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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 16:29

Lundi 3 décembre 2018

Hénin-Beaumont : la CGT désigne une proche du FN comme tête de liste au CTP

 

Nous le savons. Si la CGT a nettement pris position contre le FN depuis 2011 environ et refuse toute ambiguïté, le problème est loin d’être réglé dans les structures de base. On l’a vu récemment avec les dockers de Calais (CGT) qui ont prétendu aider la police pour la chasse aux migrants, ce qui a provoqué un recadrage sec en forme d’avertissement (Lire « Migrants : La Confédération « recadre » les dockers de Calais »). Mais ici ou là, la présence du FN se cache encore, plus ou moins discrètement.

Tous les articles de ce blog sur la présence du FN dans la CGT ICI

 

C’est ce que nous révèle ce courrier, à large diffusion, d’un camarade du Pas de Calais : la CSD des Territoriaux du Pas de Calais a désigné une proche du FN comme tête de liste pour les prochaines élections au CTP de la ville d’Hénin-Beaumont, le 6 décembre prochain !

Il n’est pas possible de laisser passer sans réagir une telle dérive : les structures officielles, UD du Pas de Calais, Fédération des Services Publics et Confédération doivent se positionner de toute urgence (les élections ont lieu Jeudi prochain !), au risque de refaire surgir cette ambigüité qui nous a fait si mal.

 

[Mise à jour 7 décembre 2018] Résultat des élections

La CGT a été sanctionnée à Hénin-Beaumont. Elle perd le siège qu'elle avait décroché en 2014, au profit de Sud.

La CGT passe de 126 à 47 voix... Et de 28 % des suffrages exprimées à 14 %. La CSD et l'UD ont une lourde responsabilité dans cet échec !

Résultat en 2014: FO : 2 sièges CGT : 1 siège UNSA : 1 siège

Par ailleurs, on trouvera, ci-contre, la déclaration de l'UD sur cette affaire. Calamiteux, pas d'autre mot.


A la CGT, Solidaires et la FSU du Pas-de-Calais 

Cher(e)s camarades,

La CGT, Solidaires et la FSU du Pas-de-Calais ont créé en avril 2017 l' "observatoire départemental" contre l'extrême droite (voir tract ci-joint).

Je vous en félicite.

Sachant votre engagement dans le camp du Progrès, je me permets de vous informer que la Coordination syndicale départementale/CSD (qui regroupe les syndicats CGT de la Fonction publique territoriale) du Pas-de-Calais a porté gravement atteinte à nos principes.

Nadège Poly, sa secrétaire adjointe, vient en effet de nous informer que la CSD avait validé la candidature de Martine Kwasniewski  à la tête de la liste CGT à l'élection des représentants du personnel au comité technique d'Hénin-Beaumont du 6 décembre prochain.

Or, Martine Kwasniewski a travaillé comme assistante du groupe Front national (devenu Rassemblement national/RN) au Conseil régional de 2012 à 2014.
Comme le révèle un hebdomadaire, aujourd'hui encore, elle entretient une "proximité" avec l'extrême droite, via les réseaux sociaux.

Peu importe qu'elle soit ou non membre du RN. Là n'est pas l'essentiel.

En proposant à une ancienne collaboratrice de Marine Le Pen de conduire une liste CGT, la CSD trahit les valeurs séculaires d'une organisation partie prenante de l'"observatoire départemental" contre l'extrême droite.

En entretenant le confusionnisme, la CSD discrédite l'engagement antifasciste de centaines de militants de la CGT, mais aussi de Solidaires et de la FSU.
Elle favorise la banalisation de l'extrême droite.

Elle salit la mémoire des Nestor Calonne, Josef Kolorz, Josef Burczykowski, Julien Hapiot, Vasil Poryk...
Des héros qui, pour certains d'entre eux, sont allés jusqu'au sacrifice de leur existence pour nous libérer du nazisme et du vichysme durant la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd'hui, j'ai honte...

Je vous invite à prendre publiquement position contre l'attitude irresponsable dans une ville autant médiatisée qu'Hénin-Beaumont, de la CSD/CGT du Pas-de-Calais.

Bien fraternellement

Jacques Kmieciak
Syndicat national des Journalistes (SNJ) - CGT

* Copies aux militants de la CGT, de Solidaires et de la FSU et aux militants antifascistes.
 

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commentaires

C
Cher(e)s camarades

En ne condamnant pas la candidature d' une ancienne collaboratrice de Marine Le Pen et du Front national, comme tête de liste à l'élection des représentants du personnel à la mairie d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), des dirigeants de la Coordination syndicale départementale (CSD) et de l'Union départementale (UD) CGT du Pas-de-Calais ont commis une faute eu égard aux valeurs portées par la CGT.

De nombreux adhérents de la CGT et militants antifascistes s'en sont indignés.
Des fonctionnaires territoriaux se sont détournés du vote CGT à cette élection.

A Hénin-Beaumont même, le 6 décembre 2018, la CGT a été désavouée par l'électorat.
Le confusionnisme n'a pas payé !

La CGT a ainsi perdu son unique siège au comité technique paritaire au profit de Sud ; FO raflant les trois autres sièges.
De 2014 à 2018, la CGT a chuté de 126 à 47 voix... Et de 28 % des suffrages exprimées à 14 %.

Si nous nous réjouissons qu'une ancienne collaboratrice d'un parti d'extrême droite au service du patronat ne représentera pas notre organisation au comité technique, nous déplorons le recul de la CGT.

La CSD et l'UD portent-elles une responsabilité dans cet échec ?
A chacun de se faire une opinion...

Bien fraternellement
Des militants et sympathisants de la CGT
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P
pour toute réponse, Jacques a reçu de Grégory Glorian, secrétaire général de l'UD CGT 62, un flot d'insultes, parmi lesquelles le surnom "merdiak" et la menace de diffuser un appel à se désabonner de l'hebdomadaire Liberté Hebdo, où Jacques est pigiste. C'est du chantage à son emploi
C'est lamentable !
Ce n'est pas notre CGT
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