syndicaux, les donneurs de leçon, quand chacun tire la couverture à soi, on arrive au désastre. Quand je lis ces réponses, cette littérature, du je suis le meilleur et j'ai la science infuse....LA CGT EXISTE POUR DÉFENDRE L'EMPLOYE ET LA SOLIDARITE PASSE AVANT VOTRE EGO

Eugène 21/03/2019 10:31

C'est peut-être bien le problème ?

Drikc971 17/03/2019 13:07

Comment ne pas être au courant de ce qui se passe quand vous passez votre temps si ce n’est la majorité de votre temps à déverser votre rage sur les réseaux sociaux, tiens tiens maintenant tu te cherches des excuses en m’expliquant que Roissy c’est une ville ! MDR, il est là problème c’est que vous voulez pas reconnaître vos tord, vous pensez avoir la science infuse.
Pour infos on ne m’a rien insufflé... Roissy est une grande ville comme tu dis, c’est vrai, mais on dit toujours que le monde est petit... en tout cas je n’invente rien et tu le sais très bien.
Tu me parles de cet affaire de 2012... ben expliques moi pourquoi tu n’as pas pris tes responsabilités... ben non la place chaude était trop dur à laisser.
Et je n’ai pas besoin de ton bon chance. Moi je fais le boulot et si je dois être en total désaccord ben je partirai .
Je ne profiterai pas en attendant que l’on m’éjecte .
C’est trop facile de dénoncer les choses quand on y est plus, ça veut dire que tant que l’on est à l’interieur, on cautionne ! Vous ne valez pas mieux que ces personnes alors ! Sur ce, j’en ai terminé avec ce blog. Au moins il n’y aura pas qu’un son de cloche. Bonne journée

Cgtex 16/03/2019 23:01

Ce syndicat a été le théâtre de plusieurs guerre interne.
Règlement de compte, exclusions de toute peronne contestataire ou trop exigeante .....
Le résultat d'aujourd'hui est le fruit de la faiblesse du BN.
Ce bureau est gangrené par des petits voyous qui se sont bien occupés de leurs carrières

Drikc971 16/03/2019 17:52

Il n’y aucune questions pièges quand on a rien à se reprocher! Déjà il n’y a jamais eu 500 exclusions ( le poids des mots à son importance ) C’est de la pure connerie, du grand pipeau !! Effectivement le ménage a été fait au sein de cette section ( pour ne pas changer ! ) et par la suite ce sont les salariés d’eux-même qui ont RENDU leurs cartes, traumatisé par justement les personnes au sein de cette section qui en ont profités! Après là où on se rejoint et c’est peut être le défaut de la CGT Air France ! On pense laver son linge en famille mais rien de tout ça, tout se régle sur la place publique et en parallèle on communique pas aux salairiés ! Cette affaire sans parler du communiqué de Martinez qui a surfé très maladroitement dessus à causé également du tord à la CGT.
Et les salariés eux, pardonnent très difficilement à la CGT pour ces erreurs contrairement aux syndicats signataires d’accords fumeux ... ça je ne l’explique pas !

drikc971 16/03/2019 14:22

Réponse à Eugène 16/03/2019 12:24

Comprendre ce qui se passe ? Mais je vais te le dire, comme expliqué dans mon précédent post, tout ces anciens délégués CGT qui détalent chez FO pour des moyens syndiquaux et qui ont pour mission de faire du lobby anti-CGT, les exclus de la CGT qui eux ne se remettent pas en cause et croient avoir la science infuse et redoublent d’effort pour attaquer la CGT Air France de toute part ! Et bien sûr, parce qu’il serait trop facile de dire que c’est la faute des autres, à l’interieur même de la CGT, on retrouve également des têtes brûlées, ceux qui ne voient que leurs intérêts personnels ou bien ceux qui ne remettent pas en cause leurs travails.
Tout ce cocktail mélangé ne pouvait qu’a un moment donné explosé !
Et malheureusement ceux qui y travaillent avec sérieux et en respectant certaines valeurs, voient leurs efforts pas récompensés.
Mais pour conclure car à la base je suis intervenu pour éviter de donner raison au ex grand secrétaire du hub, la réalité des choses et ce n’est que le reflet très malheureusement de notre société, tout le monde cautionnent, applaudi le combat de la CGT contre le développement du libéralisme au détriment des salairies mais au moment où il faut soutenir et être solidaire dans ces combats ben tout le monde adopte ( une très bonne majorité ) la technique de l’autruche et laisse son voisin parti au combat seul.
Air France c’est une mini France, les salariés se plaignent mais ne font rien pour autant pour changer les choses. Ils laissent dans un premier temps la résistance aller au front ensuite observent. Si ça passe bien ben tant mieux " on a toujours été derrière vous " si ça passe pas ben tant pis on se rabat sur le clientélisme et l’indivualisme que prônent tous les syndicats !
La solidarité est en voie de disparition ! C’est ce qui faisait la force de la CGT .

Eugène 16/03/2019 16:02

Intéressant commentaire. Et maintenant, la question "piège" (enfin manière de parler) : la vraie raison des exclusions, parce que malheureusement, on n'a pas trouvé de résolution officielle, en bonne et due forme, expliquant ces exclusions. Radicalisme religieux ? Clientélisme et corruption ? On ne trouve que des bribes incertaines, et le BN Air France aurait dû (si on peut se permettre) rendre public un texte expliquant les raisons d'une telle exclusion massive. Au moins les choses seraient au clair.

drikc971 16/03/2019 10:44

C’est tellement, mais tellement plus facile d’etre un donneur de leçons quand on est à l’extérieur des problématiques ou que l’on en fait plus parti !
Un tel dévouement sur un blog pour écrire cet article, on ressent quand même une très grosse frustration envenimé par une haine mais adouci par une satisfaction de voir enfin la CGT s’ecrouler.
Pourtant ton analyse n’est pas non plus une purge, il y a des vérités que tu dis qui sont pertinentes ! Mais là où j’ai compris et que cet article n’est plus devenu crédible à mes yeux c’est quand tu as oser parler de Didier Altis... oh mon dieu quel erreur ! D’ailleurs cela me permet de m’orienter aussi sous l’auteur de cet article... bref très peu d’importance.
Le fameux Didier Altis l’ex grand secrétaire du hub, la plus grande section cgt d’air france... une très grande blague.
Mais surtout quand ce dernier ose parler de terrain ??! Le constat c’est que personne est honnête... les démissionnaires, les exclus, les anti-cgt s’attellent à mettre tout leurs efforts pour pouvoir couler la CGT. Même quand ils étaient encore délégués n’ont jamais autant mis d’effort!!
Faire des courriers à tous les syndiqués d’une section pour les faire démissionner en attaquant le BN et ses membres et ensuite montrer du doigt ces derniers. N’est ce pas honteux ? Ensuite revenir en donneur de leçon sans foi ni loi, sans aucun scrupule ?! Messieurs vous desservez personne de cette manière et je vous le dis vous êtes également en grande partie car vous n’avez écoutez personne, responsable de la chute de la CGT .
Et pour finir avec l’ex très grand secrétaire du hub de plus la grande section CGT d’air France, comme dirai pas un mais plusieurs de ses collègues :
Didier c’est un bon gars pour boire un coup mais syndicalement non merci !
Donc voilà des règlements de comptes il y en a plus qu’assez ! C’est ça qui pourri la CGT . Donc à toi auteur de cet article et ton très grand fabuleux ex secrétaire retournez au boulot et silence radio merci .

Eugène 16/03/2019 12:24

Merci pour ce commentaire détaillé. Nous ne connaissons pas ce Didier Altis et avons publié son point de vue avec précaution, car nous ne sommes dupes de rien du tout. Tu donnes des explications contradictoires, dont acte, nous les publions.
Ce que nous voyons, c'est la CONFUSION, qui mélange questions d'organisations, questions de vie et de pratiques syndicales (telles que tu les décris) et conflits de personne. Et effectivement, nous sommes d'accord, c'est le mélange des genres qui pourrit la CGT.
Il ne s'agit pas (pour nous) de règlements de compte, mais de tenter de comprendre ce qui se passe. Outre les questions d'orientation, il y a quand même un problème récurrent de démocratie syndicale dans la CGT Air France, non ?

Xuan 15/03/2019 19:51

Merci pour cet article qui ne concerne pas forcément qu'Air France.
On peut aussi s'interroger sur une tendance à vouloir faire de la CGT le parti révolutionnaire qui n'existe pas, avec pour résultat une érosion de ses adhérents.

Eugène 17/03/2019 11:05

Ah, la sous-traitance s'invite au débat. Très important sur le fond, c'est une tendance lourde du capitalisme qui fait des dégâts considérables pour l'unité du collectif de travail. D'où le combat contre la sous-traitance, pour la réinternalisation, une autre pierre de touche pour le syndicalisme de classe - voir le nucléaire, l'hôtellerie par exemple.
On peut en savoir un peu plus sur les conflits que cela a provoqué au sein de la CGT Air France ?

Bon Chance !!! 17/03/2019 10:52

Tiens-tiens... drik971, tu m'as l'air bien informé du pb de la section roissy escales...
Donc tu sais aussi depuis quand le desastre de cette section a commencé... rappelles toi : janvier 2012 où la cgt Roissy Escales, soutenu par le BN accompagne un projet de sous-traitance de la piste ( secteur qui a voté à 80% pour la CGT, 2 mois avant)... mais bien-sûr, c'est de l'histoire ancienne.... mais les conséquences ont été constatées en mars 2015, lors des elections suivantes... -30% sur les résultats des élections !!!! Trop drôle... comment peux-tu affirmer que le boulot de terrain n'était pas fait, si on ne te l'avait soufflé à l'oreille ??? Roissy Escales, c"est une ville !!! 7000 salariés, dont 4000 en décalé sur 8 equipes sur plus de 30 services !!! Tout ça à couvrir avec une dizaine de militants... mais bien-sûr, drik971, tu ne te bases que sur la piste... 500 salariés sur 4 services...
Autre chose, si tu avais réfléchi, tu aurais compris que les propos de Didier Altis sont tirés d'un autre débat sur une autre plateforme de discussions.... je t'invite à t'y rendre.... Chacun a sa version de cette affaire... et ça n'est surement pas en se revoyant la balle que ça règlera le pb...
Donc drik971, je te souhaite bon courage pour l'avenir, bons débats stériles et inutiles, et surtout "Bon Chance" pour tout ce que entrendra....